One-Shot DVD, VOD, ...

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Re: One-Shot DVD, VOD, ...

Message par Gnocchi le Mar 21 Fév - 0:19

C'était évidemment un film très noir et désespérant avec Maurice Ronet très sexy.
Et la musique d'Erik Satie.
Je crois avoir écouté Gymnopédies pour la première fois dans ce film. Et Gnossiennes aussi ?
J'avais peut-être vingt ans par là.

C'est intéressant de comparer les deux films.


Dernière édition par Ariane S. le Mar 21 Fév - 18:03, édité 1 fois
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Re: One-Shot DVD, VOD, ...

Message par Quasimodo le Mar 21 Fév - 0:27

Tiens, il y a ces musiques dans Le feu follet ? Bien, il va falloir que je le trouve.

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Films que l'on a vus et aimés ... ou pas (en DVD, VOD)

Message par chrysta le Mer 29 Mar - 7:28



I origins

Sur le point de faire une découverte scientifique, un médecin part en Inde à la recherche d'une jeune fille qui pourrait confirmer ou infirmer sa théorie. Le film retrace le voyage incroyable qui va relier des individus totalement différents, et prouver que la science et les sentiments ne sont pas deux univers séparés...

Bande annonce : https://www.youtube.com/watch?v=VkuVZKrXRmg

Ian Gray (Michael Pitt), un jeune scientifique tente de prouver que l’œil humain est issu d’une série d’évolutions à travers les espèces. Sa théorie viendrait alors infirmer l’existence des croyances religieuses.
Durant une soirée, Ian rencontre une mystérieuse jeune fille au visage caché qui ne laisse entrevoir que ses yeux. Il parvient à les prendre en photo avant qu’elle ne parte brusquement. Il ne songe qu’à la retrouver. Ca sera chose faite grâce à ce qui semble être un coup de pouce du destin. Ian entame alors une relation avec la jeune fille, Sofi (Astrid Bergès-Frisbey), tout en poursuivant son étude sur l’œil.

I Origins annonce dès son titre le mélange des théories. Prononcé Eye (œil en anglais) il renvoie à l’origine de l’œil humain que tente de trouver Ian à travers ses recherches. L’écriture I (Je) peut faire référence à Dieu dans la Bible. Mike Cahill ne se focalise pas pour autant sur une seule religion et n’emploie jamais le terme de Dieu. Il serait davantage question de réincarnation et il se rapproche surtout de la religion indienne (au cœur de la dernière partie du film). Le titre unit ainsi science et croyances, représenté au sein du film par l’union d’Ian et Sofi.
Avec l’œil au centre de tout, Mike Cahill se devait d’apporter un maximum de soin à l’image. Cette dernière est irréprochable. Au-delà des gros plans d’iris assez fascinants, c’est l’ensemble du film qui dispose d’une attention particulière. On ressent une sensibilité et une simplicité agréable. Le tout accompagné par une bande son envoûtante en adéquation avec l’image qu’elle accompagne.
”Malheureusement le réalisateur saute les étapes et bâcle son scénario pourtant prometteur”
De ce simple œil, que certains considèrent comme la « fenêtre de l’âme » (la formule revient au poète symboliste belge Georges Rodenbach, mort en 1898), le réalisateur amène le film vers des questions philosophiques et spirituelles qu’il confronte à la science. Si ces questions apparaissent logiquement à travers les recherches d’Ian, c’est surtout au sein de sa relation avec Sofi que le discours a lieu. Lui, rationnel, croit aux preuves de la science. Elle, jeune et insouciante, croit en un Créateur et à une présence mystique. Cela fait l’objet de petites querelles entre eux où chacun essaie de convaincre l’autre.
A ce jeu là Sofi se montre un peu plus maligne, utilisant les connaissances scientifiques d’Ian. Alors qu’il est parvenu à greffer un œil à un ver, elle lui explique que cette créature, qui jusque là ne disposait que de deux sens, va découvrir désormais des choses qu’elle ne pouvait imaginer ou ressentir. Par exemple la lumière pourtant présente autour de l’animal. Peut être que l’Homme qui dispose de cinq sens est limité comme ce ver et est donc dans l’incapacité de percevoir le monde mystique qui l’entoure. Une théorie qui laisse Ian muet. Cette histoire d’amour entre ces personnages aux idéologies opposées séduit rapidement. Elle bénéficie des talents d’Astrid Bergès-Frisbey et d’un Michael Pitt excellent qui se montre crédible autant en jeune chercheur dans la première partie du film qu’en père de famille dans la seconde.

Cette relation vient se superposer à l’étude scientifique d’Ian, qu’à ce stade on a presque fini par oublier… En effet les scènes de recherche au laboratoire d’Ian sont assez rares. Plutôt que de faire de cette recherche une sorte d’enquête qui apporterait un certain suspense, le réalisateur l’aborde avec beaucoup de détachement. Cela place l’étude en second plan, la rend presque insignifiante puisqu’il n’y a pas de réel partage avec le spectateur.
Mike Cahill, par ailleurs, décide de mettre un terme à la présentation de la relation amoureuse de manière aussi brutale qu’inattendue dans une scène où l’horreur dépasse le pathétique. Malheureusement à partir de là, le réalisateur va trop vite. Il saute les étapes et bâcle son scénario pourtant prometteur – un rebondissement sorti de nulle part lui permet ainsi de développer dans la dernière partie du film, l’hypothèse spirituelle, sans pour autant la soutenir…
Bref. I, ORIGINS reste un très beau film, mais avec un sujet tellement passionnant qu’on regrette juste qu’il n’ait pas fait l’objet d’un développement plus complet.
(Tiré du blog du cinéma : https://www.leblogducinema.com/critiques-films/critique-i-origins-40162/


J'ai trouvé cette critique intéressante et assez en rapport avec ce que je pourrai dire du film.
Personnellement, je ne l'ai pas regardé pour l'aspect scientifique de la question, mais plutôt pour la dimension spirituelle et l'idée que les yeux, spécifiques à chaque être humain et dont le dessin individuel est unique pour chaque être, ces yeux qui permettent la reconnaissance et pour lesquels l'auteur les présente comme signes éventuels de la réincarnation.
Le sujet est très intéressant mais effectivement l'auteur court trop de lièvres pour vraiment en approfondir un.
Les deux temps de ce film survolent un peu trop les sujets.
Mais dans l'ensemble, bien qu'un peu frustrée, j'ai beaucoup apprécié et j'en ai pris ce qui m'a intéressée car le film nous laisse sur notre propre interprétation et nos propres commentaires.
Il y a des moments touchants et riches en émotions, autour de cela j'admets que je me serai dispensée de la dimension recherche scientifique qui prend de la place sans que ce soit à priori le sujet réel du film et que l'on se serait passé de tant de détails.
Ca donne le sentiment que ça parle d'œil en deux endroits, mais l'un aurait du être plus approfondi que l'autre , il y avait vraiment matière à le faire (par exemple quand la scientifique teste le bébé et la reconnaissance qu'il aurait de photos en lien avec sa supposée vie antérieure, ou encore un appui sur des écrits à ce propos, voire même la relation avec Sofi)
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Re: One-Shot DVD, VOD, ...

Message par chrysta le Mer 29 Mar - 7:29



Juste la fin du monde

Après douze ans d’absence, un écrivain retourne dans son village natal pour annoncer à sa famille sa mort prochaine.
Ce sont les retrouvailles avec le cercle familial où l’on se dit l’amour que l’on se porte à travers les éternelles querelles, et où l’on dit malgré nous les rancoeurs qui parlent au nom du doute et de la solitude.


Film que m'a fait découvrir mon fils
J'ai beaucoup aimé les jeux d'acteurs qui sont tellement différents et expriment leurs émotions, leur façon d'être, de manière très hétérogène.
Au delà de cela, c'est un film qui se joue, se ressent, dans les silences, les non dits... il faut se laisser aller à le ressentir, à percevoir les regards, pour entendre peut être ce qui ne se dit pas.
C'est l'histoire d'une famille qui retrouve le fils prodigue parti 12 ans plus tôt. 12 ans d'absence et comment elle a pu impacter ceux qui sont restés, ont attendu, à qui il a pu manquer chacun à leur manière. Les émotions face à ce retour s'exacerbe, et peut être seule celle qui ne le connaissait pas avant arrive à percevoir et exprimer ce qu'il est venu dire. Mais .... pas sur que les autres n'aient rien perçu, juste peut être n'ont voulu rien en entendre.
Ce film m'a laissé "en manque" de certaines choses .... comme ces films que je vois et me dis "faut que je lise le livre" pour combler ce manque. Ce que je vais faire vu que je l'ai commandé.
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Re: One-Shot DVD, VOD, ...

Message par Arturo le Sam 17 Juin - 21:31

Tu pourrais mettre ton commentaire sur le fil Dolan, Chrysta.

Pour ma part, un petit retour sur Les nuits blanches du facteur (2014) de Andreï Kontchalovski.



Encore à Andreï à suivre, après Tarkovski, et Zvianguintsev !

Coupés du monde, les habitants des villages autour du lac Kenozero ont un mode de vie proche de celui de leurs ancêtres : c’est une petite communauté, chacun se connait et toute leur activité est tournée vers la recherche de moyens de subsistance. Le facteur Aleksey Tryaptisyn et son bateau sont leur seul lien avec le monde extérieur et la civilisation. Mais quand il se fait voler son moteur et que la femme qu’il aime part pour la ville, le facteur décide de tenter une nouvelle aventure et de changer de vie.

Que la nature est belle, filmée ainsi. Et ça donne envie d'aller faire un tour sous ces latitudes boréales.
C'est lent, comme hors du temps, c'est simple, et c'est beau. Parfois un peu cliché peut-être, sur ces Russes qui semblent totalement perdus, juste bons à picoler de la vodka. Mais pas désagréable du tout. L'histoire n'est pas tellement importante, il suffit de se laisser porter dans le quotidien de ce facteur du bout du monde, d'un monde amené à disparaître ?



On a parfois envie de le remuer ce facteur, et puis non ...
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Re: One-Shot DVD, VOD, ...

Message par animal le Sam 17 Juin - 22:19

J'avais piqué du nez mais j'avais beaucoup apprécié le film, moins Tarkovskique que Zviaguintsev, plus simple au bon sens du terme et beau. On gagnerait à pouvoir voir plus de films russes...

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Re: One-Shot DVD, VOD, ...

Message par Arturo le Dim 18 Juin - 17:12

Oui, assez loin de Tarkosvki pour le coup, même très. Je les rapprochais juste pour le prénom d'ailleurs.

Je viens de voir en DVD, Biutiful, de Innaritu. Je l'avais zappé à sa sortie à l'époque, bien que j'étais fan du réal.

Un long plongeon dans un univers glauque à souhait (ce ne serait pas du Innaritu sinon). Il y a des scènes poignantes et émouvantes dans cette lutte qui paraît parfois vaine, et en même temps lumineuse. J'ai trouvé Bardem très bon.
Une dénonciation de l'exploitation de l'homme par l'homme. ça ne fait jamais de mal de rappeler l'évidence.
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Re: One-Shot DVD, VOD, ...

Message par Arturo le Ven 7 Juil - 12:54

@Nadine, j'ai enfin vu La captive, de Akerman.
Je dois confesser avoir eu un peu de mal, et j'ai un peu piqué du nez hier soir. Peut-être la fatigue. Mais ça me confirme l'idée qu'il est périlleux d'adapter Proust.
La mise en scène était excellente, mais je ne sais pas je ne suis jamais vraiment entré dans l'ambiance.
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Re: One-Shot DVD, VOD, ...

Message par Arturo le Dim 23 Juil - 17:23

Je me suis bien poilé hier soir, en regardant Sleeper (Woody et les robots). Ah l'humour des premiers Woody Allen ... Du pur bonheur.

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Re: One-Shot DVD, VOD, ...

Message par Jack-Hubert Bukowski le Sam 12 Aoû - 9:35

The birth of a nation (2016) :



Sous fond de scandale, Nate Parker lance ce premier film en tant que réalisateur, lui qui assume également le chapeau d'acteur et de producteur. Une ancienne affaire de viol l'ayant directement mis en accusation refait surface : le film fait largement étalage de quelques scènes traitant du viol de quelques Noires par des propriétaires d'esclaves. Nate Parker espérait beaucoup avec ce film, mais ses anciens démons auront nui aux bons échos qu’il avait eus au festival de Sundance. Fait à noter : William Styron a parlé des mémoires de Nat Turner, qui est le sujet principal du film de Nate Parker. Ce dernier raconte la rébellion que Nat Turner a organisée pour venger la violence commise par les propriétaires blancs à l’encontre des  Noirs.

Le traitement du film est surtout anecdotique et il s’en est trouvé parmi les critiques pour le décrire comme pamphlétaire, tendancieux et pas assez objectif. Nate Parker a fait le pari de montrer des scènes de façon assez crue, pour montrer toute la violence dont les Noirs étaient l’objet. À l’instar de quelques superproductions qui ont vu le jour dans les dernières années, la question noire suscite toujours des passions. Nate Parker n’a pas été le plus fin politiquement parlant pour retenir les services du co-accusé Jean Celestin - en tant que coscénariste du film -, dans l’affaire de viol les concernant en 1999. La présumée victime de ce viol - Jean Celestin fut reconnu coupable - s’est suicidée en 2012.

Pour ma part, je n’ai pas regardé trop loin… j’ai apprécié ce film pour tenter de montrer les vraies choses issues des luttes en cours. Toutefois, en lisant les critiques et réfléchissant sur la question et par rapport à ce que j’avais vu dans le film, j’ai trouvé son traitement filmique assez simplifié et mettant en jeu la réalité d’une représentation par nature polarisante. Je pense que les Noirs états-uniens évoluent dans un cadre national où il peut parfois être difficile de susciter de profondes remises en question. Le conservatisme moral et social dans lequel évolue la condition noire fait en sorte d’ériger des barrières qui divisent les Noirs et les Américains entre eux, et le racisme est toujours latent au sein de cette société, où l’hypocrisie n’est pas loin…

Le portrait de Nat Turner m’est apparu assez précis. Il semblerait que le réalisateur ait pris quelques libertés pour «romancer» la quête de Nat Turner. Selon la sœur de la présumée victime du viol de 1999, les scènes de viol dans le film ne seraient pas réelles. Les féministes noires états-uniennes étaient partagées sur la question : tout autant elles estimaient que le film de Nate Parker avait droit de cité, elles estimaient que ce dernier devait répondre des accusations de viol à son encontre. Tout ça me donne l’impression qu’il y a une lutte de pouvoirs qui s’est mise en place : sous fond de ségrégation sociale, le viol semble banalisé sur la place publique alors que des personnalités comme Casey Affleck et Donald Trump continuent à exercer dans leurs sphères d’influences respectives sans vraiment recevoir une forme d’opprobre au sein de l’opinion publique de façon assez conséquente. Il semblerait que Nate Parker ait fait les frais de sa condition noire. Les diverses critiques du film me tendent à dire que le film n’était pas assez accompli et éthiquement irréprochable pour s’attirer les mérites des Oscars.

3/5
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Re: One-Shot DVD, VOD, ...

Message par Marie le Sam 12 Aoû - 20:58

JHB a écrit:alors que des personnalités comme Casey Affleck et Donald Trump continuent à exercer dans leurs sphères d’influences respectives sans vraiment recevoir une forme d’opprobre au sein de l’opinion publique de façon assez conséquente.
Excuse moi, Jack Hubert, mais je n'ai pas compris le rapport entre Trump et Casey Affleck???

@Arturo a écrit:e viens de voir en DVD, Biutiful, de Innaritu. Je l'avais zappé à sa sortie à l'époque, bien que j'étais fan du réal.

Un long plongeon dans un univers glauque à souhait (ce ne serait pas du Innaritu sinon). Il y a des scènes poignantes et émouvantes dans cette lutte qui paraît parfois vaine, et en même temps lumineuse. J'ai trouvé Bardem très bon.
Une dénonciation de l'exploitation de l'homme par l'homme. ça ne fait jamais de mal de rappeler l'évidence.

Je l'avais racheté pour le revoir.. Un jour.
En 2012:
C'est vrai qu'il a des moments où on aurait envie de respirer un peu plus.. L'univers dans lequel évolue le grand Bardem est déjà assez sombre comme cela sans en plus lui rajouter un cancer de la prostate au stade terminal. Et pourtant, pourquoi pas, et combien y en a-t-il autour de nous des personnages comme cela?
Plus que des pour qui tout baigne, ça c'est sûr.
Et puis... et puis il y a le bonus. J'aime beaucoup certains bonus de DVD ( boni?) , et celui là fait parler- longtemps-Inarritu de son film et de ses personnages.
Il a filmé quasiment en documentariste, presque tous les acteurs secondaires ne jouent que leur propre rôle, certains sont vraiment expulsés, la merveilleuse petite fille , marocaine, a été repérée dans une école où sont scolarisés les enfants d'immigrés. Quant aux malheureux chinois et leur radiateur pourri.. Il a eu le plus grand mal à leur faire accepter de jouer la scène et de jouer aux morts, car c'est une histoire vraie et qu'ils craignaient tous que cela leur porte malheur. Leur quotidien, c'est celui-là.
J'ai trouvé les scènes de Bardem et ses enfants très justes , je suis tout à fait en accord avec ce que dit Traversay ::Misérabiliste ? Comme Dickens ou Zola, alors ! Ajoutez-y une part dostoïevskienne et vous obtenez un grand film malade. Et surtout un grand film tout court.
Un grand film sur une époque, la nôtre.

( récup)
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Re: One-Shot DVD, VOD, ...

Message par Jack-Hubert Bukowski le Sam 12 Aoû - 23:24

@Marie a écrit:
JHB a écrit:alors que des personnalités comme Casey Affleck et Donald Trump continuent à exercer dans leurs sphères d’influences respectives sans vraiment recevoir une forme d’opprobre au sein de l’opinion publique de façon assez conséquente.
Excuse moi, Jack Hubert, mais je n'ai pas compris le rapport entre Trump et Casey Affleck???

Il y a eu des affaires de viol et des allégations de harcèlement sexuel les concernant. Nous pouvons lire ceci à propos de Casey Affleck et Nate Parker :

http://www.lefigaro.fr/cinema/2017/01/31/03002-20170131ARTFIG00161-casey-affleck-rattrape-par-une-affaire-de-harcelement-sexuel-avant-les-oscars.php

Casey Affleck a tout de même pu obtenir l'Oscar du meilleur acteur même en dépit des allégations qui pesaient à son endroit...

Au Québec, nous avons dépassé ce paradigme comme quoi les harceleurs pouvaient exercer sans impunité. Ainsi, l'ancien propriétaire de l'équipe de hockey qui était à Québec, Marcel Aubut et qui était en poste au comité olympique canadien, a été évincé sans plus de cérémonie dès le moment que la pression de l'opinion publique s'est fait sentir. Il en est allé de même du député Gerry Sklavounos qui a dû faire face à de telles allégations. Il n'a pas réintégré le giron du Parti libéral du Québec et siège comme député indépendant même en dépit des critiques...
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Re: One-Shot DVD, VOD, ...

Message par Hanta le Dim 13 Aoû - 14:01

S'il y a bien eu harcèlement. Dans ce milieu je suis toujours sceptique surtout quand cela sort bizarrement avant les oscars toujours très politiques comme compète et il n'y a pas eu procès donc pas vraiment d'enquête non plus. A prendre avec des pincettes et puis je suis pas sur que la comparaison soi pertinente... Question de nuances.
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Re: One-Shot DVD, VOD, ...

Message par Arturo le Dim 13 Aoû - 18:39

Merci Marie pour ton commentaire sur Biutiful. Je te rejoins là-dessus !
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Re: One-Shot DVD, VOD, ...

Message par Jack-Hubert Bukowski le Lun 14 Aoû - 8:00

@Hanta a écrit:S'il y a bien eu harcèlement. Dans ce milieu je suis toujours sceptique surtout quand cela sort bizarrement avant les oscars toujours très politiques comme compète et il n'y a pas eu procès donc pas vraiment d'enquête non plus. A prendre avec des pincettes et puis je suis pas sur que la comparaison soi pertinente... Question de nuances.

Pas de procès...? Nate Parker a été acquitté dans l'affaire du viol de 1999 et il a été soupçonné dans une autre affaire plus récente. C'est sûr qu'on peut soupçonner que dans ce milieu, il y ait «déterrement» des affaires du passé. Par contre, il est important de considérer la dimension comme quoi dans le monde du vedettariat, il y a des choses, des comportements et des codes sociaux où des personnalités peuvent considérer qu'elles ont des passe-droits pour s'adonner à des conduites qui, si ces mêmes personnes n'avaient pas d'autorité ou encore de personnes crédules pour se plier à leurs désirs ou soif de pouvoir, ne se sentiraient pas aussi autorisées de le faire. La réciproque est toute aussi vraie pour les personnes qui gravitent autour de cet univers. Il y a toujours ce qu'on appelle «la rançon de la célébrité». Plus ça va, plus les conduites des hommes envers les femmes sont jugées sévèrement de nos jours. Nous pouvons nous rappeler de ce qui s'est passé dans les dossiers Bill Clinton vs. Monica Lewinsky et Donald Trump et ses nombreuses «conquêtes». Il est sûr qu'il y a une certaine forme d'hypocrisie en matière de morale sexuelle quand la foule réclame par exemple la destitution de Bill Clinton, mais il viendra bien le jour où la vindicte publique dissuadera les personnalités publiques d'aller trop loin...
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Re: One-Shot DVD, VOD, ...

Message par Hanta le Lun 14 Aoû - 11:01

Oui sauf que tu ne peux pas utiliser l'exemple d'un acteur qui n'a même pas été inculpé ou mis en examen pour justifier ce propos. La présomption d'innocence cela existe encore.
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Re: One-Shot DVD, VOD, ...

Message par Jack-Hubert Bukowski le Lun 14 Aoû - 11:21

Hanta,

La présomption d'innocence existe, mais il faut considérer également le fait que dans les affaires d'allégations de mauvaise conduite dans des affaires de mœurs, il y a beaucoup de rapports de force dans le jeu des médias et ce qu'on appelle le «soft power». En outre, les célébrités ont souvent leurs avocats. Dans ce jeu à armes inégales, les femmes jouent plus souvent qu'à leur tour «le mauvais rôle». Dans ce contexte, il y a souvent une dynamique où l'on encourage plus souvent qu'autrement une certaine loi du silence et pas toujours pour les bonnes raisons. Un devoir de réserve peut être sain, mais il importe parfois de le remettre en question. La notion de la vie privée existe, mais au regard de ce qui a été allégué, il me semble que c'est un devoir utile d'en parler dans le domaine public.

Lien : http://www.purepeople.com/article/golden-globe-casey-affleck-laureat-attaque-ses-mots-pour-ses-fils-et-son-ex_a217739/1
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Re: One-Shot DVD, VOD, ...

Message par animal le Mar 22 Aoû - 11:08



The Swimmer / Le Plongeon (1968)

Drôle d'affaire que celle de Ned Merrill qui décide un beau matin de rentrer chez lui en enchaînant les plongeons dans les piscines du coin. A chaque étape une rencontre amicale ou avec le passé.

La fraîcheur et la souplesse de Burt Lancaster s'opposent à un mode vie bourgeois avec autour des piscines des cocktails, encore des cocktails et l'idée qu'on ne peut pas prendre autre chose que sa voiture. C'est un peu appuyé mais la classe et l'air ailleurs du bonhomme font passer la pilule.

Mais ça se complique au fur et à mesure que le décalage s'affirme entre le rêve brisé et la réalité, et le pathétique s'invite (sans que ce soit négatif). Dans la veine des films existentiels qui voyagent sur l'envers du rêve américain (et pas seulement), désabusé avec une variante particulière de fluidité.

A ne pas prendre comme un feel good movie mais pouvoir se prendre de sympathie pour un type loin d'être parfait ce n'est déjà pas mal !

Merci Nadine pour la suggestion


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Re: One-Shot DVD, VOD, ...

Message par Nadine le Mar 22 Aoû - 12:12

De rien.
Je vois le post d'Arturo, sur la Captive, aussi : ok. Noté. C'est sûr que c'est difficile de tenir l'attention, quelque part, je vois ce que tu veux dire, Arturo.
Merci pour ton retour !
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Re: One-Shot DVD, VOD, ...

Message par Arturo le Ven 25 Aoû - 16:11

De rien ! Wink

J'en profite pour dire deux mots du film vu hier : Bernie, de et avec Albert Dupontel.



L'histoire à la fois loufoque et dérangeante d'un orphelin marginal pur jus, à moitié débile mental, complètement inadapté. Humour noir, c'est cru. ça dézingue tout ce qui bouge.

En parcourant les commentaires allociné, j'y vois beaucoup de "film culte", d'OVNI, soit on adore soit on déteste.
Pour une fois, je ne serai ni dans l'un ni dans l'autre.
Je me suis marré, mais sans non plus me dire que c'est le film qui me scotche et me parle vraiment. Peut-être a-t-il vieilli, 20 ans qu'il est sorti.
Puis Dupontel c'est toujours particulier comme style.
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Re: One-Shot DVD, VOD, ...

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