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Tennessee Williams, Parle moi comme la pluie et laisse moi écouter

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    Bernard Herrmann

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    Mordicus

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    Bernard Herrmann

    Message par Mordicus le Lun 2 Jan - 18:15


    Bernard Herrmann
    1911 - 1975

    C’est au sein d’une famille de la diaspora juive d’Europe de l’Est installée à New York que Bernard Herrmann voit le jour en 1911. Sa famille étant mélomane, c’est tout naturellement qu’il attrape le virus de la musique dès son plus jeune âge, même si l’instrument traditionnel familial, le violon, ne l’intéresse guère. Si la pratique musicale ne le passionne pas, la composition, en revanche devient sa marotte et son activité favorite, puisant son inspiration chez Berlioz, surtout, mais aussi chez les chefs d’orchestres contemporains comme Edward Elgar, Georges Gershwin ou Wilhem Mengelberg. Cependant, s’il admire des compositeurs classiques comme Stokowski, ceux dont Bernard Herrmann apprécie le plus le travail sont ceux capables de déstructurer leurs partitions pour aboutir à un résultat musical fusionnel, voire expérimental. Parmi ceux-là, on compte de jeunes créateurs non conventionnels, Aaron Copeland et Charles Ives, avec lesquels il se liera d’amitié par la suite.

    Les années 1920 sont une période de renouveau pour la musique classique et le milieu juif ashkénaze new-yorkais contribue énormément à l’évolution des conceptions jusqu’alors en vigueur dans la composition symphonique. Bernard Herrmann, inscrit à La DeWitt Clinton High School, puis à la Juilliard School de New York, ne manque pas d’être entraîné dans ce tourbillon créatif dont le désir est de s’affranchir des antiques règles de la composition : il adhère au « groupe des jeunes compositeurs », un cénacle résolument moderniste constitué autour de l’australien Percy Grainger, groupe qui donne naissance, en 1930, au New Chamber Orchestra of New York dont Herrmann devient le premier chef d’orchestre.

    (Source : Universal Music)

    Oeuvres

    Spoiler:
    Musiques de films
    1941 : Citizen Kane d'Orlon Welles
    1941 : Tous les biens de la Terre
    1942 : La Splendeur des Amberson (The Magnificent Ambersons) d'Orson Welles.
    1944 : Jane Eyre de Robert Stevenson
    1945 : Hangover Square de John Brahm
    1946 : Anna et le Roi de Siam (Anna and the King of Siam)
    1947 : L'Aventure de madame Muir (The Ghost and Mrs. Muir) de Joseph L. Mankiewicz
    1948 : Le Portrait de Jennie (Portrait of Jennie)
    1951 : Le Jour où la Terre s'arrêta (The Day the Earth Stood Still de Robert Wise
    1951 : La Maison dans l'ombre (On Dangerous Ground)
    1952 : L'Affaire Cicéron (Five fingers) de Joseph L. Mankiewicz
    1952 : Les Neiges du Kilimandjaro (The Snows of Kilimanjaro) d'Henry King
    1953 : La Sorcière blanche (White Witch Doctor)
    1953 : Tempête sous la mer (Beneath the 12-Mile Reef)
    1953 : Capitaine King (King of the Khyber Rifles)
    1954 : Le Jardin du diable (Garden of Evil) d'Henry Hathaway
    1954 : L'Égyptien (The Egyptian)
    1954 : Prince of Players
    1954 : L'Homme du Kentucky (The Kentuckian) de Burt Lancaster
    1955 : Mais qui a tué Harry ? (The Trouble with Harry) d'Alfred Hitchcock
    1956 : L'Homme qui en savait trop (The Man Who Knew Too Much) d'Alfred Hitchcock
    1956 : Le Faux Coupable (The Wrong Man) d'Alfred Hitchcock
    1956 : L'Homme au complet gris (The Man in a Grey Flannel Suit) de Nunnally Johnson
    1956 : Williamsburg (Williamsburg: the Story of a Patriot)
    1957 : The Hatful of Rain de Fred Zinnemann
    1958 : Le Septième voyage de Sinbad (The 7th Voyage of Sinbad) coréalisé par Ray Harryhausen
    1958 : Sueurs froides (Vertigo) d'Alfred Hitchcock
    1958 : Les Nus et les Morts (The Naked and the Dead) de Raoul Walsh
    1959 : La Mort aux trousses (North by Northwest) d'Alfred Hitchcock
    1959 : Blue-jean (Blue Denim)
    1959 : Voyage au centre de la Terre (Journey to the Center of the Earth) pour orgues, harpes, cuivres et percussions.
    1960 : Psychose (Psycho) d'Alfred Hitchcock
    1960 : The Three Worlds of Gulliver coréalisé par Ray Harryhausen
    1961 : L'Île mystérieuse (Mysterious Island) coréalisé par Ray Harryhausen
    1962 : Les Nerfs à vif (Cape Fear)
    1962 : Tendre est la nuit (Tender is the night) d'Henry King
    1962 : Joy in the Morning
    1963 : Les Oiseaux (The birds) d'Alfred Hitchcock
    1963 : Jason et les Argonautes (Jason and the Argonauts) coréalisé par Ray Harryhausen
    1964 : Pas de printemps pour Marnie (Marnie) d'Alfred Hitchcock
    1966 : Fahrenheit 451 de François Truffaut
    1967 : La mariée était en noir de François Truffaut
    1968 : Twisted Nerve
    1971 : The Night Digger
    1971 : La Bataille de la Neretva (The Battle of Neretva)
    1973 : Sœurs de sang (Sisters) de Brian De Palma
    1974 : Le monstre est vivant (It's Alive)
    1976 : Obsession de Brian De Palma
    1976 : Taxi Driver de Martin Scorsese

    1991 : Les Nerfs à vif (Cape Fear) de Martin Scorsese (ré-orchestré par Elmer Bernstein)
    1993 : Kika de Pedro Almodóvar (extrait de Psychose)
    1995 : L'Armée des douze singes (Twelve Monkeys) de Terry Gilliam (extrait de Sueurs froides)
    1998 : Psycho de Gus Van Sant (ré-orchestré par Danny Elfman)
    2003 : Trois drôles de dames (extrait de Sueur froide et Les Nerfs à vif)
    2003 : Wonderland (extrait de Taxi Driver)
    2003 : Kill Bill (vol.1) de Quentin Tarantino (extrait de Twisted Nerve)
    2007 : Boulevard de la mort (Death proof) de Quentin Tarantino
    2011 : The Artist de Michel Hazanavicius


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    Mordicus

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    Re: Bernard Herrmann

    Message par Mordicus le Lun 2 Jan - 18:23


    Je l'ai découvert en même temps qu'Hitchcock, sur Psycho, Les oiseaux et sur le superbe Vertigo.

    D'ailleurs, si je ne devais retenir qu'un extrait d'Herrmann, ce serait Prelude and Rooftop que je vous mets ici :



    C'est entêtant, gravissime et délicat... Tout converge à un dénouement épique alors que... Je ne sais pas, ça devient doux, presque léger, pour repartir dans une nouvelle vague de tension.
    (Je suis infoutue de décrire correctement ces impressions)

    Ça me colle à chaque fois la chair de poule, des frissons sur la nuque, mes cheveux s'électrisent.
    Et puis, le bourdonnement.
    La fin.

    Hitchcock a trouvé Herrmann. A moins que ça ne soit l'inverse. L'un ne va pas sans l'autre. (Et pourtant, vu le degré de sauvagerie sociale d'Hitchcock, je m'étonne qu'il ait réussi à garder Hermann aussi longtemps.)



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