Marie-Ève Comtois

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Marie-Ève Comtois

Message par Jack-Hubert Bukowski le Mar 13 Déc - 6:00

Marie-Ève Comtois
Née en 1980


Plus ça va, plus j'enchaîne les fils d'auteurs de poésie avec un sens du synchronisme qui épouse bien les questionnements sous-jacents à ma quête poétique.

Marie-Ève Comtois est née en 1980. Elle est issue des arts visuels et elle a publié en 2007 son premier recueil, Le Windex de Narcisse, chez Michel Brûlé éditeur. Il ne serait pas exact de prétendre qu'il s'agit de poésie post-2010. Elle fait partie des précurseurs du courant, un peu comme Geneviève Desrosiers et Jean-Sébastien Larouche pour en citer deux. Kim Doré animait la collection de poésie chez Michel Brûlé Éditeur avant de transférer les opérations dans une nouvelle maison de poésie indépendante dénommée les Poètes de brousse. Marie-Ève Comtois a publié son deuxième recueil - Je te trouve belle mon homme - chez les Écrits des Forges, une maison d'édition basée à Trois-Rivières.

J'ai connu Marie-Ève Comtois par l'entremise de Doctorak Go. Mathieu Arsenault a écrit à son sujet :

La poésie de Marie-Ève Comtois reprend la formule de l'intimisme des années 80, celui de François Charron, d'Élise turcotte et de tant d'autres. Mais elle arrive à une époque où l'ancrage dans la réalité du monde, le quotidien ordinaire, les intérieurs rangés de la demeure sont devenus des rêves inaccessibles. L'époque de Je te trouve belle mon homme est celle d'un décalage perpétuel par rapport à la réalité, celle des antidépresseurs et de sa subjectivité coupée du présent immédiat. La voix du recueil n'arrive à parler que d'une voix étrangement modulée, faussement naïve, faussement insouciante, meublant par des images farfelues cette difficulté de franchir cette distance qui nous sépare désormais des autres. Et malgré cela, la poésie de Comtois reste enjouée, drôle même et forte d'une ironie sourde et ambiguë qui n'arrive à révéler la lassitude de vivre qu'en faisant mine de la cacher.
Source : http://productionsarreuh.blogspot.ca/2013/03/marie-eve-comtois-je-te-trouve-belle.htmL


Oeuvre :

- Le Windex de Narcisse, 2007
- Je te trouve belle mon homme, 2012
- Roucouler comme des raisins sauvages, 2016

Mots-clés : #poésie #Québec


Dernière édition par Jack-Hubert Bukowski le Mar 20 Déc - 8:09, édité 2 fois
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Jack-Hubert Bukowski

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Re: Marie-Ève Comtois

Message par Jack-Hubert Bukowski le Mar 13 Déc - 6:07



Le Windex de Narcisse (2007) :

Marie-Ève Comtois a écrit un premier recueil de poésie qui peut être considéré comme une oeuvre à part entière. Elle semble avoir déjà développé ses dons de poète au moment de la publication en recueil. Jusqu'à ce jour, j'ai l'impression que Marie-Ève Comtois n'est pas nécessairement rattachée à un courant précis. Bien sûr, nous disons d'elle qu'elle prend part à la mouvance post-punk québécoise.

Pour un recueil publié à une maison d'édition à la réputation sulfureuse - Les Intouchables -, Marie-Ève Comtois semble avoir eu la chance de peaufiner sa plume. Nous pourrons le lire bientôt dans les extraits que je vous proposerai.

C'est tout à fait de manière semblant innocente qu'elle entreprend dès les premières pages :

Marie-Ève Comtois, Le Windex de Narcisse, 2007, Montréal : Michel Brûlé Éditeur, p. 8. a écrit:dans mes mains
j'écrase des pétales au parfum érotique
ton corps est un château de craintes :
je ressens ma chair comme de la céramique
tu es un prince de pâte à modeler

Juste à voir la manière que la poésie est écrite, j'ai l'impression de retrouver une certaine résonance avec le titre Avant qu'le char de mon corps se mette à capoter de Jean-Sébastien Larouche. Le Windex de Narcisse est publié en 2007 et Jean-Sébastien Larouche fait publier son recueil en réédition revue pour entreprendre l'oeuvre de la nouvelle maison d'édition L'Écrou au quatrième trimestre de 2009.

Marie-Ève Comtois a une manière bien particulière d'interpeller ses lecteurs :

p. 22

pourrais-tu me prendre dans les yeux?
j'ai l'impression de flotter dans le divan
il faudrait laisser le temps
s'oublier

il faudrait tordre les heures à la Dali
car ta peau est une dentelle
qui s'accroche aux clôtures

Elle y va de déclarations bluffantes :

p. 30

je ne serai pas romantique
ce seront les mêmes paroles que tu me dicteras
I play great songs for you
but I don't like the way you look for me
and because I like you
you're the one I'm not looking for

Il y a une délicatesse dans le traitement de sa plume et ce qui émane de sa poésie poignante :

p. 41

mon amour, je te désire
à chaque pigeon écrasé dans la rue

j'ai descendu dans tes escaliers
comme on entre dans une taverne
arrache-moi mon coeur
détache-moi de ton calendrier
je ne croyais pas pourtant
t'avoir bousculé dans les genoux

Commentaire de lecture rapatrié.
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Re: Marie-Ève Comtois

Message par Jack-Hubert Bukowski le Mar 20 Déc - 7:08



Roucouler comme des raisins sauvages (2016) :

Marie-Ève Comtois a un projet esthétique pour le moins particulier. À chaque recueil, on est ébahis par son originalité d'approche. Quand nous connaissons le métier de la poésie, il est bien sûr possible de regarder les choses plus froidement, analyser quitte à le faire à chaud. Quoi qu'il en soit, on ne pourra pas vraiment accuser Marie-Ève Comtois de copier autrui.

Pleurer sur la laideur de certains animaux
garde l'humeur de savoir
pourquoi Réjean Ducharme écrit
quand le froid arrive
j'écris des trembles
de dire la vérité
mais ne dis à personne
la salsa que je triche
le samouraï en chemise Karaoké

p. 18

Non, non, Animal, ce n'est pas moi qui a écrit ça là... Smile

Plante un couteau
dans la petite perruche pâle frou-frou
plonge les perroquets dans l'huile

le poulet
mon amour par pitié
je pleure son épluchement
comme une tête arrachée à la perruque

p. 24

Marie-Ève Comtois a le don de paraître bluffante. On peut lui reconnaître un regard acéré sur les choses :

Tu entres dans toutes les maisons
pour éviter la chaleur d'une seule visite
regarde par la fenêtre de la cuisine
un chien blanc pourchasse les nuages
qui volent plus bas
pigeons-mouettes-perroquets
du Québec

p. 31

Le temps d'une mouche dans l'oreille
j'ai perdu ta musique et je t'aime pareil
reviens chez moi quand tu veux
nous mangerons du homard et nous parlerons
du Gaston Miron de notre éternité

p. 41

Pour terminer sur une note légère :

Mon doux
le poumon fleure
près d'un coeur d'hôpital

pour moi les yeux au monde restent ouverts
sur les ailes des papillons

p. 49

Le plaisir est instantané à chaque lecture et on apprend quelque chose de nouveau en examinant les choses pelure par pelure.
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Re: Marie-Ève Comtois

Message par Bédoulène le Mar 20 Déc - 7:32

le deuxième extrait est terrible !

l'extrait p. 31 : s'adresse-t-elle au froid ?

j'entends bien celui p.41

donc p.18 Ducharme écrit l'hiver ? seulement ?

_________________
"Lire et aimer le roman d'un salaud n'est pas lui donner une quelconque absolution, partager ses convictions ou devenir son complice, c'est reconnaître son talent, pas sa moralité ou son idéal" Le Club des incorrigibles optimistes de J.M. Guenessia "

"Il n'y a pas de mauvais livres. Ce qui est mauvais c'est de les craindre." L'homme de Kiev Malamud
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Re: Marie-Ève Comtois

Message par Jack-Hubert Bukowski le Mar 20 Déc - 7:57

Bédoulène : J'imagine que p. 31, il y a surtout une mise en perspective qui permet au point de vue d'embrasser plusieurs possibles. Le jeu de la fenêtre joue avec cette ambiguïté de l'intérieur-extérieur des choses. Je le répète, la fenêtre est un motif assez cher à la littérature québécoise.

Par rapport à Ducharme, elle a parlé de froid, non pas d'hiver. Le renvoi à l'extrait de la p. 31 est pratique. Mais oui, c'est une lecture possible. Le tremble est une sorte d'arbre. C'est une autre clé d'interprétation possible à partir duquel interpréter les choses. Il est important de considérer la polysémie des mots et de la succession des vers.

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Re: Marie-Ève Comtois

Message par Bédoulène le Mar 20 Déc - 9:48

merci pour expliciter Jack à la profane que je suis.

j'ai dit l'hiver par rapport au froid

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Re: Marie-Ève Comtois

Message par Jack-Hubert Bukowski le Mer 21 Déc - 4:37

Bédou, tu avais la même clé d'interprétation que moi dans un premier temps. Mais des fois, il est important de regarder ce qui finit par préciser, donner encore plus de relief au propos poétique. Réjean Ducharme est identifié à l'hiver, oui. Disons que son oeuvre y concourt souvent, du moins dans la mesure où il est possible de se référer à L'hiver de force. Pour ce qui est de Marie-Ève Comtois, il s'agit d'une des bonnes poétesses de la relève au Québec.
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Re: Marie-Ève Comtois

Message par Jack-Hubert Bukowski le Ven 20 Jan - 12:18

Je te trouve belle mon homme :



Dans ce recueil, Marie-Ève Comtois assume qu'elle est aussi une poétesse en prose. D'un bloc de prose à l'autre, elle suscite l'étincelle comme quoi la vie se révèle sous ses brisures, ses plis internes.

J'aimerais acheter dans un pot Omer DeSerres le bleu
de cette nuit, le 12 juillet 2009. Verse-moi un pays
chaud dans mon verre, il fait froid à Montréal. Nous
ne sommes pas célèbres, car nous aimons la pluie. Je
me sens aussi triste qu'une équipe composée d'une
seule personne. Soyons éloquents et pleins d'insectes
lumineux. Je t'aime en fin de journée.

Comme d'habitude, elle a son chic :

Collons des yeux sur les paupières, en mal, en vrai, en
fiction, en automobile. POMME : peau d'œil mou
méritant l'espoir. Nous passons le temps en chantant
cette histoire de la coiffeuse éprouvant l'homme de
déménager.

Elle n'exclut pas une certaine fantaisie d'esprit :

Impossible de naître plus que déjà. Poignarde mon
fantôme, je vois des couleurs artificielles. Mon
désordre implique des anges avec des ailes propres. Je
veux changer de pauvreté. Étrange de trésors, amant
du frigo. Dépasse le navire de me rejoindre, tu n'iras
jamais à Venise.

Nous ne sentons pas que le trait d'esprit est bien loin :

Tu vas trop loin. Des courts-métrages chez Cléopâtre.
Trop de choses à voir, besoin de repos mais combattre
l'énergie pas facile à chaque jour. Je fais de mon
mieux,  dans une société techno bio santé d'enfer
poutine à minuit pas déjeuné le matin aller travailler
courir. Arriver en retard à l'avance jamais le juste
milieu, folie arborescente.

Dans l'ensemble, le recueil de prose poétique coule de source. Ça prend plusieurs lectures pour laisser distiller et décanter ce qui doit de toute manière mûrir d'une telle écriture à l'abord singulier. Marie-Ève Comtois confirme que sa patte littéraire est difficile à pasticher. On peut tenter d'imiter son écriture, elle est quand même traversée d'un état d'âme qui fait en sorte que nous sommes carrément traversés par la justesse de son propos. Il y a un tel effet d'équilibre dans son écriture, des tensions concurrentes qui glissent dans un interstice qui donne cette poésie majestueuse dans l'univers postpunk montréalais.
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Re: Marie-Ève Comtois

Message par Nadine le Ven 20 Jan - 20:13

Dis, JHB, est-ce que tu sais des choses sur le pourquoi ils ecrivent de la poesie plutot que des romans, ces poetes dont tu nous fais decouvrir les ecrits ?
Quand je rentre bien dans des textes poetiques, à chaque fois je me demande ça : pourquoi cette forme ?

Je suis sûre que toi et tes études ont abordé cette question ?
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Re: Marie-Ève Comtois

Message par Jack-Hubert Bukowski le Ven 20 Jan - 22:34

Nadine : Dans le concret, il y a des poètes québécois qui font la transition vers le roman. J'en ai déjà nommé, comme à l'instar de Daniel Leblanc-Poirier, Danny Plourde, Clara B.-Turcotte - qui suit les traces de sa mère - et Maude Veilleux mais ultimement, je dirais que les deux univers sont assez distincts. Il y a des poètes qui se mélangent aux deux univers d'écriture, mais c'est plus difficile pour un romancier d'aller du côté de la poésie.

Pour Marie-Ève Comtois, elle a écrit trois recueils. Celui-là est le deuxième dans l'ordre. La prose poétique procède d'une logique très différente à celle du roman car elle est avant tout métaphorique et concentrée dans l'espace d'un bloc poétique. À mon sens, des poétesses comme Marie-Ève Comtois et Maggie Roussel - ou Maggie Blo - se débrouillent mieux dans la prose poétique qu'une Clara B.-Turcotte. Il y a aussi qu'elles se sont consacrées à un genre bien circonscrit qui appartient au domaine de la poésie alors que Clara B.-Turcotte s'est fait connaître avec le roman Demoiselles-cactus. En outre, les blocs de prose poétique dans Ciels transitoires de cette dernière me tendent à indiquer que sa prose va davantage vers le roman que dans le domaine de la poésie.
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Re: Marie-Ève Comtois

Message par Nadine le Sam 21 Jan - 5:40

Elles s'en expliquent, parfois, en interview ?
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Re: Marie-Ève Comtois

Message par Jack-Hubert Bukowski le Sam 21 Jan - 6:36

Pas d'interview vraiment dans le cas de Marie-Ève Comtois. La poétesse Aimée Verret s'est exprimée en ces termes sur son blogue :

Il y avait tout d’abord ce titre intrigant. Parce que moi, je suis vraiment nulle pour trouver des titres, alors je suis toujours impressionnée par ceux (et ces temps-ci, ce sont plus souvent celles) qui ont le chic pour ça. Puis, j’ai lu la quatrième de couverture de ce deuxième recueil de Marie-Ève Comtois. J’étais toutefois moins séduite par le poème qui s’y trouvait. J’y voyais un tas de références, j’avais l’impression que ça partait dans tous les sens. Et, c’est vrai, ça part un peu dans tous les sens, ce recueil. Sauf qu’entre les deux couvertures, c’est beaucoup plus convaincant.

Devant un texte où le sens n’est pas linéaire mais éclaté, où même sur le plan de la phrase la logique n’est plus rationnelle, plusieurs concluent: « Ce doit être de l’écriture automatique. » Que ça en soit ou non n’est pas important. Car ce que cette affirmation recèle est plutôt un aveu: je ne comprends pas, je n’ai pas envie de comprendre, et les termes d’écriture automatique me dispensent d’avoir à essayer de comprendre. Mais il y a plusieurs manières de comprendre, la première étant peut-être celle que véhicule le verbe entendre dans un de ses plus vieux sens. Et j’ai donc résolu de bien entendre cette écriture. Je n’ai pas été déçue.

Peut-être parce que j’avais l’impression de trouver des échos de mon propre travail dans ces blocs de prose tissés d’anecdotes, de constats, d’évidences, de maximes et sentences inventées, de recommandations. Ces phrases qui paraissent le plus souvent sauter du coq à l’âne. Ce ton qui oscille entre la banalité et la confession brutalement intime.

J’ai vu, dans ces textes, une tristesse en filigrane, tristesse sans amertume me semblait-il. Et, contrairement à ce que j’ai brièvement pensé au départ, aucune gratuité.

Source : Blogue d'Aimée Verret
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Re: Marie-Ève Comtois

Message par Nadine le Sam 21 Jan - 6:40

Je te remercie, tu mets de l'eau à mon moulin, c est sympa !
cet extrait est interessant. Cette auteure me plait bien, à voir les extraits que tu nous offres.
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Re: Marie-Ève Comtois

Message par Jack-Hubert Bukowski le Sam 21 Jan - 6:49

Et à la rigueur, cet extrait de Marie-Ève Comtois que je repasse :

Tu vas trop loin. Des courts-métrages chez Cléopâtre.
Trop de choses à voir, besoin de repos mais combattre
l'énergie pas facile à chaque jour. Je fais de mon
mieux,  dans une société techno bio santé d'enfer
poutine à minuit pas déjeuné le matin aller travailler
courir. Arriver en retard à l'avance jamais le juste
milieu, folie arborescente.

me fait dire que Charles Dionne est redevable en quelque sorte à Marie-Ève Comtois pour avoir écrit de la poésie comme il l'a fait. Nous pouvons y retrouver des accents familiers...
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