Knut Hamsun

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Knut Hamsun

Message par bix_229 le Mer 14 Déc - 20:08

Knut Hamsun (1859-1952)


Knud Pedersen, plus connu sous son nom de plume Knut Hamsun (Knut Hamsund avant 1885), est né le 4 août 1859 à Vågå, en Norvège et mort le 19 février 1952 à Nørholm. Il fut lauréat du prix Nobel de littérature en 1920. Son œuvre, rapprochée de la littérature moderniste, s'oppose au naturalism pour reconstituer les mécanismes de la pensée. Elle dresse l'éloge d'une nature humaine libérée des contraintes sociales.

Né dans une famille paysanne démunie, le jeune Knut se forme en autodidacte. En 1884, il choisit le pseudonyme d'Hamsun et tente de faire carrière dans le milieu littéraire. Après plusieurs tentatives infructueuses, son premier roman, La faim, est publié en 1890. Par bien des points, ce roman préfigure les écrits de Franz Kafka et les recherches stylistiques et narratives de plusieurs auteurs du xxe siècle qui écriront sur la folie et la condition de l'homme moderne en tentant de transcrire, de manière poétique, les chemins tortueux et abscons de l'esprit.

Hamsun publiera des romans, des recueils de nouvelles, des pièces de théâtre, un récit de son  voyage à travers la Russie et un recueil de poésie dont il écrira lui-même qu'il s'agit de «mauvais vers et qu'on ne peut malheureusement pas faire que ce recueil n'ait pas existé.» Auteur internationalement reconnu, il se voit décerner le prix Nobel en 1920.

Son soutien durant la seconde guerre mondiale au parti pro-nazi Vidkun Quisling ternira la réputation de cet écrivain auparavant adulé dans son pays. En 1943, il est reçu par Adolf Hitler. Il offrira sa médaille du prix Nobel à Joseph Goebbels. Une semaine après la mort d'Hitler, il publie dans le journal Aftenposten un hommage au Führer, qu'il qualifie de «guerrier pour l'humanité». À la fin de la guerre, Knut Hamsun est interné mais son procès est continuellement repoussé. Afin de ne pas être obligées de le juger pour tous ses actes, les institutions norvégiennes décident de le considérer comme «personnalité aux facultés mentales affaiblies de façon permanente», ce que la publication de sa dernière œuvre, Sur les sentiers où l'herbe repousse, où il relate ses aventures après la guerre, lorsqu'il est ballotté d'hospice en hospice, contredit indiscutablement. Il est néanmoins condamné en 1948 à verser une amende de 325 000 couronnes norvégiennes pour son étroite collaboration avec le IIIe Reich.
source : wikipedia.org

Bilbiographie en français

Romans et nouvelles
1890 : Faim
1892 : Mystères
1894 : Pan : d'après les papiers du lieutenant Thomas Glahn
1898 : Victoria
1904 : Rêveurs
1905 : Fragments de vie (nouvelles)
1906 : Sous l'étoile d'Automne
1908 : Benoni
1908 : Rosa
1909 : Un vaganbond joue en sourdine
1912 : La dernière joie
1913 : Enfants de leur temps
1915 : La ville de Segelfoss
1917 : L'éveil de la glèbe  
1920 : Femmes à la fontaine
1923 : Le dernier chapitre (réédité sous le titre Un air si pur)
1936 : Le cercle s'est refermé
1949 : Sur les sentiers où l'herbe repousse
Esclaves de l'amour, nouvelles, anthologie posthume.

Trilogie romanesque
1927 : Vagabonds
1930 : Auguste le marin
1933 : Mais la vie continue

Théâtre
La Trilogie : Aux portes du royaume, Le Jeu de la vie et Crépuscule

Autres
1889 : La vie culturelle de l'Amérique
1903 : Au pays des contes (récit de voyage)





J'aimerais retourner à Knut Hamsun dont j'ai lu à peu près toute l'oeuvre romanesque.
Une oeuvre qui est plutôt oubliée actuellement, alors qu'elle fut saluée par des écrivains aussi divers qu'André Breton, Raymond Queneau, Benjamin Peret et Henry Miller. Il s'agit pour moi d'un écrivain réellement original, dont le seul tort fut d'être un homme aux tendances schizophrènes, aux deux personnalités bien distinctes, comme l' écrit Alain Joubert, «d'une part, l' écrivain novateur et anarchisant et d'autre part, le politicien, grisé par la gloire. Avec en plus une bonne dose de naïveté.
Beaucoup de Norvégiens regrettent aujourd' hui la condamnation de cet écrivain considérable dont l'oeuvre se voulait d'abord une révolte contre le matérialisme et la mécanisation de l' homme.»

C'est cet écrivain là qui m'a passionné avec des personnages d'une vitalité et d'un relief incroyables.
Et aussi et d'abord comme l'a écrit Miller, «un amoureux de la nature, un solitaire, un poète du désespoir et aussi un homme qui aime l'amour et qui est souvent condamné à ne jamais trouver une âme accordée à la sienne.»

C'est une oeuvre qui m'a enchanté et que je vais essayer de relire si j'en ai le temps. Il est fascinant de faire des relectures ! Le texte est identique mais nous avons changé...

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Re: Knut Hamsun

Message par Jack-Hubert Bukowski le Mer 14 Déc - 20:36

Il y a un monde fascinant qui réside dans la correspondance ou plutôt du réseau des affinités croisées. Henry Miller et Jorge Luis Borges restent l'archétype d'un monde de lectures assez imposant.

Henry Miller apprécie Cendrars. Charles Bukowski apprécie Miller, Céline, Kafka, Fante, Hamsun, Baudelaire et quelques autres... Gombrowicz, Nabokov ont leurs références, études et réflexions diverses... Dany Laferrière se fait l'écho de ces écrivains. J'en oublie sûrement d'autres, mais ces écrivains appartiennent à la race des monstres sacrés de la littérature. Vaut mieux prendre le temps de décortiquer tout ça, petit à petit...
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Re: Knut Hamsun

Message par ArenSor le Mer 14 Déc - 21:07

Hamsun n'a-t-il pas eu quelques accointances avec le nazisme ? Je dois toujours lire La Faim qui se trouve dans une mes PAL.

@bix_229 a écrit: C' est fascinant les relectures ! Le texte est identique  mais nous avons changé...

Effectivement, c'est quelque chose qui me fascine ! Il y a tellement de livres pour lesquels je suis passé «à côté» étant jeune ! ou pour lesquels je n'ai plus la même vision. L'inverse se produit également. C'est vrai pour pour toute forme de création artistique. Probablement, avons-nous acquis une perception plus sensible. Mais pas que l'âge, l'expérience et tant d'autres facteurs Smile
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Re: Knut Hamsun

Message par bix_229 le Mer 14 Déc - 21:22

@ArenSor a écrit:Hamsun n'a-t-il pas eu quelques accointances avec le nazisme ? Je dois toujours lire "La Faim" qui se trouve dans une mes PAL.

Hélas oui, Arensor ! Tardivement, mais quand meme ! Heureusement, j' ai pratiquement tout lu son oeuvre. Elle n'en porte aucune trace, heureusement. Et elle est vraiment très grande...
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Re: Knut Hamsun

Message par Bédoulène le Mer 14 Déc - 23:18

j'ai quelques livres il me faudra donc faire sa connaissance et je suis d'accord avec vous pour ce qui concerne les correspondances

_________________
"Lire et aimer le roman d'un salaud n'est pas lui donner une quelconque absolution, partager ses convictions ou devenir son complice, c'est reconnaître son talent, pas sa moralité ou son idéal" Le Club des incorrigibles optimistes de J.M. Guenessia "

"Il n'y a pas de mauvais livres. Ce qui est mauvais c'est de les craindre." L'homme de Kiev Malamud
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Re: Knut Hamsun

Message par bix_229 le Dim 1 Jan - 19:14



UN VAGABOND JOUE EN SOURDINE

Imaginez une un grand domaine agricole en Norvège au printemps.
Le narrateur de cette histoire est sensible à la beauté du lieu et du temps. Mais il aime aussi une femme qu'il a connue ici-même six ans auparavant.
Il a la cinquantaine à présent et se considère comme vieux, et c'est pour cela qu'il joue en sourdine.
C'est un errant, un vagabond qui ne s'est jamais fixé et qui se sent étranger partout. Peut-être parce que l'amour ne l'a jamais incité à s'arrêter.

C'est dans ce domaine que va se jouer un drame entre quatre personnes. Le propriétaire du domaine, sa femme, l'amant de sa femme et le narrateur.
Le mari est bon, généreux, intelligent. Il est amoureux de sa femme, mais c'est un amour non partagé et qui engendre les malentendus et la violence.
Le narrateur aussi est amoureux de la femme, mais il est trop tard pour lui aussi. Elle en aime un autre.
Et puis, il est loyal. Alors il se contente de la regarder et de se réchauffer à ses sourires.
L'amant est un homme futile et vaniteux. Mais il est jeune et riche... Et ça pose un homme parfois.
Le narrateur le décrit comme un jeune homme cambré et au gros cul !

Que se passe-t-il ? Toujours pareil, toujours la même chose...Ceux qui aiment ne sont pas payés de retour. Seul celui qui n'aime pas est aimé.
Et finalement, la femme ira retrouver son amant, mais mourra noyée en traversant un fleuve gelé.
Il y a dans ce roman quelque chose d'extraordinairement âpre, fait de douleurs, de non-dits ou de trop dits, de passions entravées ou impossibles.
On a l'impression que ces gens, du moins les trois, le mari, la femme et le narrateur se dessèchent vivants.
Et vivants, ils le sont les personnages de Knut Hamsun ! De quelle belle façon il parle de sensualité, d'érotisme, de frustration, de sentiments refoulés.

Qui est cette femme ? Qui est Loise ? Personne ne le saura. Elle change aux yeux du narrateur, selon qu'il espère, désire, adore ou désespère.
On a trop vite fait d'appeler ces femmes-là des Bovary! Et d' ailleurs qui peut savoir qui était Emma Bovary ?

Un vagabond joue en sourdine quand il atteint le demi-siècle. Alors il joue en sourdine. Je pourrais aussi exprimer cela ainsi : S'il arrive trop tard dans la forêt aux baies en automne, c'est qu'il est arrivé trop tard et si, un beau jour il ne se trouve plus en état de se montrer joyeux, c'est sans doute qu' il est devenu vieux, ne l'en blâmez pas!

Maintenant, j'ai pas mal vagabondé pendant ma vie, me voilà devenu bête et flétri.
Mais je n'ai pas la croyance perverse des vieillards d'être devenu plus sage que je ne l'étais. Et j'espère que je ne deviendrai jamais sage non plus. C'est un signe de décrépitude.

Il va de soi que j'aurais pu, moi aussi m'arrêter dans les lieux habités, il se serait bien trouvé un moyen, pour moi comme pour les autres qui ont estimé le moment venu de se fixer.


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Re: Knut Hamsun

Message par Tristram le Dim 1 Jan - 20:41

@ArenSor a écrit:
Hamsun n'a-t-il pas eu quelques accointances avec le nazisme ?
Oui ArenSor (mais pourquoi on se décarcasse à insérer des bios si elles ne sont pas lues ??) : apparemment il y est allé fort, et plus nettement que Jünger...

@bix_229 a écrit:
C' est fascinant les relectures ! Le texte est identique  mais nous avons changé...
Alberto Manguel va plus loin, il prône une part active du lecteur dans le livre. D'après lui, le lecteur construit sa lecture en fonction de ce qu'il est (à ce moment-là, effectivement).
« C’est curieux, cette façon dont un lecteur façonne son propre texte en remarquant certains mots, certains noms qui ont pour lui une signification privée, dont lui seul perçoit l’écho, et qui échappent à tous les autres. »
Alberto Manguel, « Journal d’un lecteur », juin 2002

Jack a écrit:Il y a un monde fascinant qui réside dans la correspondance ou plutôt du réseau des affinités croisées. Henry Miller et Jorge Luis Borges restent l'archétype d'un monde de lectures assez imposant.
Oui, les deux sont aussi, de plus, des mines d'auteurs ; ci-dessous un calque de H Miller, Les livres de ma vie, VI (passé de pdf à jpg, donc peu lisible _ y a-t-il moyen d'insérer du PDF ?) :


Pour revenir au fil, n'ai lu que La faim et Pan de Hamsun


Dernière édition par Tristram le Dim 1 Jan - 20:48, édité 1 fois
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Re: Knut Hamsun

Message par animal le Dim 1 Jan - 20:46

pas directement pour le pdf non.

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Re: Knut Hamsun

Message par tom léo le Jeu 27 Avr - 7:12



Sous l'étoile d'automne


Originale : Under Høststjærnen (Norvégien, 1906)      

Présentation de l'éditeur - Régis Boyer a écrit:Sous l'étoile d'automne est le premier de trois romans dont le héros, Knut Pedersen - qui porte le nom véritable de Knut Hamsun - est un vagabond en quête de paix intérieure, jaloux d'indépendance et de liberté. La grande nature du Nord, avec sa faune et sa flore profuses, l'éclat de sa lumière irréelle et transfiguratrice, l'immensité de ses étendues comme inviolées où règnent en maîtres le roc, l'arbre et l'eau, fournit aux songeries inlassables de l'éternel passant un cadre à la mesure de sa sensibilité exacerbée.Mais, si l'instable chemine sans trêve, au rythme lent de romans dont le tempo, le vocabulaire, les répétitions s'accordent à la pesante progression de la marche, c'est avant tout pour fuir une invincible tentation d'amour idéal, jamais avouée autrement que par allusions obscures et gestes d'offrandes maladroits : de la jolie demoiselle du presbytère à la belle Mme Falkenberg d'Övrebö, en passant par la petite Olga, ce coeur à donner ne fait que s'immoler vainement, pour un élan de tendresse enfin avouée, pour une parole attentive, un geste à peine esquissé. Le jeu subtil, à peine exprimable, de ces élans retenus, de ces demi-aveux, de ces dons menus où se lit toute la souffrance de passions presque ineffables constitue la trame profonde d'un récit qui, de la sorte, échappe à toute analyse trop anecdotique, dilue la temporalité pour n'en privilégier que quelques temps forts.On songe à Dostoïevski qu'admirait Hamsun, à Thomas Hardy, à Virginia Woolf ou à quelques-unes des grandes sagas islandaises d'autrefois : oeuvres dont la pudeur est la règle d'or, où tout est à lire sur palimpseste. Chez Hamsun, par excellence, l'essentiel est ce qui n'est pas dit, ne se saurait dire, et le véritable vagabondage est alors la quête, par les voies de l'amour, d'un être à la recherche de ce qui, en lui, reste enfoui dans les profondeurs de l'inconscient.

REMARQUES :
"Sous l'étoile d'automne" de Knut Hamsun est en fait le premier tome d'une trilogie qui dans certaines langues est publiée dans un seul volume, en allemand alors sous le titre significatif "Der Wanderer". «Un vagabond joue en sourdine » qu’a présenté bix en haut, est en fait le deuxième roman de ladite trilogie.

Ici nous nous trouvons toute de suite au milieu de cette recherche du narrateur pour la paix intéreure, une forme d'être retiré du monde et de non-attachement. Nous devinons rapidemment, sans qu'il le précise très clairement pendant longtemps, qu'il a déjà vécu des choses lors de sa vie, qu'il connaît même un certain succès « dans le monde », mais qu'il le fuit comme l'aliénant de lui-même. Il n'est plus tout, tout jeune alors.

Il est alors intéressant que, écrit en 1906, cette forme de non-pax dans la ville, voir le monde, était déjà un ressenti qui, peut-être le lie avec nous, ces lecteurs d'aujourd'hui ? Knud Pedersen, le narrateur, est l'Alter Ego, le nom de naissance, de Knut Hamsum, nom de plume.

Il est en chemin, avec des partenaires changeants et ouvrier d'occasion, prêt à tout faire. Il ne fait pas signe de sa vraie identité qu'on sait déjà illustre dans certains cercles. Mais est-ce qu'il peut encore s'arranger avec une vie simple ? Une fois il travaille chez un pasteur, une fois dans une propriété plus grande d'un capitaine. Le feu, allumé par des femmes diverses, habite cet homme ; des histoires commencent, se defont, ou accompagnent le chercheur. Est-ce que cela aboutira en quelque chose de plus stable ? Est-il capable et désireux de se lier (à nouveau) ? Veut-il cela ? Prend-il sa chance, ou laisse-t-il passer l'occasion, les occasions ?

On trouvera quelques descriptions de nature splendides. J'ajoute que ma traduction allemande des années 30 joue avec une langue simple et belle à la fois. Un délice, s'approchant peut-être du maître dans sa langue d'origine ?

C'est tellement dommage qu'à cause de son fanatisme plus tard, et son rapprochement au fascisme, nous ne pouvons plus lire Hamsun complètement innocemment. Mais ce livre-ci est vraiment d'un autre époque, écrit alors en 1906 ! Et j'y vous aucun signe de pensées bizarres ou decevantes. Celui qui aime la littérature nordique, par exemple aussi un Gunnar Gunnarsson, trouvera son bonheur chez ce Hamsun de cet époque.


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Re: Knut Hamsun

Message par bix_229 le Jeu 27 Avr - 19:41

UN VAGABOND JOUE EN SOURDINE (Citations)

"Quand on est vieux, on ne vit plus sa vie, on ne se maintient sur pied que par des souvenirs.
Nous sommes tous semblables à des lettres qui ont été envoyées : nous ne nous trouvons plus en cours de route, nous sommes arrivés.
Reste à savoir si ce que nous contenions a provoqué un tourbillon de joie et de chagrins ou si n'avons laissé aucune impression."


Un vagabond joue en sourdine, p. 12

... "Mais elle était là, et toi tu étais là. Tu sentais tout contre toi son haleine, qui avait un gout de chair. Elle venait des ténèbres, elle n'appartenait pas à cette terre.
Te rappelles-tu ses yeux ?
Et chaque fois tout tournait en moi, j'en avais le coeur chaviré. Déferlaient en moi, en une succession incohérente, des noms sauvages et tendres, de lieux d'où, peut-être, elle venait : Ouganda, Tananarive,Venezuela, Atacama.
Etaient-ce des poèmes ? Etaient-ce des couleurs ?
J'étais sans défense contre eux."


Un vagabond... P. 150

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