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    Joseph Mitchell

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    Joseph Mitchell

    Message par animal le Lun 26 Déc - 20:42

    Joseph Mitchell (1908 - 1996)


    Joseph Quincy Mitchell, né le 27 juillet 1908 à Fairmont et mort le 24 mai 1996 à New York, est un écrivain et journaliste américain. Il est connu pour ses portraits écrits avec grand soin de personnes en marge de la société, en particulier dans et autour de la ville de New York. Son travail a été publié notamment dans The New Yorker. Mitchell a souffert du blocage de l'écrivain plusieurs décennies.

    source : wikipedia.org

    Bibliographie (en français) :

    - Le Secret de Joe Gould
    - Street Life
    - Dans le bras d'eau et Par les passés
    - Le Merveilleux Saloon de McSorley : récits new-yorkais
    - Au haut du vieil hôtel
    - Street Life - récits


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    Re: Joseph Mitchell

    Message par animal le Lun 26 Déc - 21:37



    Street life

    Le dernier de la biblio ci-dessus donc reprenant Street life, Dans le bras d'eau et Par les passés ainsi qu'une «note de l'auteur» et quelques mots du traducteur François Tizon. D'abord embarqués dans  des énumérations à rallonge qui peuvent frustrer on se réveille néanmoins au bout du chapelet en plein New-York. Dans un cœur pas vraiment vivant mais ayant vécu, dans un mouvement introspectif, un déroulement inverse de la pensée, un retour qui aboutit, sans aboutir
    complètement, à une appropriation de New York. Un sens de la ville par les sens, le lieu et l'arpentage du territoire.

    En Caroline du Nord, dans le comté natal, on suit le même schéma narratif avec un catalogage des pièces de la mémoire pour retrouver un lieu et un moment vers une association perdue des deux. Fait de petites choses sans recherche de pittoresque ici non plus, on reste en suspens. Entre deux temps, entre deux lieux.

    Trop bref, énigmatique. Particulier et un peu frustrant, le parcours au côté de l'écrivain journaliste est attachant. A distance il se livre dans un rapport intime au monde et à un mode «d'étrangement» (pas de l'éloignement au contraire ? mais bien de l'étrangement) insoluble. À petits pas ça parle, le livre refermé le cheminement continue.

    Voici un extrait pas forcément révélateur :

    Et après les premières gelées je marchais sur les hauteurs du bras d'eau jusqu'à certains vieux plaqueminiers à kakis sauvages que je connaissais pour en avoir goûté les fruits et je cueillais un seau de kakis et ma mère les écrasait à travers une passoire et les mélangeait à du lait et du beurre et à de la farine de maïs et à du miel et à de la noix de muscade et en faisait un pudding, un pudding de kakis au four, qui était un autre délicieux vieux dessert de la campagne du Sud.

    La moindre des choses est aussi de dire que la présentation est parfaite aussi esthétique que lisible (avec en plus le joli rappel des squelettes de José Guadalupe Posada). Beau travail de l'éditeur Trente-trois morceaux.


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    Re: Joseph Mitchell

    Message par Bédoulène le Mar 27 Déc - 7:46



    Le secret de Joe Gould

    Finalement une bonne lecture, mais la première partie qui semble une nouvelle et le début de la 2ème partie qui répétait la 1ère partie ne m'avaient pas accrochée. L'intérêt pour moi est venu avec la présence du journaliste car c'est là que se comprend la nécessité de la première partie.

    Alors cet être énigmatique malgré le portrait qui est fait de lui (sale, au physique pas du tout avantageux, quémandeur...) devient intéressant. Il étonne par ses contradictions, sa timidité ou son insolence, son bagou. Bagou qui trompera d'ailleurs le journaliste qui l'approche pour faire son portrait. Malgré tout, le journaliste éprouve de l'intérêt pour cet être auquel on peut accoler la phrase d'une amie artiste :«Les gens qui dès le départ, n'ont jamais eu leur place nulle part.» Cet intérêt, cette compassion pour Joe Gould fera qu'alors qu'il pourrait démystifier l'écrivain il ne le fera pas. Il s'agit d'une histoire et d'une composition fort originales.

    (message rapatrié)


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    Re: Joseph Mitchell

    Message par animal le Mar 27 Déc - 13:19

    Je peux envoyer un Street life si ça intéresse quelqu'un !


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    Re: Joseph Mitchell

    Message par animal le Mer 4 Jan - 7:19

    la proposition ci-dessus tiens toujours !

    Au cours de mon temps, j'ai connu quelques mondes et quelques mondes dans les mondes dont la ville de New York est faite, tel que le monde des journaux, le monde des cours d'assises, le monde des musées, le monde des champs de courses, le monde des flottilles de remorqueurs, le monde des vieilles librairies, le monde des vieilles églises délaissées du quartier des finances, le monde des vieux bars irlandais, le monde du vieux port à huîtres de Staten Island, le monde des quais à bateaux de plaisance de la baie de Sheepshead, et le monde des des deux grands jardins botaniques de la ville de Brooklyn.


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    Re: Joseph Mitchell

    Message par Bédoulène le Dim 22 Jan - 10:47




    j'ai terminé Street Life (titre du premier chapitre)

    que dire ? sinon que je me suis promenée agréablement dans les mots de l'auteur.

    Que le premier récit, m' a rappelé les "flâneries urbaines "  
    La découverte de la ville de NY en suivant le regard de l'auteur est étonnante. Tout spécialement, les trajets en bus qui montrent l'horizontalité de la ville ; les messes auxquelles assiste Mitchell parce qu'il faut connaître le fond pour appréhender la forme.
    En fait il apprécie surtout les vieux bâtiments, autant leur construction que leur démolition. Il visite la ville du plus haut au plus bas. Du plus petit ornement à la plus haute statue.
    J'aime que l'auteur lie ce qu'il voit à la main de l'ouvrier qui l'a construit. Les lieux "d'accès interdit" ne le sont pas pour lui.

    c'est un récit rythmé.

    Dans le bras d'eau

    Une agréable, goûteuse et olfactive promenade dans le passé, l'enfance de l'auteur dans sa région (Caroline du Nord)
    des aller-retours entre son lieu de naissance et NY car éloigné de l'un ou de l'autre il a la nostalgie.
    J'ai suivi l'adolescent dans ses aventures sur le bras de rivière Pittman Mill Branch.

    Par  les passés

    C'est un homme qui vit dans les passés, le sien, ceux des villes,  les souvenirs des personnes si diverses qu'il a rencontrées dans son travail journalistique, notamment,
    L' évolution de NY masque le passé, son passé.

    Suit en postface des notes de l'auteur (avec plus particulièrement son attention aux oeuvres de Posada)



    j'ai noté aussi l'une de ses lectures cultes "Finnegans Wake" de James Joyce, ses deux livres de l'ancien testament : le livre des proverbes et de l'écclésiaste.

    Puis Mémoires interrompues de François Tizon où le lecteur apprend que durant les trente dernières années de sa vie Mitchell n'a plus publié, pourtant il disait écrire. Mais c'est du passé.


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    Re: Joseph Mitchell

    Message par animal le Dim 22 Jan - 17:14

    Cool. Cool


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    Re: Joseph Mitchell

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