Oliver Sacks

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Oliver Sacks

Message par bix_229 le Mer 21 Déc - 15:53

Oliver Sacks (1933-2015)


Oliver Sacks né à Londres en 1933 a pratiqué et enseigné la neurologie. Il est décédé le 30 août 2015.

Bibliographie

1970 Migraine
1973 L'Éveil
1984 Sur une jambe
1985 L'Homme qui prenait sa femme pour un chapeau
1989 Des yeux pour entendre : voyage au pays des sourds
1995 Un anthropologue sur Mars
1997 L'Île en noir et blanc
2010 L’Œil de l'esprit,
2012 L'odeur du si bémol : l'univers des hallucinations,
2015 En mouvement. Une vie

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Il a écrit de nombreux livres, dont le plus célèbre est L' homme qui prenait sa femme pour un chapeau.
Dans ce livre, il a décrit des affections bizarres mais réelles ayant transformé ceux qui en étaient atteints.
Dans leur corps, dans leur esprit et dans leur comportement.
Et comment ces disfonctionnements entrainaient des troubles, des confusions de la perception, telle que la non perception de la continuité
du temps, la confusion de la personnalité ou de la perception.
Ce qu' Olivier Sacks a tenté, c' est de nous faire pénétrer au mieux dans
dans l' univers du patient et la façon dont il essaie de s' adapter et de faire face au mieux pour améliorer sa situation.

Ce livre pose la question de la vulgarisation scientifique, mais pour ma part, j' ai été absolument passionné par ces récits qui se lisent comme les
meilleurs romans et nous apprennent quelque chose de plus sur le fonctionnement du cerveau humain.

Je ne suis pas apte à juger du bien fondé scientifique de ces récits,
mais de leur intérêt littéraire, oui. Absolument !
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bix_229

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Re: Oliver Sacks

Message par topocl le Mer 21 Déc - 16:40

@bix_229 a écrit:Ce livre pose la question de la vulgarisation scientifique, mais pour ma part,j' ai été absolument passionné par ces récits qui se lisent comme les
meilleurs romans et nous apprennent quelque chose de plus sur le fonctionnement du cerveau humain.

Je m'étais beaucoup interrogée sur ce sujet lors de ma lecture de

L’homme qui prenait sa femme pour un chapeau




4ème de couverture a écrit:    Oliver Sacks décrit dans ce livre les affections les plus bizarres, celles qui atteignent un homme non seulement dans son corps, mais dans sa personnalité la plus intime et dans l'image qu'il a de lui-même. Il nous fait pénétrer dans un royaume fantastique, peuplé de créatures étranges : un marin qui, ayant perdu le sens de la continuité du temps, vit prisonnier d'un instant perpétuel ; une vieille dame qui caricature dans la rue les expressions des passants, jusqu'à les rendre grotesques et terribles ; un homme qui se prend pour un chien et renifle l'odeur du monde ; deux jumeaux arriérés mentaux, capables de calculs numériques prodigieux, qui vivent dans des paysages de chiffres ; ce musicien qui, ayant perdu la capacité de reconnaître les objets, prend pour un chapeau la tête de sa femme, et bien d'autres... Tentatives aussi pour poser les jalons d'une médecine nouvelle, plus complète, qui, traitant le corps, ne refuserait pas de s'occuper de l'esprit, et même de l'âme...

Paradoxalement, en tant que neurologue, je pense que je suis assez mal placée pour m’exprimer sur ce livre. Celui-ci s’adresse en effet au grand public, et j’ai perdu sur ce sujet ma naïveté, je ne peux donc avoir qu’un jugement biaisé.
La grande jouissance de la découverte et du savoir m’échappe, puisque, si je ne rencontre pas de tels cas au quotidien dans mon exercice, j'en ai une connaissance intime, indispensable à ma pratique quotidienne. En tant que spécialiste, je n'apprends rien, je ne m'étonne de rien, j'échappe à cette griserie, à cette fascination devant un savant bienfaisant qui donne les clés permettant d'accéder aux mystères de notre cerveau. Je trouve même par instants ces clés plus clinquantes que réellement solides. Les explications un peu factices, les raccourcis un peu simplistes. Je détecte les moments où Sacks peaufine ses cas, arrange ses symptômes, trafique ses interrogations personnelles, embellit ses patients toujours résilients, réfléchissant toujours intelligemment sur leurs symptômes, parfois plus intelligemment même que le médecin, tout cela pour faire plus vrai que le vrai, donner un livre qui, finalement se lit comme roman, ce qui est sans doute le choix de l'auteur, vu le titre qu'il a donné à son ouvrage. Il s’éparpille un peu, amalgame des choses plus différentes qu’il n’y paraît.

Ceci étant dit, cela est suffisamment fugace pour que je ne me sente pas en droit d’imposer ce jugement, de vous priver d'un bon moment de lecture. Je pense qu'il y a beaucoup à se faire plaisir, s'intéresser, apprndre, s'interroger, s'émerveiller dans ce livre. Je suppose malgré mes réserves que, profane, on se sent agréablement pris en considération par l'auteur, devenant plus savant d'une minute à l'autre, et que le livre satisfait sans doute pleinement une curiosité croisée d’un appétit scientifique. Il expose plutôt bien tout ce que ces cas peu ordinaires ont apporté à la compréhension du fonctionnement du cerveau, sans négliger l’immensité des questions qu’on se pose encore (et qu’on n’est pas prêt de solutionner),notamment dans l’intrication de l’organique et du fonctionnel, autrement dit le neurologique et le psychiatrique, ces frères siamois dont Marko nous a parlé récemment . Il réfléchit sur les notions de normalité, de performance. Enfin, j'apprécie que Sacks, contrairement à pas mal de ses confrères, nous présente bien des patients, et non des dossiers, prend en considération la souffrance et le vécu de ces malades, et non pas seulement la jouissance du médecin devant un «beau cas », cherche des solutions. Il y a une humanité en lui qui fait passer beaucoup de choses.

Je ne peux cependant m'empêcher de me poser la question : ce livre est-il un discours de M. Loyal, c'est-à-dire Sacks lui-même, présentant avec force effets de manches son défilé de monstres, pour en tirer sa petite gloire personnelle ? Ou s'agit-il d'une humble offrande de connaissance et de stimulation intellectuelle à un public curieux à juste titre (avec le prix à payer de petites distorsions, inexactitudes, d’un certain décorum…) ?
Je suis dans une grande ambiguïté, incapable de répondre à cette question. Un mélange des deux sans doute, et libre à chacun de décider la part qui l'emporte. Ce que je constate c'est que ce livre plaît beaucoup, intéresse beaucoup, et donc, mon avis ne constitue que quelques petites notations sur ce livre, et ne se croit absolument pas autorisé à en écarter.


(commentaire récupéré)


mots-clés : #pathologie

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Re: Oliver Sacks

Message par bix_229 le Mer 21 Déc - 17:29

Oui, Sacks a été atteint d'un mélanome à l'œil gauche en 2006 et sa mort était dès lors programmée. Cf. un article de l'Exprees de février 2015.

Oliver Sacks sublime la phase terminale de son cancer

 Par L' EXPRESS.fr avec AFP , publié le 19/02/2015 à 00:00 , mis à jour à 19:30

 
"My Own Life". Tel est le nom de l'article d'Oliver Sacks que les lecteurs du New York Times ont pu lire ce jeudi. Un titre que l'auteur du succès planétaire L'homme qui prenait sa femme pour un chapeau avoue avoir emprunté au philosophe David Hume. C'est en effet une véritable philosophie de vie qu'il livre tout en annonçant être arrivé à la phase terminale d'un cancer .
"Je me sens intensément vivant"

Il y a neuf ans, Oliver Sacks avait été soigné pour une forme rare de mélanome qui lui avait fait perdre l'usage de l'oeil gauche. Il a récemment appris qu'il faisait partie des "2% de patients malchanceux" chez qui ce type de cancer s'est étendu. Son foie est désormais atteint comme il l'explique lui-même en utilisant le jargon scientifique qu'il connait bien. Sa réaction est pourtant étonnamment positive: "Je suis reconnaissant d'avoir pu vivre neuf ans en bonne santé depuis que le premier diagnostic a été établi, mais maintenant je vois la mort en face."  

Il poursuit: "Depuis quelques jours, j'ai été capable de voir ma vie comme si j'étais en haute altitude, comme une sorte de paysage, avec un sens approfondi qu'il y avait des connexions de toutes parts. Cela ne veut pas dire que j'en ai fini avec la vie. Au contraire, je me sens intensément vivant".  
L'homme qui connaît la maladie

Oliver Sacks s'était fait connaître en 1973 avec son livre L'éveil, dans lequel il exposait le cas de patients qui souffraient d'"encéphalite léthargique", une forme de "maladie du sommeil" dont le neurologue les sortait grâce à un médicament. Son livre a ensuite été adapté au cinéma en 1990 avec Robin Williams et Robert DeNiro. Mais c'est L'homme qui prenait sa femme pour un chapeau qui lui a valu son plus grand succès de librairie. Il y décrivait les maladies les plus singulières qu'il avait rencontrées chez ses patients.

Le médecin, âgé de 81 ans, conclue: "Je dois maintenant choisir comment vivre les mois qu'il me reste. Je veux vivre de la façon la plus riche, la plus profonde, la plus prolifique qui soit [...] J'ai été un être sensible, un animal pensant, sur cette belle planète, et en tant que tel fut un très grand privilège et une aventure."

Le livre a été traduit sous le titre : L' Œil de l' esprit. B

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Re: Oliver Sacks

Message par bix_229 le Mar 27 Déc - 20:18


Pour les amateurs de Sacks, parait chez Bourgois. Il s' agit d' un recueil de quatre articles écrits
durnat les deux dernières années qui ont précédé sa mort.
Limpide et radieux.


« Je ne peux pas dire que je n'ai pas peur. Mais le sentiment qui prédomine en moi est un sentiment de gratitude. J'ai aimé et été aimé, j'ai beaucoup reçu et donné beaucoup en retour, j'ai lu et voyagé, pensé et écrit [...]. Avant tout j'ai été un être doué de sensations, un animal pensant sur cette magnifique planète, rien que cela a été un immense privilège et une grande aventure », écrit Oliver Sacks dans « Ma vie », l'un des textes qui composent ce limpide et radieux recueil rassemblant quatre articles du neurologue et écrivain, datant des deux années qui ont précédé sa mort, en 2015, à 81 ans. Oliver Sacks savait alors que la maladie, patiemment et inexorablement, colonisait son corps. Il n'y avait pas lieu d'être dans la négation de cette mort annoncée, mais pas lieu non plus de ne pas profiter en pleine conscience du temps qu'il restait. Continuer de lire et d'écrire. Nager tous les jours. Ne pas oublier, par nuit claire, de s'abîmer dans le spectacle du ciel étoilé et, chaque matin ensoleillé, se réjouir tout simplement du beau temps. Se souvenir des siens. « Parachever [sa] vie, quoi que cette idée puisse recouvrir. » Petit livre de sagesse, et non de résignation, Gratitude est comme l'épilogue testamentaire, précieux, grave et réconfortant, de la merveilleuse autobiographie d'Oliver Sacks, En mouvement, parue au Seuil en début d'année.
— Nathalie Crom / Télérama
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