Margaret Atwood

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Margaret Atwood

Message par Bédoulène le Ven 23 Déc - 17:49

Margaret Atwood
(Née en 1939)


Margaret Eleanor « Peggy » Atwood, née le 18 novembre 1939 à Ottawa, Ontario, est une romancière, poétesse et critique littéraire canadienne. Elle est l'un des écrivains canadiens les plus connus. Margaret Atwood est la fille de Carl Edmund Atwood, zoologue, et de Maragaret Dorothy Killiam, nutritionniste. Du fait du métier de son père, Margaret Atwood a passé la majeure partie de son enfance entre les forêts du Nord du Québec, Sault Ste. Marie et Toronto.

Margaret Atwood a commencé à écrire à l’âge de 16 ans. En 1957, elle commence ses études au collège Victoria à l'Université de Toronto. Elle a notamment suivi les cours de Jay Macpherson (en) et Northrop Frye. Elle obtient un baccalauréat ès arts en anglais (avec des mineures en philosophie et en français) en 1961. Après avoir reçu la médaille E. J. Pratt pour son recueil de poèmes Double Persephone, elle poursuit ses études à Harvard, au Radcliffe College, dans le cadre d’une bourse Woodrow Wilson. Elle est diplômée en 1962 avant de continuer ses études à l'Université Harvard pendant quatre ans.

Elle enseigne à l'Université de Colombie-Britannique (1965), à l'Université Concordia à Montréal (1967-1968), à Université de l'Alberta (1969-1979), à l'Université York à Toronto (1971-1972), et à l'Université de New York. En 1968, Atwood épouse Jim Polk, mais divorce quelques années plus tard, en 1973. Elle se marie ensuite avec le romancier Graeme Gibson. Elle donne naissance à sa fille Eleanor Jess Atwood Gibson en 1976.

Le prix Arthur C. Clarke lui a été décerné en 1987 pour son roman The Handmaid's Tale, publié en français sous le titre La Servante écarlate. Elle a remporté le Booker Prize en 2000 pour son roman The Blind Assassin, publié la même année au Canada et en 2002 en France sous le titre Le Tueur aveugle. Lors de l'élection fédérale canadienne de 2008, elle a accordé son appui au Bloc québécois, parti prônant la souveraineté du Québec.

En janvier 2009, une polémique est lancée à Toronto : son livre La Servante écarlate est accusé par un parent d'élève d'être violent, dépravé et tout à la fois anti-chrétien et anti-islamiste .

(wikipedia)

Œuvres traduites en français

Série Le Dernier Homme
Le Dernier Homme
Le Temps du déluge,
MaddAddam

Romans indépendants
La Femme comestible
Faire surface
Lady Oracle
La Vie avant l'homme
Marquée au corps
La Servante écarlate
Œil-de-chat
La Voleuse d'hommes
Captive
Le Tueur aveugle
L'Odyssée de Pénélope

Album jeunesse
Tout là-haut dans l'arbre, Rue du monde, 2010 (Up in the Tree, 1978)
Adaptation par Alain Serres

Recueils de nouvelles
Les Danseuses et autres nouvelles
Meurtre dans la nuit
L'Œuf de Barbe-Bleue
Mort en lisière
La petite poule vide son cœur
La Troisième Main
Le Fiasco du Labrador

_______________________________________________________________________________________________________________________________________________________


«L'Odyssée de Pénélope»

Cette re-lecture de l'Odyssée est savoureuse, vivante bien que paradoxalement Pénélope nous raconte sa version de l'Au-delà.

Le mythe d'Ulysse est démonté habilement, la fidélité de Pénélope également, la Belle Hélène n'est pas épargnée.
Le procès d'Ulysse se déroule au 21ème siècle et peut être qualifié de «mascarade». Les chapitres sont annoncés par le "Choeur des Servantes" ce qui donne une note théatrale intéressante.
Amusant aussi le regard que porte Pénélope sur les siècles qu'elle a suivis de l'au-delà et nos usages.

J'ai apprécié cette lecture détente.

«Les dieux ne dédaignaient pas de semer la pagaille. Au contraire, c'est une activité dont ils raffolaient. À la vue de quelque mortel aux yeux rôtissant dans leurs orbites par suite d'une overdose de sexe divin, ils se bidonnaient. Les dieux avaient quelque chose de puéril et de méchant. J'en parle à mon aise, maintenant que je n'ai plus de corps, que je suis au-delà de la souffrance. De toute façon, les dieux ne sont pas à l'écoute. Pour ce que j'en sais, ils dorment. Dans votre monde, vous ne recevez plus la visite des dieux comme vos ancêtres en avaient l'habitude, à moins de vous droguer.»

À propos des richesses de Pénélope :

«D'autres ont abouti dans d'immenses palais où - détail curieux - on ne trouve ni roi ni reine. D'interminables processions de badauds mal fagotés parcourent ces palais en tous sens, regardent fixement les gobelets d'or et les coupes d'argent dont on ne se sert même plus. Puis ils s'engouffrent dans une sorte de marché aménagé à même le palais et achètent des images qui représentent ces objets ou encore des modèles réduits en faux or ou en faux argent.»

_________________
"Lire et aimer le roman d'un salaud n'est pas lui donner une quelconque absolution, partager ses convictions ou devenir son complice, c'est reconnaître son talent, pas sa moralité ou son idéal" Le Club des incorrigibles optimistes de J.M. Guenessia "

"Il n'y a pas de mauvais livres. Ce qui est mauvais c'est de les craindre." L'homme de Kiev Malamud
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Re: Margaret Atwood

Message par Tristram le Mar 14 Mar - 20:52

Lu La femme comestible, une lecture reposante après celle d'un essai si ardu que je ne mettrai même pas mon commentaire en ligne.
En gros, une jeune femme sans problème "somatise" à l'approche de son mariage plutôt conventionnel. De l'esprit, assez vache surtout avec les femmes (les collègues de travail, la colocataire, le personnage principal lui-même), pour un épilogue peut-être féministe.
Quand même prometteur pour un premier livre (l'auteure a de l'imagination, campe des personnages attachants). Mais pas même une citation...
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Re: Margaret Atwood

Message par Baleine le Lun 14 Aoû - 18:05

La servante écarlate



Je choisis de ne pas réellement résumer, parce que selon moi une partie du plaisir qu’on peut tirer de ces récits dystopiques est la découverte progressive de la société du futur imaginée par l’auteur. Alors pour faire très simple : le personnage principal est une femme. Elle est également une « servante écarlate » ; un rôle dont on comprend qu’il est à la fois enviable et source de souffrance, et dont la protagoniste est prisonnière.

Eh bien, ce roman de Margaret Atwood est une surprise plutôt très bonne, du même gabarit, à mon sens, que Le meilleur des mondes ou Farenheit 451. Il faut simplement être client.

On en parle beaucoup en termes de roman féministe. C’est une lecture bien sûr tout à fait légitime et fructueuse de La servante écarlate. Mais personnellement, je retiens surtout un élément de réflexion sur le langage—plus j’y pense, d’ailleurs, et plus il me semble que les thèmes du langage et de la littérature sont au cœur de beaucoup de bons récits dystopiques ?
La protagoniste, qui est coupée du langage (pas le droit de lire ou d’écrire, à peine le droit de parler), explique parfois se sentir ‘comme tel ou tel mot’. Il y a des passages vraiment intéressants du point de vue stylistique, où le plaisir et la sensualité, illicites, pointent derrière la longue description d’un œuf ou d’un trait de lumière…

Sans rien divulguer : le dernier chapitre m’a beaucoup étonnée.
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