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Message par Quasimodo le Lun 15 Mai - 23:50

Un libraire m'en a parlé en termes très négatifs, dont "arnaque" si je me souviens bien. Je ne m'interdis pas de le lire, mais vu la taille de ses livres, je mets de côté.

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Message par bix_229 le Mar 16 Mai - 0:18

@Quasimodo a écrit:Un libraire m'en a parlé en termes très négatifs, dont "arnaque" si je me souviens bien. Je ne m'interdis pas de le lire, mais vu la taille de ses livres, je mets de côté.
Bolano a aussi écrit dex ou trois romans courts.
Sinon, tu peux essayer ses nouvelles comme  Appels téléphoniques.
Je serais curieux de ton opinion...
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Message par Quasimodo le Mar 16 Mai - 15:56

Je vais voir si je le trouve en médiathèque, je veux le feuilleter avant de me décider (mais pourquoi pas !)

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Message par Arturo le Ven 16 Fév - 20:05

@Dreep a écrit:

2666 se lit très bien aussi, tout comme Les Détectives Sauvages, un gros turn-over (page-turner), un peu comme dans un roman d'aventure. Bolaño n'est jamais obscur, pas plus que le contraire, il se situe toujours dans un niveau médian qui est le clair-obscur.

C'est vrai que 2666 se lit très bien. J'ai toutefois préféré Les Détectives Sauvages. 2666 m'a parfois emporté, quelque fois ébloui, et souvent ennuyé. Je dois avouer avoir sauté une grande partie du chapitre sur les crimes, véritable roman noir. Et j'ai été moyennement emballé par le dernier, qui tourne au récit de guerre. Finalement, ce que j'ai préféré ç'a été la première partie, avec les critiques littéraires.
Je ne sais pas trop quoi penser en fin de compte de 2666. On peut voir ça comme un roman total, un grand-oeuvre. Mais il m'a un peu laissé de côté. Je n'ai pas trouvé le souffle épique, propice à ce genre de littérature au long cours.

L'auteur me plaît toujours, rassurez-vous ! J'ai hâte de lire d'autres textes du monsieur.
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Message par Dreep le Ven 16 Fév - 20:44

Ah j'avais vraiment mis turn-over ? Roberto Bolaño - Page 2 1390083676

Beau lapsus.
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Message par ArenSor le Mer 23 Mai - 17:39

2666

Roberto Bolaño - Page 2 Image_10

J’avais entendu des avis très contrastés sur cet ouvrage : chef-d’œuvre absolu, arnaque…
J’ai eu le malheur d’en lire quelques lignes, alors que j’étais engagé dans d’autres lectures, et j’ai tout de suite était happé, fasciné, à l’instar d’une mouche autour d’une lampe. J’ai lu ce livre d’une traite, sans la moindre lassitude, toujours avec la même avidité, jusqu’à la fin, regrettant d’en arriver au point final ! Shocked

Difficile de résumer ou de parler d’un livre qui associe tellement d’histoires, de modes narratifs, de thèmes… On parle de « livre monde », terme facile mais qui a le mérite d’être évocateur.
2666 est donc le dernier roman de Roberto Bolano, qu’il n’a pas eu le temps de terminer avant sa mort. J’ignore les parties qu’il aurait modifiées, peut-être la dernière pour lui donner plus d’ampleur ?

L’ouvrage se divise en cinq chapitres. Bolano avait décidé in fine de les publier séparément. Ce choix était principalement dicté par un souci d’assurer des revenus financiers à sa famille après sa mort. Heureusement, ses ayant-droits et éditeurs ont décidé de rassembler l’ensemble. C’était le bon choix car les différents chapitres sont unis les uns aux autres par quantité de fils plus ou moins visibles.

1) La partie des critiques : quatre universitaires : un français, un italien, un espagnol et une anglaise sont sur la piste d’un mystérieux auteur allemand qui répond au nom improbable de Benno Archimboldi et que très peu de gens ont vu. Ils vont de colloques en colloques prêcher la bonne parole d’un écrivain qu’ils considèrent comme un maître de la littérature du XXe siècle (on parle même de lui pour le Nobel !). A l’occasion, ils s’intéressent également à un artiste qui s’est amputé d’une main pour la fixer sur un tableau… Ayant découvert une piste de la présence possible d’Archimboldi à Santa-Theresa au Mexique, trois de nos universitaires décident de s’y rendre.

2) La partie d’Amalfitano : celui-ci est un prof de philosophie espagnol qui s’est exilé à Santa-Theresa. Il vit avec sa fille qui commence à fréquenter de mauvais garçons. Amalfitano accroche un livre de géométrie sur un fil à linge le laissant dépérir au fil du temps, nouveau ready-made à la Duchamp. Il entend des voix, expérience qui l’amène aux portes de la folie.

3) La partie de Fate : journaliste afro-américain de Brooklyn, Fate vient à Santa-Theresa pour couvrir un combat de boxe. Il commence à s’intéresser aux femmes retrouvées mortes dans la ville. Fate fréquente les milieux interlopes et doit s’enfuir précipitamment avec Rosa la fille d’Amalfitano.

4) La partie des crimes. C’est le chapitre de loin le plus long, celui que j’ai trouvé le plus fort, véritable point d’acmé du roman. L’histoire s’inspire d’événements réels : les meurtres de jeunes femmes perpétrés à Ciudad Juarez (alias Santa Theresa), à la frontière entre le Mexique et les Etats-Unis.
C’est une longue litanie mortifère, jusqu’à la nausée, d’enfants, jeunes filles et femmes un peu plus âgées, parfois torturés à mort, la plupart violés par « les deux voies », souvent étranglés avec fracture de l’os hyoïde (dont j’ignorais même l’existence avant cette lecture). Bolano nous offre un parcours sordide dans les décharges sauvages, des faubourgs glauques et déshérités à souhait, l’univers de ces malheureuses femmes, serveuses de café, prostituées, ouvrières des maquiladoras. Le lecteur est amené aussi à côtoyer les milieux policiers, le monde des narcotrafiquants, celui  de la justice et l’univers pénitencier ; mondes aux frontières perméables, mouvantes, gangrenées par la corruption.

5) La partie d’Archimboldi nous plonge dans le passé, en Allemagne lors de la seconde guerre mondiale, sur le front de l’est, lieu privilégié de multiple horreurs. C’est un des liens les plus évidents entre les deux dernières parties, la description des pires choses que l’humanité a pu inventer.

Il n’est bien entendu pas question pour moi d’aborder les multiples aspects que présente un tel livre. Je me contenterai donc de quelques réflexions que m’a inspiré cette lecture :

- l’emboîtement des histoires les unes dans les autres : l’auteur peut interrompre son récit pour suivre un nouveau personnage. Il y a ainsi un foisonnement de récits en structure « buissonnante ». Parfois des personnages reviennent, d’autre fois non. Pour ma part, J’ai trouvé ce mode de récit très cohérent avec le fil de nos existences, régies par diverses tendances dans lesquelles l’aléatoire intervient constamment : rencontres fortuites, suivies, interrompues, retrouvées parfois ; diversité de nos centres d’intérêt au cours d’une vie, etc.

- une écriture «tortueuse », « sinueuse » (je ne sais trop quel terme employer), qui se faufile dans une sorte de labyrinthe gigantesque. J’ai souvent pensé à « Mulholland drive » de Lynch.

- le décalage subtil avec la réalité : c’est une impression très forte et intrigante que j’ai eu à la lecture de 2666. Celle de ne jamais être totalement dans le réel, mais juste à côté, derrière une paroi transparente, comme dans un univers parallèle. D'ailleurs, souvent les personnages agissent et se regardent agir. Les miroirs tiennent également une grande place dans le récit. De ce fait, la frontière entre ce qui semble le réel et l’imaginaire, sous forme en particulier du rêve, est très ténue. Comme le dit très bien Dreep, une écriture en « clair-obscur », toujours entre entre deux mondes.

« Au réveil, il crut avoir rêvé d’un film qu’il avait vu peu auparavant. Mais tout était différent. Les personnages étaient noirs, et le film du rêve était donc comme un négatif du film réel ».
« Tout ça est comme le rêve d’un autre. »

- le mal : il semblerait que ce soit un thème récurrent chez Bolano. Déjà le titre du roman évoque la Bête de l’Apocalypse. Ce Mal est effectivement toujours présent dans le livre, en arrière plan, comme un bruit de fond le plus souvent ; parfois il éclate avec brutalité lors de rêves en particulier. Cela m’a rappelé quelques terreurs d’enfance.

Pour terminer, je voudrais insister sur la grande facilité de lecture de 2666 qui ne présente pas de difficultés. Je conseille de le lire sans à priori, en se laissant porter, ce n’est pas un livre policier, ni d’aventures, ni fantastique, encore moins un roman classique, mais tout cela à la fois : un livre-monstre  Very Happy
 
« Même les pharmaciens cultivés ne se risquent plus aux grandes œuvres imparfaites, torrentielles, celles qui ouvrent les chemins dans l’inconnu. Ils choisissent les exercices parfaits des grands maîtres. Ou ce qui revient au même, ils veulent voir les grands maîtres dans des séances d’escrime d’entraînement, mais ne veulent rien savoir des vrais combats, où les grands maîtres luttent contre ça, ce ça qui nous terrifie tous, ce ça qui effraie et charge cornes baissées, et il y a du sang et des blessures mortelles et de la puanteur »

mots-clés : #contemporain #creationartistique #fantastique #polar #violence
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Message par Arturo le Mer 23 Mai - 18:23

Merci pour ton commentaire ! Smile
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Message par Chamaco le Mer 23 Mai - 20:09

je suis curieux pour celui ci, qui connaît ?.
"1996 : La littérature nazie en Amérique (La literatura nazi en América)"
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Message par Dreep le Jeu 24 Mai - 12:38

C'est du Bolaño tout pur, un prétexte, pour parler de littérature.
La Littérature nazie en Amérique : les majuscules comptent. "nazie" est le mot centrale, et chez Bolaño, le centre est invisible ou alors, en l'occurrence, a moins d'importance que le contour. C'est un recueil où les nouvelles sont courtes, si je me rappelle bien, Bolaño dépose quelques éléments, que le lecteur peut approfondir et élargir à souhaits avec ses suppositions. Il l'a fait lui-même en écrivant Une étoile distante, qui développe l'une des nouvelles de ce recueil. Il aurait peut-être fait de même avec les autres nouvelles s'il avait vécu plus longtemps.
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Message par ArenSor le Lun 17 Sep - 20:31

Les Détectives sauvages

Roberto Bolaño - Page 2 Image_11

Un gros et un grand livre !
Comme pour 2666, j’ai tout de suite été happé par le récit. Curieux, il y a des auteurs dont dès les premières lignes, je sais que j’irai jusqu’au bout de l’ouvrage.
D’ailleurs, les deux derniers opus de Bolano partagent nombre de points communs : longueur du texte, constructions et « intrigue» similaires.
Toutefois, « Les Détectives sauvages »  est un livre à l’écriture plus resserrée, plus dense également, avec dans la seconde partie un croisement de témoignages mieux construit, qui en font un ouvrage probablement supérieur à  « 2666 ».  Je reste cependant convaincu que Bolano aurait modifié son dernier roman si la mort ne l’avait pas rattrapé.

« Les Détectives sauvages » est constitué de trois parties :

Mexicains perdu dans Mexico est un journal d’initiation d’un jeune poète de 17 ans, Juan Carlos Madero qui couvre la période du 2 novembre au 31 décembre 1975. Celui-ci entre rapidement en contact avec un groupe poétique d’avant-garde, les « real-viscéralistes» fondé et animé par deux jeunes poètes, Arturo Belano (sorte d’hétéronyme de l’auteur) et Ulises Lima (en référence à l’écrivain cubain José Lezarma Lima, mais peut-être également à Ulysse de Joyce ?). Le « réal-viscéralisme» est en réalité la réactivation d’un groupe de poésie de l’entre-deux-guerres, appelé également « stridentisme », apparenté au dadaïsme et au surréalisme. Les têtes de turc de Lima et Belano sont les poètes paysans mexicains ou de grands noms de l’époque : Neruda et Paz.
Le journal de Madero décrit les errances de ces poètes dans Mexico, la fréquentation des cafés, les nuits passées à discuter de littérature et à refaire le monde, sans oublier la découverte du sexe qui devient une occupation de premier plan pour l’auteur du journal ! J’ai trouvé que cette première partie offrait une belle description de jeunes gens attirés par la bohême et la poésie à un âge où le monde s’offre à eux et où tout est encore possible. En tout cas, beaucoup de passages m’ont parlé et rappelé des souvenirs de mes premières années en fac. Probablement, est-ce aussi parce que je suis de la même génération que Bolano…
Le journal se termine par la fuite précipitée de Madero, Lima et Belano, accompagnés d’une jeune prostituée, Lupe, vers le désert du Sonora.

Les Détectives sauvages est la partie la plus longue et le centre du roman. Il s’agit d’un véritable chœur polyphonique, qui couvre la période de 1976 à 1996. Il est constitué de multiples témoignages   de personnes ayant été en relation à un moment ou un autre, soit avec Belano, soit avec Lima. Ces témoins, très nombreux, reviennent parfois à plusieurs reprises, ou n’interviennent qu’une fois, la plupart sont fictifs, mais quelques-uns sont bien réels : Michel Bulteau ou Octavio Paz, par exemple. Certains témoignages sont très courts, d’autres forment de véritables récits. A chaque fois, la date et le lieu de l’intervention sont indiqués.
Ce chapitre permet donc de suivre les deux poètes dans leurs errances respectives : Paris, l’Allemagne, Tel Aviv, Barcelone, le Nicaragua, l’Afrique…
De fait, tout le roman a cet aspect de road-movie. Il est d’ailleurs fait référence au film Easy Rider, Bolano précisant que les deux poètes ressemblent à Dennis Hopper et non à Peter Fonda.
On pourrait croire que par ces différents éclairages on cernerait mieux la personnalité des deux « héros ». Oui et non en fait, car souvent les témoignages diffèrent, se contredisent. De même, si certains évènements sont clairement connus, d’autres sont beaucoup plus allusifs
Voici quelques personnages (parmi tant d’autres) :
- Amadeo Salvatierra intervient régulièrement. C’est un écrivain public, fortement porté sur la bouteille, en particulier le mythique mezcal « Los Suicidas », distillé à Chihuahua. Salvatierra possède l’unique exemplaire subsistant du seul numéro publié par les stridentistes dans les années 20. Y figure notamment l’unique poème, totalement graphique, de la cheffe de file du groupe : Cesarea Tinajero
- Joaquin Font (dit Quim) : déjà très présent dans le journal de Madero. C’est un architecte qui dans le récit se trouve enfermé en hôpital psychiatrique. Mais ses discours sur la poésie sont très sensés. Ses deux filles, Angélica et Maria font partie des real-viscéralistes, puis se détachent du groupe.
- Andrés Ramirez : chilien, émigré clandestin en Espagne. Il voit apparaître des combinaisons de chiffres qui lui permettent de gagner une fortune à la loterie.
- Xosé Lendorio : avocat poète qui parsème son discours de citations latines. Son récit d’un sauvetage d’enfant tombé dans un gouffre est très fort.

Les Déserts du Sorona, la troisième et dernière partie du roman, est la reprise du journal de Madero au moment où il avait été interrompu, c’est-à-dire début 1976. Il raconte les errances de Belano, Lima, Madero et Lupe dans le désert à la recherche de la poétesse Cesarea Tinajero, cheffe de file et seule survivante du groupe des Stridentistes. Parallèlement, les quatre comparses sont poursuivis par l’ancien souteneur de Lupe.

Difficile de conclure, mais par sa capacité à entremêler quantités de points de vue différents, de récits, de niveaux de langage, à associer réel et imaginaire, tout en gardant une fluidité d'écriture étonnante, Roberto Bolano m’apparaît comme l’une des grandes figures de la littérature de la fin du XXe et du début du XXIe siècle.
Dernier mot à l’auteur :
« Je crois que mon roman offre autant de lectures qu’on y trouve de voix. On peut le lire comme une agonie. Mais aussi comme un jeu. »

En post-scriptum : on peut s'étonner que notre dicoman de référence, Tristram, amateur de mots rares et précieux n'ait pas été sensible plus que ça à la prose de Bolano.

- Asclépiade ? a dit Lima.
- Ca vient d’Asclépias de Samos, qui a été celui qui l’a le plus employé, quoique Sappho et Alcéon en aient fait aussi usage. Il a deux formes : l’asclépiade mineur a douze syllabes distribuées en deux cola (membres) éoliques, le premier formé par une spondée, un dactyle et par une syllabe longue, le deuxième par un dactyle et par une dipodie trochaïque catalectique. L’asclépiade majeur est un vers de seize syllabes par l’insertion entre les deux cola éoliques d’une dipodie dactylique catalectique in syllabum. »

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Message par Tristram le Lun 17 Sep - 21:28

Beaucoup de vain blabla pour dire que l'asclépiade de quatre pieds correspond à l'alexandrin français.
On gagnerait un temps précieux pour tous en résumant que le grand asclépiade est un vers de cinq pieds, composé d'un spondée, deux choriambes, et un iambe ou deux dactyles.
NB quand on vaut faire le cake, on dit un spondée, pas une…

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« Nous causâmes aussi de l’univers, de sa création et de sa future destruction ; de la grande idée du siècle, c’est-à-dire du progrès et de la perfectibilité, et, en général, de toutes les formes de l’infatuation humaine. »
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Message par Bédoulène le Mar 18 Sep - 8:08

Roberto Bolaño - Page 2 2042282828

merci Arensor !

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Message par Chamaco le Dim 16 Déc - 23:03

@Dreep a écrit:C'est du Bolaño tout pur, un prétexte, pour parler de littérature.
La Littérature nazie en Amérique : les majuscules comptent. "nazie" est le mot centrale, et chez Bolaño, le centre est invisible ou alors, en l'occurrence, a moins d'importance que le contour. C'est un recueil où les nouvelles sont courtes, si je me rappelle bien, Bolaño dépose quelques éléments, que le lecteur peut approfondir et élargir à souhaits avec ses suppositions. Il l'a fait lui-même en écrivant Une étoile distante, qui développe l'une des nouvelles de ce recueil. Il aurait peut-être fait de même avec les autres nouvelles s'il avait vécu plus longtemps.

j'ai vu ta reponse bien tard, merci pour ces elements, amicalement
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Message par Chamaco le Mer 19 Déc - 10:59

commandé aujourd'hui : La littérature nazie en Amérique
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Message par bix_229 le Mar 11 Fév - 20:32


Roberto Bolaño - Page 2 Oeuvre11


Oeuvres complètes t.1
Roberto Bolano
Editions De L'olivier 20 février 2020
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Message par Romain le Jeu 13 Fév - 12:29

Je ne sais par quel bout le prendre, que lire en premier ? J’ai lu tout et son inverse sur Bolaño, si bien que je reporte la découverte systématiquement.
Puis je crois que quelque chose me dérange chez lui, chez la personne. Je ne sais pas encore quoi...
Je ne sais pas comment aborder son œuvre.

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Message par bix_229 le Jeu 13 Fév - 18:01

@Romain a écrit:Je ne sais par quel bout le prendre, que lire en premier ? J’ai lu tout et son inverse sur Bolaño, si bien que je reporte la découverte systématiquement.
Puis je crois que quelque chose me dérange chez lui, chez la personne. Je ne sais pas encore quoi...
Je ne sais pas comment aborder son œuvre.
Peut etre Appels téléphoniques, des nouvelles. Pour moi, un essai transformé. Suivi d'un reve.
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Message par Romain le Jeu 13 Fév - 19:24

D’accord, merci. Je tenterai sous peu.

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Message par Quasimodo le Jeu 13 Fév - 19:28

Je commencerai aussi par celui-ci. Je crains d'avoir les mêmes préjugés que toi sur cet auteur, Romain...

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Message par Arturo le Ven 14 Fév - 11:33

Quels sont-ils ces préjugés ?

et merci Bix de faire part de cette parution. Smile
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