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    Khaled Hosseini

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    Bédoulène

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    Khaled Hosseini

    Message par Bédoulène le Jeu 15 Déc - 18:56

    Khaled Hosseini
    Né en 1965



    Khaled Hosseini (en persan : خالد حسینی), né le 4 mars 1965 à Kaboul, est un écrivain américain d'origine afghane, installé en Californie.

    Cadet de cinq enfants, fils d'un diplomate et d'une professeur de farsi dans une école de filles, Khaled Hosseini suit les affectations de sa famille, d'abord en Iran (1970), revient à Kaboul en 1973, puis à Paris en 1976 où son père occupe une fonction diplomatique à l'ambassade d'Afghanistan (Khaled Hosseini effectue sa 6e, sa 5e et sa 4e dans un collège de Courbevoie ; il parle depuis couramment le français). En 1980, plutôt que de retourner dans leur pays d'origine, occupé depuis 1979 par les Soviétiques, les Hosseini obtiennent l'asile aux États-Unis1.

    Ayant obtenu son bac en 1984 et rejoint en 1988 l'université de Santa Clara où il obtient une licence en biologie, l'année suivante, il entre en faculté de médecine à l'université de Californie à San Diego où il obtient son doctorat en 1993. Il complète sa formation en tant que médecin interne au Cedars-Sinai Medical Center de Los Angeles en 1996. Khaled Hosseini exerce depuis cette date la profession de médecin. Il a obtenu un succès littéraire en 2003 grâce à son premier roman, écrit en anglais,The Kite Runner, en français, Les Cerfs-volants de Kaboul, devenu culte aux États-Unis et dans de nombreux autres pays où il est déjà traduit en douze autres langues (en Italie, il en est déjà à 33e édition depuis 2004). Dreamworks a acheté les droits de ses deux romans pour en faire deux films (le premier par Marc Forster).

    Il fait l'éloge de l'UNHCR dans l'épilogue de son deuxième roman, A Thousand Splendid Suns (Mille soleils splendides), en tant qu'envoyé de bonne volonté de cette organisation.

    Khaled Hosseini est marié et a deux enfants. Il a été déclaré auteur de l'année 2008, selon une analyse des marchés de neuf pays.


    traduits en français

    2005 : Les Cerfs-volants de Kaboul
    Prix des libraires du Québec
    2007 : Mille soleils splendides
    2013 : Ainsi résonne l'écho infini des montagnes

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    Ainsi résonne l’écho infini des montagnes

    L’ auteur  est très habile à égrener  cette histoire, celle d’une famille Afghane, qui débute sur un conte  prémonitoire.  Du printemps 49 à l’hiver 2010, les différents protagonistes se racontent  et se rencontrent divulguant  les destins des uns et des autres, les autres dont la  présence aléatoire est pourtant essentielle pour la liaison et la continuité de l’histoire.

    Le déroulement n’est pas chronologique et  c’est, à mon sens, l’un des intérêts du récit que de distiller la découverte au lecteur.

    Bien que ces destins nous amènent en différents lieux,  USA, île Grecque, France,  l’âme de ce récit et de cette famille demeure en Afghanistan.

    Les rapports  entre les personnages, notamment ceux parents/enfants sont  finement appréhendés. L’auteur  dévoile pudiquement l’homosexualité d’un des personnages ;  c’est aussi avec sensibilité que les lâchetés  acceptées sont évoquées.

    C’est donc à la fois le » portait » de l’Afghanistan  à différentes époques et celui des protagonistes de l’histoire qui rendent palpable la respiration  de ce pays.

    Une excellente lecture !

    Extraits

    « Le temps leur était compté. Il contempla ses cinq enfants d’un air abattu. Un doigt devait être coupé pour sauver la main. Il ferma les yeux et tira un caillou au sort. »

    « J’ai été très gêné lorsque les gens se sont massés pour la voir. Il y avait là Baitullah, un ami d’enfance, qui l’observait depuis le bord d’un toit, accroupi à côté de ses frères. Ils formaient comme une rangée de corbeaux, mâchonnant tous du tabac naswar. »

    « Il lui décrit sa blessure, le manque de moyens de l’hôpital Wazir-Khan. Il lui confie l’engagement qu’il a pris envers Amra et la fillette. En même temps qu’il prononce ces mots à voix haute, il sent sa promesse peser sur lui comme cela n’avait pas été le cas à Kaboul, quand Amra l’avait embrassé sur la joue, et il est troublé de faire le rapprochement avec les remords que peut susciter un achat inconsidéré. »

    « Je n’ai pas mentionné Nila Wahdati, ni sa fuite à Paris après l’attaque de son mari, ni toutes les années que Nabi a passées à prendre soin de Suleiman. Cette histoire là. Ele comporte trop de parallèles qui appellent un retour de bâton. Ce serait comme lire à voix haute mon propre chef d’inculpation. »

    « Voilà ce qui coince avec la gentillesse de Mama, ce qui ternit ses interventions en faveur des autres et ses gestes de bravoure. La dette qui les accompagne. Les exigences, les obligations qu’elle impose en contrepartie. Sa façon de monnayer ces actes, de réclamer en échange votre loyauté et votre allégeance. «



    mots-clés : #famille


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    "Lire et aimer le roman d'un salaud n'est pas lui donner une quelconque absolution, partager ses convictions ou devenir son complice, c'est reconnaître son talent, pas sa moralité ou son idéal" Le Club des incorrigibles optimistes de J.M. Guenessia "

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