Guillaume Apollinaire

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Re: Guillaume Apollinaire

Message par Quasimodo le Dim 22 Jan - 19:27

Emouvant, oui ... merci ArenSor !

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Entre les deux coups de feu qui décidèrent de son destin, il eut le temps d'appeler une mouche : "Madame".
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Re: Guillaume Apollinaire

Message par Jack-Hubert Bukowski le Dim 13 Aoû - 8:38

Je profite de l'occasion pour souligner un autre poème de Guillaume Apollinaire. Je dois admettre à la réflexion que la forme de sa poésie m'enchante davantage dans Calligrammes. J'imagine que je ne l'ai pas toute lue, mais pour avoir lu Alcools, je dirais que la poésie d'Apollinaire a une manière d'évoquer la métaphore guerrière et à l'instar des Michaux et Reverdy, j'ai l'impression que le contenu poétique d'Apollinaire me rejoint moins, même si les formes et les fulgurances le sauvent et qu'elles m'inspirent dans ma quête poétique... dernière chose... la prose poétique est quelque chose d'important pour moi.

«Simultanéités»


Les canons tonnent dans la nuit

On dirait des vagues tempête

Des cœurs où pointe un grand ennui

Ennui qui toujours se répète


Il regarde venir là-bas

Les prisonniers L’heure est si douce

Dans ce grand bruit ouaté très bas

Très bas qui grandit sans secousse


Il tient son casque dans ses mains

Pour saluer la souvenance

Des lys des roses des jasmins

Éclos dans les jardins de France


Et sous la cagoule masqué

Il pense à des cheveux si sombres

Mais qui donc l’attend sur le quai

Ô vaste mer aux mauves ombres


Belles noix du vivant noyer

La grand folie en vain vous gaule

Brunette écoute gazouiller

La mésange sur ton épaule


Notre amour est une lueur

Qu’un projecteur du cœur dirige

Vers l’ardeur égale du cœur

Qui sur le haut Phare s’érige


Ô phare-fleur mes souvenirs

Les cheveux noirs de Madeleine

Les atroces lueurs des tirs

Ajoutent leur clarté soudaine

À tes beaux yeux ô Madeleine

Calligrammes, extrait, p. 153-154.
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Jack-Hubert Bukowski

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