Fred Vargas

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Fred Vargas

Message par topocl le Ven 23 Déc - 15:58

Fred Vargas
Née en  1957






Fred Vargas, nom de plume de Frédérique Audoin-Rouzeau, née le 7 juin 1957 à Paris, est une écrivaine et une archéozoologue médiéviste française. Elle est connue pour ses romans policiers qui mettent en scène, pour la plupart, le commissaire Adamsberg. Ses livres ont eu beaucoup de succès et ont été adaptés au cinéma et à la télévision.

Fred Vargas est la fille de l'écrivain Philippe Audoin et d'une ingénieure chimiste. Son frère est l'historien Stéphane Audoin-Rouzeau et sa sœur jumelle la peintre Jo Vargas.

Elle fait ses études secondaires au lycée Molière à Paris et est titulaire d'un doctorat en histoire sur la peste au Moyen Âge.

Elle travaille un temps comme chercheuse au CNRS. Elle est spécialiste d'archéozoologie. Elle travaille également sur des chantiers de fouilles archéologiques, notamment rue de Lutèce (face au Palais de Justice) à Paris et au monastère de La Charité-sur-Loire.

Fred Vargas écrit son premier roman policier, Les Jeux de l'amour et de la mort, au milieu des années 1980 en parallèle à son travail sur un chantier archéologique dans la Nièvre. Cela lui permet de gagner le prix du premier roman du festival de Cognac et de publier ce roman dans la collection Le Masque. Elle choisit le pseudonyme Fred Vargas, à partir de celui de sa sœur jumelle Joëlle, peintre contemporaine connue sous le nom de Jo Vargas, hommage à Maria Vargas, personnage joué par l'actrice Ava Gardner dans le film La Comtesse aux pieds nus.

Depuis, elle publie à un rythme soutenu une quinzaine de romans, des nouvelles et deux bandes dessinées en collaboration avec Edmond Baudoin.

À partir de 2004, Fred Vargas s'engage très activement dans la campagne qui réunit nombre de politiciens et d'intellectuels de gauche et d'extrême gauche françaises protestant contre l'extradition de l'ancien activiste italien d'extrême gauche Cesare Battisti condamné pour quatre meurtres dans la péninsule6,. Elle enquête pendant sept ans sur ce cas.

Œuvre

Romans policiers

Série Commissaire Jean-Baptiste Adamsberg
L'Homme aux cercles bleus (1991) - Prix du festival de Saint-Nazaire 1992.
L'Homme à l'envers (1999) - Grand prix du roman noir de Cognac 2000, Prix mystère de la critique 2000.
Pars vite et reviens tard (2001) - Prix des libraires 2002, Prix des lectrices ELLE 2002, Deutscher Krimipreis.
Sous les vents de Neptune (2004)
Dans les bois éternels (2006)
Un lieu incertain (2008)
L'Armée furieuse (2011)
Temps glaciaires (2015) - Prix Landerneau polar 2015

Série Les Évangélistes
Debout les morts (1995)
Un peu plus loin sur la droite (1996)
Sans feu ni lieu (1997)

Autres romans
Les Jeux de l'amour et de la mort (1986)
L'École du crime (1987, inédit11)
Ceux qui vont mourir te saluent (1994, ce roman est le troisième publié mais a été rédigé en 1987, avant L'Homme aux cercles bleus)

Recueils de nouvelles
Coule la Seine (2002), recueil de trois nouvelles où apparaît Jean-Baptiste Adamsberg, avec des illustrations inédites de Baudoin comprenant :
Salut et Liberté (1997, initialement publié dans le journal Le Monde)
La Nuit des brutes (1999, initialement publié dans Contes noirs de fin de siècle)
Cinq francs pièce (2000, initialement publié dans Des mots pour la vie — Le secours populaire français)

Bandes dessinées
Les Quatre Fleuves, scénario de Fred Vargas, dessins de Baudoin (2000) - Prix ALPH-ART du meilleur scénario, Angoulême 2001.
Le Marchand d'éponges, adaptation de la nouvelle Cinq francs pièce déjà incluse dans le recueil Coule la Seine, dessins de Baudoin (2010)

Documents et essais
Petit traité de toutes vérités sur l'existence (2001)
Critique de l'anxiété pure (2003)
La Vérité sur Cesare Battisti / textes et documents rassemblés par Fred Vargas (2004)
Carlos A.Lungarzo, Cesare Battisti les coulisses obscures / Présentation et préface réalisées par Fred Vargas. Traduit du portugais (brésilien) par Baptiste Baudoin (2014)

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Re: Fred Vargas

Message par topocl le Ven 23 Déc - 16:00

Temps glaciaires



Du bon, du très bon Vargas, avec ce mélange d’érudition et de poésie qui sont ses marques de fabrique.

Une intrigue capillotractée, quoique d’une logique implacable, une rationalité mâtinée d'illogisme, une implacable précision racontée avec un humour délicieusement malicieux, une acuité psychologique qui n'exclue pas  la tendresse, Vargas s'illustre une fois de plus par ses contradictions,  dont la première est bien, chez cette auteure cultivée voir savante, fine et fougueuse, ce héros inculte qui ne sait « foncer droit et vite », ce marcheur nonchalant qui préfère fouler l'herbe, et errer dans « les brumes de son île personnelle », qui est peut-être le flic le plus original de toute l’histoire du polar, l'un des plus attachants en tout cas.

(commentaire récupéré)




mots-clés : #polar

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Re: Fred Vargas

Message par Armor le Ven 23 Déc - 16:41

Ah oui, pour moi aussi, Temps glaciaires est certainement l'un des meilleurs Vargas !



Temps glaciaires

Se plonger dans un roman de Fred Vargas, c’est accepter de se laisser envelopper dans un entre-deux floconneux, une réalité flottante teintée d’étrangeté, qui certes peut dérouter de prime abord, mais dans laquelle l’habitué se coule avec délice.
Peu à peu, les défenses habituelles tombent, et l'on se laisse porter au gré de l'imagination débordante de cet auteur hors-norme, qui nous entraîne où elle le souhaite, faisant parfois fi d'une certaine idée de la vraisemblance sans que le lecteur y trouve pourtant à redire...

Une fois n’est pas coutume, c’est la métaphore marine que Fred Vargas a cette fois choisi de filer ; mais le pelleteur de nuages, au sein de sa brigade aussi bancale qu’attachante, reste tel qu’en lui-même : complexe, insaisissable, irrémédiablement mystérieux.

Le style de Fred Vargas, débarrassé de certaines boursouflures qu'on pouvait lui reprocher à ses débuts (je pense notamment à L’homme aux cercles bleus), atteint ici sa plénitude. L’auteur, tout en restant fidèle à elle-même, parvient encore à se renouveler. Le récit, savant mélange d’humour, de précision et d’étrangeté, parsemé de trouvailles qui m’ont bien souvent laissée admirative, crée une bulle autour du lecteur dont il est bien difficile de s’extraire.
C’est bien simple, contrevenant à mes habitudes de lecture d'un roman policier, j’ai vraiment fait durer le plaisir, l’envie de connaître le dénouement étant finalement bien moins forte que la délectation éprouvée au fil des pages.

Alors, je pourrais vous parler de l’intrigue, qui, au gré de ses remous, nous balotte du fin fond de la France aux rivages désolés d’un patelin islandais. Je pourrais vous narrer les expériences culinaires ou vestimentaires de Danglard, les doutes de Violette Retencourt, les déboires de Marc le marcassin, ou encore les envolées lyriques de Danton ou Robespierre. Mais comment résumer ce roman et son atmosphère inclassable ?
Tout au plus puis-je vous dire que le soin apporté aux personnages secondaires, particulièrement fouillés, la passion de l’Histoire que Fred Vargas sait si bien nous transmettre (c’est bien simple, j’ai une furieuse envie de creuser un peu du côté de la révolution française et de ses idéologues et tribuns acharnés), alliés au style si reconnaissable de l’auteur, tout concourt à faire de ces Temps glaciaires, à mon humble avis, l’un des meilleurs crus de l’auteur.

(Ancien commentaire)


Dernière édition par Armor le Sam 24 Déc - 12:08, édité 1 fois
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Re: Fred Vargas

Message par Exini le Ven 23 Déc - 16:58

@Armor a écrit:C’est bien simple, contrevenant à mes habitudes de lecture d'un roman policier, j’ai vraiment fait durer le plaisir, l’envie de connaître le dénouement étant finalement bien moins forte que la délectation éprouvée au fil des pages.

C'était aussi mon cas pour ses derniers romans. Et il est édité en poche, en plus. Je note, je note... avant de le dévorer !
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Re: Fred Vargas

Message par Tristram le Ven 23 Déc - 17:55

@Exini a écrit:@Armor a écrit:
C’est bien simple, contrevenant à mes habitudes de lecture d'un roman policier, j’ai vraiment fait durer le plaisir, l’envie de connaître le dénouement étant finalement bien moins forte que la délectation éprouvée au fil des pages.

Dans un polar, je me soucie peu de l'intrigue, encore moins du dénouement : c'est surtout l'atmosphère, l'écriture qui m'intéressent (cf. Simenon, etc.).
Je ne pense pas que ce soit ainsi qu'il faut lire les romans, et voilà sans doute pourquoi je ne me rappelle guère du scénario... Suis-je le seul ? C'est grave docteur ?

Autre défaut, j'aime bien y pilloter de petites phrases :
Fred Vargas a écrit:Mais à quoi ça sert, Paris, si on ne peut y retrouver personne ?

Au fait, je n'ai pas trouvé de fil "Simenon" (je sais, je n'ai qu'à m'y mettre !)

« Or, voilà que je découvre soudain ce qui fait l'artifice du roman, ce qui fait qu'il ne peut jamais être une image de la vie : un roman a un commencement et une fin ! »
Georges Simenon, « Les trois crimes de mes amis »

Puisque je suis en veine de confidences, j'avouerai que j'ai passé beaucoup de temps à éplucher les textes (si limpides) de Simenon (et aussi de Dostoïevsky [pas de fil non plus ?]) pour tenter (vainement) de découvrir le secret de leur puissance suggestive...
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Re: Fred Vargas

Message par shanidar le Sam 24 Déc - 11:37

Je découvre le 'pillotage' , manière douce de jouer au corsaire des lettres pirat

Et je dois dire que je n'ai jamais lu Simenon et pas beaucoup Dostoïevski (c'est honteux !), donc difficile de te répondre Tristram. En revanche, j'ai lu, presque tout Vargas, et c'est vrai qu'avec elle l'ambiance est bien plus importante que l'intrigue et qu'elle sait distiller par petites doses bienvenues d'infimes traits historiques (un peu plus dans Temps glaciaires) qui font du bien ! J'ai une sympathie particulière pour la petite troupe des Evangélistes (je ne savais pas d'ailleurs qu'ils portaient ce nom). Encore des livres à relire... ça n'en finit plus !
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Re: Fred Vargas

Message par Armor le Sam 24 Déc - 12:07

@shanidar a écrit:J'ai une sympathie particulière pour la petite troupe des Evangélistes (je ne savais pas d'ailleurs qu'ils portaient ce nom). Encore des livres à relire... ça n'en finit plus !

Mon premier contact avec Vargas fut Debout les morts. Rencontre avec les fameux évangélistes, et coup de coeur !
Adamsberg, je ne l'ai découvert que plus tard...
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Re: Fred Vargas

Message par shanidar le Sam 24 Déc - 12:11

Alors nous avons le même parcours Armor !
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Re: Fred Vargas

Message par Nadine le Sam 24 Déc - 12:57

@Tristram a écrit: et voilà sans doute pourquoi je ne me rappelle guère du scénario... Suis-je le seul ? C'est grave docteur ?


Puisque je suis en veine de confidences, j'avouerai que j'ai passé beaucoup de temps à éplucher les textes (si limpides) de Simenon (et aussi de Dostoïevsky [pas de fil non plus ?]) pour tenter (vainement) de découvrir le secret de leur puissance suggestive...

J'ai constaté le même manque de mémoire en moi.

J'ai aussi lu l'année dernière des kilos de Simenon, pareil, pour trouver le secret !
En vain également.
J'ai toutefois dû admettre que le champ lexical , totalement connecté à nos proches ascendants (grand-parents dans mon cas), y faisait beaucoup. Le style de Simenon, dans une representation mentale d'aujourd'hui m'aurait moins attirée, je crois. C'est cette hypothèse que j'ai dû ronger, dans l'expectative, à défaud de lumière analytique plus flamboyante.

Il y a une époque "américaine" dans son écriture, qui devrait permettre d'affiner la question, car l'atmosphère volontairement différente donne en effet quelque chose d'assez singulier.

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Re: Fred Vargas

Message par Tristram le Sam 24 Déc - 13:52

@Nadine a écrit:le champ lexical , totalement connecté à nos proches ascendants

Peut-être, on est encore proche de la guerre à l'époque, et les péniches se font rares de nos jours... Mais cela n'explique pas son charme dans mon cas... Il est vrai que j'ai connu la carriole du chiffonnier qui récupérait les peaux de lapin, le laitier avec ses grands bidons d'aluminium et ses mains pleines de verrues, le soupirail du marchand de charbon au coin de la rue...

@Nadine a écrit:Il y a une époque "américaine" dans son écriture, qui devrait permettre d'affiner la question, car l'atmosphère volontairement différente donne en effet quelque chose d'assez singulier.

A affiner sans doute :

« Ça aussi, c'est l'Amérique, l'Amérique que j'aime chaque année davantage tout en déplorant que la valeur d'un homme s'y mesure en dollars. Mais en est-il autrement ailleurs ?
Cette question me trouble, de loin en loin. »
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Re: Fred Vargas

Message par Tristram le Sam 24 Déc - 14:01

@Shanidar a écrit:Je découvre le 'pillotage' , manière douce de jouer au corsaire des lettres

Oh, ce n'est pas de moi : c'est un vocable du fondamental Montaigne, mot qui mériterait de revivre selon moi :

« La vérité et la raison sont communes à un chacun, et ne sont non plus à qui les a dites premierement qu'à qui les dict après. […] Les abeilles pillotent deçà, delà les fleurs, mais elles en font après le miel, qui est tout leur ; ce n'est plus thin ny marjolaine : ainsi les pièces empruntées d'autrui, il [l'enfant] les transformera et confondera, pour en faire un ouvrage tout sien, à sçavoir son jugement. »
Michel de Montaigne, « Essais », livre premier, chapitre XXVI

Quant à Vargas (pas le Nobel, Fred), j'en ai lu plusieurs, mais pas (encore) le dernier.

« Et les histoires sont écrites pour les empêcher d’advenir dans la vie. »
Fred Vargas, « Dans les bois éternels », XXVI


Simenon et Dosto (quel rapprochement !) : Dosto a été une lecture foudroyante côté coup de cœur, lorsque j'étais ado _ je le relis encore. Simenon, c'est au hasard des romans de gare, et de l'un à l'autre, l'ambiance s'installe, caractéristique et attachante. Je suis en train de faire une bio pour un fil sur le forum. Par ailleurs, production énorme et inégale, et je suis bien sûr incapable de me rappeler des titres ; peut-être sa dernière œuvre, ses Mémoires, pour commencer ? Plutôt ses romans connus, L'affaire Saint-Fiacre et autres ?

« Ce chapitre "à la main" était donc écrit l'après-midi ou le soir et, à six heures du matin, je le tapais, souvent sans regarder le "brouillon", car l'écriture à la machine donne un rythme très différent. »
« En écrivant un roman, je vois mes personnages et les connais dans leurs moindres détails, y compris ceux que je ne décris pas.
Comment un metteur en scène, un acteur, pourrait-il donner cette image qui n'existe qu'en moi ? Pas par mes descriptions, toujours brèves et sommaires, puisque je veux laisser au lecteur le soin de faire jouer sa propre imagination. »
Georges Simenon, « Mémoires intimes »
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Re: Fred Vargas

Message par Tristram le Sam 24 Déc - 19:17

@Nadine a écrit:J'ai aussi lu l'année dernière des kilos de Simenon, pareil, pour trouver le secret !
En vain également.

Je viens de m'aviser d'une raison évidente : c'est un auteur qui laisse vaguer une certaine nostalgie du passé proche (l'enfance de [certains de] ses lecteurs), et, surtout, il réserve une très grande part à l'imagination dudit lecteur ! CQFD : j'écris du Simenon (enfin, c'est pas tout à fait de lui) à chaque fois que j'en lis ! sur terreau de vie ordinaire + ambiance de drame que ne troublent pas une narration très simple, voire élémentaire.

Confirmation de ma brillante analyse dans Georges Simenon : de Maigret aux romans de la destinée, par Alain Bertrand :



Plus de nouvelles notifications depuis un bon moment : déjà tous à table ? sous le sapin ?
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Re: Fred Vargas

Message par oceanelys le Dim 25 Déc - 17:11

J'ai beaucoup entendu parler de cet auteur, il faudrait que j'essaie un jour.
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Re: Fred Vargas

Message par shanidar le Dim 25 Déc - 18:48

@oceanelys a écrit:J'ai beaucoup entendu parler de cet auteur, il faudrait que j'essaie un jour.

Simenon ou Vargas ??
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Re: Fred Vargas

Message par Tristram le Ven 24 Fév - 20:47

Je suis opportunément tombé sur Temps glaciaires à la médiathèque, dans les nouveautés, entre un livre de cuisine et un livre pour enfants. Les compte-rendus de topocl et Armor sont tout à fait judicieux : et tout dans cette histoire est assez invraisemblable (il y a d'ailleurs un peu d'artifice dans la réunion d'éléments aussi hétéroclites, pas la spontanéité surréaliste d'une rencontre fortuite sur une table de dissection d'une machine à coudre et d'un parapluie) mais ceci rapidement admis, le lecteur savoure _ et c'est effectivement dû pour beaucoup aux personnages, comme Danglard notamment.
Pas mal de réflexions pertinentes également :
« – Pourquoi, quoi qu’on fasse, dit Adamsberg, nous prend-on toujours pour des flics ?
– À cause de notre regard perverti, dit Danglard, de notre vigilance hors de propos, de notre suspicion, du pouvoir qu’on croit détenir, d’une offensive que chacun sent possible. Affaire de phéromones, l’habit ne fait pas le moine. »
Fred Vargas, « Temps glaciaires », XIX

Bien glacial aussi, surtout dans le contexte bigbrotherien actuel :
« Je dis que quiconque tremble en ce moment est coupable ; car jamais l’innocence ne redoute la surveillance publique. »
Robespierre cité par Fred Vargas, « Temps glaciaires », XXXII

Pour ne pas me laisser le temps de réchauffer, j'enchaîne sur La route, de McCarthy (j'aurai sans doute une citation ou deux à mettre sur le fil correspondant).
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Re: Fred Vargas

Message par églantine le Ven 24 Fév - 20:59

Le seul que j'ai lu c'est Temps glaciaires justement et je me suis ennuyée.(ou j'ai cru m'ennuyer)
Car il m'en reste des traces assez vivaces aujourd'hui alors que j'oublie tout ; finalement on ne peut jamais présumer du chemin des oeuvres que nous lisons dans notre intériorité ! Cool

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Et, de nouveau, elle se sentit seule en présence de sa vieille antagoniste, la vie.
La promenade au phare . Virginia Woolf .
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Re: Fred Vargas

Message par shanidar le Sam 25 Fév - 17:50

Ah oui c'est assez passionnant de voir la manière dont une oeuvre s'inscrit en nous, laisse des traces ou s'efface... Et je suis bien heureuse de lire le commentaire de Tristram qui ravive d'excellents souvenir (car j'ai aussi un petit faible pour Danglard, ses verres de vins et ses nombreux enfants...). Vargas construit une famille à l'intérieur et à l'extérieur du commissariat et c'est assez touchant de les voir depuis des années évoluer dans un sens ou dans l'autre, car cette famille devient un peu la nôtre au fil des romans qui s'égrènent...
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Re: Fred Vargas

Message par faustine le Sam 25 Fév - 19:20

déjà lu temps glaciaires   l'armée furieuse  et  dans les bois éternels

j'adore cette auteure et je suis comme toi Shanidar , j'ai un petit faible pour Danglad

je prévois de lire un lieu incertain
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Re: Fred Vargas

Message par Armor le Jeu 29 Juin - 23:31



Quand sort la recluse

Le nouveau Vargars, on l'atttend. Longtemps. Et quand on l'ouvre enfin, on le savoure ; et même, on s'en délecte. Longtemps. Parce qu'un nouveau Vargas, c'est rare, et c'est précieux.

Alors, forcément, jamais je ne me serais attendue à une telle déception, à une telle fadeur. Autant le dire tout net, pour moi _et c'est très personnel_ Quand sort la recluse est un grand raté.
Que j'aie détecté le coupable dès son apparition n'aurait dû avoir aucune incidence sur le plaisir éprouvé. Parce le plus important, quand on lit Vargas, c'est ce style inimitable et savoureux, avec ces trouvailles qui vous écarquillent les yeux, et cette érudition si savamment dosée qu'elle n'en est jamais pesante.
Pourtant, cette fois, le style Vargas m'a paru désespérément plat. Evaporé, son charme évanescent et pourtant si prégnant. Ne restaient qu'une enquête poussive, et des personnages à mille lieux d'eux-mêmes, sans finesse, comme caricaturés. Et puis des incohérences à la chaînes, des coïncidences toutes plus énormes et invraisemblables les unes que les autres. Même pour le brumeux génie d'Adamsberg, c'en était trop, et ce que j'aurais pu pardonner d'ordinaire me sautait cette fois aux yeux avec d'autant plus d'intensité que la déception allait croissant.

Je me suis ennuyée, j'ai pesté, j'ai ragé, j'ai désespérément espéré retrouver "mon commissaire" et la plume si inventive de cet auteur hors-norme. En vain.
Quand sort la recluse est donc, pour moi, un opus à vite oublier. En espérant qu'il ne soit qu'un bête accroc et que l'auteur renoue au plus vite avec ses fulgurances et sa verve sans pareille...


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Re: Fred Vargas

Message par Bédoulène le Ven 30 Juin - 7:52

il y avait de bonnes critiques !


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