Des Choses à lire
Visiteur occasionnel, épisodique ou régulier pourquoi ne pas pousser la porte et nous rejoindre ou seulement nous laisser un mot ?

Après tout une communauté en ligne est faite de vraies personnes, avec peut-être un peu plus de liberté dans les manières. Et plus on est de fous...


Je te prie de trouver entre mes mots le meilleur de mon âme.

Georges Brassens, Lettre à Toussenot

La date/heure actuelle est Ven 6 Déc - 14:54

6 résultats trouvés pour amérindiens

Pierre Clastres

Chronique des Indiens Guayaki, Ce que savent les Aché, chasseurs nomades du Paraguay

Tag amérindiens sur Des Choses à lire Chroni10

Le texte de Pierre Clastres paraît d’abord assez brouillon : observations en immersion chez les Guayaki (en 1963), présentation historique de ceux-ci découverts par le monde extérieur (mais sans suivre le cours chronologique), récit de sa venue chez eux s’entremêlent avec des réflexions sur notre civilisation, y compris sa thèse d’un pouvoir politique séparé de la violence, c'est-à-dire en occurrence où le chef parle mais n’ordonne pas (finalement pas si éloigné de notre société).
Les Guayaki sont des chasseurs-cueilleurs nomades qui auraient régressé et se seraient réfugiés dans la forêt (en perdant l’agriculture) sous la pression de l’expansion des Guarani plus nombreux (leurs langues sont apparentées) ; ce sont des « "gens de la forêt", des selvages ». Toute leur existence ressortit à la chasse ; le chasseur ne consomme pas le gibier qu’il flèche, mais le distribue dans une économie d’échanges courtois ; si l’arc est viril, le panier est féminin (passionnant épisode du cas d’un homosexuel). Ils sont assez souvent d’un teint clair et d’une pilosité inusités chez les Amérindiens, ce qui suscite quelques mythes non-amérindien. A propos, ils sont aussi cannibales, « mangeurs de graisse humaine » ‒ « endocannibales, en ce qu’ils font de leur estomac la sépulture ultime des compagnons », régime nourrissant, excellent au goût, même rapproché de l’amour.
« Parce que manger quelqu’un c’est, d’une certaine manière, faire l’amour avec lui. »

Certaines extrapolations interprétatives m’ont paru audacieuses, surtout après un séjour d’à peine 8 mois chez les Guayaki (groupe hélas éteint dans les années qui suivirent), et peut-être datées après les travaux Lévi-Strauss et Descola ‒ bien sûr mon incompétence ne peut avancer que des impressions, moi je suis seulement venu pour la ballade en forêt, grignoter quelques larves de palmier pinto, tâter du miel de l’abeille irö (dilué d’eau), chatouiller les femmes en kivay coutumier.
C’est donc l’habituelle opposition nature et culture, la violence devant rester en-dehors de la communauté qui s’applique à maintenir l’ordre, l’équilibre entre excès et manque.
« Là-même gît le secret, et le savoir qu’en ont les Indiens : l’excès, la démesure sans cesse tentent d’altérer le mouvement des choses, et la tâche des hommes, c’est d’œuvrer à empêcher cela, c’est de garantir la vie collective contre le désordre. »

Sinon, la grande affaire est de posséder des femmes, que ce soit par rapt guerrier ou liaison consentie qu’on se les procure. Ils pratiquent le meurtre d’enfant par vengeance-compensation d’un autre décès ; ils tuent aussi les vieillards qui ne peuvent plus marcher ‒ et, bien sûr, ils les mangent.
Revigorante, cette comparaison d'une autre société à la nôtre, avec peut-être plus de rapprochements à faire que de différences à pointer.

Mots-clés : #amérindiens #contemythe #essai #identite #minoriteethnique #mort #social #temoignage #traditions
par Tristram
le Lun 14 Oct - 1:14
 
Rechercher dans: Sciences humaines
Sujet: Pierre Clastres
Réponses: 2
Vues: 116

Navarre Scott Momaday

La Maison de l’aube

Tag amérindiens sur Des Choses à lire La-mai10

« Dypaloh. Il y avait une maison faite d’aube. » Il faut être balaise pour renommer un texte qui commence ainsi, et appelé House Made of Dawn, par La Maison de l’aube au lieu de La maison faite d’aube, ou même La maison d’aube… L’expression est d’ailleurs un leitmotiv du livre.
Dypaloh (et Qtsedaba), mot qui commence (et finit) le livre, sont les formules conventionnelles de la tradition Jemez Pueblo (entité tribale autochtone du Nouveau-Mexique) pour débuter (et terminer) un récit.
Cette région peut ramentevoir à certains lecteurs Hillerman, Abbey (ou encore Bolaño) ; on est d’ailleurs au moins partiellement dans la veine Nature writing.
C’est l’histoire d’Abel, de retour de la Seconde Guerre mondiale en pays pueblo, où sa seule parentèle est son grand-père Francisco (soit sept ans de sa vie après sept ans d’absence) ; grâce au père Olguin, prêtre de la Mission (et pendant de Tosamah, « orateur, médecin, Prêtre du soleil, fils d’Oiseau-Mouche » qui apparaîtra plus loin ?), il va couper du bois pour une jeune femme californienne de passage dans la région… Mais le récit est savamment déconstruit sur un découpage chronologiquement identifié (quatre parties, la première et la dernière à Walatowa, San Diego, les deux centrales à Los Angeles, les chapitres titrés de dates), structure assez déconcertante alternant des séquences en patchwork-puzzle sur la nature grandiose (mesas et canyons, animaux et notamment oiseaux, comme les oies), des mythes, légendes, cultes, cérémonies et danses rituelles (à nouveau animaux, comme l’aigle), et la déchéance dans l’alcool, la violence dues à l’existence dans une réserve et au contact avec la société matérialiste états-unienne. D’ailleurs Abel est symboliquement comme pratiquement pris entre ces deux mondes et temporalités, les cultures pueblo déchue et occidentale moderne (héritage de spiritualité traditionnelle et profanité vaine, désespérée) ; cela fait aussi du livre un témoignage (littéraire) sur la situation sociale de ce peuple dans les années 1960, et plus vastement de l’ensemble des Indiens des Plaines. Abel est devenu incapable de renouer avec ses origines (l'innocence perdue : il est aussi le meurtrier d’un albinos/ Blanc, scène qui revient dans le kaléidoscope du texte) comme de s’intégrer au "nouveau monde" ‒ cas amérindien typique.
Il y a une dimension à la fois lyrique et métaphysique dans la présentation du paysage désertique, l’immensité, le silence, l’espace, l’infini, la grandeur, l’immuable et l’éternité (ou plutôt l’intemporalité paraissant immortalité) :
« La solitude est un élément constitutif du paysage. Dans la plaine, toutes les choses sont isolées les unes des autres ; le regard ne peut confondre les objets, et c’est bien une colline, un arbre ou un homme. La moindre éminence permet de voir jusqu’à la fin du monde. Regarder ce paysage tôt le matin, avec le soleil derrière soi, équivaut à perdre le sens des proportions. Votre imagination revit et vous en venez à penser que la Création à commencé en ce lieu précis. »

Une image, ou plutôt un concept, qui est repris, peut-être en opposition à la maison d’aube :
« C’était une maison dont la principale particularité consistait à tenir le monde en échec, comme une tombe. »

Comme répondant à un atavisme, la course à pied commence et achève le récit ‒ peut-être pour en faire un cercle.
C’est un livre exigeant de son lecteur à la fois sagacité et abandon : écoute attentive. Et c’est une œuvre riche au sens littéraire. J’apprécie par exemple une image qui décrit en creux, sans la nommer, la turquoise :
« Et aussi les lourds ceinturons aux boucles reluisantes, les bracelets, les étuis des arcs, les graines de melon et les pierreries bleu pâle… Il aurait aimé porter au doigt une pierre semblable, véritable toile d’araignée pétrifiée, ovale comme un œuf de rouge-gorge [… »



Mots-clés : #amérindiens #minoriteethnique #nature #nostalgie #spiritualité #traditions
par Tristram
le Mer 3 Juil - 16:08
 
Rechercher dans: Écrivains des États-Unis d'Amérique
Sujet: Navarre Scott Momaday
Réponses: 6
Vues: 160

Gabriel Ferry

Le coureur des bois

Tag amérindiens sur Des Choses à lire Le_cou10
Roman, 1850, 185 pages environ.

Comme j'avais parcouru, aux alentours de fin décembre-début janvier, le roboratif ouvrage historique de G. Havard: Histoire des coureurs des bois (Amérique du Nord, 1600-1840) (enfin, pas en totalité, à saute-pages et pas jusqu'au bout, c'est pour historiens ce bouquin !), je me suis arrêté sur ce titre: Le coureur des bois, en mauvais état, chez un bouquiniste plutôt pouilleux et bordélique (à peu près rien n'est classé), mais très fourni: endroit agréable quand vous êtes en manque de poussière qui vole, toiles d'araignées et ménage qui attend toujours depuis l'invention de l'aspirateur, où vous ne baladeriez pas le touriste, au reste, peu de chances, c'est en banlieue "hors tout circuit", et ne donne même pas sur rue.

Je tombe -c'était prévisible- sur un improbable nanar, digne d'être porté à l'écran en catégorie série B américaine des années 1940, en genre western, mais ces désignations-là n'étaient pas encore inventées lorsque Gabriel Ferry coucha tout cela sur papier.

Quelques recherches me mènent au site de M. Le Tourneux (lien en présentation) et du coup je regarde différemment l'ouvrage, d'ailleurs je le poursuis jusqu'au bout.
Je pense qu'il s'agit d'un de ces exemplaires d'éditions tronquées qu'il évoque, probablement aux fins de parution en classement Jeunesse pour ce qui concerne celui-ci.

L'ensemble est assez rentre-dedans, action puis action puis action puis vous reprendrez bien un peu d'action ?
Passons aussi sur les inévitables clichés de type colonial, et quelques balourdises de construction et de déroulement du roman, peut-être d'ailleurs davantage dûes à l'édition tronquée, ou la mouture éditoriale en général, qu'à l'écriture de Ferry, qu'on fera donc bénéficier du doute.
Pour faire bref: Mexique, 1830. Un État sauvage, celui de Sonora, "une des régions les moins explorées du Mexique". Un mystérieux grand seigneur assez louche, un assassin, des hommes de mains, le jeune premier couché sur la piste, laissé pour mort, une attaque de jaguars qui menace au bivouac, des chasseurs dont un coureur des bois canadien et son acolyte en sauveteurs impromptus, puis le Preside (hacienda + place forte au sens militaire) de Tubac, une mystérieuse chasse à l'or, au passage une histoire d'amour embryonnaire entre la jeune fille très fortunée et le jeune homme pauvre, puis...commence la violence. Vous en aurez entre blancs, avec les indiens, entre indiens, etc...

Les rares passages où l'on souffle entre deux actions (autrement dit où les ciseaux de pré-bon-à-tirer n'ont pas sévi ?) parviennent à être touchants, avec cette force particulière au roman s'appuyant sur du vécu:
Au matin du quinzième jour, ils avaient atteint, sans dommage, le confluent des deux rivières au-dessus duquel se dressait le rocher escarpé qui portait le tombeau du chef indien. Ce tombeau était surmonté bizarrement du squelette d'un cheval maintenu debout par des liens cachés. Des fragments de selle couvraient encore une partie de ses flancs à jour, sur des poteaux élevés de distance en distance, des chevelures humaines flottaient au vent, hideux trophées. Le long du rocher que dominait cette tombe, jaillissait une cascade qui s'écroulait avec fracas dans un gouffre sans fond. Enfin, au pied de la pyramide sur sa face nord, se présentait un étroit vallon fermé d'un côté par des roches à pic, d'où pendaient de longues draperies de verdure, de l'autre par un lac aux eaux dormantes; celui-ci était entouré d'une ceinture de saules nains et de cotonniers. De hautes montagnes couvertes de brume de déployaient en demi-cercle, avec une sombre majesté.


Nous avons là un écrivain-voyageur à la française de mi-XIXème siècle, et ça m'intrigue !



Mots-clés : #amérindiens #aventure #colonisation #xixesiecle
par Aventin
le Dim 28 Avr - 22:45
 
Rechercher dans: Écrivains européens francophones
Sujet: Gabriel Ferry
Réponses: 3
Vues: 111

Louis Owens

Même la vue la plus perçante
(en exergue : Invisibles, les flèches de la mort volent en plein midi ; même la vue la plus perçante ne peut les discerner. Jonathan Edwards)
Tag amérindiens sur Des Choses à lire Meme-l10


Une histoire qui débute par la recherche d’un corps, la victime et de l’assassin. Mais en fait deux des personnages, le shérif-adjoint Mundo Morales et le frère de la victime, Cole Mc Curtain  découvriront leur « identité »  dans leurs  recherches.

Savoir d’où l’on vient, quelles sont nos origines, notre culture   :  c’est ce qui changera à jamais la vie de ces deux hommes.

Quelle part  colore la peau d’un être ? signe distinctif dans ce pays et ces régions où la couleur de peau est incriminée, rejetée.  

Quelle part de nos ancêtres dans notre âme ?

La spiritualité des Choctaws est particulièrement complexe, vivante alors que paradoxalement les morts semblent réclamer mais aussi offrir plus.


C’est une histoire empreinte de spiritualité, celle des Choctaws et de tous ceux, métis notamment de cette ethnie  indienne ou autres, dont les racines s' y retrouvent.

Les morts s’invitent dans la vie  des  vivants auxquels ils apportent leur sagesse,  car « même la vue la plus perçante » ne peut voir si le cœur et l’âme ne voient pas ;  savoir vivre c’est avant tout savoir regarder et voir.


Je vois aussi dans ce livre une critique sur la guerre, là particulièrement celle du Vietnam  d’où sont revenus abimés  psychiquement  beaucoup de soldats et  plusieurs des personnages sont des anciens soldats.

C’est une lecture intéressante  sur  l’identité et la spiritualité des indiens Choctaws et plus particulièrement sur leur respect et manière de traiter leurs morts.
L’auteur a puisé dans sa vie, sa famille, dans son vécu, pour ce livre (mon premier de l’auteur) c’est évident.

Je prévois une autre rencontre avec l’auteur.

mots-clés : #amérindiens #guerre #identite #polar #spiritualité #traditions
par Bédoulène
le Mer 2 Jan - 14:19
 
Rechercher dans: Écrivains des États-Unis d'Amérique
Sujet: Louis Owens
Réponses: 3
Vues: 242

Eric Plamondon

Tag amérindiens sur Des Choses à lire Taqawa10

Taqawan

«  Au Québec, on a tous du sang indien. Si c'est pas dans les veines, c'est sur les mains. »


1981. Les Indiens Mi'gmac de la réserve de Restigouche se révoltent contre les quotas de pêche que le gouvernement veut leur imposer. Les 6 tonnes de saumons qu'ils pêchent annuellement constitueraient une menace pour la ressource. Une vétille pourtant, en comparaison des 800 tonnes prélevées par les pêcheurs sportifs, ou des 3000 tonnes des bateaux-usines qui, eux, ne sont soumis à aucune restriction... Les Indiens sont en fait au cœur d'une bagarre constitutionnelle entre gouvernement fédéral et régional. Ils ne sont qu'un prétexte, mais certains voient là l'occasion de les assujettir un peu plus...
La descente des forces de l'ordre sur la réserve pour saisir les filets est d'une violence inouïe. Ecoeuré par les nombreuses exactions, Yves Leclerc, garde-chasse, démissionne. Peu après, il découvre une jeune indienne mi'gmaq en état de choc après un viol. Avec la complicité d'une jeune enseignante française et d'un vieil ermite indien, Leclerc tente de remettre la jeune fille sur pieds. Mais c'est sans compter sur la menace que représentent ses agresseurs...

Les événements de Restigouche, tristement réels, sont le point de départ de ce drôle de roman hybride, composé de chapitres très courts, qui alternent entre roman noir, récits de chasse ou de pêche, histoire coloniale ou légendes indiennes...
Moins de 200 pages, c'était probablement un peu court pour évoquer tous ces sujets. De fait, l'aspect roman noir, bâclé et peu crédible, en pâtit. C'est un peu dommage, mais ça n'a finalement pas grande importance car l'essence du livre est ailleurs, dans la célébration nostalgique d'une osmose perdue avec la nature, et dans le récit sans fard de la condition des Indiens de Gaspésie. Depuis le XVème siècle,  leur histoire n'a été qu'une longue suite de dépossessions : de leurs terres, de leurs droits, de leurs coutumes, de leurs enfants même. Parqués dans des réserves, les Indiens sont encore, en cette année 1981, victimes du racisme et de l'ostracisme, totalement coupés des québécois « pure laine »  dans un pays qui semble «  préférer essayer d'oublier son histoire plutôt que de la comprendre. »

J'ai appris beaucoup de choses, en lisant Taqawan. Que ce soit sur sur les contradictions québécoises, la privatisation des rivières ou la vie d'un saumon... Roman engagé, tour à tour triste et rageur, sensible et poétique, Taqawan interpelle, et interroge. Malgré quelques bémols déjà évoqués, je ne l'ai pas lâché.  


Mots-clés : #amérindiens #discrimination #nature #violence
par Armor
le Sam 15 Sep - 15:31
 
Rechercher dans: Écrivains du Canada
Sujet: Eric Plamondon
Réponses: 29
Vues: 871

Jim Fergus

Tag amérindiens sur Des Choses à lire 51zadz10

Mille femmes blanches

En 1875, Little Wolf, un chef Cheyenne décide de rejoindre Washington pour faire une proposition assez incroyable au président Grant : il s'engage à livrer mille chevaux sauvages contre mille femmes blanches, en expliquant que les enfants étant toujours élevés par la tribu de la mère, les bébés qui naîtront de ces unions apprendront au contact de leur mère toutes les techniques blanches pour vivre sans les bisons. Ce qui apparaît comme lumineux ou franchement immoral, soulève un tolet à Washington et Grant entre deux hoquets (peut-être dus à son alcoolisme) quitte la salle scandalisé.

C'est sans compter sur le courrier de centaines de femmes prêtent à s'engager dans cette aventure folle. Le gouvernement fait un rapide calcul et se dit qu'un cheyenne apprivoisé vaut mieux qu'un cheyenne humilié. Dont acte. Seulement voilà, nous sommes loin des mille femmes blanches et il va donc falloir aller recruter dans les prisons et les asiles un peu de chair toute rose.

C'est ainsi que nous découvrons May Dodd, une femme enfermée dans un asile et qui pense échapper à l'horreur blanche en nomadisant avec les cheyennes.

Si le Journal de May Dodd permet au lecteur de découvrir mille et une facettes de la vie indienne, des relations (souvent basées sur des incompréhensions) entre les armées blanches et les tribus qu'elles tentent de parquer (soit disant pour les protéger mais en réalité pour mieux pouvoir les surveiller), j'avoue ne pas avoir été touchée par l'écriture extrêmement naïve de Jim Fergus.

Le texte n'est pas désagréable à lire, il gratte fort justement aux endroits qui font mal (le rapport aux femmes, à la sauvagerie, aux rituels, au respect de l'autre) mais l'ensemble est englué dans une sorte de mélasse un peu pâteuse, qui ne parvient pas à emporter la lecture.

Pas mal de fond mais pas assez de forme...



mots-clés : #historique #journal #minoriteethnique #Amérindiens
par shanidar
le Lun 19 Juin - 18:51
 
Rechercher dans: Écrivains des États-Unis d'Amérique
Sujet: Jim Fergus
Réponses: 7
Vues: 400

Revenir en haut

Sauter vers: