ArenSor_T_Williams

Alors parle-moi comme la pluie et laisse moi écouter (laisse-moi m'étendre ici et écouter).

Tennessee Williams, Parle moi comme la pluie et laisse moi écouter

Forum littérature et arts. Pour partager ses émotions littéraires, coups de cœurs en romans, poésie, essais mais aussi cinéma, peinture, musique, ...


    Dennis Lehane

    Partagez
    avatar
    topocl

    Messages : 2177
    Date d'inscription : 02/12/2016
    Age : 57
    Localisation : Roanne

    Dennis Lehane

    Message par topocl le Mar 10 Jan - 16:15

    Dennis Lehane
    Né en 1965




    Dennis Lehane, né le 4 août 1965 dans le quartier de Dorchester à Boston, est un écrivain américain d'origine irlandaise, auteur de romans policiers. Après des études à Boston, il part à l'université internationale de Floride pour étudier l'écriture créative. Tout en écrivant son premier livre (Un dernier verre avant la guerre), il vit de métiers divers (livreur, libraire, chauffeur). C'est également un ancien éducateur qui travaillait dans le secteur de l'enfance maltraitée. Il a écrit, réalisé et produit un film, NeighborhoodsVoisinages» en anglais), mais il n'a pas trouvé de distributeurs pour le diffuser. Il a écrit et joué dans un épisode de la série Sur écoute.  La série a été en grande partie scénarisée par George Pelecanos, un auteur de polar très réputé. Dennis Lehane, ainsi que les autres écrivains et scénaristes Stephen J. Cannell, James Patterson et Michael Connelly, apparaissent aussi à plusieurs reprises dans leur propre rôle dans la série télévisée Castle, lors de séquences présentant des parties de poker jouées avec Richard Castle, ainsi présenté comme le pair de ces auteurs bien réels, et avec qui ils discutent des affaires en cours. Dennis Lehane vit aujourd'hui à Boston.
    wikipedia

    Œuvres traduites en français

    Romans
    Mystic River (Mystic River, New York : W. Morrow, 2001)
    Shutter Island (Shutter Island, 2003).
    Quand vient la nuit (The Drop, 2013).

    Série Kenzie & Gennaro
    1- Un dernier verre avant la guerre (A Drink Before the War, 1994).
    2- Ténèbres, prenez-moi la main (Darkness, Take My Hand, 1996).
    3- Sacré (Sacred, 1997).
    4- Gone, Baby, Gone (Gone, Baby, Gone, 1998).
    5- Prières pour la pluie (Prayers for Rain, 1998)
    6- Moonlight Mile (Moonlight Mile, 2010)

    Série Coughlin
    1- Un pays à l'aube (The Given Day, 2008).
    2- Ils vivent la nuit (Live by Night, 2012).
    3- Ce monde disparu (World Gone By, 2015).

    Recueil de textes
    Coronado (Coronado, New York : W. Morrow, 2006).

    Nouvelles
    À court de chiens (Runing Out of Dog, 1999).
    En observation. Trad. d’Isabelle Maillet
    Week-end à Corpus. Trad. d’Isabelle Maillet
    Tirs croisés. Trad. d’Isabelle Maillet
    Avant Gwen (Until Gwen). Trad. d’Isabelle Maillet

    Pièce de théâtre
    Coronado (Coronado, 2006). Trad. d’Isabelle Maillet[/spoiler]


    Dernière édition par topocl le Mar 10 Jan - 16:19, édité 1 fois


    _________________
    Comme d'autres soulèvent des haltères pour se garder en forme physiquement,certains soulèvent des idées et des émotions pour que leur esprit ne s'étiole pas.
    Dany Laferrière
    avatar
    topocl

    Messages : 2177
    Date d'inscription : 02/12/2016
    Age : 57
    Localisation : Roanne

    Re: Dennis Lehane

    Message par topocl le Mar 10 Jan - 16:17

    Ils vivent la nuit



    Il vint alors à l'esprit de Joe (..) que, dans leur milieu pourtant caractérisé par une extrême violence, on rencontrait un nombre étonnant d'individus normaux : des hommes qui aimaient leur femme, emmenaient leurs enfants en excursion le samedi après-midi, entretenaient leur voiture, racontaient des blagues au snack-bar du coin, s'inquiétaient de que ce que leur mère pensait d'eux, et allaient à l'église demander à Dieu de leur pardonner toutes les choses terribles qu'ils avaient dû faire afin de pouvoir assurer leur subsistance quotidienne.
    C'était aussi un secteur peuplé d'un nombre au moins égal de purs salopards. Des êtres dont la bêtise le disputait à la cruauté, et dont le principal talent résidait dans la capacité à ne pas faire plus de cas de leurs semblables que d'une mouche bourdonnant sur un rebord de fenêtre à la fin de l'été.


    Joe, le fils rebelle du chef de la police de Boston dont nous avons fait la connaissance dans Un pays à l'aube, est assez satisfait de son sort de hors-la-loi, auteur de petits casses rémunérateurs, et amoureux de la belle Emma. Seulement, la belle Emma est aussi la maîtresse d' Albert White, l'un des chefs de la pègre locale. Et cet amour, qui pourrait lui valoir un destin beaucoup plus bref que celui qu'il espérait, l'amène au contraire, de péripéties en péripéties, grâce à son intelligence et sa pugnacité, à une belle fortune de gangster basée sur l'argent de la Prohibition. Joe n'en perd pas pour autant tout à fait son âme, et, malgré les bains de sang et les petites cruautés ordinaires, reste un homme attachant et qui s'interroge, porté par son nouvel amour Graciella.

    C'est, tout d'abord, une belle histoire de gangsters haletante, palpitante, pleine de rebondissements qui ne laisse pas le lecteur s'ennuyer, portée par des dialogues et des réparties aux petits oignons . Il y a  aussi un contexte historique et social où Dennis Lehane se meut avec un naturel impressionnant, et s'il ne néglige pas la mise en situation  politique, tout ceci est intimement mêlée au récit, sans être doctement asséné comme cela peut se voir parfois.

    Ce qui m'a le plus se touchée finalement est la psychologie des personnages qui, non seulement ne sont pas du tout tout blancs, ou tout noirs, mais  d'une complexité infinie, avec leurs interrogations, leurs raccourcis, leurs tours et détours : dans toute leur cupidité et leur violence, ils restent des êtres extrêmement attachants. La paternité et la filiation, dans toute leur complexité, sont les grands thèmes du livre,  auquel ils donnent une profondeur parfois douloureuse.

    (commentaire récupéré)


    _________________
    Comme d'autres soulèvent des haltères pour se garder en forme physiquement,certains soulèvent des idées et des émotions pour que leur esprit ne s'étiole pas.
    Dany Laferrière
    avatar
    animal
    Admin

    Messages : 3334
    Date d'inscription : 27/11/2016
    Age : 36
    Localisation : Tours

    Re: Dennis Lehane

    Message par animal le Mar 10 Jan - 21:20

    J'avais bien accroché à Gone Baby Gone mais j'avais été déçu par Shutter Island qui m'avait un peu barbé avec ses 25 000 (et demi) retournements de situations.


    _________________
    Keep on keeping on...
    avatar
    shanidar

    Messages : 1600
    Date d'inscription : 02/12/2016

    Re: Dennis Lehane

    Message par shanidar le Mar 10 Jan - 21:25

    Je ne suis pas trop fan de Lehane, non plus... mais j'ai eu Ce monde disparu pour nowel !! faut-il avoir lu les précédents pour comprendre (et accessoirement, aimer un peu) ??

    avatar
    animal
    Admin

    Messages : 3334
    Date d'inscription : 27/11/2016
    Age : 36
    Localisation : Tours

    Re: Dennis Lehane

    Message par animal le Mar 10 Jan - 21:29

    j'ai un doute il me semble que le titre n'a pas bougé pour Gone Baby Gone ?


    _________________
    Keep on keeping on...
    avatar
    shanidar

    Messages : 1600
    Date d'inscription : 02/12/2016

    Re: Dennis Lehane

    Message par shanidar le Mar 10 Jan - 21:34

    Sorry, j'ai lu un peu trop vite World gone by qui n'a a priori rien à voir avec Gone baby gone...
    avatar
    Avadoro

    Messages : 318
    Date d'inscription : 07/12/2016
    Age : 31

    Re: Dennis Lehane

    Message par Avadoro le Mar 10 Jan - 22:13

    @shanidar a écrit:Je ne suis pas trop fan de Lehane, non plus... mais j'ai eu Ce monde disparu pour nowel !! faut-il avoir lu les précédents pour comprendre (et accessoirement, aimer un peu) ??

    Je pense que cela vaut mieux car les trois volumes se suivent chronologiquement et font le lien entre plusieurs personnages. Il est préférable de débuter avec Un pays à l'aube.

    J'ai beaucoup d'estime pour Lehane et surtout ses premiers romans autour d'Angela Gennaro et Patrick Kenzie (Ténèbres, prenez-moi la main est une des mes lectures les plus marquantes dans le genre policier). Shutter Island a eu beaucoup de succès avec l'impact de l'adaptation cinématographique, mais reste à part dans son oeuvre.

    avatar
    shanidar

    Messages : 1600
    Date d'inscription : 02/12/2016

    Re: Dennis Lehane

    Message par shanidar le Mar 10 Jan - 22:22

    Comme quoi à chaque lecteur sa lecture car j'ai également lu Un dernier verre avant la guerre, et Ténèbres, prenez moi la main que je n'avais pas beaucoup aimé, et j'ai lu l'été avant l'été dernier Shutter Island sans beaucoup plus d'intérêt... J'ai d'ailleurs trouvé l'adaptation de Scorsese mille fois plus intéressante que le livre (sans doute parce que j'ai un petit scroutch au cœur pour Mark Ruffalo)... mais bon ça fait pas mal de déception pour un même auteur...
    avatar
    Armor

    Messages : 1103
    Date d'inscription : 02/12/2016
    Age : 36

    Re: Dennis Lehane

    Message par Armor le Mar 10 Jan - 22:33

    @Avadoro a écrit:
    J'ai beaucoup d'estime pour Lehane et surtout ses premiers romans autour d'Angela Gennaro et Patrick Kenzie (Ténèbres, prenez-moi la main est une des mes lectures les plus marquantes dans le genre policier). Shutter Island a eu beaucoup de succès avec l'impact de l'adaptation cinématographique, mais reste à part dans son oeuvre.


    Même ressenti qu'Avadoro, j'ai aussi une tendresse particulière pour le couple Kenzie/Gennaro. C'est quand même l'une des rares séries où l'enquête et la vie privée ont une même importance, se complétant et s'enrichissant mutuellement.

    Shutter Island, c'est assez haletant, mais ça s'oublie très vite, enfin je trouve. Et je suis d'accord qu'à la fin, les rebondissements à l'infini, ça lasse un peu.
    avatar
    animal
    Admin

    Messages : 3334
    Date d'inscription : 27/11/2016
    Age : 36
    Localisation : Tours

    Re: Dennis Lehane

    Message par animal le Mar 10 Jan - 22:40

    Je retenterai ptet un autre de la série Kenzie/Gennaro du coup que la recette a l'air d'y être dans les autres volumes.


    _________________
    Keep on keeping on...
    avatar
    Avadoro

    Messages : 318
    Date d'inscription : 07/12/2016
    Age : 31

    Re: Dennis Lehane

    Message par Avadoro le Mar 10 Jan - 22:44

    Je suis sensible à une attention aux personnages, aux lieux, à une noirceur quotidienne qu'il s'agit de dépasser mais c'est un univers particulier qui peut laisser à distance. Sa seconde série de romans apporte également une dimension historique plus ample.
    avatar
    Tristram

    Messages : 1237
    Date d'inscription : 09/12/2016
    Age : 60
    Localisation : Guyane

    Re: Dennis Lehane

    Message par Tristram le Sam 14 Jan - 17:13

    Je viens de terminer Mystic river; j'ai par ailleurs déjà lu Shutter Island. Tout ça est bien ficelé, avec effectivement une attention certaine pour l'humanité des personnages (cf. le quartier irlandais déshérité dans le premier roman). Le thème de l'huis clos dans une île (deuxième roman) fait toujours recette (au moins avec moi), surtout couplé à une énigme, et encore mieux à l'aliénation. Au début du premier roman, j'ai eu une impression de déjà-vu quand un des trois gamins trace dans le ciment frais, et quand l'un d'eux part en voiture, emmené par les faux flics, j'ai compris que j'avais vu le film (d'Eastwood) avant de lire le livre (ce qui est surprenant, vu ma passoire de mémoire, mais témoigne de la puissance dramatique de ces images). J'ai visionné le film de Scorsese tiré du second dans la foulée de ma lecture, également bien construit autour du double sens de l'intrigue.

    On retrouve dans ces ouvrages, comme chez Connelly par exemple, et outre un certain pathos (un peu posé, caricatural), la même justification caractéristiquement nord-américaine de la vengeance, de l'auto-justice, de la violence en général, et la même croyance au Mal depuis Poe (traduit en français par Baudelaire et Mallarmé), traits qui posent quand même question.

    « Nous sommes fatigués d’avoir peur, fatigués d’être tristes, fatigués de nous sentir débordés, fatigués de nous sentir fatigués. Nous aimerions que tout redevienne comme avant, qu’il soit possible de revenir à ce bon vieux temps dont nous ne nous souvenons même pas et, paradoxalement, nous fonçons vers l’avenir à toute vitesse. La patience et la tolérance sont les grandes sacrifiées du progrès. »
    Dennis Lehane, « Shutter Island », « Troisième jour », 19
    avatar
    bix_229

    Messages : 2484
    Date d'inscription : 06/12/2016
    Localisation : Lauragais

    Re: Dennis Lehane

    Message par bix_229 le Sam 14 Jan - 17:23

    Mais aussi la possibilité d' une rédemption.
    avatar
    Tristram

    Messages : 1237
    Date d'inscription : 09/12/2016
    Age : 60
    Localisation : Guyane

    Re: Dennis Lehane

    Message par Tristram le Sam 14 Jan - 19:12

    Pas chez ces auteurs : les êtres pervers sont bons pour la destruction la plus totale possible (pas de sépulture, etc.)
    avatar
    bix_229

    Messages : 2484
    Date d'inscription : 06/12/2016
    Localisation : Lauragais

    Re: Dennis Lehane

    Message par bix_229 le Sam 14 Jan - 20:04

    Quelques explications quand même sur le regard de Lehane sur la société américaine.

    "Pourquoi la majorité de vos livres, de Gone, Baby, Gone à Mystic River, sont-ils marqués par des enfances brisées?

    Parce que c'est une question primordiale pour moi. De là où je viens, j'en ai vu beaucoup, des gosses qui n'ont pas eu droit à une enfance heureuse. Ou pas eu droit à une enfance du tout. Je ne vais pas vous mentir, il y a beaucoup d'éléments autobiographiques dans Mystic River. Les parents de Sean dans le roman, ce sont mes parents. Le statut social de Sean, c'était mon statut. Celui d'un gamin qui a grandi dans de bonnes conditions, au milieu d'un univers très populaire. Un petit-bourgeois dans le quartier pauvre de Dorchester. Nous avions cette belle maison, mon père travaillait comme un dingue, ma mère prenait des petits jobs également, mais ils étaient unis, avec cinq enfants. Les divorces s'empilaient autour de nous, mais ça n'a jamais été une menace dans ma famille : mes parents étaient des catholiques irlandais, très traditionnels, et il faudrait encore une génération avant que cette idée puisse nous contaminer. Nous avions le plus important: la sécurité. Notre famille n'allait pas voler en éclats, nous n'allions pas crever de faim, nous n'avions pas à redouter les tristes lendemains.  

    Ce n'était pas le cas de tous mes copains. La plupart d'entre eux avaient des parents absents, alcooliques, violents... Donc, j'ai grandi avec cette sensation que l'enfance pouvait être une époque instable, dangereuse. A 9 ans, pour moi, elle était déjà finie. Je ne pouvais plus vivre dans l'insouciance et la légèreté. Sean Penn dans Mystic River. Le film réalisé par Clint Eastwood se déroule à Dorchester, quartier natal de l'auteur.

    Dans Mystic River toujours, Sean Devine est le seul à s'en sortir et porte en lui une forme de culpabilité. La partagez-vous?

    Terriblement. Il y a une dizaine d'années, j'ai retrouvé un groupe d'amis de l'époque, nous nous sommes promenés dans le quartier de notre enfance, toujours aussi décrépit et l'une d'entre nous m'a demandé: «Comment avons-nous fait pour nous échapper?» Et elle n'est pas riche et célèbre, elle est infirmière, mais elle n'est pas en détox, en prison ou pire que cela. Comment avons-nous fait? Pour ma part, je dois tout à mes parents. A la loterie parentale, je suis convaincu d'avoir tiré le gros lot. C'est pourquoi je déteste tellement ceux qui prétendent qu'ils s'en sont sortis à la force du poignet, et que tout le monde devrait en être capable. Venez le dire à un gosse dont le père s'est barré, dont la mère est bourrée à 8 heures du matin, et qui doit partir seul à l'école! Moi, mes parents étaient sur mon dos et veillaient à ce que je fasse mes devoirs. Donc, oui, je partage la culpabilité de Sean face à ceux qui n'ont pas pu s'en sortir. Et la rage qui va avec.

    Interview de Lehane à l'Express, 2/12/2015.
    avatar
    animal
    Admin

    Messages : 3334
    Date d'inscription : 27/11/2016
    Age : 36
    Localisation : Tours

    Re: Dennis Lehane

    Message par animal le Sam 14 Jan - 21:32

    @Tristram a écrit:Pas chez ces auteurs : les êtres pervers sont bons pour la destruction la plus totale possible (pas de sépulture, etc.)
    tu as vu le Bad Lieutenant de Herzog ?


    _________________
    Keep on keeping on...
    avatar
    Tristram

    Messages : 1237
    Date d'inscription : 09/12/2016
    Age : 60
    Localisation : Guyane

    Re: Dennis Lehane

    Message par Tristram le Sam 14 Jan - 21:36

    non Animal : je le vois ce soir et commente demain...
    avatar
    Marie

    Messages : 316
    Date d'inscription : 02/12/2016
    Localisation : Moorea

    Re: Dennis Lehane

    Message par Marie le Dim 15 Jan - 5:40

    @shanidar a écrit:Je ne suis pas trop fan de Lehane, non plus... mais j'ai eu Ce monde disparu pour nowel !! faut-il avoir lu les précédents pour comprendre (et accessoirement, aimer un peu) ??


    Comme Avadoro, je dirais que c'est une trilogie. Et l'histoire d'une famille, donc c'est peut être dommage de commencer par la fin? J'ai beaucoup aimé Un pays à l'aube,.Un pays à l’aube de la modernité, dans un cadre de temps court et bien situé, l’effervescence régnant à Boston à la fin de la Première guerre mondiale. Epoque assez symétrique à la nôtre, crise économiques, désarrois idéologiques et terrorisme mené par des groupes radicaux d’origine européenne. Pas lu ce troisième volet de l'histoire de la famille Coughlin.
    Sinon, il me semble que je les ai tous lus avec une préférence pour Mystic River ( un bon Eastwood aussi!)
    Et j'ai beaucoup aimé également l'adaptation de Gone Baby gone par Ben Affleck.
    avatar
    Tristram

    Messages : 1237
    Date d'inscription : 09/12/2016
    Age : 60
    Localisation : Guyane

    Re: Dennis Lehane

    Message par Tristram le Dim 15 Jan - 13:16

    Comme prévu, j'ai visionné Bad lieutenant. Première chose, j'ai eu du mal à y croire : dès le début, le cynisme devant les deux jeunes filles fusillées dans leur voiture m'a paru surjoué dans le genre banalisation de l'horreur, puis c'est ce lieutenant de police qui se défonce tellement qu'on n'arrive pas à croire qu'il peut poursuivre son job sans être inquiété. Il y a peu, j'ai vu Requiem for a Dream (d'après l'éponyme de Selby, qui savait apparemment de quoi il parlait), et là au moins la jeune et jolie actrice n'hésite pas à se démaquiller pour incarner une junkie accro. Bref, on a du mal à entrer dans le jeu, par exemple quand le Christ lui apparaît, "t'étais où?", "aide-moi" (dans ma mission), et surtout la parabole de la rédemption fonctionne pour un Policier Blanc (même s'il manque un peu de tenue comme héros), et on peut se demander si les petits malfrats et autres pervers pourris dans l'âme pourraient être rédimés également (le flic n'étant que ripou).
    Ce que je soulignais dans les romans américains, c'est cette tendance à faire passer pour normal d'abattre un criminel sous prétexte qu'il serait peut-être libéré pour vice de forme étant livré à la justice, ce genre d'attitude présentée comme allant de soi dans la jungle urbaine. On ne trouve rien  de tel par exemple chez Mankell, qui est juste effaré de la violence immorale qui gagne son petit pays jusqu'alors épargné, qui y réfléchit et en souffre.
    avatar
    animal
    Admin

    Messages : 3334
    Date d'inscription : 27/11/2016
    Age : 36
    Localisation : Tours

    Re: Dennis Lehane

    Message par animal le Dim 15 Jan - 13:22

    ah c'est donc celui de Ferrara que tu as regardé.

    je vais essayer d'ouvrir un fil pour lui prochainement qu'on reprenne une partie de cette discussion


    _________________
    Keep on keeping on...

    Contenu sponsorisé

    Re: Dennis Lehane

    Message par Contenu sponsorisé


      La date/heure actuelle est Lun 24 Juil - 18:46