Orhan Pamuk

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Orhan Pamuk

Message par Barcarole le Lun 2 Jan - 18:03

Orhan Pamuk
(né en 1952)



Orhan Pamuk, de son vrai nom Ferit Orhan Pamuk, est un écrivain turc né le 7 juin 1952 à Istanbul. Ses romans ont rencontré un énorme succès dans son pays et dans le monde, où ils se sont vendus à plus de onze millions d'exemplaires, ce qui fait de lui l'écrivain turc le plus vendu dans le monde. Ils sont traduits en plus de 60 langues. L'auteur a remporté trois grands prix littéraires en Turquie, le prix France Culture en 1995, le prix du meilleur livre étranger du New York Times en 2004, le prix des libraires allemands le 22 juin 2005 et le prix Médicis étranger pour Neige le 7 novembre 2005. En 2006, Pamuk est classé par Time Magazine comme l'une des 100 personnalités les plus influentes du monde. En 2007, il enseigne l'écriture et la littérature comparée à l'université Columbia. Il est, avec José Saramago, à l'origine du Parlement européen des écrivains (European Writers' Parliament) qui s'est tenu à Istanbul en novembre 2010.
Le 12 octobre 2006, il obtient le prix Nobel de littérature, devenant ainsi le premier Turc à avoir reçu cette distinction.
Source : Wikipedia.

Bibliographie en français

• La Maison du silence (1988)
• Le Livre noir (1995)
• Le Château blanc (1996)
• La Vie nouvelle (2000)
• Mon nom est Rouge (2005)
• Neige (2007)
• Istanbul, souvenirs d’une ville (2007)
• Le Musée de l’innocence (2012)
• L’Innocence des objets (2012)
• Le Romancier naïf et le romancier sentimental (2012)
• Cevdet Bey et ses fils (2014)
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Barcarole

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Re: Orhan Pamuk

Message par Barcarole le Lun 2 Jan - 18:15



Neige

Neige, j’ai beaucoup aimé !
L'histoire se déroule à Kars, ville-frontière avec l'Iran. Ses habitants vivent en vase clos, les routes sont fermées à cause de la neige qui tombe sans discontinuer. Ce qui m'importait dans ce roman, plein de poésie, c'est d'apprendre ce qui se passe au niveau de l'ambiance politique en Turquie à cette époque. Et j’ai été servie. Le but de cette petite synthèse n’est pas de dévoiler le contenu de ce livre mais de parler de son ambiance. Ceux qui l’ont lu, et vous êtes nombreux, pourront le faire beaucoup mieux que moi !

L'errance de Ka, marchant dans les rues de Kars enneigées, fasciné par la beauté de la neige, le silence feutré qu'elle procure, les événements qui se passent à Kars et les personnes qu'il rencontre lui inspirent des poèmes qu'il élabore avec une structure toute particulière à la forme d'un flocon, tel un mandala.

La peur de Ka témoigne des tensions qui règnent à Kars, une peur qui croît à mesure que l'on avance dans le roman. Il se retourne à chaque fois qu'il sort de son hôtel, quand il marche dans la ville, sans cesse aux aguets, comme traqué par le vide, ce silence et la blancheur de la nuit, mais il ne se privera jamais de ses balades, pour s'aérer, aller dans les cafés et les lieux de réunions turcs, la vie prenant le dessus sur la peur d'être assassiné. Ka sait qu’il est en danger.

La peur de Ka est aussi liée à son amour pour Ipek à la beauté troublante, peur de vivre le moment présent par peur de la perdre, ce qui rend cet amour douloureux. Peur qu'elle ne vienne pas ce soir, peur qu'elle ne parte pas avec lui à Francfort pour être heureux, peur d'être tout simplement heureux car le bonheur ne dure pas. Peur de souffrir après. Déjà il en souffre, et la douleur est plus forte que l'amour. Regret d'être venu à Kars pour voir Ipek…

La situation est trouble en Turquie, et se côtoient les militaires, les « ataturkistes » (ou kémalistes), les différents partis et écoles islamistes, depuis le plus modéré jusqu'au plus radical. Putschs, assassinats, disparitions, sont le lot presque quotidien de la population. Pourtant, quand ils vont au théâtre, les spectateurs dénient qu'il y a des morts parce qu'on a réellement tiré, pensant que les bruits de tirs viennent de la pièce. Même les morts dans la salle ne sont pas perçus comme tels. Confondus et ne sachant pas ce qui leur arrive, ils remercieraient presque leurs agresseurs.

J'ai trouvé intéressants les opinions de tous ces interlocuteurs, quelle que soit la position qu'ils adoptent. Je n'ai pas vu ce roman comme un polar ou un thriller, comme pourraient le ressentir d’autres lecteurs. Mais comme une fresque sur une situation dramatique en Turquie à une période récente. Magnifique plume que celle d’Orhan Pamuk.


mots-clés : #terrorisme


Dernière édition par Barcarole le Lun 2 Jan - 18:34, édité 1 fois
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Re: Orhan Pamuk

Message par Armor le Lun 2 Jan - 18:19

Ca donne envie.
Et dire que je n'ai toujours pas lu Pamuk alors que j'ai deux de ses ouvrages sur ma PAL… Neige, justement, et Mon nom est rouge.
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Re: Orhan Pamuk

Message par Barcarole le Lun 2 Jan - 18:33

Tu ne devrais pas être déçue, grand et brillant écrivain Orhan Pamuk, très instructif et l'atmosphère qui s'en dégage fait qu'on n'oublie pas Neige.
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Re: Orhan Pamuk

Message par topocl le Lun 2 Jan - 20:22

Le musée de l'innocence



Kemal est un jeune Turc des années 70 , héros de la plus riche société Stambouliote, partageant ses soirées et ses nuits entre boîtes et restaurants de luxe, capable d'acheter sur un coup de tête un sac à main qui coûte « six mois de salaire d'un jeune fonctionnaire ». Tous ses amis l'envie d'être promis à Sybel jeune femme prometteuse intelligente. Mais Kemal est partagé entre les traditions de ce pays encore refermé sur lui-même : et ses désirs d’occidentalisation rapide. Une jeune femme doit arriver vierge au mariage, sinon son mari ne pourra s'empêcher de la mépriser ; mais elle doit aussi satisfaire les appétits « modernes », de son promis. Alors qu'il est déjà prêt perdu au sein de ces contradictions ambiguës, Kemal tombe follement amoureux d'une jeune cousine pauvre, Füsun, dont il ne va pas savoir se détacher. Perdu de perplexité, incapable de se décider entre les deux femmes, il va mener ces deux amours de front dans un mélange de bonheur et de culpabilité, jusqu'à les perdre toutes les deux.

Quelques années plus tard courant toujours après le mirage de Füsun il la retrouve enfin, mariée, mal mariée puisqu'elle avait fauté avec lui. Désespéré, soir après soir, il va fréquenter la famille de Füsun invité aux repas familiaux, courant après son rêve fou de la voir revenir, hésitant entre la souffrance de ne pas  la posséder et le bonheur de pouvoir l'approcher. Pour se soutenir dans cette quête improbable, au fil des jours il dérobe de menus objets symbolisant son attachement, ses enchantements quotidiens. Il les accumule de façon obsessionnelle jusqu'à pouvoir, des années plus tard, quand leur histoire sera finie, les rassembler dans un musée de l'Innocence, qui lui permettra de rester perpétuellement fidèle à sa belle histoire d'amour.

Le thème principal de ce roman est la folie des hommes, et Pamuk pour nous raconter cette histoire procède, par une accumulation de faits, de sensations, d'objets, de personnages, de détail dans une ville qui vénère : Istanbul. Kemal abandonne une vie jouissive et brillante, pour se contenter de passer des soirées ternes et désespérantes auprès de sa bien-aimée. Ils s'exclue de la société des hommes pour n’être fidèle qu'à une femme (ou à son image) Mais son amour transfigure ces moments partagés en autant de rituels de bonheur émerveillé. Ne sachant reconnaître la défaite de cet amour, il le transcende par un fétichisme, qui alors que chacun pense qu'il a gâché sa vie, le fera mourir avec l'idée du bonheur. S'il appelle son musée le musée de l'innocence, c'est qu'il pense avoir toujours été pur et sincère, et se retournant sur sa vie, même si son amour n'a jamais réellement abouti, il pense qu'elle valait la peine.
Ce roman est un espèce de conte qui nous explique que la folie transcende l'homme, que la passion même inaboutie le hausse à son plus haut niveau.

Un autre thème du livre est l'écartèlement des Turcs entre les cultures occidentales et traditionnelles, les déchirements que cela entraîne dans leur intime quotidien, les culpabilités qui les minent et les empêchent d’être pleinement heureux.

J'ai trouvé bien des choses intéressantes dans ce livre, mais je dois reconnaître que je m'y suis monstrueusement ennuyée, devant cette accumulation de détails, de réflexions, cette histoire qui n'avance pas, ce bavardage introspectif perpétuel. Pamuk raconte cette histoire avec un certain humour mélancolique, et j'aurais mieux aimé un roman plus vif et dynamique. Par contre, il me semble que des lecteurs plus amoureux du style que moi, plus enclins à déambuler dans un livre, y prendront un plaisir intense.

(commentaire récupéré)

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Re: Orhan Pamuk

Message par Tristram le Mer 29 Mar - 22:23



Le musée de l’Innocence

(Ce commentaire est superfétatif de celui de topocl, plus haut dans ce fil.)

Le musée de l’Innocence, c’est d’abord un témoignage sur Istanboul au siècle dernier, avec les quartiers populaires, mais aussi les luxueux hôtels, ambassades de l’Occident avec alcools et femmes (dés)habillées à la mode pour les privilégiés qui tournent les tabous sociaux en générant l’hypocrisie (comme dans beaucoup de contrées proche et moyen-orientales, ainsi que le harcèlement des femmes dans les lieux publics). C’est aussi la misère sexuelle que crée cette confrontation civilisationnelle (à sens unique), en consonance avec la peinture exhaustive des états d’âme du narrateur (plus de 800 pages d’observation fine, effectivement assez longues au début), les veules et candides affres de Kemal, jeune mâle musulman désemparé par son attirance pour Füsun, une jeune et pauvre parente éloignée, alors qu’il est fiancé à une femme quasiment irréprochable. Il a pris sa virginité, acte aux conséquences graves dans la société traditionnelle (qui n’est pas sans rappeler la nôtre avec un décalage dans le temps).
Flairant l’odeur de Füsun disparue jusque sur un presse-papier de verre (?), il se renferme dans une sorte de fétichisme des objets qu’elle a touché, entreprenant leur collection quelque peu kleptomane dans une manière de culte du souvenir de celle qu’il ne parvient pas à oublier (et de parodie proustienne). Lui et sa fiancée sombrent dans le raki, dans les fêtes de la jeunesse dorée, dans un yali (résidence secondaire ottomane sur le Bosphore). Séparés, Kemal retrouve Füsun, entre-temps mariée à un jeune cinéaste et vivant toujours chez ses parents ; tous trois vont regarder les films sentimentaux turcs au cinéma, manger et boire dans les meyhane (tavernes), puis il s’enlise honteusement chez eux à longueur de soirées devant la télévision pendant huit années, entrant dans le milieu du cinéma comme producteur potentiel de Füsun et son mari sur fond de troubles politiques, et sans sortir de son repli sur soi. Le mari de Füsun se détache d’elle, qui se rapproche de Kemal, notamment à l’occasion de leçons de conduite automobile.
Füsun morte dans un accident à bord de la vieille Chevrolet familiale la nuit-même de leurs fiançailles, viendra à Kemal l’idée du musée, d’après les maisons-musées parisiennes, puis d’un peu partout dans le monde (auxquelles j’ajouterais volontiers celle du docteur Schweitzer à Lambaréné – un endroit magique et toujours vivant –, tout en pensant à certains livres de Perec). La honte attachée à son obsessionnelle collection de menues reliques du quotidien de son aimée fait place à l’orgueilleuse volonté d’édification à raconter son histoire, donnant du sens à sa vie autrement gâchée en substituant à la chère disparue les choses chéries qui l’ont touchée, trouvant enfin consolation à présenter dans un espace-temps à l’écart de l’humanité ce qu’il en a conservé pour y vivre jusqu’à sa mort (à l’instar de Gustave Moreau, dont j’ai visité il y a longtemps les ateliers-appartement, que je garde encore en mémoire) et en faire un sanctuaire pour les amoureux. Le soin apporté au classement systématique et structuré intéressera peut-être aussi le muséologue…
La fascinante « aventure muséale » des objets auxquels il est attaché par un lien sentimental, les étranges pulsions du collectionneur monomane basée sur une intime souffrance cachée (et pouvant aller jusqu’à l’accumulation d’immondices), l’analyse des impressions du souvenir entretenu font une remarquable fin à l’ouvrage (quoique fort longuement amenée), soigneusement tissé de résonances sur tout son cours : l’épilogue du roman récompense le lecteur persévérant !

« – Tout être intelligent sait que la vie est une belle chose et que le bonheur est le but de l’existence, dit mon père en regardant ces trois jolies jeunes filles. Mais comment peut-on expliquer que seuls les imbéciles soient heureux ? »
« Dans ce pays, il y a tellement d’hommes qui méprisent plus tard leur femme sous prétexte qu’elles n’ont pas assez gardé leurs distances avant le mariage. » (Chapitre 24)

« Ne pas fumer ni boire d’alcool devant son père, ne pas se vautrer sur sa chaise en croisant les jambes… toutes ces marques de respect dictées par le souci de se conformer aux règles de la famille traditionnelle s’estompèrent peu à peu au fil des ans. Évidemment Tarik Bey voyait parfaitement que sa fille fumait, mais au lieu de réagir comme on l’eût attendu d’un père traditionnel, il semblait se satisfaire du respect dont elle enrobait ses gestes. J’étais extraordinairement heureux d’observer ces rituels et ce foisonnement de nuances auxquelles les anthropologues ne comprennent généralement rien. Jamais je n’ai jugé hypocrite cette culture du "faire comme si" ; alors que j’observais les gestes gracieux du Füsun, je me rappelais que c’était justement parce que nous faisions tous "comme si" qu’il m’était possible de voir les Keskin tous les soirs, que c’était non pas le soupirant mais le riche parent venant rendre visite qui était admis à leur table et autorisé à voir leur fille. » (Chapitre 68, « 4213 mégots »)

« – L’amour est une chose impossible dans un pays où hommes et femmes ne peuvent se côtoyer, se fréquenter et discuter ensemble, assena-t-elle [la mère de Kemal]. Et tu sais pourquoi ? Parce que dès qu’une femme s’intéresse à eux, les hommes lui sautent dessus comme des bêtes affamées, sans faire de détail. C’est ancré dans leurs habitudes ; ensuite, ils prennent cela pour de l’amour. Comment l’amour pourrait-il exister dans de telles conditions ? Ne va pas t’illusionner. » (74)

« C’était terriblement douloureux et, à présent, ma souffrance ne provenait plus de mon désir pour elle mais de mon auto-apitoiement. C’est en cheminant sur la ligne de partage ténue entre pensée et se souvenir, douleur et sentiment de la perte que je parvins à l’idée du musée.
Je cherchais consolation dans la lecture d’auteurs comme Proust et Montaigne. » (80)

« Les vrais musées sont des endroits où le Temps devient Espace. » (82)

« De même que le trait qui reliait chaque instant était le Temps selon Aristote, je comprenais que le trait qui relierait tous ces objets serait un récit. Autrement dit, je pourrais confier la rédaction du catalogue de mon musée à un écrivain qui y travaillerait comme s’il s’agissait d’un roman. Je n’étais nullement tenté de m’essayer moi-même à un tel livre. Qui donc pourrait s’acquitter de cette tâche à ma place ?
C’est ainsi que j’en vins à faire appel à M. Orhan Pamuk qui, avec mon aval, rédigea ce livre en parlant par ma bouche. »
« Avec mon musée, j’aimerais montrer non seulement aux Turcs mais à tous les peuples de la terre que nous devons être fiers de l’existence que nous menons. Je l’ai constaté au cours de mes nombreux voyages : alors que les Occidentaux sont enclins à s’enorgueillir, la grande majorité du monde vit dans la honte. Or, il suffit qu’elles soient exposées dans un musée pour que les choses dont nous avons honte deviennent aussitôt des objets de fierté. »
« Comme tous les objets – et donc mon histoire – peuvent être appréhendés simultanément de plusieurs points de vue, le visiteur perdra le sens du Temps. C’est la plus grande consolation qui soit. Dans les musées poétiques fondés sur une impulsion du cœur et organisés selon une réflexion rigoureuse, c’est parce que le Temps s’annihile que nous trouvons la consolation, et non parce que nous sommes en présence des vieux objets que nous aimons. » (83)

Je suis cependant peut-être un peu moins convaincu par cet ouvrage que par ceux précédemment lus, Mon nom est Rouge et surtout Neige.

Nota bêta (et questionnement récurrent de ma part, s’appliquant à beaucoup trop de romans) : quand est-ce que le personnage trouve le temps de faire son boulot, au moins un minimum plausible ? Apparemment entre ses nuits d’alcoolisation et ses réclusions dès midi dans sa garçonnière…

Plus :


L’escalier de la maison d’artiste de Gustave Moreau :


The Museum of Innocence (créé par Orhan Pamuk) :

Pamuk a commencé à collecter des objets pour le musée au milieu des années 1990. « Je voulais collectionner et exposer les vrais objets d'une histoire fictive dans un musée et écrire un roman basé sur ces objets », a-t-il dit.
Pamuk indique que quelques objets exposés dans le musée sont de la famille et d'amis, tandis que d'autres viennent d'Istanbul ou d'autres endroits de la planète. Cependant, il n'a pas précisé lesquels des objets sont directement liés à sa propre vie. Il soutient que le récit du musée devrait refléter celle du roman et pas le sien, après avoir déclaré que « Ce n'est pas le musée d'Orhan Pamuk ». Après que le roman a été publié en turc en 2008, la collection du musée a été finalisée et le musée a ouvert en avril 2012.
Concept
Situé dans un quartier d'Istanbul célèbre pour ses anciens magasins d'antiquités qui bordent ses rues étroites, le musée témoigne du caractère unique des objets du quotidien de 1970 de la classe supérieure d'Istanbul. Il s'agit d'une série d'expositions, correspondant chacune à l'un des 83 chapitres du roman. Selon le récit, ces objets ont été collectés et organisés par Kemal et sont des souvenirs de Füsun. Les affiches comprennent une grande vitrine contenant 4 213 mégots de cigarettes, des cigarettes fumées par Füsun, une collection de salières, des peintures et des cartes des rues d'Istanbul où le récit se déroule. Pourtant, malgré la conjonction entre le musée et le roman, Pamuk maintient que le musée et le roman peuvent être visités indépendamment l'un de l'autre : « tout comme le roman est tout à fait compréhensible sans une visite au musée, de même le musée est un lieu qui peut être visité et vécu par lui-même ».
Pamuk a développé l'idée du musée et du roman en parallèle dès le début ; le musée n'est pas basé sur le roman, de même que le roman n'a pas été écrit pour le musée. Ce brouillage des frontières entre les deux a été exploré à la fois dans le roman Le Musée de l'innocence et dans le catalogue du musée. Au début des années 1990, Pamuk a commencé à recueillir des objets du passé qu'il a vus et aimés, dans des boutiques et chez des amis brocanteurs, formant progressivement le récit qui allait devenir le Musée de l'Innocence. Il pouvait tomber sur un objet qui pouvait inspirer une nouvelle histoire dans le roman ; ou il pouvait chercher des objets s'adaptant à une histoire existante.
Wikipédia

Derrière le bureau du docteur Schweitzer (Lambaréné 2005) :
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Re: Orhan Pamuk

Message par Armor le Mer 29 Mar - 23:18


L'escalier est superbe ! Par contre, un peu glauque le décor du bureau du Dr Schweitzer !
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Re: Orhan Pamuk

Message par topocl le Jeu 30 Mar - 9:26

Ta superfétation reste bien intéressante , Tristram !
Connais-tu ce livre-catalogue du Musée de l'innocence?


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Re: Orhan Pamuk

Message par Tristram le Jeu 30 Mar - 11:48

Seulement par Wikipédia... C'est intéressant ?
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Re: Orhan Pamuk

Message par topocl le Jeu 30 Mar - 18:13

Il y a beaucoup de photos. Si on aime les objets, les accumulations, les rêveries, les réalisations insensées, oui, c’est intéressant.

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Re: Orhan Pamuk

Message par Silveradow le Lun 5 Juin - 18:34

Istanbul,

Que dire ... Son prix Nobel est d'un ennui mortel ... J'ai l'impression que si je me rends demain à Istanbul je serais moi aussi prise de cette mélancolie qu'il déroule tout le long du livre... Roman autobiographie qui ne sert qu'à présenter la ville, les photos en livre de poche sont inutiles tellement elles rendent mal ... Vraiment déçue de ma première lecture, c'est d'une longueur qui n'en finit pas ... Ne lisez pas celui ci !!
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