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Enrique Vila-Matas, Perdre des théories

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    Emmanuel Bove

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    topocl

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    Emmanuel Bove

    Message par topocl le Lun 26 Déc - 11:09

    Emmanuel Bove
    (1898 - 1945)



    Emmanuel Bove, né le 20 avril 1898 à Paris 14e où il est mort le 13 juillet 1945 dans le 17e, est un écrivain français, connu également sous les pseudonymes de Pierre Dugast et Jean Vallois.

    De son vrai nom Emmanuel Bobovnikoff, il naît d'un père russe et d'une mère luxembourgeoise. À l'âge de 14 ans, il décide de devenir romancier. Il fait sa scolarité à l'École alsacienne jusqu'en 1910 et poursuit ses études au lycée Calvin de Genève. À cette période, son père, sans avoir quitté sa mère, vit avec une Anglaise, Emily Overweg, dont la rencontre sera déterminante pour son écriture. En 1915, il est envoyé en pension en Angleterre, où il achève sa scolarité. Revenu à Paris en 1916, il vit dans une situation précaire.

    En 1921, il épouse Suzanne Vallois et s'installe dans la banlieue de Vienne. C'est en Autriche qu'il se lance dans l'écriture en publiant de nombreux romans populaires sous le pseudonyme de Jean Vallois. En 1922, il revient à Paris, où il vit seul jusqu'à ce que sa femme le rejoigne en 1923. La même année, il fait ses débuts dans le journalisme, ainsi que dans la traduction, grâce à Georges d'Ostoya.

    Colette remarque une de ses nouvelles et lui propose de le publier. Il lui apporte alors Mes amis, dont la publication en 1924 est un succès. En 1928, il rencontre Louise Ottensooser, qui l'introduit dans les milieux artistiques. La même année, il remporte le prix Eugène Figuière pour Mes amis et La Coalition.

    Il continue à publier régulièrement jusqu'à la Seconde Guerre mondiale. Mobilisé comme travailleur en 1940, il souhaite rejoindre Londres et refuse toute publication durant l'Occupation. En 1942, il parvient à rejoindre Alger, où il écrit ses trois derniers romans : le Piège, Départ dans la nuit et Non-lieu. Ces dernières œuvres décrivent le milieu trouble de la collaboration et les incertitudes de l'époque. Il en publia deux en 1945, le Piège et Départ dans la nuit.

    De santé fragile, très affaibli par une maladie infectieuse contractée durant son exil algérien (paludisme), Emmanuel Bove meurt le 13 juillet 1945 à l'âge de 47 ans de cachexie et défaillance cardiaque.


    Oeuvres

       Mes amis, 19242
       Le Crime d'une nuit, nouvelles, 1926
       Armand, 1927
       Bécon-les-Bruyères, roman, 1927, publié dans la revue Europe
       La Coalition, 1927
       Cœurs et visages, roman, 1928
       Monsieur Thorpe (Les deux masques), Lemarget, 1930
       Journal écrit en hiver, 1931 (Sillage, 2016)
       Le Beau-fils, 1934
       Le Pressentiment, 1935
       Adieu Fombonne, 1937
       La Dernière Nuit, 1939
       Le Piège, 1945
       Départ dans la nuit, 1945
       Non-lieu, 1946
       Mémoires d'un homme singulier, Calmann-Lévy, 1987,
       Œuvres, Flammarion, collection Mille et une pages, 1999


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    Dany Laferrière
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    Re: Emmanuel Bove

    Message par topocl le Lun 26 Déc - 11:10

    Le pressentiment



    A la cinquantaine, Charles laisse tout tomber, ses frères et sœurs bien-pensants, sa femme et ses enfants, son univers de bourgeois nanti et son vernis surfait pour s’installer seul dans un petit appartement d'un quartier populaire, scribouiller, déambuler. Parce que les gens sont trop mauvais et qu'il veut s'en tenir à une certaine simplicité généreuse. Mais çe n'est pas si simple, on ne joue pas si facilement à l'original. Et s'il reste fidèle à lui-même, personne ne va laisser ce phénomène avoir le dernier mot.

    Une histoire plutôt bien ficelée, dans un style classique et tout en simplicité, mais où j'ai trouvé les personnages, à part le protagoniste principal, copain de Bartleby et des Jean-Yves Roman, des plus stéréotypés. Par contre le final, le fameux « pressentiment », pied de nez à la morale, tout à la fois joyeux et sordide, n'est pas du tout cliché, et mérite qu'on s'y arrête.



    (commentaire récupéré)


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