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Tennessee Williams, Parle moi comme la pluie et laisse moi écouter

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    John Irving

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    Ouliposuccion

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    John Irving

    Message par Ouliposuccion le Jeu 2 Fév - 12:36

    John Irving
    Né en 1942




    John Winslow Irving est un romancier américain et scénariste récompensé par un Academy Award.
    Passionné de lutte, il choisit son université surtout en fonction de son équipe et de son entraîneur dans ce sport. Il fait des études médiocres (il passait beaucoup trop de temps à lire) mais il est cependant admis à suivre un cours de "création littéraire".
    En 1963, il a 21 ans et obtient une bourse d'étude pour aller passer un an à Vienne. Très marqué par ce séjour, c'est dans cette ville qu'il puisera la matière de son premier roman, Liberté pour les Ours.Il séjourne également à Londres et en Grèce.
    C'est aussi en 1963, juste avant de partir pour Vienne, qu'il rencontre Shyla Leary, qu'il épousera un an plus tard. Il vivront ensemble une bonne quinzaine d'années et auront deux enfants, Colin (1965) et Brendam (1969) qui deviendront… des champions de lutte.
    Jusqu'à la parution de Le Monde selon Garp (1978), il ne parvient pas à vivre de ses revenus d'écrivains. Mais après l'immense succès de ce roman, il ne se consacre pratiquement plus qu'à l'écriture. Le roman (National Book Award ) fut plus tard (1983) porté à l’écran par George Roy Hill dans un film mettant en scène Robin Williams dans le rôle de Garp et Glenn Close dans celui de sa mère.

    (source Babelio)

    Bibliographie:  (sortie française)

    1980 Le monde selon Garp
    1981 L'hôtel New Hampshire
    1988 L'épopée du buveur d'eau
    1984 Un mariage poids moyen
    1986 L'oeuvre de Dieu , la Part du Diable
    1989 Une prière pour Owen
    1991 Liberté pour les ours !
    1993 Les rêves des autres
    1994 Un enfant de la balle
    1996 La petite amie imaginaire
    1999 Une veuve de papier
    2003 Mon cinéma
    2001 La quatrième main
    2005 Le bruit de quelqu'un qui essaie de ne pas faire de bruit
    2006 Je te retrouverai
    2011 Dernière nuit de Twisted River
    2013 A moi seul bien des personnages
    2016 Avenue des mystères
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    Ouliposuccion

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    Re: John Irving

    Message par Ouliposuccion le Jeu 2 Fév - 12:44

    Je te retrouverai



    Dans ce nouveau roman, John lrving nous raconte l'histoire de l'acteur Jack Burns, fils d'Alice, tatoueuse professionnelle, et de William Burns, organiste et grand amateur de tatouages envolé à la naissance de son enfant. Agé de quatre ans, Jack sillonne avec sa mère tous les ports de la mer du Nord, à la poursuite du père fugitif. Un périple qui le marquera à jamais. Tandis que William le séducteur fait tonner les orgues de Scandinavie et des Pays-Bas, Alice le talonne et gagne sa vie en tatouant sur des épidermes consentants des coeurs brisés, des fleurs voluptueuses et des serments de fidélité. Déçus dans leur quête, mère et fils s'embarquent bientôt pour le Nouveau Monde où l'enfant va grandir hanté par le fantôme de ce père auquel il redoute, et s'efforce pourtant, de ressembler. Des femmes plus âgées abuseront de lui, il en séduira bien d'autres. Car à vingt ans Jack est bien décidé à tirer parti de son visage d'ange et de sa mémoire prodigieuse pour faire carrière à Hollywood. Sauf que, privé des modèles de mère et de père, il excelle dans des rôles de travesti. Quant à sa mémoire, n'est-elle pas sous influence ?


    Après m’être régalée avec « Dernière nuit à Twisted river » « Le monde selon Garp » « L’œuvre de dieu la part du diable », au tour de « je te retrouverai »

    Une chose est certaine, c’est que je n’ai pas retrouvé Irving durant une bonne partie du livre. Aussi je le divise en deux étant donné que mes sentiments divergent grandement au cours de cette lecture.
    Je m’y suis prise à deux fois pour lire  ce roman ayant eu beaucoup de mal à rentrer dans ce récit bien trop répétitif à mon goût.
    Dans la première partie, seuls les lieux de l’action changent, pour le reste, une perpétuelle  recherche d’un père dans diverses  églises et des descriptifs de tatouages. On se dit que la deuxième  sera surement la bonne et qu’enfin la trame de ce livre va voir le jour.
    Malheureusement non,    les longueurs qui  sont souvent attribuées à cet auteur ne font pas défaut à cette réputation,  bien au contraire, elles sont lassantes, et c’est bien la première fois qu’il m’ennuie.  Irving nous noie dans un univers soporifique dans lequel chaque chapitre évoque le petit Jack dans  le personnage d’une pièce de théâtre.
    Comble de la lassitude, Jack, enfant de 9 ans , obnubilé par le sexe est présenté comme le sex symbol des adolescentes  de terminale qui n’en veulent qu’à son corps, quand ce n’est pas les mères de famille …La raison invoquée étant qu’il a hérité des gènes de son père , coureur notoire et poursuivra donc ses frasques …
    Bon, on est à deux doigts de refermer ce livre et de se dire que vraiment c’est un manqué, mais j’ai tenu bon, curieuse de l’aboutissement malgré les lenteurs et mon scepticisme même si ce roman se veut largement autobiographique parait-il. A noté que nous en sommes déjà à quasi 300 pages, même si le livre en comporte 1000 … J’avoue avoir du mal à me dire qu’Irving me déçoit.
    J’ai cru un temps que le tatouage d’un cœur brisé en couverture était une prémonition, une sorte de message subliminal, je te retrouverai…Oui peut-être un jour...
    Mais « la fille de persévérance » n’est pas qu’une tatoueuse, la preuve … Et ça paie enfin…

    Lors de la troisième partie, les personnages prennent des couleurs et nous  avec,  on sort de sa léthargie et la brume obscure s’efface pour laisser place  à un sursaut d’intérêt. Irving revient  alors que je  pensais l’avoir perdu avec  des personnages bien vivants, une écriture toujours aussi méticuleuse  nous transportant dans son monde.  Finalement cette histoire devient séduisante et les pages tournent bien plus vite et avec plus de délectation. On se régale du duo Jack Burns acteur travesti /Emma auteur à succès et tout ce melting pot d’individus décalés qui gravitent autour d’eux, le tout parsemé de références cinématographiques et  une pointe d’humour  chère à Irving. On ne s’y trompe pas, on apprivoise les personnages qui ont dorénavant une certaine saveur.
    Au final, on est happé, on suit Jack Burns  replongeant dans son enfance à la suite d’un événement dramatique, on le sent se débattre de  l’emprise de ces femmes qui ont forgé ce qu’il est, ce qu’il tente d’oublier  depuis toujours par des rôles de composition. Mais le masque de la comédie s’effondre devant la tragédie de l’âme,  Saint Hilda, école aux mille souvenirs, le mensonge d’une mère. Ultime retour  en arrière et flashbacks imprécis, la vérité doit voir le jour. Une enfance vole en éclats au milieu des aiguilles de tatouages qui brisent des cœurs…
    Paradoxalement le mien s’emballe par cette lecture, Irving sait troubler, possède ce don de mener son lecteur dans l’ombre afin de mieux lui faire percevoir l’éclat d’une trame qui resplendit par sa virtuosité. C’est avec brio qu’il décrit les tourments ravageurs d’un esprit blessé qui trouvera le souffle au travers  d’une violence interne d’aller au bout de sa recherche.

    En refermant la dernière page, je me suis félicitée de ne pas avoir abandonné ce livre, chose que j’aurais surement faite si je n’avais pas eu de premières approches avec cet auteur auparavant.
    Conclusion, il restera pour moi un très bon livre aux débuts périlleux mais qui vaut vraiment la peine de s’y attarder.
    Jack Burns…Un personnage que je n’oublierai pas.
    Quant à John Irving , je le retrouverai.
    "A moi seul , bien des personnages" est en ma possession !
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    Tristram

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    Re: John Irving

    Message par Tristram le Jeu 2 Fév - 14:20

    J'ai moi aussi été moins impressionné par ses derniers ouvrages, ayant peut-être gardé un trop bon souvenir de Le Monde selon Garp et L'oeuvre de Dieu, la Part du Diable ?

    « − Un romancier est un médecin qui ne s’occupe que des incurables.
    Le jeune Whitcomb  s’était senti tellement impressionné qu’il avait aussitôt noté la formule. […]
    Mais, dans le monde selon Garp, nous sommes tous des Incurables. »
    John Irving, « Le Monde selon Garp », 19

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    Re: John Irving

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