Christian Bobin

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Christian Bobin

Message par tom léo le Jeu 22 Déc - 21:44

Christian Bobin
Né en 1951  


Wikipédia, psychologies.com a écrit:Christian Bobin, né en 1951 au Creusot en Saône-et-Loire où il demeure, est un écrivain, poète, moraliste et diariste français. Il est l'auteur d'une œuvre fragmentaire où la foi chrétienne tient une grande place, mais avec une approche distanciée de la liturgie et du clergé. français.

Après avoir étudié la philosophie, il a travaillé pour la bibliothèque municipale d’Autun, à l’Écomusée du Creusot et a été rédacteur à la revue Milieux; il a également été infirmier psychiatrique.

Ses premiers textes, marqués par leur brièveté et se situant entre l'essai et la poésie, datent des années 1980. Ils sont publiés aux éditions Brandes, Paroles d’Aube, Le temps qu'il fait, chez Théodore Balmoral, et surtout chez Fata Morgana (où il publie notamment Lettres d'or).

Connaissant le succès à partir notamment d'Une petite robe de fête (1991), il reste un auteur assez discret.

En 1992, il rencontre un autre succès, grâce à un livre consacré à saint François d’Assise: Le Très-Bas, Prix des Deux Magots en 1993 et Grand Prix catholique de littérature. Il publie en 1996 La Plus que vive, hommage rendu à son amie Ghislaine, morte à 44 ans d’une rupture d’anévrisme.

Ses thèmes de prédilection sont le vide, la nature, l'enfance, les petites choses.

Il a également préfacé ou postfacé quelques ouvrages, notamment deux livres de Patrick Renou.


OEUVRES :

   
Spoiler:
Lettre pourpre, 1977
   Le Feu des chambres, 1978
   Le Baiser de marbre noir, 1984
   Souveraineté du vide, 1985
   L’Homme du désastre, 1986
   Le Huitième Jour de la semaine, 1986
   Ce que disait l’homme qui n’aimait pas les oiseaux, 1986
   Dame, roi, valet, 1987
   Lettres d’or, 1987
   Préface de Air de solitude de Gustave Roud, 1988
   L’Enchantement simple, 1989
   La Part manquante, 1989
   Éloge du rien, 1990
   Le Colporteur, 1990
   La Vie passante, 1990
   La Femme à venir, 1990
   L’autre visage, 1991
   La Merveille et l’Obscur - Entretiens avec Christian Bobin,
   Une petite robe de fête, 1991
   Le Très-Bas, 1992 - Prix des Deux Magots 1993, Grand prix catholique de littérature, 1993
   Un livre inutile, 1992
   Isabelle Bruges, Le temps qu'il fait, 1992
   Cœur de neige, 1993
   L’Éloignement du monde, 1993
   L’Inespérée, 1994
   L’Épuisement, 1994
   Quelques jours avec elles, 1994
   L’Homme qui marche, 1995
   La Folle Allure, 1995
   Bon à rien, comme sa mère, 1995
   La Plus que vive, 1996
   Clémence Grenouille, 1996
   Une conférence d’Hélène Cassicadou, 1996
   Gaël Premier, roi d’Abime et de Mornelongue, 1996
   Le jour où Franklin mangea le soleil, 1996
   Donne-moi quelque chose qui ne meure pas, 1996 - Photographies en noir et blanc d'Édouard Boubat accompagnées des textes de Christian Bobin - rééd. 2010
   Autoportrait au radiateur, 1997
   Mozart et la pluie suivi de Un désordre de pétales rouges, 1997
   Geai, 1998
   L’Équilibriste, 1998
   La Grâce de solitude, Dervy, 1998 - Dialogue avec Christian Bobin, Jean-Michel Besnier, Jean-Yves Leloup, Théodore Monod, (ISBN 2-85076-959-2)
   La Présence pure, 1999
   Tout le monde est occupé, 1999
   Ressusciter, 2001
   La Lumière du monde, 2001
   L’Enchantement simple et autres textes, 2001
   Paroles pour un adieu, 2001
   Le Christ aux coquelicots, 2002
   Louise Amour, 2004
   Prisonnier au berceau, 2005
   Une bibliothèque de nuages, 2006
   La Dame blanche, 2007
   Les Ruines du ciel, 2009 (Prix du livre de spiritualité Panorama La Procure
   Donne-moi quelque chose qui ne meure pas, photos d'Édouard Boubat, 2010
   Carnet du soleil, 2011
   Un assassin blanc comme neige, 2011
   Éclat du Solitaire, 2011
   L’homme-joie, 2012
   « Le bouclier », La Chair et le Souffle, vol.8, no 2, 2013, p. 48-56
   La Grande Vie, 2014
   Noireclaire, 2015
   La prière silencieuse, photos de Frédéric Dupont, 2015.

Ecrivain extrêmement prolixe, atteignant régulièrement des tirages respectables. Des fois je me dis: peut-être trop productif? Mais ,lui-même, il vit assez reculé, et évite la scène habituelle des nombreux foires, salons, entretiens et autres. Autant que je puisse en juger, il semble préférer la forme courte?
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Re: Christian Bobin

Message par Tristram le Jeu 22 Déc - 23:03

« Le Mal c’est une hache que vous serrez entre vos mains, pour séparer, pour simplifier en séparant. »
Christian Bobin, « L’Autre Visage »

C'est si pertinent que je vais m'en faire une signature (pour naviguer tout en nuances en ce monde si complexe) !
Et il y en a beaucoup d'autres _ textes assez courts en effet (Le Très-Bas, etc.)
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Re: Christian Bobin

Message par Tristram le Jeu 22 Déc - 23:06

Juste pour le confirmer :

« Il s’agit d’écrire un tout petit peu plus vite que la mort. »
Christian Bobin, « Les Ruines du ciel », « Les cent marches »
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La dame blanche

Message par tom léo le Ven 23 Déc - 6:45



La dame blanche


2007

CONTENU :
Description du livre, en anglais a écrit:Jusqu'à aujourd'hui Emily Dickinson demeure une figure aimée et énigmatique de la poèsie américaine. Cette « Dame blanche » s'est isolée du monde et s'est entièrement dévouée à la parole. Elle était depuis sa mort prioritairement regardée sous l'aspect de sa poèsie qui lui confèrait de la beauté et de l'espérance dans l'agonie et la solitude de sa vie.

L'auteur de ce livre honore dans ce livre la poètesse dans un récit bref et poètique de sa vie et de son œuvre. C'est une interprétation fraîche et personnelle de cette vie, et on en sort avec l'impression de connaître Dickinson un peu mieux et de par sa poèsie évoquée par Bobin qu'aussi sa vie dont on ne connaît que des faits rares.


REMARQUES :
Cette « Dame blanche », c'est bien la poètesse américaine Emily Dickinson qui à partir de la mort de son père ne mettait plus que des robes blanches:

José Corti a écrit:Emily Dickinson est née à Amherst/Massachusetts en 1830, et elle mourra en 1886. Elle est considérée aujourd’hui comme l’un des plus grands poètes américains. Elle n’eut pas droit à la reconnaissance littéraire de son vivant. Presque absente de la scène littéraire, elle fut également peu présente dans le théâtre de la vie. Son champ d’expérience fut limité, puisqu’elle ne s’éloigna d’Amherst que pour passer une année au collège de Mount Holyoke à South Hadley ou lors de rares séjours, à Washington ou à Boston.

Il semble donc qu’elle n’ait guère quitté le cercle de cette petite communauté puritaine de Nouvelle-Angleterre, ni franchi le seuil de la maison familiale où elle disait tant se plaire – entre son père juriste et homme politique, admiré et craint, et sa mère plus effacée ; entre sa sœur Lavinia, qui ne partit jamais non plus et son frère Austin, installé dans la maison voisine avec sa femme Susan, amie de cœur de la poétesse. Le choix d’un certain retrait du monde livre un signe essentiel: la mise à distance, l’ironie.

Mais, à certains égards, ce retrait fut peut-être moins absolu qu’il n’y paraît : tout en se dérobant au monde, au mariage, elle adressa des lettres passionnées à divers correspondants masculins. La fin de sa vie fut marquée par des deuils répétés (son père en 1874, sa mère en 1882, son neveu Gilbert, mort à l’âge de huit ans en 1883, le juge Otis P. Lord (qu'elle devait épouser) en 1884). Secrète et expansive, grave et moqueuse, discrète mais audacieusement libre, sa personnalité est aussi complexe que l’espace réel de son expérience fut restreint.

Elle est enterrée dans un cercueil blanc dans le carré familial à l’ouest du Cimetière sur Triangle Street. Au cours de la cérémonie funéraire, Higginson lit « No Coward Soul Is Mine » (Mon âme n’est pas lâche), le poème d’Emily Brontë que préférait Emily Dickinson.

wikipedia.fr - Dickinson a écrit:Bien qu’ayant été un auteur prolifique, moins d’une douzaine de ses presque mille huit cents poèmes ont été publiés de son vivant. Ceux qui furent publiés alors étaient généralement modifiés par les éditeurs afin de se conformer aux règles poétiques de l’époque. Les poèmes de Dickinson sont uniques pour leur époque : ils sont constitués de vers très courts, n’ont pas de titres et utilisent fréquemment des rimes imparfaites et des majuscules et une ponctuation non conventionnelle[1]. Un grand nombre de ses poèmes traitent de la mort et de l’immortalité, des sujets récurrents dans sa correspondance avec ses amis.

Dans cet article on trouvera aussi encore d'autres informations...


Christian Bobin commence ces petites méditations (c'est plutôt cela qu'une pure et dure biographie classique) avec quelques pages autour de la mort. On comprendra que celle-ci avait joué un grand rôle dans la vie et dans l'oeuvre d'Emily, et se trouve probablement à juste titre évoquée ici au début : la perte de proches, mais aussi son dialogue intérieure avec la mort…

C'est après cette introduction que l'auteur reprend plus ou moins un fil chronologique, à partir de l'enfance, via ses relations avec ses parents, son choix progressif de se retirer, des liens de correspondace avec des amis et : sa mort.

Bobin choisit des petites unités, des petits paragraphes, tableaux, et utilise lui-même un langage poètique. Partiellement un peu fleuri, ce qui pourrait éventuellement ne pas plaire à tout le monde. Néanmoins : n'est-il pas comme poète et écrivain, mais aussi comme homme qui a choisi un certain éloignement, qui a lui-même connu la mort de la bien-aimée, très bien placé pour parler bien de la vie et de l'oeuvre de Dickinson ? Les deux se retrouvent probablement aussi dans une grande affinité vers le monde spirituel, voir de foi – aspect non négligeable et toujours retrouvable et chez Dickinson et chez Bobin.


Que vers un coeur brisé

Nul autre ne se dirige

Sans le haut privilège

D'avoir lui-même aussi souffert


(Emily Dickinson)


Christian Bobin a écrit:Sa mère recommande à Emily de ne pas aller seule dans les bois environnants : les serpents l'y piqueraient, les fleurs l'empoisonneraient et un sorcier l'enlèverait. L'enfant que ces dangers émerveillent s'échappe, bat la campagne, revient, dit n'avoir vu "que des anges" encore plus intimidés qu'elle par cette rencontre.

Parfois quelqu'un surgit qui nous sauve de notre personnage, que nous avions fini par confondre avec notre personne.
Cela donne envie à plus : des deux auteurs !?



mots-clés : #biographie #poésie
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Re: Christian Bobin

Message par tom léo le Sam 18 Mar - 16:48

J’ai lu plusieurs livres de Bobin qui vient d’ailleurs de ma région (française), c’est à dire, du Creusot. Il me semble qu’on ne peut pas aligner plusieurs lectures de ses livres, mais que c’est plutôt à déguster en petites doses. C’est compréhensible si certains s’en lassent, à force de retrouver les mêmes procédés.

Une certaine foi s'exprime: c’est plutôt courageux et j’ai l’impression qu’il ne joue pas, mais qu’il est sincère. Cela n’empêche pas que je ne pourrais, voulais pas lire tout le temps du Bobin… Récemment quand même j'ai compris mieux qu'il a vécu un grand deuil, donc qu'il a passé par une grande souffrance. Si jamais il y a une certaine douceur qui dérange, on pourrait se dire que quand même il a passé par des épreuves. Alors il sait de quoi il parle.

Par une connaissance un petit livre, très personnelle:

La Présence pure


C’est un récit de 1999 à forte connotation autobiographique. Bobin parle de son père qui, au delà de ses 80 années de vie, souffre d’Alzheimer. Il va vivre brièvement dans un hôpital psychiatrique avant d’emménager dans une maison de repos et de soins adaptés. Avec grande fidélité l’auteur rend visite à son père et nous communique ses impressions, ses pensées, qui se laissent lire dans leur circoncision et densité comme des petites méditations. Il s’agit aucunement d’observation d’ordre médicale ou d’une recherche de pitié, mais l’auteur nous livre des idées assez étonnantes et pour beaucoup d’entre nous tout à fait nouvelles. Selon lui, cette maladie assez mystérieuse d’Alzheimer n’enlève pas seulement à celui ou celle qui en est concerné – et pour l’exprimer négativement – son passé et son avenir, mais elle le met dans une présence pure, dans un « être là dans l’instant », proche d’une gratuité.
Dans cette approche de son père il revient souvent en parallèle à l’image, au symbole d’un arbre dans sa tranquillité, son immuabilité. Pour celui qui s’ouvre à un tel regard, Bobin découvre des perspectives nouvelles. Cette vue de la maladie se refuse d’enfermer l’autre dans une pure approche négative et apitoyant, mais parle presque d’une autre manière d’être au monde. Cela nous pose à nous tous des bonnes questions…
Juste une fois Bobin quitte sa tonalité apaisante, car blessé par des expériences faites dans un hôpital psychiatrique, il exprime une certaine dureté vis-à-vis un personnel souvent surchargé.

J’étais très impressionné par cette œuvre de Bobin…


mots-clés : #famille #pathologie
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