Cormac McCarthy

Page 2 sur 2 Précédent  1, 2

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Re: Cormac McCarthy

Message par shanidar le Jeu 2 Mar - 13:26



Un enfant de Dieu (traduit par : Guillemette Belleteste)

Pffiou. C'était long et laborieux cette histoire.

Bien sûr, bien sûr, on retrouve l'écriture ciselée de McCarthy et son regard fixe et transperçant sur le monde (et sur l'Amérique) mais j'ai eu l'impression que l'auteur, malgré le recours à des chapitres extrêmement courts, n'avait pas trouvé la bonne distance pour nous raconter l'histoire de Lester Ballard. Le format court, une nouvelle, aurait sans doute mieux rendu justice à l'écrivain et cela sans doute parce qu'en se privant d'une partie de la lutte entre le Bien et le Mal, McCarthy cette fois passe peut-être un peu à côté de son personnage. En effet, comme le soulignait Tristram dans son commentaire sur La Route, l'un des ressorts des histoires de McCarthy se situe dans la tension entre le Bien et le Mal et cette tension disparait dans Un enfant de Dieu car l'auteur a choisi de ne nous montrer que la partie noire, la partie sombre de son personnage. En renonçant à cette mise en perspective, il me semble que McCarthy passe à côté d'une partie de l'enjeu du récit.


Il est donc question dans ce court roman de la vie de Lester Ballard, sorte de monstre rejeté par la société, errant dans les forêts, chapardant dans les champs, rencontrant ici ou là des êtres à peu près aussi rustres que lui et c'est peut-être là aussi l'un des écueils du roman : cette monotonie de la parole, cette position univoque du discours qui plombe les points de vue. De Ballard nous n'avons, pour nous faire une idée de l'homme, que la description (souvent laborieuse) de ses actes et les discours recueillis après coup (après quoi, ça nous ne l'apprenons qu'au fur et à mesure comme dans un excellent thriller). Mais la pauvreté des mots, l'absence de vocabulaire et la parole brute n'apportent que peu d'éléments fixes pour se faire une idée juste de Lester. Raconté aux ras des pâquerettes ou plutôt au ras des flocons de neige qui tombent sur cette histoire, j'ai fini par trouver lassante cette vision qui renonce à toute intervention, à toute mise en perspective, à toute explication ; mais, mais, mais, je suis quand même allée au bout parce qu'il y a un élément que McCarthy maîtrise parfaitement bien et qui consiste en la question de savoir ce qu'a fait ou ce que n'a pas fait Lester. C'est finalement dans ce trouble, cette suspension de l'acte que j'ai trouvé un peu d'intérêt à cette lecture.

Et puis, il y a ce moment de bascule alors que Ballard est poursuivi par une meute d'hommes armés et qu'il se précipite dans un fleuve en crue pour leur échapper. Un moment où McCarthy se tourne vers son lecteur et semble l'interroger, lui, directement :

Il réapparut se débattant, crachant, et se mit à battre l'eau pour rejoindre la rangée de saules qui délimitait la berge submergée de la rivière. Il ne savait pas nager, mais comment un type comme lui aurait-il pu se noyer ? La rage semblait lui tenir lieu de bouée. Une pause dans le cours normal des choses sembla se produire en ce lieu. Regardez-le. On aurait pu dire qu'il était porté par ses semblables, des gens comme vous. Qu'il en avait peuplé le rivage et qu'ils l'appelaient. Une race qui nourrit les estropiés et les fous, qui veut de leur sang mauvais dans son histoire et l'obtient. Mais ils veulent la vie de cet homme. Il les a entendus dans la nuit qui le cherchaient avec des lanternes et des cris d'exécration. Pourquoi parvient-il à surnager ? Ou plutôt, pourquoi ces eaux ne le prennent-elles pas ?

Alors la question sous-jacente du texte serait : si nous sommes tous des enfants de Dieu alors nous devons accepter tous les hommes quels qu'ils soient et nous devons venir en aide aux estropiés, aux fous, faire preuve de solidarité ; cependant en faisant preuve de solidarité ne sauvons-nous pas aussi le mauvais, le méchant, le monstre ? Et si nous nous croyons capables de séparer le bon grain de l'ivraie, ne devenons-nous pas, alors, nous-mêmes des monstres ?
avatar
shanidar

Messages : 1594
Date d'inscription : 02/12/2016

Voir le profil de l'utilisateur
  • Revenir en haut
  • Aller en bas

Re: Cormac McCarthy

Message par Bédoulène le Ven 3 Mar - 11:23

je pense me contenter de ton commentaire Shanidar ! merci

_________________
"Lire et aimer le roman d'un salaud n'est pas lui donner une quelconque absolution, partager ses convictions ou devenir son complice, c'est reconnaître son talent, pas sa moralité ou son idéal" Le Club des incorrigibles optimistes de J.M. Guenessia "

"Il n'y a pas de mauvais livres. Ce qui est mauvais c'est de les craindre." L'homme de Kiev Malamud
avatar
Bédoulène

Messages : 8686
Date d'inscription : 02/12/2016
Age : 73
Localisation : En Provence

Voir le profil de l'utilisateur
  • Revenir en haut
  • Aller en bas

Re: Cormac McCarthy

Message par shanidar le Ven 3 Mar - 11:30

C'est un plaisir !

Et je pense que tu pourrais bien accrocher à No country for old men (Non, ce pays n'est pas pour le vieil homme).
avatar
shanidar

Messages : 1594
Date d'inscription : 02/12/2016

Voir le profil de l'utilisateur
  • Revenir en haut
  • Aller en bas

Re: Cormac McCarthy

Message par topocl le Mar 22 Mai - 20:51

La route



Des années plus tard, il s'était retrouvé dans les ruines carbonisées d'une bibliothèque où des livres noircis gisaient dans des flaques d'eau facto. Des étagères renversées. Une sorte de rage contre les mensonges alignés par milliers rangée après rangée. Il ramassa un livre et feuilleta les lourdes pages gonflées d'humidité. Il n'aurait pas cru que la valeur de la moindre petite chose pût dépendre d'un monde à venir. Ça le surprenait. Que l'espace que ces choses occupaient fut lui-même une attente.

Le monde est couvert de cendre et battu par les vents et la pluie. cela dure depuis si longtemps qu'on ne sait même plus pourquoi. On ne sait même plus comment c'était avant. Quelques individus survivent,  bandes organisées ou semi-fantômes ambulants. Y a-t'il encore seulement un "gentil" sur terre?

L’homme sans nom  et son fils, "le petit", avancent, car que faire d'autre qu'avancer? Avancer pour ne pas mourir (mais pourquoi ne pas mourir?), avancer pour rejoindre la mer... et après??? Avancer pour s'aimer.
Ils se parlent, brièvement, (D'accord. Bien sûr. Je te demande pardon), ils se donnent la main, ils s'enlacent désespérément. Ils se haïssent quand leurs choix divergent, ils s'aiment, et ils croient que cela les sauve. Mais de quoi?
Leur relation est un tendre attelage, qui tâche de tenir l’horreur et  la faim à distance. Mais qu'est ce que la tendresse, s'il s'agit de pousser l'enfant au suicide, ou au  meurtre pour se protéger? Qu'est ce que survivre si cela implique d'écarter les autres?  Et pourquoi survivre si chaque jour on ne peut que souhaiter être mort?

C'est  un monde terrible qui correspond à tous les plus noirs cauchemars de ce qui nous attend. Cet homme c'est moi (ou quelqu'un dans ma descendance qui sera moi), cet enfant, c'est mon fils. Comment désormais parler de dignité, d'humanité alors que la peur et la faim règnent et que justement cette humanité, cette dignité, nous condamnent au pire? Comment parler encore d'amour?

J'ai vécu chaque page de ce roman de façon instinctive, glacée, terrorisée au-delà de tout questionnement possible. Il m'a été impossible d'envisager une manipulation, un message biblique (et même d'imaginer un dieu dans tout cela), car je sais qu'intellectualiser cela, c’est refuser le message pour moi indiscutable que plus rien n'a de sens, que nous ne sommes plus sauvables.

Je sais que je ne regarderai pas le film, avec le sentimentalisme,  et le sensationnalisme hollywoodien  déplacé qu'évoque la bande annonce, si loin de l'émouvante sobriété du roman. Je resterai avec en moi mes propres images insoutenables, avec sa poésie désespérée et le style martelé, haché, tellurique de McCarthy.

_________________
Il y a plus de personnages dans la littérature que d'habitants en Chine
Héctor Abad
avatar
topocl

Messages : 4726
Date d'inscription : 02/12/2016
Age : 58
Localisation : Roanne

Voir le profil de l'utilisateur https://topocleries.wordpress.com/
  • Revenir en haut
  • Aller en bas

Re: Cormac McCarthy

Message par bix_229 le Mar 22 Mai - 20:57

Merci Topocl pour tes impressions !
On ne lit pas ce livre tout uniment je crois. Et on n' en sort pas tout à fait indemne.
Et en plus, c' est un scénario  pas vraiment invraisemblable dans l' avenir...


Dernière édition par bix_229 le Mar 22 Mai - 23:32, édité 1 fois
avatar
bix_229

Messages : 6991
Date d'inscription : 06/12/2016
Localisation : Lauragais

Voir le profil de l'utilisateur
  • Revenir en haut
  • Aller en bas

Re: Cormac McCarthy

Message par animal le Mar 22 Mai - 21:40

ça fait penser à Mad Max ou pas ?

_________________
Keep on keeping on...
avatar
animal
Admin

Messages : 7620
Date d'inscription : 27/11/2016
Age : 37
Localisation : Tours

Voir le profil de l'utilisateur http://deschosesalire.forumactif.com
  • Revenir en haut
  • Aller en bas

Re: Cormac McCarthy

Message par Tristram le Mar 22 Mai - 22:26

Rien à voir, même de loin !
avatar
Tristram

Messages : 5334
Date d'inscription : 09/12/2016
Age : 62
Localisation : Guyane

Voir le profil de l'utilisateur
  • Revenir en haut
  • Aller en bas

Re: Cormac McCarthy

Message par Bédoulène le Mar 22 Mai - 23:12

moi c'est le fait que cette situation est réaliste qui m'a terrorisée ; ça peut arriver !

_________________
"Lire et aimer le roman d'un salaud n'est pas lui donner une quelconque absolution, partager ses convictions ou devenir son complice, c'est reconnaître son talent, pas sa moralité ou son idéal" Le Club des incorrigibles optimistes de J.M. Guenessia "

"Il n'y a pas de mauvais livres. Ce qui est mauvais c'est de les craindre." L'homme de Kiev Malamud
avatar
Bédoulène

Messages : 8686
Date d'inscription : 02/12/2016
Age : 73
Localisation : En Provence

Voir le profil de l'utilisateur
  • Revenir en haut
  • Aller en bas

Re: Cormac McCarthy

Message par églantine le Mer 23 Mai - 19:19

Une lecture qui grave des images d'une noirceur absolue chez le lecteur .
Bouh , je ne le relirai pas .

_________________
"Un jour je te décevrai et ce jour-là j'aurai besoin de toi." Robert Desnos
avatar
églantine

Messages : 3614
Date d'inscription : 02/12/2016
Localisation : Savoie

Voir le profil de l'utilisateur
  • Revenir en haut
  • Aller en bas

Re: Cormac McCarthy

Message par topocl le Mer 23 Mai - 20:15

Plus à distance, capable d'adopter un autre point de vue, je vois un discours universel et intemporel sur les réfugiés, et aussi ce questionnement insoluble : doit-on rendre nos enfants durs pour les protéger?
Pas bien gai non plus, tout ça...

_________________
Il y a plus de personnages dans la littérature que d'habitants en Chine
Héctor Abad
avatar
topocl

Messages : 4726
Date d'inscription : 02/12/2016
Age : 58
Localisation : Roanne

Voir le profil de l'utilisateur https://topocleries.wordpress.com/
  • Revenir en haut
  • Aller en bas

Re: Cormac McCarthy

Message par Tristram le Sam 26 Mai - 22:42

Suttree



Avec ce roman à situer entre Mark Twain, Faulkner et Steinbeck, McCarthy s’intègre parfaitement dans la grinçante famille littéraire du Sud états-unien (mais on pensera aussi à Henry Miller, à Knut Hamsun, et peut-être même à Malcolm Lowry) : existences de misère, vues par séquences d’oisiveté, de beuverie, de violence, de débrouille des laissés-pour-compte du rêve états-unien dans l’Amérique profonde des années 1950.

L’essentiel se passe dans les environs de la rivière-égout à Knoxville, Tennessee, où vit et pêche Bud Suttree, dont le passé douloureux est à peine esquissé : il a quitté sa famille de façon dramatique et depuis refuse le travail salarié, peut-être plus à l’aise dans ce milieu sordide et précaire mais indépendant où il erre, flottant comme une épave parmi les autres.
Assez solitaire, Suttree fréquente pourtant beaucoup de marginaux dans son genre (mais on se perd de vue sans logique, comme dans la vie). C’est l’opportunité de croiser des personnages marquants, croqués en autant de pochades (portrait physique, dialogues, actions brèves, pas de commentaire psychologique), plus fouillée parfois, comme pour Gene Harrogate, rat des champs et souris des villes, un jeune gringalet dégingandé et gouailleur que Suttree a rencontré en prison, simplet et méchant comme une teigne, un combinard occasion de catastrophes qui nous valent quelques scènes du meilleur comique.
Suttree est aussi souvent entraîné contre son gré dans des aventures hasardeuses. Les faits sont rapportés par séquences au fil desquelles le lecteur assemble le puzzle des fragments d’histoire des exclus de la société (surtout représentée par la police), tantôt solidaires, tantôt affrontés au cours de la vie-rivière qui charrie ses aléas, des hauts et des bas, des aubaines et des malchances, et nombre de morts.

« Il s’examinait le visage dans le miroir, la mâchoire pendante, l’œil vide. À quoi ressemblerait-il quand il serait mort ? Car il y avait des jours où cet homme désirait tant la fin de tout qu’il aurait volontiers rejoint le club des morts, de toutes les âmes ayant jamais existé, les yeux bandés de nuit. »

De superbes épisodes, comme le commerce des chauves-souris enragées,
« Quelques chauves-souris mortes ou moribondes apparurent dans les rues. Des bandes errantes de chiens abandonnés furent menées à la chambre à gaz. Harrogate se tenait à carreau, craignant d’une façon ou d’une autre que son tour n’arrivât bientôt. »

ou le vagabondage halluciné dans les bois, avec par exemple cette scène ophélienne :

« Les feuilles jaunes tombaient à travers toute la forêt et la rivière en était pleine, navettes, clignotements, feuilles dorées qui s’engouffraient en une avalanche de pièces dans l’eau en aval. Une monnaie périssable, sans cesse renouvelée. Dans l’ancien temps se disait ici une ballade, quelque amour qui finissait mal avec une fille à la chevelure de sable, noyée au fond d’une mare vert de glace où elle était trouvée, les cheveux répandus comme de l’encre à même les cailloux froids de la rivière. Refluant dans ses liens, langoureuse comme un rêve marin. Contemplant de ses yeux agrandis par l’eau le ventre des truites et le puits du monde onduleux au-delà. »

La traduction m’est apparue comme fautive par endroits, mais il faut reconnaître que ce doit être un fameux défi, à l’instar de l’Ulysse de Joyce, ou du Pastis de Gadda : on rencontre notamment beaucoup de synonymies et de termes rares, surtout du domaine naturaliste, comme la salbande, surface latérale d'un filon, et l’hétérodon, ou couleuvre à nez retroussé ‒ ou encore le bungare, autre serpent (mais asiatique !)

« De ringentes flaques d’essence ne cessaient d’exploser à la surface en yeux huileux. »
Le Merriam-Webster donne pour ringent :
1: having the lips widely separated and gaping like an open mouth (ringent corolla)
2: gaping irregularly (the ringent valves of various bivalves)
From Latin ringent-, ringens, present participle of ringi to open the mouth, show the teeth.
L’étymologie proposée élude semble-t-il l’aspect de grognement coléreux contenu dans le terme latin : plutôt que de laisser ce dernier en anglais ou tel un néologisme (défectueux), peut-être aurait-il mieux valu le transposer par "palpitantes", ou mieux "pulsantes" ?
Ces termes précis ajoutent aux descriptions d’un observateur méticuleux (le narrateur est l’auteur), et donnent une forte impression à la fois de détachement objectif et de vécu, de réalité à cette nature souillée et à ce microcosme d’indigents hauts en couleur.

J’ai cru ressentir un crescendo dramatique après la liaison de Suttree avec la prostituée qui l’entretenait : visions provoquées par la vieille devineresse-succube, délires dus à la fièvre, reprenant ses souvenirs ; imprégné de culture évangéliste, ce roman (sans vraie difficulté de lecture) atteint à l’universalité du fardeau de la condition humaine.
Je me suis rapidement attaché à ce petit monde jonché de détritus (et des rebuts que sont les personnages),
« Là où la rivière fermente, gorgée d’immondices. »
, et je fus sensible à cette lecture comme à l’évocation d’une enfance, d’un passé assez misérable, déplorable mais profondément humain.

« À présent chaque jour à midi il s’éveille à la lumière grise perçant à travers les loques de dentelle grises à la fenêtre et au son de la musique country qui filtre à travers les murs fleuris tachés d’eau. Murs ornés de cafards écrasés au hasard en petites corolles grasses, certains encadrés par l’empreinte d’une semelle de chaussure. Dans les chambres les rares locataires se blottissent contre les radiateurs, les flagellant avec des manches de balais, avec des louches de cuisine. Les radiateurs sifflent de mauvaise grâce. Le froid vient lécher la fenêtre. Dans le peignoir de bain et les pantoufles qu’elle lui a achetés et son nécessaire de toilette en peau de porc à la main il longe le couloir tel un fantôme parmi des ruines, saluant parfois d’un signe de tête les garçons de ferme à l’heure, ou les vieux solitaires au regard entendu émergeant de rendez-vous dans les chambres devant lesquelles il passe. Jusqu’à la salle de bains au bout du couloir que personne n’utilisait en dehors de lui, la cuvette jaune fêlée en toiles d’araignées, la baignoire maculée de peinture, les carreaux en losange de la fenêtre qui donnaient sur un rebord où des pigeons se recroquevillent dans leurs plumes à l’abri du vent. Un toit gravillonné où pourrit une balle en caoutchouc. La ville, collage de cubes sinistres sous un ciel couleur d’acier mouillé au cœur d’un midi d’hiver. »

« La mort est ce que les vivants portent en eux. Un état d’angoisse, tel un inquiétant avant-goût d’un souvenir cruel. »

« J’suis convaincu que ça peut pas être pire, dit-il.
Mais la détresse humaine ne connaît pas de limites et tout peut toujours aller plus mal, seulement Suttree ne le dit pas. »

« Dieu lui-même n’est pas trop regardant sur ce qu’il y a au fond de cette rivière. »

Pour ce roman empathique, je ne vois que l’étiquette "social" qui convienne.


mots-clés : #social
avatar
Tristram

Messages : 5334
Date d'inscription : 09/12/2016
Age : 62
Localisation : Guyane

Voir le profil de l'utilisateur
  • Revenir en haut
  • Aller en bas

Re: Cormac McCarthy

Message par Bédoulène le Dim 27 Mai - 8:41

ah! ton commentaire m'engage à lire ce livre, merci Tristram (et de plus les rapprochements avec Faulkner...)

_________________
"Lire et aimer le roman d'un salaud n'est pas lui donner une quelconque absolution, partager ses convictions ou devenir son complice, c'est reconnaître son talent, pas sa moralité ou son idéal" Le Club des incorrigibles optimistes de J.M. Guenessia "

"Il n'y a pas de mauvais livres. Ce qui est mauvais c'est de les craindre." L'homme de Kiev Malamud
avatar
Bédoulène

Messages : 8686
Date d'inscription : 02/12/2016
Age : 73
Localisation : En Provence

Voir le profil de l'utilisateur
  • Revenir en haut
  • Aller en bas

Re: Cormac McCarthy

Message par kashmir le Dim 27 Mai - 11:53

@églantine a écrit:Une lecture qui grave des images  d'une noirceur absolue chez le lecteur .
Bouh , je ne le relirai pas .

c'est pour cela que je n'ai jamais vu le film...

On reprend le livre de pages en pages, malgré le Mal qu'il véhicule et l'horreur dont on s'imprègne. Et l'amour entre le père et le fils n'est qu'une brindille bien fragile au milieu de tout cela.
avatar
kashmir

Messages : 1125
Date d'inscription : 10/09/2017

Voir le profil de l'utilisateur
  • Revenir en haut
  • Aller en bas

Re: Cormac McCarthy

Message par Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


  • Revenir en haut
  • Aller en bas

Page 2 sur 2 Précédent  1, 2

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

 Des Choses à lire :: Lectures par auteurs :: Écrivains des États-Unis d'Amérique

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum