Walter De La Mare

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Walter De La Mare

Message par bix_229 le Jeu 29 Déc 2016 - 18:46

Walter De La Mare (1873-1956)


Walter John de la Mare, né le 25 avril 1873 et mort le 22 juin 1956, est un écrivain britannique, auteur de romans et de nouvelles, aussi connu pour ses livres pour enfants et son poème The Listeners.

Né dans le Kent, à Charlton dans ce qui est maintenant le borough londonien de Greenwich, il descendait par sa famille de Huguenots français.

Il publie son premier livre, Songs of Childhood, sous le nom de Walter Ramal. Il travailla dans le département de statistiques du bureau londonien de Standard Oil pendant dix-huit ans pour subvenir aux besoins de sa famille, mais trouva cependant le temps d'écrire, et en 1908, grâce au soutien de Sir Henry Newbolt, il reçut une pension de la Liste civile qui lui permit de se consacrer à l'écriture.

L'un des centres d'intérêt de Walter de la Mare était l'imagination, qu'il mit en œuvre à la fois dans ses livres pour la jeunesse et dans le reste de ses écrits. Cela lui amena la popularité pour ses textes pour enfants, mais fit prendre moins au sérieux ses autres livres.
De la Mare a aussi écrit des histoires d'horreur psychologique : La Tante de Seaton et Du fond de l'abîme. Son roman de 1921, Memoirs of a Midget, reçut le James Tait Black Memorial Prize.

Il est mort à Twickenham, il a été diagnostiqué quelques années auparavant de la maladie de Parkinson.

Bibliographie :

- L'amandier (nouvelles)
- Du fond de l'abîme (nouvelles)
- A première vue
- Miniature ou les mémoires de Miss M.
- Henry Brocken
- Le retour
- L'orgie, une idylle
- Le seigneur des poissons

Petit conseil : choisir les recueils de nouvelles comme[i][b] L'Amandier, Du fond de l'abîme.





Poète, auteur de livres pour enfants, de romans et de nouvelles. C'est un écrivain exigeant, mais secret. Ce qui explique peut-être que moins d'une dizaine de livres de lui soient traduits en français...

A travers les nouvelles -surtout les nouvelles- de Walter De La Mare, il y a une étrangeté qui retient et qui fascine, parce qu'on ne la trouve pas ailleurs.
Ce ne sont pas des histoires de fantômes, mais peut-être les personnages -enfin certains- pourraient être qualifiés de fantômes excentriques, habités par l'enfance.
Comment raconter l'histoire de Cecil, cet enfant dont le mal étrange l'empêche de lever les yeux, et qui nous offre la vision fabuleuse du monde et de l'humanité réduits au tiers inférieur...

En lisant Walter De La Mare, on a parfois l'impression qu'il invente -ou réinvente- quelque chose qui avait toujours existé, mais qui était resté ignoré ou invisible et qui nous est soudain révélé, mais comme à travers la lumière unique du rêve...

Mais à quoi bon insister ? Les secrets d'un magicien sont invisibles. Et c'est ce qui fait leur charme. Insister suffirait pour effacer les irrisations colorées visibles à la surface. Ce charme secret, cet enchantement qu'on ne peut partager avec les mots appartiennent au lecteur seul.

Pour mon compte, j'ai pensé parfois à James, sauf que James est rarement tendre avec les enfants...

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Dernière édition par bix_229 le Jeu 29 Déc 2016 - 18:56, édité 1 fois
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Re: Walter De La Mare

Message par bix_229 le Jeu 29 Déc 2016 - 18:52


L' AMANDIER


 
  Se laisser prendre au charme d'une Angleterre éternelle avec ses vastes demeures bruissantes d'échos et ses jardins mélancoliques... Une enfance solitaire, pensive, y dessine un jeu de marelle ambigu avec des partenaires de songe, des adultes trop jeunes ou, plus souvent, trop vieux pour en mériter le nom. Ce qui trouble et ravit tient à l'entente secrète entre l'enfance et l'invisible, à la réversibilité émue des deux côtés du miroir. Au détour d'une prose insinuante, chaque histoire se tisse patiemment comme l'étoffe d'un rêve et se défait comme le drap levé sur un fantôme. Quelque chose était là, qui n'a jamais été ni tout à fait perdu ni tout à fait trouvé, et dont l'énigme ne cesse de nous hanter.
Rivages

   
« Walter de la Mare est un sourcier du trouble, dont l'élégance est plus pertubante que tous les effets spéciaux. »
Evelyne Pieiller, La Quinzaine littéraire

 
   
Walter de la Mare est un de ces auteurs du fantastique dit classiques dont il est toujours fait mention dans les études historiques, mais dont la personnalité, et les textes surtout, étaient jusqu'alors restés ignorés de l'amateur moyen. Cette lacune vient d'être comblée grâce à une très jeune maison d'édition toulousaine, qui a réunit une petite dizaine (huit exactement) nouvelles de cet auteur certes pas secret, mais trop méconnu chez nous. Walter de la Mare est né en 1873 et mort en 1956. Sa vie, tout entière consacrée à la littérature, se partagea pour moitié entre la nouvelle et la poésie. Il est difficile de bien cerner son style et son talent (comme nouvelliste), même s'il est possible de le placer quelque part entre Henry James (pour sa prose sage et classique) et Algernoon Blackwood (pour ce qui est de son approche sur la pointe des pieds des thèmes traditionnels du fantastique). Un fantastique jamais franchement abordé d'ailleurs, un fantastique feutré, qui reste enclos de grands parcs mouillés et de maisons ombreuses, où le mystère vient plus du regard porté que de la réalité de ce que voit ce regard...
    Ce sont le plus souvent des enfants qui sont les héros des textes de la Mare — les « regardants » : comme ces gosses aux jeux pervers cachés dans l'église de La trompette, ou ce lycéen accueilli par la parente d'un de ses amis — et qui a tout d'un fantôme de chair (La tante de Seaton). Certes les actuels amateurs de Gore pourront être surpris par cette approche qui est tout juste un effleurement, mais les amoureux de beaux textes ne pourront que goûter cette découverte. Et saluer en même temps un éditeur qui prend des risques, mais sait en tout cas les enrober : le nom de la maison d'édition, Ombres, le bleu passé de la couverture,la photo qui l'orne (un grillage ouvrant sur un parc colmaté de brumes) rendent très bien compte de la tonalité d'un auteur au nom prédestiné. De la Mare ? Aux diables, bien sûr.
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