Daphné B.

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Daphné B.

Message par Jack-Hubert Bukowski le Ven 6 Jan - 16:41

Daphné B.
(Née en)


Daphné B. est assez avare de données autobiographiques. Je l'ai également déjà dit à propos de Zéa Beaulieu-April. Pour sa part, Daphné B. suit la griffe de la maison d'édition L'Écrou. Daphné B. est un «fit» naturel avec la maison d'édition comme la plupart des auteurs de l'écurie. J'ai déjà lu Jean-Sébastien Larouche qui a réédité ses recueils dans la première anthologie présentée en recueil à L'Écrou. Souvent, les auteurs de cette maison d’édition participent à des concours de SLAM Poésie. Daphné B. vient de publier Bluetiful. Je l'ai lu il y a un bout. Je le gardais secrètement et en réserve lorsque je jugerais le moment opportun d'en parler.

Oeuvre :

- Bluetiful, 2015

Mots-clés : #poésie #Québec

(fil de lecture retouché et rapatrié)


Dernière édition par Jack-Hubert Bukowski le Ven 6 Jan - 19:26, édité 4 fois
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Re: Daphné B.

Message par Jack-Hubert Bukowski le Ven 6 Jan - 16:51



Bluetiful (4e trimestre, 2015)

Comment se tuer à répéter que la poésie post-2010 a changé...

oh le party
le party pas de balloune

de la canette
vide
au sorrow
de dépanneur

le party gris
le party sale
le party debout sur les tables
je connais ça
je le sens à l'intérieur
combien il pèse
ce party-là

Avec Daphné B., la poésie est sans fioritures :

dans les toilettes
elles vomissent
on leur a dit de fuir
mais à la place des jambes
les sirènes ont une queue

leur vie ici
ne vaut pas cher

leur coeur coûte
la ride de taxi

Il y a une certaine fantasmagorie présente. Ce n'est pas nécessairement celle qu'on pense...

je sais

que c'est pas moi
marilyn

ni moi
la joconde

mais je serai bluetiful

je ferai tout pour être celle-là
je vais me raser
me couper les pieds
me les vernir

tiens
tiens

tiens.

comme le rouge
de mon sourire

Il y a un sens du romantisme assez trash dans ce que Daphné B. évoque :

une journée dans la vie d'une barmaid

je coupe une lime
je pense à toi
je coupe un citron
je pense à toi

je pense à toi
je coupe mon doigt

Ça pourrait sembler apologie de la femme-objet, mais...

on me prend cute
pour ici
ou pour emporter

on me prend
par la main
en me disant
c'est incroyable

on me prend
pour des poèmes qui parlent
de d'autres filles que moi
qui disent que ses lèvres
c'est mille bonbons

on me prend
pour le resto le vino
le pique-nique

le brunch
où il n'y a rien à dire
tout à manger

on me prend
en amour non-stop
avec personne pantoute

On persiste et signe dans l'illusion du romantisme trash :

aujourd'hui ma noune rasée
à montréal-trudeau
devrais-je t'acheter une balloune?

Je vais vous laisser sur ce «tease» :

plus rien
qu'un porte-clés
des chutes
niagara

une flaque de ciel
le printemps
frais repassé

grand-maman
je t'invite
sur mon balcon

bring your own booze
bring your own wings

Elle parle de grand-maman dans un recueil de poésie trash. C'est pas rien. La tendresse, on va s'en rappeler...

(avis de lecture rapatrié)
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