Karel Schoeman

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Karel Schoeman

Message par bix_229 le Mar 17 Jan - 16:45

Karel Schoeman
Né en 1939





Karel Schoeman est né en 1939 à Trompsburg (État libre d’Orange). Solidaire du combat des Noirs de son pays, il a reçu en 1999, des mains du président Mandela, la plus haute distinction sud-africaine : the Order of Merit. Son œuvre compte une trentaine d’ouvrages d’histoire et dix-sept romans dont certains – En étrange pays (Phébus, 2007), Retour au pays bien-aimé (Phébus, 2006) et La Saison des adieux (Phébus, 2004) – comptent parmi les chefs-d’œuvre de la littérature sud-africaine. Pour Cette vie, Karel Schoeman a obtenu le prix Herzog, le plus grand prix littéraire d’Afrique du Sud. Il a aussi traduit en afrikaans des œuvres de Schiller, de Schnitzler et des nouvelles de Tchekhov.

source : Phébus

Bibliographie française avec dates de parution en langue originale

1972 : Retour au pays bien-aimé
1984 : En étrange pays ; Page 1
1990 : La saison des adieux ; Page 1
1993 : Cette vie ; Page 1
1998 : Des voix parmi les ombres ; Page 2

MAJ de l'index le 2/11/17


Dernière édition par bix_229 le Mar 17 Jan - 17:01, édité 1 fois
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Re: Karel Schoeman

Message par bix_229 le Mar 17 Jan - 16:48

Contrairement à d' autres compatriotes, Karel Schoeman a été traduit tardivement en français.
Et incomplètement si l' on sait qu' il a publié une quinzaine de romans.

Personellement, c' est mon préféré.
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Re: Karel Schoeman

Message par bix_229 le Mar 17 Jan - 16:59

Tous les romans de Karel Schoeman traduits en français sont édités par Phébus, l'un de mes éditeurs préférés.
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Re: Karel Schoeman

Message par Bédoulène le Mar 17 Jan - 17:06

oui mais tu as fait un commentaire ?

J'ai lu  en "étrange pays" et  "cette vie"
et je sais que pour moi l'auteur fait déjà parti de ma liste d'auteurs préférés.



Cette vie

Juste que cet écriture m'émeut infiniment. Cette femme qui se meurt et que les souvenirs assaillent, qu'elle tente de refuser par moment, puis à d'autres de retenir pour essayer de comprendre. Elle a été une enfant "invisible" aux yeux des autres et c'est ainsi qu'elle s'est sentie toute sa vie, elle ne comptait pour personne, même si elle a servi sa famille. Elle comprend que sa destinée était d'entendre, de voir, de se souvenir. Après le décès de sa mère avec qui elle a vécu de nombreuses années, elle découvre la liberté dans la solitude de la maison, pas l'obligation de parler à qui que ce soit, presque le bonheur.



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Re: Karel Schoeman

Message par bix_229 le Mar 17 Jan - 18:13

J'avais déjà presque tout lu mais pas récemment.
Juste rajouté quelques mots...
Comme Stasiuk, je pense que c'est un des grands romanciers vivants.

"Les trois romans que j'ai lus de Karel Schoeman sont tous marqués par l'étrangeté de vivre dans un pays en guerre, où plutôt dans un pays où régnait encore l'apartheid, et la répréssion des ghettos noirs.

Par la douleur de se sentir étranger à son propre milieu et en rébellion contre lui.
Et la nécessité de se retirer parfois dans la solitude, l'observation de la nature et le silence.
Qui n'est en rien de l'indifférence ou de la passivité, mais une sorte d'attente parfois sereine et parfois douloureuse.

... je pars me promener dans le veld, je regarde les pierres, la végétation, je me console comme ça, tout seul, lorsque toutes les autres consolations ont disparu...

Ce qu'il faut, c' est apprendre à devenir comme une pierre -non pas passif ou insensible, une pierre a une place qui lui est propre, et cette place, c'est son poids qui la détermine...

Etre qui l'on est, apprendre à être qui l'on est, comme une pierre qui s'abandonne à sa pesanteur naturelle et s'enfonce lentement pour y trouver sa place.
..

La Saison des adieux

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Re: Karel Schoeman

Message par topocl le Dim 19 Fév - 9:50

Cette vie



C'est une vieille femme qui meurt seule (ou presque seule, une servante dort à ses pieds) dans la chambre de la vieille maison qu'elle n'a pas  quitté depuis sa naissance. Une maison perdue sur le veld dans un paysage hostile et gris, une chambre où elle guette la lumière de l'aube à travers les volets. Les souvenirs l'assaillent,  remontent d'un inconscient caché, se précisent, s'enrichissent et s'assemblent. Certes , tout ne s'explique pas, elle a été une fille puis une femme en retrait, silencieuse, discrète, transparente pour tous, abandonnée, à qui on n'a jamais rien expliqué ou révélé. Elle n'a pour matière que ce qu'elle a retenu, qu'on ait parlé devant elle du fait de son invisibilité, qu'elle ait entendu entre deux portes. Beaucoup d'énigmes persistent pour expliquer l'histoire de cette famille, où les êtres aussi taciturnes que passionnés, sont tous morts désormais et ont emporté leurs secrets dans leurs tombes, quand ils en ont.

Karel Schoeman écrit au cordeau, sans un mot inessentiel, dans une retenue lyrique, cette vie sacrifiée à observer sans vivre, histoire  d'un désespoir anodin qui ne s'identifie même pas lui-même. Seule sachant lire et écrire dans ce monde où nul ne sait parler, exclue du monde comme une éternelle enfant, elle a vécu par procuration. Il ne lui reste  que des indices, des sensations, des intuitions, filaments à assembler pour reconstituer cette histoire familiale, témoin d' un monde en train de  se perdre.

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Re: Karel Schoeman

Message par Bédoulène le Dim 19 Fév - 21:10

merci Bix et topocl

je reviendrai à cet auteur car j'ai beaucoup aimé les deux livres lus

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Re: Karel Schoeman

Message par Marie le Mar 21 Fév - 1:22



La saison des adieux ( Afskeid en Vertrek)
Traduit de l'afrikaans par Pierre Marie Finkelstein

Karel Schoeman est un écrivain fidèle au vieux parler de source batave, l'afrikaans.Même si c'est un intellectuel polyglotte, il a traduit Schiller, Schnitzler et Tchekhov.

Les années 70, au Cap. Il pleut, il ne fait que pleuvoir, et la ville glisse lentement dans les ténèbres.. Ces ténèbres, on ne sait pas tellement bien ce que c'est ,en fait, car les personnages du livre ne veulent surtout pas le voir. Ils appartiennent à la communauté blanche, recroquevillée sur elle-même, désarçonnée par les changements autour d'elle, et dont la plupart des membres n'a plus qu'une envie, partir.

Et dans cette communauté, un petit groupe d'intellectuels cherche encore à faire semblant , dans de tristes réunions mondaines où presque tous -même un journaliste...- vivent dans un déni complet de la tragédie de leur pays. Presque tous car un écrivain, poète,un des seuls à exercer sa lucidité, va apprendre le détachement , la solitude et le renoncement.

Ceux qui avaient frappé autrui furent frappés à leur tour, ceux qui avaient fait tomber autrui trébuchaient et tombaient à leur tour; soudain nous comprîmes que ce sang sur nos mains était le nôtre et plus celui des autres. Les gens gisaient à terre dans la position qu'ils avaient en tombant et nous, qui errions parmi les cadavres en hésitant afin de ramasser les vêtements épars ,nous rendions compte avec surprise que cette veste était la nôtre, que ces chaussures étaient à notre pointure: pour la première fois, ces visages que nous voyions, tombés face contre terre, le nez dans la poussière, nous étaient familiers; désormais,ces visages étaient les nôtres. De quel droit pensions nous que nous serions les seuls à être épargnés?
Nous apprîmes l'humiliation et nous apprîmes aussi à être humbles, à courber l'échine, à chercher parmi les cadavres , à nous traîner au-delà des barbelés des postes de contrôle,à attendre dans des files interminables dans les halls de gare et sur les quais; enfin, du moins le croyons- nous. Laissez-nous espérer que nous avons appris à réfléchir, à comprendre, que nous avons appris la pitié et la compréhension, sans quoi nous n'aurions rien appris, et tout aurait été vain.


Ce n'est pas la violence de Coetzee,mais la puissance du texte est la même, c'est extrêmement mélancolique et triste, magnifiquement écrit ( avec là aussi une mention pour le traducteur!)


mots-clés : #regimeautoritaire #solitude #violence
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Re: Karel Schoeman

Message par Bédoulène le Mar 21 Fév - 8:20

merci Marie !

très explicite l'extrait me semble !

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Re: Karel Schoeman

Message par topocl le Lun 8 Mai - 9:24

J''en frissonne à vous le dire:


Karel Schoeman est mort le mardi 2 mai 2017 à l'age de 77 ans en se suicidant en se laissant mourir de faim et de soif.

Je lui souhaite la paix.

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Re: Karel Schoeman

Message par Bédoulène le Lun 8 Mai - 10:34

Un grand écrivain ! à lire et relire !

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Re: Karel Schoeman

Message par bix_229 le Lun 8 Mai - 15:58

Quelle horrible nouvelle !

Et qui nous dit clairement à quel point la vieillesse est un naufrage et la souffrance indicible...
La paix des cimetières vient trop tard.

Son oeuvre est vraiment à lire...
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Re: Karel Schoeman

Message par Avadoro le Lun 8 Mai - 23:16

Un immense écrivain, marqué comme beaucoup par sa relation viscérale avec son pays qu'est l'Afrique du Sud, entre attachement et rejet, reconnaissance et colère. En étrange pays est une de mes plus belles lectures au cours de ces dernières années, tant Schoeman a su exprimer la solitude de l'être humain et la complexité des trajectoires individuelles, face à une histoire et un paysage si bouleversants et déstabilisants.
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Re: Karel Schoeman

Message par topocl le Mer 6 Sep - 20:46

En étrange pays



Nous pourrons continuer à vivre ici, dans ce silence, comme les plantes du désert qui poussent dans des  fissures de rochers, en y enfonçant leurs racines pour rester en vie, et leurs petites fleurs sont si minuscules qu'on les voit à peine devant le gravier et le sable dans lequel elles poussent. Il n'y a rien, absolument rien ; mais on peut vivre comme ça.


Certains choisissent la Montagne Magique, Versluis a choisi Bloemfontein, cette ville perdue au milieu du veld - cette terre sans fin, aride, lumineuse et poussiéreuse, fascinante et hostile, réputée salutaire pour les poumons malades. C'est un bourgeois compassé, plein de conventions et de certitudes, pris dans son carcan de célibataire taciturne et hautain. Quoique libre penseur dans un milieu fortement religieux, il s'habitue peu à peu à la communauté européenne.

ce n'était qu'à ce moment, en cet instant fugitif de lucidité, qu'il était capable de mesurer la distance réelle qui existait entre ce pays et le monde d'où il venait - et il devint parfaitement conscient des frontières qui le séparaient de ces gens, des différences infinies entre les mondes respectifs de leurs expériences, de leurs valeurs et de leurs associations.

Il fuit les festivités frivoles au profit d'une relation curieusement intense avec un jeune pasteur et sa sœur infirme, frémissants de passion, ardents d'humanité, écartelés entre deux cultures, courant désespérément vers un accomplissement inaccessible, qui partagent avec lui leurs questionnements existentiels d'exilés.

Nous écoutons Mozart ou Schubert, nous lisons Goethe ou Schiller, et quand nous levons les yeux et voyons cette terre dure et aride nous sommes frappés par la distance qui existe entre ce que nous avons entendu et ce que nous constatons autour de nous - comme si deux réalités entièrement séparées existaient ici, côte à côte, un monde spirituel et celui de notre existence quotidienne. C'est exactement ce qu'Adèle considère comme notre faiblesse, le fait d être écartelés entre deux mondes et, en conséquence, de ne pouvoir vraiment être loyaux à aucun des deux.

Au cœur de ces trois solitudes, la mort, dont, entre gens bien élevés,  on détourne pudiquement le regard, plane, discrète mais inéluctable. Versluis meurt seul, comme il a vécu, mais il meurt sans  angoisse ni regret,  ayant appris le sens du vide  dans ce paysage étranger.

Je crois que progressivement je vois que quelque chose est caché derrière ce vide.
- Non, dit-elle doucement en souriant, alors vous voyez encore mal. Il n'y a rien derrière, il n'y a que le vide. C'est le vide lui-même qui est beau.

Cet enfermement, enrichi de couleurs, de lumières, de bruits et de silence, est un âpre écrin pour des solitudes misérables qui prennent "conscience de l'aspect inachevé de [leur] existence", chacun emprisonné dans un exil différent. Le lecteur se laisse peu à peu envahir par une chape austère, qui l'empêche de lâcher une histoire pathétique et sombre, qui avance à petits pas, pleine de silences, de non-dits et d'envolées fulgurantes, dont il pressent la fin.




mots-clés : #exil #mort #solitude

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Re: Karel Schoeman

Message par Armor le Mer 6 Sep - 21:46

Merci pour la suggestion ! C'est bien pratique. Wink
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Re: Karel Schoeman

Message par Bédoulène le Jeu 7 Sep - 7:11

et merci pour ton commentaire topocl qui me donne envie de relire ce livre le premier que j'ai lu de lui .

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Re: Karel Schoeman

Message par topocl le Jeu 7 Sep - 7:42

@Armor a écrit:Merci pour la suggestion ! C'est bien pratique. Wink

Mon idée était que vous effaceriez ma suggestion pour la remplacer par les mots clés officiels (sinon, ça fait un peu lourd). (en fait je me dis que mettre des mots-clés sur un livre qu'on n' a pas lu, ça doit être quand mêem compliqué, , et source de contre-sens)

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Re: Karel Schoeman

Message par Bédoulène le Jeu 7 Sep - 7:49

c'est fait topocl !

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Re: Karel Schoeman

Message par bix_229 le Jeu 7 Sep - 14:43

@Bédoulène a écrit:et merci pour ton commentaire topocl qui me donne envie de relire ce livre le premier que j'ai lu de lui .
Je le relirai aussi !
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Re: Karel Schoeman

Message par Avadoro le Sam 9 Sep - 21:51



En étrange pays

Dès les premières pages s'impose la perception d'une sécheresse...celle d'un décor, le veld sud-africain dans la seconde moitié du XIXème siècle, oppressant et étouffant par la rudesse de son climat puis celle d'une vie sociale qui ne peut briser le constat d'un manque, d'une absence. Chaque discussion se heurte à la trace d'un déracinement, d'un éloignement : l'Europe est désormais étrangère, un souvenir lointain alors que Bloemfontein, capitale de l'Etat libre d'Orange, ne peut représenter une substitution. Il reste une incompréhension, une blessure dans le rapport au territoire qu'il semble impossible de dissiper. A travers ces pages, Schoeman esquisse une méditation douloureuse et passionnante sur l'Afrique du Sud et les tourments d'une histoire.

La souffrance collective est également individuelle car En étrange pays tisse la confrontation d'un homme malade, Versluis, à la mort. Le récit en forme d'arc de cercle construit même une obsession lancinante de la finitude qui passe par une acceptation et un cheminement inéluctable. Versluis, qui vient d'Europe, cherche une forme de libération qui se traduit par l'apparence d'un détachement pour "sortir" de lui-même. Mais loin de traduire une fascination désincarnée, Karel Schoeman exprime par ce personnage une sensibilité brute souvent bouleversante à la recherche d'un absolu.

(Ancien commentaire remanié)
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