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    Stanley Elkin

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    bix_229

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    Stanley Elkin

    Message par bix_229 le Ven 16 Déc - 15:32

    Stanley Elkin (1930-1995)


    Stanley Elkin, 1930-1995, était un romancier reconnu et admiré par ses pairs. Il était atteint d' une maladie épouvantable qui l' a transformé peu à peu en infirme avant de le tuer. Il a écrit une dizaine d'ouvrages (romans et nouvelles) dont 6 sont traduits en français.

    Bibliographie en français

    - La Seconde vie de Preminger
    - Un sale type
    - Marchand de liberté
    - Mrs Ted Bliss
    - Le Royaume enchanté
    - La Chambre de Van Gogh





    Comme l' écrit son très talentueux traducteur, Jean Pierre Carasso :

    «Il faut se laisser emporter par le torrent verbal d' une puissance inégalée que sont ses livres. Il faut s' exposer à sa frénésie, à sa véhémence, au réquisitoire parfois redondant de cet imprécateur magistral pour commencer à entrevoir qui il est...

    Avec un vocabulaire plus riche que celui du gros dictionnaire Webster, une syntaxe éblouissante dans une profusion de jeux de mots, d' allitérations systématiques, d' images inattendues, mais toujours dotées d' un formidable pouvoir de conviction...

    Comme les peintres de l' école hyper-réaliste, mais plus encore comme Fellini qui recrée le monde en studio, Elkin décrit l'ordinaire, le commun, le connu, le banal, le vulgaire, avec une minutie, une verve et un brio qui leur confèrent une dimension extraodinaire, pour en composer un univers hallucinant de vérité, mais d' une vérité qui est celle de l' hallucination...


    Pourtant sur cette réalité infernale, Elkin ne jette pas le regard du diable, mais celui du damné. A travers les horreurs, les vilénies, la mesquinerie, la brutalité la plus scandaleuse, les personnages d'Elkin manifestent toujours une profonde humanité doublée d' une soif de connaitre et de comprendre qui sont peut leurs points communs à tous.»

    Je ne suis pas toujours d' accord avec les propos des traducteurs, mais dans le cas de Carasso, il dit très exactement ce que j'éprouve à la lecture d'Elkin. Et le livre est si remarquablement traduit qu' on dirait presque que Carasso l'a écrit lui-meme. Il a su montrer dans sa préface à quel point chez Elkin les etres humains, étaient ses frères quand meme, meme s'ils étaient de redoutables emmerdeurs...

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    bix_229

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    Re: Stanley Elkin

    Message par bix_229 le Sam 17 Déc - 15:57



    MARCHAND DE LIBERTE.- 10/18[/i]

    Le narrateur de cette «novella» est prêteur sur gage ou garant agréé, "bailbondman", selon la juridiction américaine. C'est un homme dans la cinquantaine, un as de la logorrhée et du baratin.
    Mais on découvre rapidement la faille - et le personnage en est plein - qui nous le montre humain trop humain, usé jusqu'à la corde et au bout du rouleau... mais toujours excentriquement vivant. Cette soudaine excentricité, écrit Carasso (qui n'est en fait que l'expression unique d' ne philosophie entière) n'est-elle pas l'équivalent du «sourire à la con» qu'Elkin voit s' épanouir sur les traits du danseur de Flamanco et qu'il définit dans une communication qu'il fit en 1982.

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    bix_229

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    Re: Stanley Elkin

    Message par bix_229 le Ven 23 Déc - 20:35

    Les souvenirs s'estompent et les lectures aussi. Meme si elles furent marquantes. Restent heureusement des éditeurs de qualité pour nous rafraichir la mémoire. Et Cambourakis est de ceux-là.


    Un sale type

    Roman carcéral aux antipodes du réalisme, récit de l’ascension et de la chute de Feldman, créateur et directeur d’un grand magasin : Un Sale type est un livre singulier, hautement comique et terriblement noir, une impressionnante farce métaphysique sur l’innocence et la culpabilité.
    Feldman est-il véritablement un « sale type », comme semble l’avoir décrété le directeur de la prison où il vient d’être incarcéré ? Tout en découvrant les étranges lois internes qui régissent ce pénitencier où le directeur règne en maître absolu, Feldman médite sur sa vie passée. Fils d’un colporteur juif, infatigable bonimenteur qui lui a transmis l’art de vendre tout et n’importe quoi, Feldman est doué d’un redoutable sens des affaires et d’un solide pragmatisme, qu’il applique jusque dans sa vie intime. Peu à peu ostracisé par les autres prisonniers, Feldman finira par comparaître devant eux dans une parodie de procès. Vertigineux, brillantissime, Un Sale type est le second roman de Stanley Elkin. Publié en 1967, il imposa immédiatement son auteur comme l’un des écrivains américains les plus passionnants de sa génération, « à équidistance de la tradition mimétique (Saul Bellow) et du formalisme le plus militant (William Gass) »
    (Marc Chenetier).

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    Re: Stanley Elkin

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