Joyce Carol Oates

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Re: Joyce Carol Oates

Message par églantine le Lun 17 Juil - 21:26

@topocl a écrit:Le personnage aussi fait recette. Cette femme minuscule, avec sa tête d'oiseau,  qui continue à son âge à produire plus de 1000 pages par an, c’est assez fascinant.

Oui effectivement ça peut !

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Re: Joyce Carol Oates

Message par simla le Mar 18 Juil - 7:53

Je l'adore ! Je suis abasourdie par sa culture, elle aborde tous les sujets avec brio, un style inimitable, quelle joie de savoir qu'elle existe Very Happy J'aurais bien aimé qu'elle ait le prix Nobel de littérature, ça m'aurait paru justifié.
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Joyce Carol Oates

Message par simla le Lun 14 Aoû - 7:23


Daddy Love

Un très bon roman sur la pédophilie qui sévit, hélas, aux Etats-unis comme partout.

Avec son talent époustouflant , J.C.Oates nous décrit l'univers pervers d'un pasteur itinérant, bien intégré dans la société, charmeur, manipulateur, séducteur, artiste auto-proclamé élaborant des macramés très appréciés dans la région de Kittatinny Falls, se déclarant veuf et élevant seul son petit garçon, timide, réservé, craintif.

Il s'agit donc de Chet Cash, "Daddy Love",   un quadragénaire séduisant, enlevant des petits garçons, les violant, les torturant, les asservissant et, au final, une fois trop âgés, les éliminant sans scrupules.

J.C.Oates nous décrit toutes les manipulations de cet imposteur, sans voyeurisme mais sans fausse pudeur non plus.

La mère, Dinah, le père Whit,  parents de Robbie, 5 ans, enlevé à la sortie d'un centre commercial sous les yeux de sa mère.

Dinah qui, de plus, est lourdement handicapée après avoir tenté de sauver son fils lors de son enlèvement :

"Enlever le petit garçon à la mère fut plus difficile que Daddy Love ne l'avait prévu.Il l'avait frappée à la tête avec un marteau de charpentier - assez fort pour lui fendre le crâne avait-il pensé. Elle s'était écroulée comme un poids mort et cependant, un instant plus tard, comme un boxeur sonné se remettant debout, la femme était parvenue à se relever et l'avait poursuivi en titubant...

A ce moment-là, il avait fourré le garçon dans le monospace. Un enfant si petit, si léger, et qui s'était pourtant débattu avec la frénésie d'un animal terrifié ! Il l'avait secoué, frappé et lui avait envoyé un coup de poing sur le côté de la tête pour le calmer.

Daddy Love avait été stupéfait de voir la mère courir désespérement derrière le monospace - cette expression sur son visage, le sang qui ruisselait sur ce visage.

Il avait fait demi-tour sur les chapeaux de roue pour lui foncer dessus. La garce, oser défier Dady Love !

-------------------------------

Rien ne l'avait préparée. Rien ne l'avait avertie. Ni sixième sens ni intuition maternelle.

--------------------------------


]Elle avait cependant conscience de sa terrible perte.

La main de l'enfant arrachée à la sienne. maman avait du lâcher prise.

C'était la défaite de sa vie de mère. La défaite de sa vie d'être humain. Même si - naturellement - on lui disait qu'elle n'avait rien à se reprocher.

Son fils avait été enlevé. Le fils de Whit.

Ils attendaient.Chaque jour, chaque heure, ils attendaient.Le téléphone sonnerait et une voix annoncerait Bonne nouvelle, Madame Whitcomb ! Nous avons trouvé votre fils et il est......


Le choix des mots suivant était capital. Cela pouvait être en bonne santé, ou vivant et en bonne santé, ou....vivant.

Simplement entendre ce mot-là : vivant.....


C'est court, moins de 300 pages, mais extrêmement prenant, émouvant, sidérant, terrifiant. La fin cependant quelque peu étonnante....

Quoiqu'il en soit, j'ai beaucoup aimé, même si le thème est très dur.

J'ai d'autant plus aimé que lorsque je circulais aux USA avec mon bébé, un copain nous avait bien mis en garde : surtout ne vous garez jamais près d'un monospace, et ça remonte à plus de 20 ans, déjà beaucoup d'enlèvement d'enfants. Ce qui était aussi très poignant était de voir dans les supermarchés tous ces visages d'enfants sur les boîtes de lait, tous ces enfants disparus et recherchés.


mots-clés : #criminalite
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Re: Joyce Carol Oates

Message par Bédoulène le Lun 14 Aoû - 13:04

Merci Simla ! je reviendrai plus tard à JCO !

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Re: Joyce Carol Oates

Message par Marie le Lun 14 Aoû - 18:27

Le premier lu, récup:

Les Chutes


traduit de l'anglais (EU) par Claude Seban
Ed Philippe Rey

Je trouve difficile de parler de ce livre.....Le résumer, en raconter l'histoire,c'est raconter l'histoire d'un sombre mélo, or c'est plus que cela à mon avis.
C'est dans le décor, le contexte, que Joyce Carol Oates nous expose les violences, les malhonnêtetés , les perversions de son pays. Ou plutôt de notre monde. Elle le fait en petites phrases sèches, d'un réalisme cru dans la moindre des descriptions ( d'un cadavre qui remonte après un séjour prolongé dans l'eau, ou de caves envahies de boue......) . Aucun détail n'est laissé au hasard, comme pour dire au lecteur: " là, vous ne pourrez pas dire que vous ne saviez pas.."
Ici, le contexte, c'est Niagara Falls. Haut lieu touristique , petite, puis grande bourgade, avec ses chutes -qui attirent les couples en voyage de noces et les suicidaires , et même ceux qui se suicident après un voyage de noces ( ce qui est très mal élevé, convenez en!) - son élite , ses industries et ses zones d'ombre, en l'occurrence les quartiers hautement insalubres ,suintant de benzène et autres produits toxiques aimablement déversés par les usines voisines où les pères se tuent à nourrir leurs enfants qui meurent prématurément de leucémies ou autres cancers directement induits par les toxiques.Les services d'hygiène , quelque peu corrompus, attribuent ces pourcentages très anormalement élevés de décès à des gènes défaillants chez cette population , et mettront des années à être contraints à reconnaitre les faits. Et encore.......
Dans ce décor, Joyce Carol Oates fait évoluer, au fil du temps, des personnages qui me semblent en lutte constante contre un destin tracé par leur milieu social , même si certains en sont tout à fait inconscients.
Ce sont toujours des personnages au bord d'un gouffre, prêts à être détruits à la moindre défaillance, ou le moindre écart hors des sentiers tracés.Prêts à tomber dans les eaux tourbillonnantes des chutes. Pas de place pour les faibles, pour les gentils, pour ceux dont le cerveau un jour s'attarde sur la question:
" Oh, Monsieur Burnaby! Pourquoi les gens sont ils aussi mauvais? "
Le premier personnage, constant au cours du roman, est une femme, Ariah. Et quelle femme! Grâce au suicide de son premier mari au matin d'une nuit de noces cauchemardesque, elle échappe donc à un destin assez lugubre ( les premiers chapitres sont saisissants......) . Et dès lors, enfin, c'est comme cela que moi je la vois, elle se construit des rôles. Dans lesquels elle s'investit entièrement, de façon passionnée et même psychiatrique à certains moments, mais dont elle se départit de même, brutalement, sans aucun atermoiement dès lors que ces rôles ne lui plaisent plus, où qu'ils ne remplissent plus dans son existence ce qu'elle leur a demandé d'être. Elle semble construire des cloisons, des murs entre les différents épisodes de sa vie, comme si ceux ci n'avaient en fait jamais existé.La reine du déni, cette Ariah.

Et donc le rôle de la "veuve blanche des Chutes",qui attend des jours sans aucun repos la remontée du fleuve de l'homme qui a préféré mourir que de vivre avec elle, et va jusqu'au bout de l'horreur.
Celui d'épouse d'un notable de la ville, sans aucun recul, aucune concession,et dont l'ego n'admettra pas que cet homme joue pour une autre femme ( et quelles qu'en soient les raisons) le rôle qu'il a joué pour elle, c'est à dire le sauveur, le bienfaiteur, celui qui se porte au secours.
Celui de mère, enfin, d'enfants qui ne sont que des petites créations personnelles, des revanches, qu'elle veut modeler à sa guise, ce sont ses possessions.

Le deuxième personnage est donc son mari, Dick Burnaby .Avocat, riche, membre important de l'élite de cette charmante cité.....Sauf que déjà, et sans le savoir, en léger décalage. Un des ses aïeux ( le genre dont on ne parle pas...) avait, à une époque, amusé les foules en marchant sur un fil au dessus du fleuve, jusqu'à sa chute, prévisible.
Dick Barnaby, c'est l'innocence du bien-né, attiré malgré lui par autre chose. C'est celui qui par deux fois a trahi sa caste , et la deuxième lui sera fatale. Celui qui commet l'erreur, inacceptable ,de "sousestimer la pourriture morale de l'adversaire",simplement parce que l'adversaire était à son image.

Et enfin ( ça commence à être long, mon résumé....), les enfants de ce couple. Tous trois porteurs d'une fêlure, d'un manque, chacun le sien selon leur âge au moment de la mort du père ( devenue un secret de famille dont Ariah n'a jamais accepté de reparler), et ce qu'ils connaissent ou découvrent de lui. Et plus il y a d'absence et de secret, plus il y a de souffrance.
Tous les trois trouveront quand même la force de résister ,chacun, de même, à sa façon. Par la raison chez l'aîné , l'opposition chez le second, la marginalité chez la troisième. Ce seront eux qui redonneront ensemble une identité- et une valeur- à leur père.
C'est en tout cas un beau roman, un de ceux que l'on lâche difficilement, construit un peu à la manière d'une tragédie, vibrant d'émotions, de colère et de révolte.
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Re: Joyce Carol Oates

Message par animal le Lun 14 Aoû - 18:35

Je croyais qu'il était policier moi Barnaby... (faites comme si je n'étais pas là).

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Re: Joyce Carol Oates

Message par Marie le Lun 14 Aoû - 18:41

Animal ( mais t'es caché?) a écrit:Je croyais qu'il était policier moi Barnaby...
Oui, il peut l'être.
C'est vrai Smile
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Re: Joyce Carol Oates

Message par Jack-Hubert Bukowski le Mar 15 Aoû - 7:17

Il faudrait retisser ce fil - qui est un doublon - au fil d'origine, que les divers éléments y soient adjoints.

Merci à nos modos de veiller à l'ouvrage qui se fait ici... Smile
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Re: Joyce Carol Oates

Message par Armor le Mar 15 Aoû - 10:43

Euh… Jack. On a beau chercher, on ne trouve qu'un seul fil JCO sur le forum !

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Re: Joyce Carol Oates

Message par Jack-Hubert Bukowski le Mar 15 Aoû - 11:43

Alors on est maintenant quittes, et merci pour le raccordement. Cool
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Re: Joyce Carol Oates

Message par Armor le Mar 15 Aoû - 11:47

Jack, les modos se sont concertés, et il s'avère que personne n'a rien raccordé. Il n'y a jamais eu qu'un seul fil !

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Re: Joyce Carol Oates

Message par Jack-Hubert Bukowski le Mar 15 Aoû - 11:56

Peu importe, le fil est revenu sur son erre d'aller et c'est l'important. JCO a fait partie de la petite chronique historique du passage entre les deux forums à ce qu'il semble...
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Re: Joyce Carol Oates

Message par bix_229 le Mar 15 Aoû - 16:55



REFLETS EN EAU TROUBLE


JCO part d'un fait réel, Ted Kennedy, alors présagé comme futur candidat à la Maison Blanche a un accident de voiture dont il se tire indemne, mais la femme qui l'accompagnait meurt.
On sait aux Etats Unis comment les candidats à la présidentielle et les présidents eux-mêmes sont surveilés dans leur vie privée.
On se souvient des Kennedy et de Clinton.

JCO a utilisé cette histoire vraie pour mettre en évidence la corruption intellectuelle et morale des politiques et particulièrement des hommes.
Peut-être pour mieux démontrer comment elle s'exerce au niveau des femmes.
C'est ainsi que nous vivons les dernières pensées de celle qui accompagnait Ted Kennedy, après l'accident. Elle se remémore sa vie, ses parents, ses projets. La soirée précédant l'accident et le voyage
Et elle attend, elle espère qu'on va venir à son secours, qu'il ne l'a pas abandonnée.
On assiste à cette longue agonie, ponctuée de :

"Est-ce que je vais mourir ? comme ça ?

Ce n'est pas vrai ! Quelque chose va arriver...

...Elle voit papa et maman qui attendent les hautes herbes, mais elle est déconcertée car maintenant ils ne sont plus jeunes, mais vraiment vieux, plus vieux qu' ils ne l' ont jamais été, le chagrin les rend hagards, ils la regardent fixement comme s' ils la voyaient pour la première fois, la petite kelly,comme s'ils ne la reconnaissaient pas, et elle court, pousse des cris aigus portée par par la joie et l'espérance, elle lève les bras pour qu'on la soulève haut dans les airs, elle agite les jambes, l'eau noire emplit ses poumons, et elle meurt."

C'est un livre suffocant, manipulateur, mais efficace.

Récupéré

Je ne suis pas inconditionnel de Oates.
Je pense qu'elle écrit trop, et ça se sent.
Ses intrigues sont plutot foutraques et ses pavés ont des longueurs.
Mais j'envie ceux qui l'apprécient parce que c'est le seul auteur qui écrit plus vite que ses lecteurs lisent !
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Re: Joyce Carol Oates

Message par swallow le Mar 15 Aoû - 19:16

Avez-vous lu les difficultés de collaboration entre Joyce Carol Oates et Jeanne Moreau à propos d´un projet commun?
http://bibliobs.nouvelobs.com/actualites/20170801.OBS2829/quand-jeanne-moreau-faisait-vivre-un-calvaire-sisypheen-a-joyce-carol-oates.html
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Re: Joyce Carol Oates

Message par Hanta le Jeu 17 Aoû - 15:29

Viol, une histoire d'amour




Je me suis décidé à continuer Oates jusqu'à pouvoir être certain que je n'aime pas les livres de cette auteure. Celui-ci ne fait pas exception bien qu'en réalité il ne me laisse aucune impression.
J'ai bien aimé certaines choses, beaucoup moins d'autres.
Dans celles que j'ai vraiment appréciées, le personnage de la petite fille par exemple en partie actrice et surtout spectatrice du drame, qui est le personnage le plus travaillé, le plus riche en émotions et en questionnements ce qui permet une vraie évolution du récit puisque le récit est découpé en chapitres, ceux-là même composant le coeur de l'ouvrage. Personnage le plus intéressant et le vrai moteur de ce récit choral donc.
La seconde chose qui m'a beaucoup plu est le réalisme de l'après-drame. Les jugements vindicatifs, la discorde de la population, les ragots, une justice incompréhensible, des sentiments extrêmes. On est réellement immergés dans ce qu'il y a de plus mauvais chez l'homme.
Ceci étant dit certains pas ne sont pas franchis et m'ont hélas parus plus ridicules que réalistes.
Le langage châtié des délinquants et des criminels même prête à sourire. On a du mal à croire que des multi-récidivistes puissent dire "nénés" pour désigner les seins par exemple ou de ne balancer aucune insulte explicite. Quand on utilise le langage de ces personnages pour narrer il faut s'adapter jusqu'au bout je trouve dommage qu'il y ait eu une retenue (d'autant que des collégiens cotoyant la petite fille utilisent eux-mêmes un langage plus cru).
La superficialité de certains personnages comme le policier, la procureure, et l'amant (Casey) qui auraient pu apporter au récit et qui sont délaissés.

Je ne suis pas déçu je n'attendais pas une révélation et il y a de bonnes choses donc je persiste.
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Re: Joyce Carol Oates

Message par animal le Jeu 17 Aoû - 20:22

(si si il y a bien eu raccord vite fait !)

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Re: Joyce Carol Oates

Message par Hanta le Jeu 17 Aoû - 21:43

J'ai pas compris ?
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Re: Joyce Carol Oates

Message par animal le Jeu 17 Aoû - 21:43

il y a eu deux fils et une fusion. cat

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Re: Joyce Carol Oates

Message par Hanta le Jeu 17 Aoû - 21:50

Ah oki Smile
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Petit oiseau du ciel

Message par simla le Dim 3 Sep - 1:52





"Krista a confiance en son papa. Elle sait qu'il n'a pas pu tuer Zoe Kruller. Pourtant, à Sparta, les rumeurs s'amplifient, la police s'en mêle, on parle de crime adultère. Krista aimerait comprendre pourquoi sa famille est ravagée par cette histoire sordide. Adolescente sacrifiée sur l'autel des erreurs paternelles, elle conçoit peu à peu un amour étrange et obsessionnel pour Aaron, le fils de Zoe..."

Voici dixit la quatrième de couverture, le résumé de ce  magnifique roman, sur l'éclatement de deux familles qui vivent dans la petite ville de Sparta. L'histoire se présente en plusieurs parties, avec tout le savoir-faire  et le talent de JC Oates :

- La première basée sur le vécu et le ressenti de Krista, la fille d'un des amants de Zoé, Edward Diehl...soupçonné de l'assassinat de Zoé.
- La deuxième basée sur la vie de Aaron, fils de Zoé, dont le père Delray Kruller, est lui aussi suspecté dans un premier temps.
- La troisième partie est basée sur la rencontre entre Krista et Aaron.

Zoé , la victime :

"Delray était un ivrogne, un drogué, qui mâle-traitait sa femme pour la faire marcher droit.
Pourquoi j'ai démissionné parce que j'ai besoin de changement voilà pourquoi.
Allez vous faire voir vous et vos regards en coin, je mérite un peu de bonheur ou du moins une chance de bonheur. Voilà pourquoi.
"Poursuite du bonheur" : c'est dans la constitution américaine !
"Tous les hommes naissent égaux" : ça inclut les femmes !
Je ne rajeunis pas, c'est un fait. Ca vaut pour nous tous.
Si je dois rester debout à sourire à des clients autant être serveuse de bar. Il y a les pourboires !
J'aurai ma chance un jour. Je le sais.
Je ne suis pas superstitieuse. Ni dévote. Mais je crois.
Il faut avoir foi dans son destin. Il ne faut pas douter."


Krista :

A la mort de grand-père Diehl, j'avais quatre ans et n'allais pas encore à l'école.
Quand papa n'était pas à son travail, il s'enfermait dans son atelier du sous-sol et nous entendions ses outils électriques gémir à travers le plancher ; pendant les jours, les semaines qui suivirent l'enterrement de grand-père, papa ne nous parla pas de lui, sinon pour dire évasivement que grand-père était "parti". A son expression, mon frère et moi avions compris qu'il ne fallait pas lui demander où.
Notre mère nous avait avertis : Ne posez pas de question à papa, il est triste.
Au téléphone maman disait Eddy est très affecté. Tu sais comment il est, il garde tout à l'intérieur.
Ces mots me frappèrent : garder tout à l'intérieur.
Très affecté. Tout à l'intérieur."


Aaron (ou Krull) c'est selon :

"Ce soir-là avec ses amis, à la gare de triage. Les soirs où il n'avait pas à travailler tard ou à partir avec la dépanneuse qui était un service fourni vingt-quatre heures sur vingt-quatre par le garage Kruller, il s'étais mis à traîner avec ces nouveaux amis qui étaient plus âgés que lui et admirables à ses yeux. Parce que Krull était mineur et pas eux. Ca allait tellement vite - on quittait le lycée une année et, quelques années plus tard, on avait vingt cinq ans ou plus. Comme Delray, ces types étaient prêts à tout essayer. Et des filles aussi. Krull avait un faible pour la bière mais il s'était aussi mis à aimer l'indifférence rêveuse que donnait le hasch. Ca ressemblait à la Novocaïne. Le bourdonnement s'assourdissait et on avait une sorte de vision floue en tunnel, les visages tournoyaient lentement, fondaient, c'était comique..

Zoé avait été une junkie, une héroïnomane. C'était ce qu'on disait d'elle après sa mort."



Magnifique roman. Et on n'est pas non plus déçu par la fin  Very Happy

mots-clés : #famille #polar
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Re: Joyce Carol Oates

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