Anne-Marie Garat

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Anne-Marie Garat

Message par topocl le Sam 17 Déc - 16:11

Anne-Marie Garat
Née en 1946




Anne-Marie Garat est une romancière française. Elle a obtenu le prix Femina et le Prix Renaudot des lycéens pour son roman Aden en 1992 et le prix Marguerite Audoux pour son roman, Les Mal Famées en 2000. De juin 2007 à juin 2009, elle est présidente de la Maison des écrivains et de la littérature.

Elle est née en 1946 à Bordeaux où elle a fait des études de lettres. Elle a un DEA de cinéma à l'université de Paris I. Elle vit à Paris où elle enseigne le cinéma et la photographie. Elle a été chargée de mission, auprès de Jack Lang, pour l'enseignement du cinéma à l'école.

Le 17 janvier 2014, elle est élue membre du jury du Prix Femina, en remplacement de Paule Constant, démissionnaire après son élection à l'Académie Goncourt.

Œuvres


   L'Homme de Blaye, 1984
   Voie non classée, 1985
   L'Insomniaque, 1987
   Le Monarque égaré, 1989
   Chambre noire, 1990
   Aden, 1992, prix Femina
   Photos de familles, 1994
   Merle, 1996
   Dans la pente du toit, 1998
   L'Amour de loin, 1998
   Itsvan arrive par le train du soir, 1999
   Les Mal Famées, 2000
   Nous nous connaissons déjà, 2003
   La Rotonde, 2004
   Un tout petit cœur, littérature jeunesse, 2004
   Une faim de loup. Lecture du Petit Chaperon rouge, 2004
   Dans la main du diable, 2006
   On ne peut pas continuer comme ça, 2006
   L'Enfant des ténèbres, 2008
   Pense à demain, 2010
   Photos de familles, 2011
   Programme sensible, 2013
   La Première Fois, 2013
   La Source, 2015

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Re: Anne-Marie Garat

Message par topocl le Sam 17 Déc - 16:14

La Source  

 
                                                                                                                                                                                                                                        Parmi les thèmes récurrents au cœur des livres d'Anne-Marie Garat, ces personnages qui au premier regard se reconnaissent, se trouvent une affiné, comme si « Nous nous connaissions déjà ». C'est un peu ce qui se passe entre elle et moi, un auteur qui m'offre des histoires pour me toucher, un style pour m'emporter, et qui (sans qu'elle le sache) trouve en moi une lectrice qui l'écoute bercée et emportée. Et la suivrait quoi qu'il arrive.  

 
           «  Je crois que notre première rencontre fut de cette  sorte, qu'elle et moi, dans la surprise de notre collision au coin de sa maison, lors de cet échange si aventuré qu'il m'avait mise en gaieté, nous avons joué notre va-tout ainsi que dans les rencontres amoureuses, quand dès les premiers mots s'énoncent ce qui décide de l'avenir, fera souffrir ou rendra heureux, qu'on se remémore et répète avec nostalgie comme si quelque chose d'irréversible s'était tramé dans leur perfection initiale et oui, cette femme me plut dès que je la vis, dès que je me heurtais à elle et manquais de tomber dans ses bras, les mots que nous improvisions étaient une entrée en matière décisive, peut-être la clé qui m'ouvrait son cœur. »

C'est une magistrale histoire transgénérationnelle, autour et à distance d'une vieille maison baroque à l'écart du village, avec des correspondances, des lei-motivs  et des variations, des trahisons, des fidélités et des vengeances , ceux qui partent et ceux qui restent . C'est raconté par Lottie l'ancienne servante devenue usufruitière, celle qui a entendu tous les secrets, compris tous les enjeux, trafiqué pour détourner le destin. Celle qui livre ( ou pousse à rechercher) les clés de ces destins complexes, de ces personnages enflammés, emportés par l'histoire du siècle. Face à elle, celle qui écoute c'est « Je », la narratrice, jeune universitaire en quête d’histoire rurale, croit-elle, qui comprend vite être plutôt revenue dans ce village où elle passa deux jours de son enfance, pour comprendre enfin son propre passé.

Lottie, un peu sorcière « artiste en menteries », s'amuse avec le récit , la mémoire, la vérité et  les jeux qu'ils nous procurent. Le paysage est là, splendide,  alternativement hostile et hospitalier, écrin sauvage des émotions de chacun.

Les temps, les lieux , les époques, les familles s'entremêlent dans un récit labyrinthique,  tumultueux, porté par le style fiévreux, foisonnant, parfois lyrique, d'Anne Marie Garat, ses mots précieux, ses  très longues phrases enjôleuses comme des vagues (lesquelles vagues peuvent submerger, je le conçois très bien).

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Re: Anne-Marie Garat

Message par topocl le Sam 17 Déc - 16:16

Photos de familles, un roman de l'album



Il ne faut pas attendre de ce livre une étude structurée, mais plutôt un amalgame de réflexion d’Anne Marie Garat sur les photos de familles, qu’elle collectionne depuis longtemps au gré des brocantes et marchés au puce ; Il y a plein de choses intéressantes sur la photographie, la construction, la part du hasard et le sens à lui donner. Sur la façon de prendre des photos ( dans l’atelier d’un professionnel ou sous le déclencheur d ‘un père de famille, ou d’un lointain cousin, pour un cliché construit, réfléchi ou spontané, fixant l’instant,  rendant la seconde éternelle), de les conserver, de les regarder. Sur la famille, le lien, l’absence, la transmission, la mort. Sur les non-dits et les secrets qui transparaissent sur ces clichés ordinaires. Sur l’émotion et le sens qu’on y trouve selon l’expression, le geste, les ressemblances. Emotion qu’on y trouve  moins depuis que la photo est devenue jetable comme beaucoup d’autres choses. il y a quelque passages un peu obscurs et redondants, aussi.

C’est globalement intéressant, dans le style noble et attentif habituel à Anne-Marie Garat, illustré de clichés de la collection de l’auteur, qui a eux seuls valent le déplacement, qu’elle décrit, analyse, compare, décortique et sur lesquels elle laisse voguer son imagination et son questionnement ; comme elle écrit ses romans, en quelque sorte.

L'album apprend à l'enfant qui grandit le principe de filiation, les catégories de la parenté, l'ordre du temps. Ce livre d'images est un manuel pratique, initiatique. Un moyen de vérifier de temps en temps ce qui nous tient ensemble, les vivants et les morts, ce qui nous justifie et nous réconforte, le sentiment d'une solidarité vitale.

À regarder ces photographies, nous trouvons ce que nous savons, ce qu'avoir été enfant d'une mère a fait de nous, ce tamis, ce brûlot des regards, une manière de prendre et de tenir, ou de ne pas toucher, un écart qui inquiètent la mémoire ancienne du corps, celles des peaux, des odeurs d’herbe, de poudre, de lait aigre et de laine mouillée. Une matière d'amour et de souffrance, de haine aussi, qui donne des raisons de vie ou de mort à soi, pour le reste des jours.

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Re: Anne-Marie Garat

Message par topocl le Mer 4 Jan - 16:13

Tranquille



Le père, éternel absent de l'enfance, s'est retiré  à l'aube de la vieillesse, rongé par sa haine des hommes, loin de tout, dans une cabane alpine  inaccessible, courant la montagne à perdre haleine pour mieux s'y perdre. Son fils, au coeur encore plein de rancune, s'y rend un jour porteur d'un message, et, en quelques heures d'un partage qui ne passe pas par les mots, malgré la rudesse des échanges, un voile de compréhension va subrepticement se soulever.
Leur vie n'en sera certes pas changée, mais leur coeur, si, sans doute.

Nature, berce-les doucement...
Dans cette nouvelle à l'économie généreuse, la montagne est resplendissante, le coeur des hommes meurtri. Il y a là une sobriété qui masque le pathétique d'une relation échouée, et un baume qui s'installe, enfin.
mots-clés : #famille

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Re: Anne-Marie Garat

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