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    Denis Johnson

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    Bédoulène

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    Denis Johnson

    Message par Bédoulène le Sam 3 Déc - 16:46

    Denis Johnson
    Né en 1949


    Denis Johnson, né le 1er juillet 1949 à Munich, en Allemagne de l'Ouest, est un auteur américain qui est surtout connu pour son recueil de Jesus' Son (1992) et son roman Arbre de fumée (2007), qui a remporté le National Book Award.
    Dans sa jeunesse, Denis Johnson suit son père au gré des affectations de celui-ci. Il devient dépendant ensuite à diverses substances1. Finalement, il obtient une maitrise (MFA) à l'Université de l'Iowa. Ses principales influences sont Dr. Seuss, Dylan Thomas, Walt Whitman et T. S. Eliot2. Il a reçu de nombreux prix pour ses œuvres, y compris un Prix du Whiting Writer's en 1986 et une bourse Lannan pour la fiction en 1993.

    Selon un groupe de critiques, écrivains et autres membres du milieu littéraire, son recueil Jesus' son fait partie des meilleures œuvres de fiction américaines des 25 dernières années3.

    Denis Johnson fait des débuts remarqués avec la publication de son recueil de nouvelles Jesus' Son (1992), qui a été adapté au cinéma en 1999 sous le même titre, et qui a été cité comme l'un des dix meilleurs films de l'année par le New York Times, le Los Angeles Times, et par Roger Ebert. Denis Johnson a un petit rôle dans le film, interprétant l'homme ayant a été poignardé à l'œil par sa femme.
    Il est titulaire en 2006-2007 de la chaire Mitte d'écriture créative à l'Université d'État du Texas, à San Marcos, Texas.

    (source : wikipedia)

    Oeuvres traduites en français :

    Romans
    Fiskadoro
    Le nom du monde
    Déjà mort
    Des étoiles à midi
    Des anges
    Un Pendu Ressuscité
    Rêves de train
    Arbre de fumée
    Personne bouge
    Les monstres qui ricanent

    Nouvelles
    Jesus' son







    « Déjà mort »

    Les grandes lignes de cette histoire : Nelson Fairchild souhaite la disparition de sa femme, il engage un homme qu’il sauve de son « suicide par noyade » et l’engage pour l’assassiner. Nelson est lui-même l’objet d’un »contrat » car il a détruit dans un aéroport la drogue qu’il transportait pour un certain Lally, lequel engage 2 tueurs/chasseurs pour l’éliminer.
    L’homme engagé par Nelson ne tue pas sa femme, mais bien le Père et le frère de celui-ci et tente aussi de le tuer lui.
    Nelson a un associé, Meadows, avec lequel il est propriétaire d’un champ d’ »herbe », auquel il dénonce les 2 tueurs qui le poursuivent. Meadows se chargera de les éliminer.

    Un jeune policier auparavant exerçant à L.A. s’interroge sur les différentes morts, accidents et incidents qui jalonnent la région, sur la personnalité souvent inquiétante des habitants de cette région. Il s’en trouvera seul possesseur de certains faits qui le troubleront à jamais.
    L’histoire pourrait être banale si les différents personnages à divers degrés n’étaient des paranoïaques, schizophrènes, illuminés mystiques ou alcooliques qui lisent Nietzsche, Emerson, Jung, Herman Hesse et trouvent dans ces écrits matière à "aménager" leur personnalité.

    L’auteur nous dévoile cette histoire telle une enquête. D’abord nous faisons connaissance avec tous les personnages, puis l’auteur nous fait connaître le résultat des différents évènements – meurtres, accidents, relations - qui s’engageaient dans le livre I et dans le livre III le lecteur découvre les circonstances dans lesquelles se sont déroulés lesdits évènements.

    Malgré la noirceur des sujets, drogue, alcoolisme, meurtres, la nature de ces êtres plus ou moins déjantés qui se cotoient je n’ai pas trouvé ce livre sombre, j'ai compris la solitude qui les habite, leur douloureux face à face avec eux-mêmes. L’écriture est remarquable, ici empreinte de métaphysique, elle est d’une sensibilité à tout ce qui compose ces lieux où se déroule l’histoire. Il n’y a pas de jugement de l’auteur dans ce livre, sinon celui que chaque personnage porte sur lui-même.

    Un livre et une écriture auxquels j’ai été très sensible, un très bon moment de lecture.


    extraits





    "message rapatrié"


    _________________
    "Lire et aimer le roman d'un salaud n'est pas lui donner une quelconque absolution, partager ses convictions ou devenir son complice, c'est reconnaître son talent, pas sa moralité ou son idéal" Le Club des incorrigibles optimistes de J.M. Guenessia "

    "Il n'y a pas de mauvais livres. Ce qui est mauvais c'est de les craindre." L'homme de Kiev Malamud

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