René Barjavel

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René Barjavel

Message par topocl le Lun 26 Déc - 15:27

René Barjavel
(1911-1985)




René Barjavel est né le 24 janvier 1911 à Nyons (Drome). Fils de boulanger, petit fils de paysans, il fait ses études au collège de Nyons puis à celui de Cusset dans l'Allier. Après le bachot, il fait de nombreux métiers pour gagner sa vie: pion, employé de banque, conférencier... Il débute à dix-huit ans dans le journalisme au Progrès de l'Allier, à Moulins.

Il devient en 1935 secrétaire de rédaction de la revue Le Document, puis chef de la fabrication des éditions Denoël. Il collabore à divers journaux, en particulier au Merle Blanc, comme critique cinématographique. Il fait la guerre comme caporal-cuistot dans un régiment de zouaves. Démobilisé en 1940, il fonde à Montpellier L'Echo des Etudiants, y fait débuter Jacques Laurent, François Chalais, Yvan Christ, etc, parmi d'autres qui ont fait leur chemin. Rentré à Paris, il y publie une série de romans d'anticipation qui font de lui le précurseur de la vogue de la "science-fiction". Il écrit un "Essai sur les formes futures du cinéma", « Cinéma Total », dont un grand nombre de prédictions se sont depuis réalisées. Les autres sont pour l'avenir... Puis un grand roman d'amour, Tarendol dont Duvivier achète les droits pour le cinéma. En 1947, il fait pour Georges Régnier, sa première adaptation et son premier dialogue de cinéma: Paysans noirs. Puis Le Petit Monde de Don Camillo, pour Duvivier. Parmi les films auxquels il a collaboré, citons les autres Don Camillo, l'Etrange Désir de M.Bard, Femmes sans nom, le Mouton à cinq pattes, les chiffonniers d'Emmaüs (d'après le livre de Boris Simon), La terreur des Dames, Till l'Espiègle, l'homme à l'imperméable, le Cas du Docteur Laurent, les Misérables, le Guépard, etc. Il réalise lui-même plusieurs courts métrages.

Il écrit deux pièces de théâtre de science-fiction : « Le Voyageur Imprudent » et « Mme Jonas dans la baleine ». Après un long intermède au cinéma pendant lequel il n'a presque rien publié, René Barjavel a commencé avec « La Nuit des Temps » et « Le Grand Secret », une seconde carrière de romancier et une nouvelle activité de journaliste avec une chronique hebdomadaire dans Le Journal du Dimanche. Il a également écrit des chansons. Il se livrait, quand il en avait le temps, a une passion, la photographie en couleurs, illustrée par un album (Les Fleurs, la vie). Il est décédé en 1985."


source

Œuvre

Romans
   1942 : Roland, le chevalier plus fier que le lion
   1943 : Ravage
   1943 : Le Voyageur imprudent
   1946 : Tarendol
   1948 : Le diable l'emporte
   1957 : Jour de feu
   1962 : Colomb de la lune
   1968 : La Nuit des temps
   1969 : Les Chemins de Katmandou
   1973 : Le Grand Secret,
   1974 : Les Dames à la licorne (avec Olenka de Veer)
   1977 : Les Jours du monde (suite de Les Dames à la Licorne, avec Olenka de Veer)
   1981 : Une rose au paradis
   1982 : La Tempête
   1984 : L'Enchanteur
   1985 : La Peau de César

Contes et nouvelles
   1945 : La Fée et le soldat
   1946 : Les Enfants de l'ombre
   1974 : Le Prince blessé
   1974 : Béni soit l'atome et autres nouvelles
Ils ont été réunis sous le titre Le Prince blessé et autres nouvelles.

Récit autobiographique, journal
   1951 : Journal d'un homme simple
   1980 : La Charrette bleue

Chroniques
   1972 : Les Années de la lune
   1975 : Les Années de la liberté
   1976 : Les Années de l'homme

Albums
   1953 : Collioure (Dessins de Mucha)
   1974 : Brigitte Bardot, amie des animaux
   1978 : Les Fleurs, l'Amour, la Vie

Essais
   1934 : « Colette à la recherche de l'amour », Moulins, la Nouvelle province littéraire
   1944 : Cinéma total : Essai sur les formes futures du cinéma
   1966 : La Faim du tigre
   1976 : Si j'étais Dieu...
   1978 : Lettre ouverte aux vivants qui veulent le rester
   1986 : Demain le paradis (inachevé, édité de façon posthume)

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Re: René Barjavel

Message par topocl le Lun 26 Déc - 15:29

La nuit des temps



Un excellent scénario pour cette Nuit des temps, lequel ne suffit malheureusement pas à sauver le livre.
J'ai bien accroché à cette expédition polaire, dans un monde qui ressemble fort au nôtre, dépassant étape après étape tous les obstacles posés sur le chemin de sa quête folle d'une civilisation enfouie sous la glace depuis 900 000 ans : une espèce de quête du Graal mâtinée de « stop ou encore ».

Je me suis par contre beaucoup ennuyée et ai sauté beaucoup de pages dans la description de cette civilisation antique censément lumineuse, ayant perdu toute lucidité dans sa quête du bonheur avec des relents de fatalité voulant sans doute évoquer certaines mythologies grecques. Le texte devient là ampoulé et lassant, et, dans cette description des amants éternels d’Eléa et Païkan, on se demande toujours s’il est bêtement naïf ou porteur d'un humour caché, et je crois bien que c'est souvent la première hypothèse qui l'emporte.(D'ailleurs, quand l'humour se montre vraiment, il est plutôt un peu lourdingue)

(commentaire rapatrié)



mots-clés : #sciencefiction

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Re: René Barjavel

Message par Tristram le Lun 26 Déc - 17:27

Topocl a écrit:un peu lourdingue
Oui, un style un peu pataud, daté, d'ailleurs je n'ai rien retenu de La nuit des temps.
Par contre d'autres ouvrages sont plus intéressants, il y a des trouvailles à y faire, et on y sent une grande sincérité : dans ce que j’ai lu,
1943 : Ravage
1946 : Tarendol
1981 : Une rose au paradis
1984 : L'Enchanteur
1980 : La Charrette bleue (récit autobiographique/ journal)
1966 : La Faim du tigre (essai)

Une oeuvre d'une assez grande cohérence, pionnière de ce qui nous semble aujourd'hui évident en ce qui concerne la conduite de l'humanité au sein du monde.

« Bonheur de me savoir vivant et savoir autour de moi l’univers en marche, en rond puisque j’en suis le centre comme chaque vivant et comme chaque parcelle non vivante. Essayer de comprendre ? Impossible. Démesure. Mais s’émerveiller de la grandeur infinie, si bien finie en chaque poussière de poussière. Et de l’ingéniosité de chaque détail, la main, l’œil, l’oreille, le monde organisé de chaque cellule, les tourbillons vides de l’atome, le vide infranchissable du bois de mon bureau. Vide, tout est vide, disait l’Écclésiaste. Et ce vide est si méticuleusement et grandiosement ordonné qu’il emplit et construit et anime le vivant et la brique, la brique est vivante, la brique grouille et tourbillonne, la brique est vide, je contiens l’univers. »
René Barjavel, journal, 24 janvier 1985

« Car la réalité n’existe que si l’on y croit. Ce à quoi l’on ne croit plus disparaît […] Il faut que les racines et les feuilles croient à l’arbre. »
René Barjavel, « Les Années de l’homme »
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Re: René Barjavel

Message par Ouliposuccion le Lun 16 Jan - 17:15

La nuit des temps



L’Antarctique. À la tête d’une mission scientifique française, le professeur Simon fore la glace depuis ce qui semble une éternité. Dans le grand désert blanc, il n’y a rien, juste le froid le vent, le silence.
Jusqu’à ce son, très faible. À plus de 900 mètres sous la glace, quelque chose appelle. Dans l’euphorie générale, une expédition vers le centre de la Terre se met en place.



Un tout autre avis sur "La nuit des temps," qui reste pour moi un classique de la Science-Fiction intemporel.
Roman d’anticipation, visionnaire et initiatique, c’est bien notre société et l’incapacité des hommes à vivre ensemble que Barjavel met en lumière.
Si l’homme tente de se grandir depuis la nuit des temps, c’est bien la même ritournelle qui toujours tourne en boucle.
Guerres, richesses et pouvoir, destruction massive d’un monde au nom des convoitises inassouvies, insatiables, c’est bien le seul héritage qui se perpétue, immarcesciblement , d’ère en ère.
Aveuglés par l’arrogance, sûrs de nos nouvelles technologies, nous pensons être au-dessus de tout , tout en restant très éloignés des valeurs et du souffle originel, de l’équilibre universel.
Et si ce monde tant recherché, d’une science avancée et d’esprits supérieurs était englouti depuis des millénaires et détruit par ses mêmes idéologies funestes ?
Si l’homme avait la possibilité de le sonder, en tirerait-il des leçons ?
Serait-il prêt à se débarrasser de son instinct de prédateur, à regarder le monde d’un œil averti afin de ne pas réitérer les mêmes erreurs ?
Non.
L’homme photographie l’histoire pour ne pas omettre de recommencer.
Le grand canular du monde, l’homme au cerveau supérieur, qui détruit et se répète « Souviens-toi de ne pas oublier », en vain …

Un classique incontournable.
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Re: René Barjavel

Message par Ouliposuccion le Lun 16 Jan - 17:21

Les chemins de Katmandou



À la fin des années 60, la jeunesse du monde se cherche une cause à défendre. Leurs parents ont fait la guerre. Ils seront pacifistes. La société ne veut que consommer ? Seul l’amour compte. Pour Olivier et Jane, deux adolescents qui rejettent la vie qu’on leur promet, la vérité se trouve à l’autre bout du monde, au Népal. Mais que l’on quitte les barricades parisiennes ou le brouillard londonien, il est bien long, le chemin qui mène à Katmandou…


Nous retrouvons un thème cher à l’auteur, l‘amour et les ravages de la guerre.
Une société parmi laquelle la jeunesse ne se reconnait plus, rêvant d’un absolu loin des contraintes sociales et de la captivité morale. Personnages torturés et utopistes, dépouillés de tout espoir, hormis celle de suivre le chemin de Katmandou. Ils suivent la voie sacrée, celle de la liberté et de la drogue pour mieux refouler les liens qui entravent le bonheur.

Peace and love, Make love, Take drugs …

C’est l’histoire des hippies, des originaux rattrapés par un emprisonnement, celui de la drogue et des chemins de traverse avec pour seule arrivée, la perdition.
D’esprits vifs, il en reste l’indolence, la matrice d’un enfer ou certains corps ne sont plus qu’à vendre afin d’assouvir les dépendances.
Loin des idéaux de la liberté et de la marginalité, Barjavel dénude les corps qui se lient sans tabous, puis se délient, maigres et malades, se penche sur cette période désabusée, dévastée où beaucoup d’âmes pacifistes se sont envolées d’avant d’avoir effectué leur karma.

« Chacun suit son chemin, qui n’est pareil à aucun autre, et personne n’aboutit au même lieu, dans la vie ni dans la mort. Ce livre ne cherche pas à donner une idée de la vérité, mais à s’approcher de la vérité. Celle de Jane et celle d’Olivier, dont il raconte l’histoire ».

Encore une fois , Barjavel pose un regard entier et lucide sur une société pas si innocente.


mots-clés : #initiatique
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Re: René Barjavel

Message par chrysta le Sam 22 Avr - 20:27



Qui ne connaît Merlin ? Il se joue du temps qui passe, reste jeune et beau, vif et moqueur, tendre, pour tout dire Enchanteur. Et Viviane, la seule femme qui ne l'ait pas jugé inaccessible, et l'aime ? Galaad, dit Lancelot du Lac? Guenièvre, son amour mais sa reine, la femme du roi Arthur ? Elween, sa mère, qui le conduit au Graal voilé ? Perceval et Bénie ? Les chevaliers de la Table Ronde ? Personne comme Barjavel, qui fait le récit de leurs amours, des exploits chevaleresques et des quêtes impossibles, à la frontière du rêve, de la légende et de l'Histoire. Dans une Bretagne mythique, il y a plus de mille ans, vivait un Enchanteur. Quand il quitta le royaume des hommes, il laissa un regret qui n'a jamais guéri. Le voici revenu.



Barjavel revisite avec « L’enchanteur »la légende du roi Arthur et de ses chevaliers, nous faisant rencontrer alternativement plusieurs protagonistes de la légende, et développant essentiellement un thème qui semble émailler plusieurs de ses romans : l’amour. Ici, il s’agira notamment de celui de Merlin et Viviane, Lancelot et Guenièvre, Benie et Perceval …. Et d’autres, que ce soit pour aborder des amours déçus, des amours tragiques, des amours  non partagés…
Le fil rouge y est aussi la question du Graal et de sa quête, fondée sur la pureté de celui qui soulévera le voile et sur comment Merlin tente de trouver ce fameux chevalier qui sera l’élu.

Un livre de près de  pages qui ne m’a pas enchantée particulièrement et que j’ai même trouvé particulièrement long à certains moments. Peut-être la faute à cette succession de rencontres avec maints personnages auxquels on ne s’attache pas vraiment, et que l’on ne cesse de perdre et retrouver de manière rapide et abrupte.

Ce livre, aurait un intérêt éventuel pour une analyse à propos des idées véhiculées sur le bien et le mal, que ce soit au travers de personnages ou d’actions, sur la notion de pureté, de Dieu, sur la place de la femme, etc … mais l’ayant abordé comme un livre détente, je ne me suis pas laissée aller à cette analyse et, finalement, je crois que ne réussissant pas à vraiment accrocher, j’ai surtout tenté de le finir …


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Re: René Barjavel

Message par Tristram le Sam 22 Avr - 21:03

Chrysta, ce n'est sans doute pas le meilleur livre de cet auteur inégal, mais on y trouve de jolies phrases :

« La raison rétrécit la vie, comme l’eau rétrécit les tricots de laine, si bien qu’on s’y sent coincé et on ne peut plus lever les bras. »

« …] jardins où se promenaient avec orgueil des paons stupides et superbes qui portent toute leur gloire au derrière. »

« ‒ Là où il y a du feu, dit Merlin, il y a toujours un peu du Diable. »

« ‒ Avons-nous tourné en rond dans la forêt ou fait le tour du monde rond pour aboutir à notre point de départ ? demanda Gauvain à son écuyer. »

« C’est ta faute ! Tu réfléchis pas à ce que tu fais ! Faut réfléchir un peu ! Faut réfléchir avant de faire le bien ! Faut être sûr que c’est un bon bien ! »


Michel Rio, pour lequel un fil vient d'être ouvert, a également traité le même sujet, mais ce n'est pas non plus ce qu'il a écrit de mieux...
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Re: René Barjavel

Message par chrysta le Dim 23 Avr - 7:20

Certes Tristam, il y a de jolies phrases, et certaines pistes pour réfléchir à différents sujets.
Maintenant, même s'il y a une part de magie et des thèmes intéressants, il ne m'a pas transportée, n'a pas suscité une envie de lire et découvrir.
Pour moi il y a ce que j'appellerai des lectures plaisir, et à côté des lectures que je fais plus pour analyse, travail, apprendre. Celui ci n'a eu les qualités ni de l'une ni de l'autre, peut être (certainement) car je l'ai lu en tant que lecture plaisir/détente et que je n'y ait pas trouvé les ingrédients qui m'ont accrochée et amenée à entrer dans l'histoire et son déroulement. Maintenant, i je devais l'envisager du point de vue par exemple d'étudier les dimensions du bien et du mal telles que dépliés, là il y aurat sûrement une matière riche à utiliser.
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Re: René Barjavel

Message par Arturo le Lun 21 Aoû - 14:55

Ravage m'avait fait forte impression dans la vision, et l'intuition de l'auteur, même si la fin était trop caricaturale ; nul n'est parfait !

Barjavel, dans Ravage a écrit:Pour guérir les grands aliénés, les obsédés, les tordus, il fallait leur en mettre un grand coup qui leur raidissait les muscles, leur bouleversait la moelle, et faisait un peu bouillir leur matière grise. Beaucoup y retrouvaient leur raison. Tel qui s’était assis Napoléon ou Dieu le Père se relevait tourneur sur métaux, employé de banque ou poinçonneur au métropolitain, et toujours enchanté, ce qui montre que l’homme se satisfait facilement de son sort. Il était, en tout cas, récupéré en tant que citoyen utile à la collectivité.
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