Franz Kafka

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Franz Kafka

Message par Hanta le Mar 27 Déc - 12:35

Franz Kafka
(1883-1924)



Biographie a écrit:Franz "Anshel" Kafka est un écrivain tchèque de langue allemande et de confession juive, né le 3 juillet 1883 à Prague et mort le 3 juin 1924 à Kierling. Il est considéré comme l'un des écrivains majeurs du xxe siècle. Surtout connu pour ses romans Le Procès (Der Prozeß) et Le Château (Das Schloß), ainsi que pour les nouvelles La Métamorphose (Die Verwandlung) et La Colonie pénitentiaire (In der Strafkolonie), Franz Kafka laisse cependant une œuvre plus vaste, caractérisée par une atmosphère cauchemardesque, sinistre, où la bureaucratie et la société impersonnelle ont de plus en plus de prise sur l'individu. Kafka lui-même et ses biographes décrivent son père, qui entretient des relations difficiles avec son fils, comme dominant et prétentieux. Après son baccalauréat (1901), Kafka décide d'étudier le droit. En 1902, il fait la connaissance du poète Max Brod, qui sera son ami le plus influent. En 1906, il est reçu docteur en droit. En 1909, il publie ses premiers essais de prose dans le magazine munichois Hyperion. En juillet 1908, il entre au service de l’Institution d'assurance pour les accidents des travailleurs du royaume de Bohême, où il travaille jusqu'à sa retraite prématurée en 1922. À côté de son travail, Kafka continue d'écrire, et il suit pour ce faire un programme journalier particulier, du matin jusqu’à tard dans la nuit. C'est pendant l'une de ces nuits que, « comme ivre », il rédige le récit Das Urteil (Le Verdict).

Kafka entretient des relations compliquées avec les femmes. En 1912, il rencontre la Berlinoise Felice Bauer. Durant les cinq années qui suivent, une correspondance intense se développe entre Kafka et Felice. Petit à petit, il se rend compte à quel point une vie maritale traditionnelle est impossible avec Felice, beaucoup plus terre à terre. Cela conduit à la fin de leur relation en 1917. En 1919, Kafka se fiance avec Julie Wohryzek, mais leur relation se termine la même année. Au début des années 1920, une relation de courte durée, mais très intense, se développe entre Kafka et la journaliste et écrivaine anarchiste tchèque Milena Jesenská. De toutes les femmes de sa vie, Milena a peut-être le mieux compris cet écrivain hypersensible. En 1923, il rencontre Dora Diamant. Elle devient la compagne de Kafka à Berlin et exerce une influence sur son intérêt croissant pour le Talmud. C'est auprès d'elle qu'il goûte finalement un peu de bonheur conjugal, alors qu'il ne le croyait plus possible. Ensemble, ils envisagent d'émigrer en Palestine. Sioniste convaincu, il avait vu la haine grandir contre les Allemands et les juifs (« Juifs et Allemands sont des exclus »). C'est à cette époque que Kafka « se fait le défenseur d'un humanisme libéral ».

Kafka rédige toutes ses œuvres en allemand, si ce n'est quelques lettres rédigées en tchèque qu'il adresse à sa maîtresse Milena Jesenská. Durant sa vie, Kafka n'a publié que quelques courts récits, ainsi que les nouvelles La Métamorphose (Die Verwandlung) et Le Verdict, donc une toute petite partie de son œuvre. Certains des textes publiés sont des fragments d'une œuvre plus longue qui demeure inachevée et inédite à sa mort comme Le Château (Das Schloß). En 1917, il commence à souffrir de tuberculose. Kafka est admis au sanatorium de Kierling, près de Vienne, où il meurt à l'âge de 40 ans le 3 juin 1924. Max Brod fait connaître cet auteur qui, de son vivant, n'avait pas attiré l'attention des critiques. Ses éditions de Brod sont plutôt contestées Kafka étant décédé avant d'avoir pu préparer ses manuscrits pour la publication. Quelques-unes de ses œuvres sont inachevées, dont Le Château qui se termine en plein milieu d'une phrase, de même que Le Procès, dont les chapitres ne sont pas numérotés et qui est incomplet. Il semble que Brod ait pris des libertés pour adapter l'œuvre de Kafka à son goût : il déplace quelques chapitres, modifie des phrases et des mots et modifie la ponctuation dans certains passages. Les éditions par Brod de l'œuvre de Kafka ne sauraient être considérées comme des éditions définitives. C'est l'écrivain Alexandre Vialatte qui révèle le génie de Kafka au public français. Après avoir découvert Le Château en 1925, il entreprend de traduire en français Le Procès, La Métamorphose ainsi que les Lettres à Milena. Ce sont ses traductions qui, avec celles de Claude David, font autorité dans l'édition de la Pléiade de ses œuvres.

Source : Wikipédia

Bibliographie en français :

1912 - Regard
1913 - Le Soutier , Le Verdict
1915 – La Métamorphose
1919 – La Colonie Pénitentiaire , Un médecin de campagne
1922 - Un champion de jeûne

Posthume
1925 – Le Procès
1926 – Le Château
1927 – L’Amérique
1931 – Le Terrier
1937 – Journal intime
1945 – Paraboles
2009 -  Cahiers in octavo (1916-1918)
2010 - Les Aphorismes de Zürau
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Re: Franz Kafka

Message par Hanta le Mar 27 Déc - 12:49



Le procès

Une des lectures les plus marquantes de toute ma vie. Un roman existentialiste directement inspiré de l'oeuvre de Kierkegaard où la place de l'individu au sein du monde, de la société, est interrogée. La nature du monde et la nature de l'homme sont convoquées. Le procès de cet homme c'est aussi le procès de nos conditions, de nos essences c'est un cri de l'âme qui hurle pourquoi. On ressent bien l'oeuvre existentialiste des différents stades du philosophe danois. C'est également une critique des sociétés totalitaires qui ne se justifient que par leur propre existence, c'est aussi le questionnement sur la justice qui nécessite un équilibre pour exister. Tous ces prismes d'analyse et de problématique ont l'existence pour objet principal. On peut aussi y voir un parallèle avec Perceval de Chrétien de Troyes où Perceval ne posant pas la bonne question au bon moment voit le Graal lui échapper lors de la scène avec le maître pêcheur. Joseph K ne posera jamais la bonne question, son pourquoi est universel et ne peut trouver de réponse, sa situation ne peut s'améliorer. Le ressort tragique de la condition humaine quasi Goethéen trouve toute la puissance du signifiant dans cette exacerbation de l'individu au détriment de son identité contrastant avec l'effacement total des autres sujets qui demeurent même anonymes pour beaucoup. Plus d'ontologie juste des fonctions et une annihilation de l'être qui n'a plus de place. En termes de style c'est brillant. Le phrasé est rythmé de façon assez lente ce qui laisse transparaître une grande mélancolie, un certain désespoir aussi. Le vocabulaire est simple, peu ampoulé mais efficace, chaque mot a sa place et ne peut être usurpé comme chaque virgule et chaque point que l'on craint finale à chaque fois. On demeure aussi prisonnier que le héros, on vit pour lui, à travers lui et on craint pour notre propre identité. J'ai pleuré pour ce livre, j'ai pleuré pour cette fin, pour ce héros et pour son pathétique qui est finalement le mien aussi. J'ai pleuré pour un chef d'oeuvre cela m'a finalement refait naître en partie et grâce à tous ces questionnements et toutes ces émotions j'existe un peu plus.
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Re: Franz Kafka

Message par Quasimodo le Mar 27 Déc - 13:33

Merci ! Tu exprimes tout ce que j'ai ressenti et que je n'aurais pas su dire. Le lien que tu fais avec Perceval me semble particulièrement juste. Les deux histoires me font éprouver la même émotion, un mélange de frustration et de tristesse beaucoup plus légère. Une douleur sourde; comme tu le dis, une grande mélancolie.

Je vais sûrement en relire quelques passages.

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Re: Franz Kafka

Message par topocl le Mar 27 Déc - 13:53

Lettre au père



Curieuse lettre d'abord, qui ne fut jamais adressée et qui, sans doute, n'aurait jamais été lue, écrite à 36 ans par un homme « faible, anxieux, hésitant, inquiet », parue à titre posthume. Et qui n'a pas le caractère spontané et fluide qu'une vraie lettre pourrait avoir, mais relève au contraire d 'une construction scrupuleuse, dense, raisonnée,tournant autour d 'un thème : la destruction , non par un manque d'amour, mais par une éducation pervertie. Ce n'est pas un règlement de compte (car Kafka  aime profondément cet homme qu'il déteste, tout serait presque simple sinon), mais plutôt un état des lieux, une analyse rigoureuse, au terme de laquelle surgit  un appel à une certaine réconciliation  puisqu'il finit ainsi :

il me semble que nous sommes parvenus malgré tout à un résultat qui approche d'assez près la vérité pour nous apaiser un peu et nous rendre à tous deux la vie et la mort plus faciles.

C'est  une longue plainte devant ce qui est , ce qui a été et pas été, sur l’échec d'un homme, le père - inapte à tendre la main, ayant rendu ses enfants de toute façon inaptes à la saisir- et sur le prix à payer par ses enfants. Issu d'un milieu rural pauvre, ayant réussi dans le commerce grâce  son énergie, sa détermination, sa sûreté de soi, il veut transmettre cela à ses enfants. Maladroit, ayant sans doute mal assimilé sa propre ascension sociale, il ne vit qu'à travers elle et loupe sa famille, sa relation à ses enfants, et il souffre, ayant cru trouver une clé, l'ayant même forgée grâce à sa propre énergie,  de voir qu’elle n'a pas suffi à ouvrir la porte du royaume de la béatitude.

Ce qui frappe, c'est l'absence totale de résilience en Kafka le fils. Ce constat d'écorché vif,  de l'échec d'une relation avec un père pourtant adulé, de l'emprise négative de celle-ci, de l'incapacité à en sortir, soit en améliorant cette relation, soit en construisant lui-même un autre royaume : réussite scolaire vécue comme un échec, métier mal approprié, hypochondrie, tentatives de mariages naufragées , écriture qu n’est évoquée que par le biais des périodes infertiles .

( et  cela  pose ainsi quelques questions : Que doit le monde littéraire à Monsieur Kafka Père ? Ne troquons nous pas allégrement, nous lecteurs, la souffrance d'un homme contre son œuvre de génie?)


(commentaire récupéré)


mots-clés : #correspondances #famille

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Re: Franz Kafka

Message par animal le Mar 27 Déc - 21:55

C'est depuis Minsk-les-Ciflorettes qu'on m'avait fait lire Le Chateau :



L'histoire d'un homme ni trop jeune ni trop vieux qui arrivent dans un village que gouverne un bien étrange château à travers de bien mystérieuses institutions... Le texte est d'une apparence dense, il contient peu de retours à la ligne (même les dialogues sont à la file) si on exclut les transitions entre les chapitres qui, nous informe les traducteurs, étaient marquées par de simples traits au milieu des pages du manuscrit original. Ce que vous aurez le plus souvent sous les yeux c'est donc de la double page intégralement remplie. La lecture est dense elle aussi mais le récit est alerte et progresse beaucoup, ça se lit bizarrement bien... le seul moment qui m'a paru un peu long est la papote à rallonge avec Olga dans la deuxième moitié du livre tout en gardant à l'esprit qu'un trop plein de travail a cassé mon rythme de lecture... ça progresse beaucoup, et c'est très curieux... on s'accrocherait même malgré soi.

Le type K. arrive au village en tant qu’arpenteur, mais l'est il vraiment ? et que veux-t-il à se foutu château ? questions de décor... il semble. Pour s'approcher du dit Château, K. s'appuie sur les gens du villages qui l'aident ou s'opposent à lui, ouverts ou méfiants, ou l'inverse... tout se complique. Se complique en un prenant «roman de l'à côté», de l'à côté de l'intrigue, regorgeant d'apparences trompeuses. A ne plus savoir qui est sympathique et qui ne l'est pas, voire qui est plus ou moins timbré avec les folles proportions que prennent les rapports des administrés aux Château et ses Messieurs. La légèreté saugrenue et provocante de l'ouverture s’alourdit au fur et à mesure des rencontres et des discussions, des suppositions sur un état des faits et des caractères en une spirale de la projection dans un futur très peu palpable. La relation passionnée et doit-on croire fondamentale que K. entretien avec une serveuse du village semble irrémédiablement froide si ce n'est utilitaire... ça ne fait qu'empirer, c'est un tourbillon d'apparences aussi convaincues et convaincantes que mouvantes. Étrange. La fascination mi-amusée mi agacée s'enrichit du doute, un doute qui penche lentement vers le pessimisme ou le désespoir. A la fin je ne savais plus si les passages qui avaient l'air beau n'étaient pas des monuments de noirceur désillusionnée. Un constat impitoyable d' "à côté" auquel personne n'échappe. K. s'avoue plus faible au fil des pages et son arrogance (un peu au moins ?) finit en quelque sorte noyée dans celle des autres. Le décor de Château, d'administration et la sorte de violence sociale acceptée, surtout en dehors des questions de hiérarchie, est assez atroce quand on y pense. Bien que ça se lise facilement. Au moins comme on peut se lever tous les jours... Froid mais captivant et un peu effrayant ce livre. À voir aussi avec un goût d'ambitions forcément non réalisées, malgré des efforts sans fin... Ca mérite d'être lu (si vous hésitez, faites l'expérience).

Commentaire rapatrié et parcimonieusement retouché.

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Re: Franz Kafka

Message par bix_229 le Mar 27 Déc - 22:27

N'oubliez pas le Journal.
Quasiment rien de factuel, mais quand meme...
Et puis sa  correspondance avec Milena. C'est plus concret.
Et, natuellement la Lettre au père, dont parle Topocl, et qu'il n'envoya jamais. Mais qui nous en apprend beaucoup sur lui.
Et sur son rapport avec le paternel.
Manque de chaleur et de compréhension.  Sans doute réciproque. Trop de différences...
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Re: Franz Kafka

Message par ArenSor le Jeu 29 Déc - 13:27

Il faudrait que je creuse la relation Kafka-Brod. Le premier aurait demandé au second, si je ne me trompe, de brûler ses écrits après sa mort. J'ignore si nous avons encore les manuscrits de Kafka ou si nous sommes contraints de nous baser sur la version de Brod ?












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Re: Franz Kafka

Message par Mordicus le Ven 30 Déc - 9:16


Kafka !

Le château !

Quelle torture à lire. Quel plaisir à la fin de la lecture.
J'ai bien du mettre 10 ans avant de "gérer" Kafka.
Surtout Le château.

Pfffiou.

(A lire en lecture comparée avec Borges et L'Aleph)


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Re: Franz Kafka

Message par Ouliposuccion le Ven 27 Jan - 16:29

En parlant du château !





"Et cependant nous sommes heureux. Ah ! que le bonheur peut ressembler au suicide !"

Dans le château , Franz Kafka fait la jonction de l'administration et du tout puissant , démontre l’impossibilité d'atteindre le divin par la métaphore de la haute administration , tout aussi illusoire à appréhender pour le commun des mortels.
A l'instar de la tour de Babel , le château est une citadelle fantasmagorique , symbole du pouvoir et de l'arrogance mettant à distance toute ébauche de compréhension , restant un symbole sibyllin à la voix céleste. Kafka adopte l'incongruité tout au long de ce roman inachevé révélant en surface la stupidité humaine enfermée dans la forteresse de la soumission postée en contrebas des élites sociales.
Critique du système mais grande question existentielle pressentie , cette œuvre abrite multitudes de questionnements , de la manipulation influente à l'humiliation d'une condition , et c'est par les faux semblants d'une société qui vit au quotidien dans le leurre assommant et fastidieux qu'est l'existence, que se débat le fidèle adepte de la domination absconse.
Constat affligeant et oppressant , j'ai lu dans un brouillard insaisissable et flottant les interrogations ambiguës de Kafka , de l'étrange château ressort une œuvre admirable qui force au respect tout en nous éloignant de la dévotion...

Les fonctionnaires sont des gens très capables, mais dans une seule spécialité ; quand une question est de leur ressort, il leur suffit d’un mot pour saisir toute une série de pensées, mais s’il s’agit d’une chose qui sort de leur rayon on peut passer des heures à la leur expliquer, ils remuent la tête poliment mais ils ne comprennent pas un mot. Et c’est bien naturel ; vous n’avez qu’à chercher à comprendre les petites questions administratives qui vous concernent personnellement, des affaires de rien du tout qu’un fonctionnaire règle d’un haussement d’épaules, cherchez à les comprendre à fond, vous aurez trouvé du travail pour toute votre vie et vous n’en viendrez pas à bout.


Jamais encore K. n'avait vu son existence et son service aussi intimement mêlés; ils l'étaient si bien que parfois K. pouvait croire que l'existence était devenue service et le service existence.


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Re: Franz Kafka

Message par Dreep le Lun 25 Sep - 23:39

ArenSor a écrit:Il faudrait que je creuse la relation Kafka-Brod. Le premier aurait demandé au second, si je ne me trompe, de brûler ses écrits après sa mort. J'ignore si nous avons encore les manuscrits de Kafka ou si nous sommes contraints de nous baser sur la version de Brod ?

Je crois que Brod était tellement admiratif de Kafka qu'il a tout publié.
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Re: Franz Kafka

Message par Tristram le Mar 26 Sep - 1:54

Hanta a écrit: j'existe un peu plus
Eh bien moi, à la lecture de Kafka, j'existe encore un peu moins.
Et à cette lecture, on est plombé par une atmosphère, une ambiance, un mode mental parfaitement reconnaissable, et presque aussi peu dicible (le fameux "kafkaïen", un monde de limites invisibles sur lesquelles on bute illassablement), qu'on retrouve dans beaucoup d'autres lectures (et pas que dans les livres, en toute société notamment).
Comme le naïf Perceval effectivement, on ne sait même pas trop qu'il faut trouver la bonne question avant d'espérer une réponse (un des fondements de la philosophie ou de la mathématique pourtant : la base de la résolution elle-même).
Kafka est un condensé de doute existentiel. Et on ne peut pas faire sans : la vie est inévitable.

« Mais moi, je flotte dans les hauteurs, ce n'est malheureusement pas la mort, ce sont les éternels tourments du trépas. »
Franz Kafka, « Journaux », 6 août 1914

« le monde est notre égarement [… »
Franz Kafka, « Journaux », 5 février 1918

Et si quelqu'un mérite une commémoration, c'est bien Max Brod...
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Re: Franz Kafka

Message par bix_229 le Mar 26 Sep - 16:21

Les doutes existentiels ? Ils faisaient partie intégrante de Kafka.
Mais ils ne persécutent pas également la plupart des vivants.
Heureusement ?
Les doutes ? Il en est de pires, mais tous n' engendrent pas une telle vie et
une telle oeuvre.
Proust pensait -avec envie ?- qu' il y avait une différence fondamentale
entre les écrivains "malades" et ceux qui sont "en bonnes santé".
Il préférait évidemment les premiers.
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Re: Franz Kafka

Message par ArenSor le Mar 26 Sep - 19:39

Hasard et coïncidence, j'ai trouvé samedi sur une brocante le livre de Max Brod sur Kafka Smile
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