Yasmina Khadra

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Yasmina Khadra

Message par faustine le Mar 13 Déc - 13:41

Yasmina Khadra
Né en 1957

   

Yasmina Khadra, de son vrai nom Mohammed Moulessehoul, est né en 1955 dans le Sahara algérien. Écrivain de langue française, son œuvre est connue et saluée dans le monde entier. La trilogie Les hirondelles de Kaboul, L’attentat et Les sirènes de Bagdad, consacrée au conflit entre Orient et Occident, a largement contribué à la renommée de cet auteur majeur. Ses romans sont, pour la plupart, traduits dans 40 langues. Il a reçu de nombreux prix et certains de ses ouvrages sont en cours d'adaptation cinématographique

Bibliographie sélective

1999 : A quoi rêvent les loups
2001 : L'écrivain
2002 : Les Hirondelles de Kaboul
2005 : L'Attentat
2006 : Les Sirènes de Bagdad
2008 : Ce que le jour doit à la nuit
2011 : L'équation africaine
2015 : La dernière nuit du Raïs
2016 : Dieu n'habite pas La Havane
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l'attentat

Message par faustine le Mar 13 Déc - 13:55


ce livre fait partie d'une trilogie.J'avoue n'avoir pas lu les hirondelles de Kaboul mais vu le film.

j'avais déjà lu les sirènes de Badgad

pas obligé de lire les  livres dans l'ordre.

l'attentat est un livre poignant, il m' a pris aux tripes car après lecture on constate que  le conflit ne cessera jamais  et que les kamikazes n'ont que cette arme, leur propre vie pour se défendre.
Ce livre m' a touchée , fin hier et ce mardi, j'y pense encore.



un attentat  suicide a lieu dans un restaurant  de Tel Aviv , une femme se fait  exploser. Nombreuses  sont les victimes .Amine , chirurgien israélien d'origine arabe opère sans relâche, les survivants.
Épuisé, il décide de rentrer un peu chez lui se reposer.Il trouve bizarre de ne pas voir sa femme ni avoir de ses nouvelles .Voilà 3 jours qu'elle est partie chez sa grand-mère.
soudain, le téléphone sonne , on le rappelle d’urgence à l’hôpital.....un corps se trouve recouvert, c'est celui de sa femme, c'est la kamikaze.
elle était palestinienne.
Amine ne comprend pas , il veut savoir ce qui s'est passé dans la tête de sa femme.Il va mener son enquête..souvent à ses risques et périls..

c'est un livre magnifique ,réaliste  très bien écrit


rectificatif j’ai lu également les hirondelles de Kaboul   je viens  de voir le livre dans ma bibliothèque
et  second rectificatif le film c'est les cerfs-volants de Kaboul magnifique


mots-clés : #terrorisme


Dernière édition par faustine le Mar 13 Déc - 16:37, édité 2 fois
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Re: Yasmina Khadra

Message par shanidar le Mar 13 Déc - 15:10

Il faut absolument que je lise cet auteur !

Est-ce qu'on sait pourquoi il écrit sous pseudonyme ?
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Re: Yasmina Khadra

Message par Barcarole le Mar 13 Déc - 15:26

Oui, il écrit sous un pseudonyme parce qu'il est officier de l'armée algérienne jusqu'en 2000 et a participé à la guerre contre le terrorisme. Depuis 2000, il se consacre à l'écriture.
Son vrai nom est Mohamed Moulessehoul. Dès 2001, il s'installe à Aix-en-Provence.

Dès l'âge de 9 ans, son père l'a confié à une école militaire pour faire de lui un officier (Ecole nationale des cadets de la Révolution).

Tu peux lire ici : http://www.yasmina-khadra.com/index.php?link=pseudo
l'histoire de son pseudonyme.
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Re: Yasmina Khadra

Message par shanidar le Mar 13 Déc - 15:48

Ah merci pour l'explication, Barcarole (j'aime autant la lire grâce à toi !) !
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Re: Yasmina Khadra

Message par Bédoulène le Mar 13 Déc - 17:29

Faustine "les cerfs-volants de Kaboul" sont l'oeuvre de Hosseini Khaleb

_________________
"Lire et aimer le roman d'un salaud n'est pas lui donner une quelconque absolution, partager ses convictions ou devenir son complice, c'est reconnaître son talent, pas sa moralité ou son idéal" Le Club des incorrigibles optimistes de J.M. Guenessia "

"Il n'y a pas de mauvais livres. Ce qui est mauvais c'est de les craindre." L'homme de Kiev Malamud
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Re: Yasmina Khadra

Message par faustine le Mar 13 Déc - 19:18

oui je sais mais je voulais rectifier mon erreur en disant avoir vu le film "les hirondelles de Kaboul".

mais tu as bien fait
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Re: Yasmina Khadra

Message par Bédoulène le Mar 13 Déc - 22:41

Smile

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Re: Yasmina Khadra

Message par Pia le Lun 26 Déc - 9:24



La dernière nuit du Raïs

Le Raïs, c’est Mouammar Kadhafi. Khadra se met dans la tête du Raïs qui raconte ses derniers moments. Des souvenirs lui reviennent, des pensées, qui tentent de sonder ce qui lui arrive. Khadra est bien loin de faire de lui une victime que ses origines de bédouin pauvre excuserait d’avoir agit comme il l’a fait. Mais il en parle comme on expliquerait une cause à effet. Il fait de lui un homme qui est sûr de son bon droit et que le doute n’effleure que très peu. Il fait de lui un homme qui avait déjà des problèmes de comportement dans l’enfance et qui s’est élevé dans la hiérarchie comme un échappé de l’enfermement dont il aurait eu besoin. L’hôpital psychiatrique coutait trop cher. Alors on s’est cotisé pour l’envoyer à l’école.

Il se retrouve donc acculé dans une vieille école avec quelques uns de ses partisans fervents alors que les rebelles le recherchent et se rapprochent inexorablement.

Quand il parle de lui :

Je sortirai du chaos plus fort que jamais, tel le phénix renaissant de ses cendres. […] Je suis Mouammar Kadhafi, la mythologie faite homme. S’il y a moins d’étoiles ce soir dans le ciel de Syrte et que ma lune parait aussi mince qu’une rognure d’ongle, c’est pour que je demeure la seule constellation qui  compte.
Sans moi la Libye ne serait qu’un désastre sans nom et sans lendemain. […] Je ne suis pas un dictateur ; je suis le vigile implacable. […] On raconte que je suis mégalomane. C’est faux. Je suis un être d’exception, la providence incarnée que les dieux envient et qui a su faire de sa cause une religion.

Son enfance :

Ma mère s’arrachait les cheveux lorsqu’elle constatait que je ne l’écoutait pas, convaincue qu’on m’avait jeté un sort. Elle m’avait emmené consulter toutes sortes de charlatans. […] En réalité, je n’écoutais personne pour ne pas subir leurs mensonges. On m’a toujours menti. Lorsque je demandais après mon père, ma mère me répondait expéditive : « Il est au paradis. » […] Jusqu’à l’âge de onze ans on m’a considéré comme un enfant dérangé. Il fut même question de m’interner à l’asile psychiatrique, mais mes parents étaient trop pauvres. Finalement, pour ramener le calme dans le hameau, mon clan dut se cotiser pour m’envoyer à l’école.

Moments décisif :

C’est ici dans cette ville, que j’avais sauté à la gorge d’un agent de police ; ce dernier avait giflé un père devant ses enfants simplement parce qu’il demandait son chemin. Je n’ai jamais oublié le regard de ces gamins, je n’ai rien vu de plus outrageant. […] Et j’ai dit : « ça suffit ! » Et j’ai crié : « Mort au roi ! » Et j’ai instauré la république et rétabli la justice.

Doutes :

Ce peuple m’a-t-il sincèrement aimé ou n’a-t-il été qu’un miroir qui me renvoyait mon narcissisme démesuré ?


mots-clés : #historique
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Re: Yasmina Khadra

Message par shanidar le Lun 23 Jan - 14:01



Dieu n'habite pas La Havane

Petite déception avec ce livre qui ne commençait pas si mal mais qui ne restera sans doute pas dans mes annales.

Les 150 premières pages du roman (sur 300) raconte l'histoire d'un homme de soixante ans vivant à La Havane, vieux crooner adulé des touristes, qui vient de se faire virer du Buena Vista Café puisque celui-ci vient d'être privatisé. Imbibé de rhum et de rumba, Don Fuego (c'est son nom de scène) dérive dans les rues et sur les plages de La Havane en mâchouillant sa grosse déprime. Si l'amorce n'est pas des plus passionnantes, l'écriture alerte et le personnage, un brin macho, un brin latin lover n'est pas un mauvais bougre et son amitié complexe avec Panchito, ancien trompettiste de jazz laisse place à quelques réjouissantes passes d'armes. Mais l'arrivée au milieu de roman d'une jeune femme rousse dont Juan-Don Fuego va miraculeusement s'éprendre, lui dont la seule richesse est la musique,  dont la seule passion est de pousser la chansonnette, précipite le récit dans un mélo sirupeux et gluant, spongieux et batracien. L'idylle désuète fait sombrer l'intrigue dans des clichés remâchés dont je me serai volontiers passée. La jeune fille est d'une beauté surhumaine vous vous en doutez, elle passe ses journées en silence (on ne lui demande pas d'être savante) et le seul poète qui la fasse rêver est un déviant incarcéré régulièrement par le pouvoir (hé oui, l'art corrompt la jeunesse). Le 'vieil' homme chante en attendant que sa sœur s'occupe de lui et lui fasse sa vaisselle (j'adore les hommes qui après avoir bu un verre, le dépose gentiment dans l'évier !) et lorsqu'il s'éprend de sa belle, il n'est bien sûr plus question de tâches ménagères, mais d'exploits sexuels et de tentatives désespérées et intergénérationnelles de se comprendre.

Vous l'aurez compris, je n'ai pas beaucoup aimé ce roman que j'ai trouvé assez pathétique. Pourtant la description de la vie à Cuba n'y est pas sans intérêt ce qui sauve sans doute l'ensemble du naufrage. Je vous épargne les improbables péripéties autour de la figure de la mystérieuse jeune fille rousse et vous invite plutôt à écouter un bon bœuf en buvant un verre de vieux rhum (et vous n'oublierez pas de le mettre dans l'évier, hein !).



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Re: Yasmina Khadra

Message par Ouliposuccion le Lun 23 Jan - 17:22

Il trône dans ma bibliothèque mais son tour n'est pas encore arrivé !

Je reviendrai pour en parler Very Happy
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Re: Yasmina Khadra

Message par shanidar le Lun 23 Jan - 17:29

Curieuse de lire ton commentaire !
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Re: Yasmina Khadra

Message par Ouliposuccion le Mar 24 Jan - 17:39

Les hirondelles de Kaboul




Dans les ruines brûlantes de la cité millénaire de Kaboul, la mort rôde, un turban noir autour du crâne. Ici, une lapidation de femme, là des exécutions publiques, les Taliban veillent. La joie et le rire sont suspects. Atiq, le courageux moudjahid reconverti en geôlier, traîne sa peine. Le goût de vivre a également abandonné Mohsen, qui rêvait de modernité. Son épouse Zunaira, avocate, plus belle que le ciel, est désormais condamnée à l'obscurité grillagée du tchadri. Alors Kaboul, que la folie guette, n'a plus d'autres histoires à offrir que des tragédies. Le printemps des hirondelles semble bien loin encore...


Yasmina Khadra , un écrivain , une plume , une voix qui s'élève et qui dénonce au delà de l'entendable , de l'observation si compactée de l'Occident , au même titre que son acolyte que j'aime tout autant , Atiq Rahimi.
Les hirondelles de Kaboul ou l'indicible quotidien des femmes afghanes , la barbarie toujours et encore qui sévit , cette actualité toujours présente qui résonne comme un glas éternel , des mots pour nommer les maux , l'ignorance et la folie.
Des lapidations pour asservir un peuple , la liberté d'antan qui n'est plus que la définition d'un mirage lointain à l'instar de la dignité , d'une humanité bafouée.
La résilience verra t elle le jour de par ceux qui ne se résignent pas , de par celles qui refusent l’avilissement et gardent la tête haute devant des talibans.
On pense à Malala Yousafzai , jeune fille de 17 ans , prix nobel de la paix , luttant contre le droit des femmes ,on rend hommage à Yasmina Khadra pour ce livre sublime et accablant , on pense à tous ces gens opprimés et à toutes ces femmes privées d'identité , et surtout , on fait profil bas , on la ramène pas et on reste humbles en oubliant toutes nos belles paroles et nos de droits de l'homme devant nos oubliées aux mains des talibans qui ne connaissent plus les frontières.

"...je refuse de porter le tchadri. De tous les bâts, il est le plus avilissant. Une tunique de Nessus ne causerait pas autant de dégâts à ma dignité que cet accoutrement funeste qui me chosifie en effaçant mon visage et en confisquant mon identité.Ne me demande pas de renoncer à mon prénom, à mes traits, à la couleur de mes yeux et à la forme de mes lèvres pour une promenade à travers la misère et la désolation ; ne me demande pas d'être moins qu'une ombre, un froufrou anonyme lâché dans une galerie hostile"

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Re: Yasmina Khadra

Message par Ouliposuccion le Mar 24 Jan - 17:45

Ce que le jour doit à la nuit




Dans l'Algérie coloniale, le jeune Younes est confié à son oncle, pharmacien, afin d'échapper à la misère que connaît sa famille. Il grandit au milieu de jeunes Blancs, oubliant presque ses origines arabes. Ses amis européens et lui forment une bande d'inséparables. Mais, un jour, une Française beaucoup plus âgée que lui posera un geste aux conséquences imprévisibles...
« Oran retenait son souffle en ce printemps 1962. La guerre engageait ses dernières folies. Je cherchais Émilie. J’avais peur pour elle. J’avais besoin d’elle. Je l’aimais et je revenais le lui prouver. Je me sentais en mesure de braver les ouragans, les tonnerres, l’ensemble des anathèmes et les misères du monde entier. » Yasmina Khadra livre ici un grand roman de l’Algérie coloniale (entre 1936 et 1962), une Algérie torrentielle, passionnée et douloureuse, et éclaire d’un nouveau jour la dislocation de deux communautés amoureuses d’un même pays.

"Nous sommes les otages de nos souvenirs"
Pour commencer ce post, je tiens à saluer cette écriture toujours aussi délicate de Yasmina Khadra.
Celle-ci ne manque pas de style , ni de poésie dans un thème encore une fois assez grave qui évoque la guerre d'Algérie et les âmes meurtries. Des résurgences d'une enfance heureuse et unie à un chaos tant politique que personnel , l'auteur fonde un univers mélancolique qui nous enveloppe et nous emmène au cœur même des cicatrices et des entailles d'un amour qui saigne.D'une brèche ouverte sur des blessures sédentaires suinte un destin imposé par le colonialisme , brisant des rêves à l'aube des réalisations. D'une main de fer , l'entreprise guerrière éveille la colère et attise les haines des vies fauchées ; complices des animosités, les amitiés se figent et explosent de ce trop plein de ressentiments.
Yasmina Khadra nous incite à monter dans sa barque littéraire qui vogue sur des eaux troubles et à considérer son pays estropié , sa seule arme pour dénoncer les souffrances. Si nous y regardons de plus près , on peut encore voir aux fenêtres des oubliés ces âmes déchirées...
Un très beau livre.

Nous ne sommes pas paresseux. Nous prenons seulement le temps de vivre. Ce qui n'est pas le cas des Occidentaux. Pour eux, le temps, c'est de l'argent. Pour nous, le temps, ça n'a pas de prix. Un verre de thé suffit à notre bonheur, alors qu'aucun bonheur ne leur suffit. Toute la différence est là, mon garçon.



Qui sommes-nous au juste ? Ce que nous avons été ou bien ce que nous aurions aimé être ? Le tort que nous avons causé ou bien celui que nous avons subi ? Les rendez-vous que nous avons ratés ou les rencontres fortuites qui ont dévié le cours de notre destin ? Les coulisses qui nous ont préservés de la vanité ou bien les feux de la rampe qui nous ont servi de bûchers ? Nous sommes tout cela en même temps, toute la vie qui a été la nôtre, avec ses hauts et ses bas, ses prouesses et ses vicissitudes ; nous sommes aussi l'ensemble des fantômes qui nous hantent... nous sommes plusieurs personnages en un, si convaincants dans les différents rôles que nous avons assumés qu'il nous est impossible de savoir lequel nous avons été vraiment, lequel nous sommes devenus, lequel nous survivra.


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Re: Yasmina Khadra

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