John Hawkes

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John Hawkes

Message par topocl le Jeu 29 Déc - 10:06

John Hawkes
(1925 - 1998)



Photo de Sophie Bassouls

John Hawkes, né à Stamford le 17 août 1925 et mort à Providence le 15 mai 1998), est un écrivain américain. Diplômé d’Harvard, Hawkes a enseigné à l’Université Brown pendant 30 ans. Même s’il a publié son premier roman, Le Cannibale, en 1949, c’est The Lime Twig (1961) qui lui apporte la célébrité. En 1986, il reçoit en France le Prix Médicis étranger pour Aventures dans le commerce des peaux en Alaska.

Œuvre

  Second skin 1963
  Le Gluau 1963
  Les Oranges de sang 1973
  La Mort, le sommeil et un voyageur 1975
  Mimodrame 1976
  Charivari 1977
  L'Homme aux louves 1981
  Les Deux vies de Virginie 1983
  Le Hibou 1985
  Aventures dans le commerce des peaux en Alaska 1986
  Innocence in extremis 1987
  La Patte du scarabée 1989
  Le Photographe et ses modèles 1989
  Le Cannibale 1992
  Autobiographie d'un cheval 1997

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Re: John Hawkes

Message par topocl le Jeu 29 Déc - 10:07

Aventures dans le commerce des peaux en Alaska



Après le Krach de 29 , Jack Deauville, alias Oncle Jack, embarque avec sa jeune et amoureuse épouse  et sa petite fille Sunny pour l'Alaska. Suivront dix années d'aventures et d' espoirs déçus ou inaboutis, qui n’empêchent pas Jack de conter et reraconter ses expéditions comme autant d'exploits rocambolesques. Tout à la fois risible  et  égocentrique, ce Tartarin des glaces n'en possède pas moins un charme fou. C'est un sentimental qui n'a pas le temps d'y penser.

C'est sa fille Sunny, devenue adulte et maitresse d'un bordel arctique, qui raconte cette histoire 20 ans après (ses aventures sont beaucoup moins captivantes, mais au final assez peu présentes, ce qui sauve le roman). C'est l'histoire douce-amère d'un homme au demeurant assez minable, mais qu'on aime pour cette espèce de charisme  de loser. Des histoires du grand Nord, des personnages typés et attachants, un bon talent de conteur, un humour discret qui sous-tend le récit... voilà de quoi passer un bon moment !

(commentaire récupéré)


mots-clés : #aventure

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Re: John Hawkes

Message par bix_229 le Jeu 29 Déc - 15:35



Innocence in extremis

Hawkes est un écrivain qui vaut le détour, même si après sa mort, il a connu l'oubli, du moins en France. Aux Etats-Unis aussi, il a connu aussi une éclipse, mais de son vivant. Et il a changé sa manière pour devenir plus accessible. Peut-être aussi parce qu'un écrivain, dit de recherche, ne gagne pas sa vie au bout d'un certain temps, même s'il est apprécié par la critique.

Innocence in extremis est le récit des aventures que va connaître un pré ado de 12 ans pendant quelques mois en France. En 1892, le père de Jake prend la décision d'emmener sa famille : ses fils, sa femme, dite l'Irlandaise, sa secrétaire rousse et de nombreuses bonnes qui forment son harem. Son but est d'aller rendre visite à son père, un aristo français vivant dans son chateau de Deauville, au milieu de ses propriétés. Comme son fils, mieux que son fils américanisé, le père est un tyran domestique pour qui tout ce qu'il possède et domine sans réplique est sa propriété absolue : femmes, chevaux, vignobles, domestiques, maîtresses, enfants...

Chez ces gens-là, les hommes sont des patriarches, des chefs de clan. Des êtres vaniteux, des tyrans pervers, lubriques et détestables. Le vieux donc, décide de régaler ses invités par une série de spectacles dont il est le metteur en scène. Tout est réglé au petit poil, mais les choses se compliquent à la fin. Sa belle fille, l'Irlandaise, refuse d' assister au dernière spectacle, au cours duquel, il fait monter sa jument favorite par son étalon préféré. Et elle déclare à haute et intelligible voix qu'elle partira le lendemain. Elle entraîne dans la rébellion la propre femme  du vieux gentleman. Le même jour, le vieux cynique apprend que le fils d' un de ses propres amis est tombé de cheval lors d'une chasse à courre et qu'il en est mort.

Et c'est ainsi  que le vieux cinoque se rend compte que la vie n' est pas aussi bien réglée qu'il l'aurait souhaitée et ordonnée. La réalité lui échappe et le lecteur (moi) s'en réjouit profondément...

Voilà un court roman riche en couleurs, en mouvements, en harmoniques. Un livre brillant et sensuel, dont le coté immoral et cynique fait un peu penser à Choderlos de Laclos ou à Nabokov.

(Message récupéré)


mots-clés : #initiatique
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