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Georges Brassens, Lettre à Toussenot

La date/heure actuelle est Mar 12 Nov - 17:47

131 résultats trouvés pour polar

Howard Fast

Il me manquait Fast, alors étant en panne pour cause matérielle, j'ai lu

"Cour martiale"

Tag polar sur Des Choses à lire Cour_m10

Guerre de Birmanie, les combats ont cessés mais un théâtre d'opérations sous la gestion conjointe des E.U et des Britanniques subsiste . C'est dans cette situation d'attente, dans cette région au climat difficile, rongée de maladie, des habitants miséreux qu' un meurtre a été commis ; un Lt Winston de l'armée américaine  a tué un soldat Britannique, le Sergent Quinn.

Le Gal Kempton en responsabilité du secteur pour les E.U a réclamé le Capitaine Barney Adams, de retour de plusieurs campagnes (Afrique, Italie) à qui il souhaite confier la défense de l'accusé. Mais dès son premier entretien Adams apprend que le jugement est déjà "rendu", en accord avec le responsable Britannique et Kempton,  Winston doit mourir, sa mort seule préservera l'entente entre les E.U et les Britanniques ; il faut sauver la Grande Alliance à défaut de sauver Winston.
Adams s'étonne à juste titre de ce que le verdict soit annoncé mais le Gal Kempton lui dit que c'est parce qu'il veut pouvoir montrer une "défense honnête" qu'il souhaite que ce soit lui l'avocat.

Adams n'a jamais défendu, ni assisté en cour martiale, bien qu'il ait fait d'excellentes études, il n'a aucune pratique. Le Gal lui fait confiance, c'est le fils d'un ami, de bonne et vieille souche !

Durant le procès l'image de boy-scout que le Gal avait du Capitaine Adams s'efface, le Capitaine Adams met tout son savoir, son honnêteté, sa vigilance à traquer la vérité. Il démonte un à un les "oublis", traque, arrache les paroles des bouches qui se taisent, par crainte des responsabilités ou pour carrière.   Pour le Capitaine Adams,  quels que soient les sentiments qu'il éprouve pour l'accusé, ( lequel d'ailleurs il hait parce qu'il représente tout ce qu'il rejette et la raison de son engagement dans la guerre) celui-ci doit se voir offrir "le droit", l'un des principes fondateur de la démocratie.

Le Capitaine Adams n 'a que quelques jours pour connaître ce qui deviendra "l'affaire Winston"  et préparer sa défense, laquelle s'appuiera sur la pathologie de Winston. En effet après s'être entretenu avec plusieurs responsables militaires, les témoins du meurtre et surtout le médecin psychiatre qui  a placé Winston dans le service, vu l'attitude et les rares propos de l'accusé, Adams est convaincu qu'il défend un homme atteint de paranoIa, c'est-à-dire un malade.

Le capitaine Adams par son choix de défense sait qu'il s'affronte  au Gal Kempton, lequel lui demande s'il défend Winston, question à laquelle il répond qu'il "se défend lui". Ce qui, je pense, signifie qu'en défendant Winston, il défend le "droit" et donc il se défend lui défenseur du Droit, lui citoyen américain.

Winston est reconnu "non coupable", le tribunal souhaite son renvoi à l’hôpital pour y recevoir un traitement médical.

Adams est à nouveau en campagne, il est seul, l' infirmière rencontrée en Birmanie et qu'il était prêt à aimer l'a repoussé car leur différence de classe lui paraissait un obstacle majeur.  


J'ai encore une fois apprécié l'écriture de l'auteur, le choix du sujet, l'ambiance est bien rendue, les caractères des personnages. Il faut se rappeler que Fast a subi plusieurs procès lui-même et assisté à d'autres, le Droit est l'un des principes fondateur de la démocratie et l' auteur/Capitaine Adams s'en fait le garant dans ce livre.
Dans sa préface, François Guérif parle de "l'isolement des idéalistes", cette situation se retrouve aussi dans le récit, notamment dans la lettre que reçoit le Capitaine Adams du médecin psychiatre.


Mots-clés : #justice #lieu #polar #psychologique
par Bédoulène
Hier à 15:49
 
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Stanislas André "S.A" Steeman

Tag polar sur Des Choses à lire Maison10

La maison des veilles

Bonus la présentation "Espace Nord" avec une super préface, un texte du fils de l'auteur sur son père, des extraits autour du thème "maison"... c'est très bien choisi et accompagne à merveille le texte.

De quoi s'agit-il ? D'un roman policier autour d'un meurtre qui a eu lieu dans un petite immeuble bruxellois (à Ixelles en fait) bien tranquille. Les policiers sont plutôt accessoires et les principaux protagonistes sont les différents habitants de l'immeuble, de la maison. A chaque appartement ses habitudes, ses caractères, ses attentes déçues.

Discret chamboulement pour une narration subtilement indiscrète et finement joueuse. Les codes du whodunnit sont aménagés pour adapter une perspective décalée sur "l'affaire policière" en tant qu'objet d'imaginaire et de narration... sans se priver de fatalité ou de mélancolie dans la peinture du quotidien.

Très très chouette lecture toute en finesse et en équilibre, dans le genre pied tranquille mais très très bon. Un beau mélange d'intelligence et de savoir faire...


Mots-clés : #lieu #polar
par animal
le Lun 28 Oct - 22:04
 
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Andrea Camilleri

Chien de faïence

Tag polar sur Des Choses à lire Chien_10

Pour sa seconde apparition, c’est (notamment) une énigme historique qui mobilise cette fois le commissaire Montalbano.
L’histoire est originale dans ses vicissitudes, prenante, et un de ses grands charmes est de se déployer sur plusieurs niveaux dans le temps et les préoccupations du commissaire. C’est un « texte » (pas présenté comme un roman) très riche en références littéraires, culturelles, historiques, etc.
Les idiotismes siciliens sont spécialement rendus (tels que le fameux passé simple), ainsi qu’une vulgarité sans doute typique.

Mots-clés : #polar
par Tristram
le Ven 25 Oct - 0:05
 
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Valerio Varesi

La Pension de la via Saffi

Tag polar sur Des Choses à lire La_pen11

De même que dans Le Fleuve des brumes, le brouillard et le passé baignent l’histoire (ainsi que quelques bonnes odeurs de cuisine parmesane) ; la vie personnelle du commissaire Soneri y tient peut-être encore plus de place, mais la recette est la même.
« ‒ Les gens, c’est comme le brouillard, décréta le barbier, tu ne vois rien à travers et puis tout à coup… Et c’est souvent trop tard. »

« ‒ Soit on oublie, soit on se fait des illusions. On n’a pas d’autre choix, répliqua Soneri, mi sérieux, mi ironique. »

Toujours la même dichotomie gauchistes-fascistes de la société italienne :
« C’est devenu la patrie des bureaucrates, des escrocs et des financiers qui remuent du fric et des dettes en les faisant monter comme des blancs en neige. »

Et davantage encore de métaphysique dépressive :
« Après tout, la vie ne ressemblait-elle pas tragiquement à un homicide ? Ne s’achevait-elle pas toujours avec un mort ? »


Mots-clés : #polar
par Tristram
le Lun 23 Sep - 20:27
 
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Jon Sealy

Un seul parmi les vivants

Tag polar sur Des Choses à lire 41j5o810

Ce n’était pas le mal que Chambers lisait dans le regard de Tull,mais l’indifférence amorale d’un univers sans dieu.Le mal signifiait au moins qu’il existait dans le monde quelque chose de plus grand que nous, alors que Tull semblait affirmer qu’il n’y avait que le néant. Le vide absolu.


 Ça ouvre sur un shérif vieillissant , perclus d’arthrose, et de chagrin peut-être.   La Grande Crise mène les destins des champs à l’usine de filature. Dieu ne suffit plus à sauver les hommes, ils sont morts à ma guerre ou meurtris par leur expérience. L’alcool est le seul dérivatif à la misère, et la Prohibition ne peut que jeter là son ombre de violence, entre argent et pouvoir.

C’est un roman d’ambiance qui accompagne en parallèle la vie d’une famille peu à peu vaincue par la fatalité, et d’un autre côté le « baron du whisky » qui donne son titre américain à l’ouvrage.

Belle description d’une époque dans ce roman noir, qui pêche sans doute par une intrigue un peu linéaire à laquelle manque une pointe d’originalité.


Mots-clés : #criminalite #polar
par topocl
le Sam 24 Aoû - 18:02
 
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R.J. Ellory


Tag polar sur Des Choses à lire M0225310
"Seul le Silence" est le premier polar que j'aie lu depuis longtemps et cette lecture m'a subjugué.
Tout du long, ce n'est pas le fil rouge des assassinats de fillettes mais bien le Sort dont l'auteur se sent responsable.
Tout du long c'est la révélation d'un personnage qui est balloté par le mal et poursuit sa route. R.J. Ellory aurait pu écrire un livre dans le registre romans intimes en ignorant les assassinats. Ce sont ses tourments qui font le livre. Le héros innocent de tout assume la responsabilité du mal qui l'entoure au point de se substituer à la justice elle-même.

Cet auteur m'est apparu d'une telle qualité que j'ai aussitôt attaqué le "Cœur sombre". Un tout autre schéma. Le héros qui est prisonniers de toutes ses faiblesses trouve à travers une de ses erreurs parmi beaucoup d'autres la raison d'une rédemption problématique.

Autant Ellory ne s'étend pas sur le sordide des meurtres de fillettes autant ses détails dans "Un cœur sombre" ne m'incitent pas à poursuivre d'autres polars. Plus tard peut être.


Mots-clés : #polar
par simongabriel
le Dim 18 Aoû - 11:41
 
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Thierry Jonquet

Du passé faisons table rase

Tag polar sur Des Choses à lire Du_pas10

Un vrai régal que ce roman qui n’est pas vraiment policier, ni même d’espionnage, mais… politique ! Le personnage central de René Castel ramentoit furieusement Georges Marchais, un Secrétaire général de ce Parti tellement au-dessus des individus que la fin justifie tous les moyens. Le souvenir du bonhomme à la télé (en noir et blanc) colle avec l’image d’un pantin, d’un homme de paille sous la botte de Moscou : c’est vrai que les activités du personnage pendant l’Occupation ont été questionnées, et que l’appareil soviétique savait tenir les hommes politiques en main, gardant trace de ce qu’ils avaient à cacher :
« …] à chaque fois qu’un camarade grimpait un échelon, il lui fallait passer par le rite obligé de la rédaction de sa "bio". Personne ne pouvait conserver un double de ses déclarations. Des anomalies, même minimes, étaient parfois décelables lors des rédactions successives, à des années de distance. »

Judicieusement agrémenté de citations d’Aragon, ce livre dont le titre est tiré de L'Internationale est paru en 1982 sous le pseudonyme de Ramon Mercader (assassin de Trotski sur ordre de Staline, NDT) ; et Thierry Jonquet fut lui-même un trotskiste engagé…

Mots-clés : #historique #polar #politique
par Tristram
le Mer 7 Aoû - 22:21
 
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Ryûnosuke AKUTAGAWA

Rashômon et autres contes

Tag polar sur Des Choses à lire Rashzm10


Ces contes relèvent du fantastique, comme l’éponyme, et même du policier comme le fameux Dans le fourré, mais aussi d'un humour qui fait songer à Gogol, et pas seulement à cause des évocations de nez…
Les Kappa est une longue nouvelle, une satire sociale rappelant Swift ; Akutagawa y donne aussi un aperçu de son intéressante perception des écrivains occidentaux :
« ‒ C’est un de nos saints… saint Strindberg, qui se révoltait contre tout. »




Mots-clés : #contemythe #fantastique #humour #nouvelle #polar
par Tristram
le Ven 12 Juil - 14:03
 
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John Le Carré

Tag polar sur Des Choses à lire 41056l10

Chandelles noires

Enquête sur un meurtre sanglant autour d'une public school un peu miteuse. Comme des airs de whodunnit assez classique avec sa touche d'humour et son enquêteur étranger au milieu et un peu décalé. Si je n'ai pas été complètement convaincu par l'intrigue en elle-même et que l'assemblage ne m'a pas paru fracassant je dois reconnaître que la cuisine est efficace. Et pas désagréable. Sans doute parce que ce n'est pas tant la critique des convenances et convention d'un milieu que la balade dans un envers du décor moins glorieux qui donne sa saveur au plat.

Petite déception mais bonne excuse pour y revenir ?


Mots-clés : #polar
par animal
le Dim 30 Juin - 8:23
 
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James Ellroy

Le dalhia noir

Tag polar sur Des Choses à lire 96309210



Sujet : Ce roman noir est basé sur un fait divers : une jeune fille assassinée de manière atroce, coupée en deux, et marqué au visage par le sourire de "L'homme qui rit", d'une oreille à l'autre.

Tous les ingrédients du roman noir sont présents : le pouvoir, l'argent, la sexualité et les femmes.

C'est  Los Angeles Police Department (LAPD) qui doit gérer ce crime, tous les agents sont retenus, chacun dans le domaine qui le concerne afin que le résultat soit rapides, ce que souhaite le procueur Ellis Loew lequel candidate pour les élections prochaines. Se dévoilent les connivences entre politique, police et truands.

Le racisme et l'anticommunisme sont visibles  notamment parmi les policiers et la presse. Toutes les diverses individualités de la société américaine de la région (du pays ?) se retrouvent dans le LAPD ; les honnêtes gens, les corruptibles, les corrupteurs, bref un panel large de la population de LA.

L'histoire est bien amenée avec les rebondissements attendus et inattendus dans les enquêtes et la recherche du, des criminels. Tous les personnages, principaux comme secondaires sont bien typés dans leurs actions, leur vie, leur psychologie.

La ville reflète sa puissance et ses faiblesses, de jour et de nuit, exhale ses odeurs, son clinquant de lumières, bars, hôtels et offre refuge dans ses sombres rues. (sans oublier les nombreuses voitures)

Le crime d'Elisabeth Short est l'affaire n° 1 qui met en branle-bas le LAPD et notamment le duo formé par Lee Blanchard et Bucky Bleitchert le narrateur. Le procureur Loew et son équipe  s'activent  et n'hésitent  à aucune compromission, crimes, chantage, mensonges etc... il lui faut l'opinion avec lui pour gagner les élections.

l'Un des personnages dira très justement : "les bons sont devenus les méchants".

Le, les meurtriers seront-ils découverts ? vous le saurez en suivant cette affaire aux enquêtes et recherches captivantes. J'ai apprécié l'habileté de l'auteur à construire l'histoire, à la narrer à travers son double (?) l'agent Bleitchert.

Je n'ai eu connaissance du passé de l'auteur que dans le postface, en fin de livre, où il se livre dans une confession (?) me semble-t-il honnête et lucide qui explique le caractère obsessionnel, voyeur, nécrophyle de Bucky.  Et aussi l'ambiguité du personnage Blanchard.

L'ensemble n'est pas exempt d'amitié, d'amours et de solidarité, notamment parmi les policiers entre-eux, si l'image de la police est salie ils se serrent les coudes.

J'ai trouvé le passage sur le combat de boxe particulièrement réussi. D'ailleurs il me semble que ce sport est souvent partie prenante dans la police et l'armée, comme faire-valoir notamment.

Je lirai certainement plus tard, pour en connaître plus sur l'auteur un livre autobiographique "Ma part d'ombre".

Merci à mes "co-équipiers" de la LC, Chrysta (qui vous en dira plus sur la psychologie des personnages et de l'auteur) et Tristram qui repère le mot où la phrase "qui parle".



Extraits de la postface :

Elles m'ont changé. Elles sont entrées en conjontion et par la force de leur lumières, fait dérailler mon caractère obsessionnel. Elles m'ont appris à aimer d'un coeur plus léger. Elles m'ont convaincu d'extraire Jean de ma trajectoire existentielle, pour la laisser reposer dans mon coeur.

Il y a quelqu'un là dehors.  C'est une Femme, je la sens bouger. J'ai besoin de résoudre ce crime, de défaire les noeuds de cette énigme et de faire mienne cette trame d'évènements - et ainsi elle m'aimera.
La raison pour laquelle j'ai écrit ce roman. La fureur misogyne rationnalisée.


Mots-clés : #faitdivers #polar #psychologique
par Bédoulène
le Sam 29 Juin - 9:02
 
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Sylvain Kermici

Requiem pour Miranda

Tag polar sur Des Choses à lire 51neof10
Tout d'abord je veux saluer le beau travail d'édition. L'esthétique des couvertures est très réussie et le livre est agréable en main.
Thriller et huis clos torturé, dur, et très bien écrit.
170 pages où l'on a peur, où l'on est pris d'émotions grâce à un style très communicatif mais également une structure intelligente avec de très courts chapitres et des réflexions ontologiques et psychologiques variées.
L'on passe d'un personnage à un autre progressivement et intelligemment, guidé par un auteur qui fait tout pour ne pas nous perdre.

On peut avec certitude crier cocorico d'avoir un auteur de polars nous proposant une telle qualité.


**** et demi.


Mots-clés : #polar
par Hanta
le Sam 8 Juin - 9:13
 
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Gérard Delteil

Tag polar sur Des Choses à lire Les-ec10

Les écœurés

Ou les tribulations d'un jeune stagiaire de la police qui se retrouve infiltré chez les gilets jaunes dans une petite ville portuaire de Bretagne. Enquête, histoire d'amour et beaucoup de personnages pour l'exercice de la radioscopie du "mouvement" et de ses tendances les plus marquées ainsi que du regard des autorités dessus. Pas l'ouvrage fracassant du siècle mais en évitant toute grandiloquence Delteil arrive à nous emmener et à ramasser des images médiatisées mais d'abord humaines avec des doutes, des élans, des habitudes et des choses qui vont trop vite. Une louchée d'opportunisme et de sincérité pour compléter le tout.

Vite lu mais plutôt sympathique !


Mots-clés : #actualité #polar
par animal
le Mar 4 Juin - 21:51
 
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Edith Pargeter (Ellis Peters)

Tag polar sur Des Choses à lire 97822610

La vierge dans la glace

Second essai chez Peters pour moi, même plaisir, né de la limpidité et modestie de son entreprise et de son style..

Cette fois c'est l'hiver et je découvre la palette purement expressive de l'auteure , qui sait habilement peindre les affres de cet élément et ses nuances. C'est presque un personnage, la tempête, la neige, le givre, les congères, la poudreuse, moi qui me tiens le plus éloignée possible de ces manifestations météorologiques, je dois reconnaitre qu'ils y sont traduits avec une aussi grande expressivité que mon apprehension envers elles. Elle utilise cette saison avec beaucoup d'esthetisme et de poésie.

Cet épisode de la série Cadfael nous fait rencontrer la famille directe de ce dernier, intéressant si l'on a déjà un peu de tendresse pour cette figure.Je ne divulgâche pas davantage.

Je note un récit encore une fois très enlevé d'une bataille, un beau morceau. Un siege , un assaut. L'ambiance est vraiment très bien transmise. Elle est douée.

Préférence pour le précédent peut-être, plus posé dans l'action narrative, car dans celui-ci les protagonistes ne cessent de se courir après, se trouver, se reperdre, c'est peut-être à peine un peu lassant finalement.
Les postures morales, déjà découvertes en premiere lecture de l'auteure, ne sont plus une surprise, ici elles sont équivalentes donc moins rafraichissantes : reste donc ce brio à raconter l'Histoire, le mouvement et sa magie du rythme.
Mais j'ai lu d'une traite et avec la même joie de l'oubli, dans la bulle du divertissement d'un autre temps.


Mots-clés : #historique #polar
par Nadine
le Dim 2 Juin - 22:26
 
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Andrea Camilleri

Le voleur de goûter

Tag polar sur Des Choses à lire Le_vol10


Ce Montalbano (troisième parution) est plus truculent, cocasse et bon vivant que celui de La mémoire de l’eau, aussi plus irascible, et même à la limite de l’abus de pouvoir.
L’essai du traducteur d’interpréter le sicilien via le provençal est maintenant poussé jusqu’à un sabir caricatural (mais la question reste posée, de la limite à respecter entre la traduction littérale et la transposition sans préservation de la saveur de l’idiome).

« Les pâtes au crabe avaient la grâce d’un danseur étoile de l’opéra mais le loup farci en sauce au safran le laissa souffle coupé, quasiment effrayé. »



Mots-clés : #polar
par Tristram
le Lun 27 Mai - 23:54
 
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Henning Mankell

Les morts de la Saint-Jean

Tag polar sur Des Choses à lire Hennin10


Où le lecteur retrouve Wallander (septième apparition), avec ses problèmes de manque de sommeil et d’amour, ou encore son père qui peint ou peignait des paysages ensoleillés avec ou sans coq de bruyère ; Wallander qui se demande toujours comment et pourquoi la Suède est entrée dans une époque de violence, dure et brutale.
« ‒ Oui, dit Wallander. C’est ça, la vraie question : dans quel monde vivons-nous ? Mais la réponse est trop insoutenable, on n’a pas la force de la penser jusqu’au bout. Ce que nous redoutons est peut-être déjà là : l’étape suivante, si on peut s’exprimer ainsi. Après l’effondrement de l’État de droit. Une société où de plus en plus de gens se sentent inutiles, voire rejetés. Dans ces conditions, nous pouvons nous attendre à une violence entièrement dénuée de logique. La violence comme aspect naturel du quotidien. Nous nous plaignons de cette évolution, mais parfois je me demande si nous ne sommes pas encore en dessous de la vérité. »

« De plus en plus de gens jugés superflus seraient réduits à des vies indignes dans les marges très dures de la société, où ils seraient condamnés à contempler les autres : ceux qui étaient du bon côté de la barrière, ceux qui avaient des raisons d’être contents. »

Et pourtant, sans vraie surprise, le lecteur retrouve avec plaisir ces marques ‒ ses marques, presque ses pénates. Il y a bien une intrigue un peu tordue de jeunes gens qui se réunissent secrètement déguisés de costumes anciens, et un mystérieux prédateur pour les massacrer, mais, comme d’habitude, c’est assez accessoire.
Peut-être pas le meilleur cru, un peu longuet aussi, mais à doses espacées je ne me lasse pas de Mankell.


Mots-clés : #polar
par Tristram
le Ven 24 Mai - 0:40
 
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Edith Pargeter (Ellis Peters)

Pris au piège

Tag polar sur Des Choses à lire Peters10


Publié en 1951, c’est un regard sur l’après-guerre encore récent et ses problèmes (retour des soldats, sort des anciens prisonniers de guerre, des réfugiés), avec déjà celui de l’environnement (mines à ciel ouvert en pays de Galles).
« Pourtant, pendant qu’il y était, le vieux aurait pu faire les choses en grand. Et s’il était encore assez alerte dans les années vingt pour niveler sa propre chasse, pourquoi n’avait-il pas compris que le village méritait le même effort pour compenser le chaos que le grand-père avait provoqué, en s’enrichissant grâce aux exploitations faites à la va-vite ? Ah, c’était facile de se montrer sage et éclairé vingt ans après. L’ancienne génération n’était ni pire ni meilleure que celle-ci.
‒ Si on avait nivelé et replanté certains des villages dévastés, ils seraient peut-être encore riches. Pourquoi ne réfléchit-on jamais à temps ? »

Antisémitisme aussi en toile de fond de ce rompol, premier de la série « Inspecteur Felse », et où on est enquêteur de père en fils.
Gerd Hollins, juive qui a perdu toute sa famille dans les camps, décide d’embaucher dans sa ferme Helmut Schauffler, ex-prisonnier allemand qui n’a rien perdu de son éducation nazie :
« J’ai essayé de les repousser pendant des années, cela ne marche pas, Chris. Je n’arrive pas à oublier de cette façon. Il n’y a qu’un seul moyen, et c’est de tout admettre, de tout accepter, et de trouver un mode de vie sans être obligé d’enfermer ses rancœurs en priant pour que le couvercle de la marmite reste en place. Si je pouvais me faire à l’idée que les Allemands sont comme tout le monde, s’il y avait un garçon ordinaire, stupide, peut-être, difficile, peu importe, quelqu’un qui pourrait avoir quelque chose qui vaudrait la peine de pardonner…
[…]
‒ Je ne peux pas continuer à haïr toute ma vie, je ne suis pas faite pour ça. »

« ‒ Et vous croyez avoir changé quelque chose avec votre guerre ! Vous croyez les avoir anéantis ! Ils sont à peine refroidis. Attendez, attendez la première chaleur, et la glace cédera comme du papier, et de nouveau vous vous noierez pour essayer de sauver votre vie. Et nous aussi, dit-elle avec un calme bouleversant. »

Il y a un petit côté moral un peu daté mais, après tout, c’est peut-être un bon rappel :
« Que cela soit bien compris une fois pour toutes, il n’y a absolument aucune raison de se battre, tant qu’il ne s’agit pas d’une question de vie ou de mort, et je n’accepterai aucun autre prétexte. Cela ne prouve rien, cela ne résout rien, cela ne sert à rien, si ce n’est à savoir qui a le plus de muscles et le moins de cervelle. Il y a des moments où c’est le seul recours, mais il y a peu de chances que ce genre de situation se produise dans la cour de récréation… Et, de toute façon, cela manifeste toujours un échec, des deux côtés, quoi qu’il arrive. »

Le roman est desservi par un style (une traduction ?) parfois douteux :
« Officiellement, personne n’avait encore parlé de meurtre, mais tout le village le disait, et Dominic ne pouvait s’empêcher d’être imprégné de cette certitude. Charles, qui lui avait fait des confidences avant de mourir de manière surprenante, le mettait au défi d’exploiter ses connaissances. »

Mais c’est bien un polar :
« Car le meurtre, ce n’est pas seulement une affaire de mort et de coupable ; c’est une affaire qui affecte toute la communauté des innocents, qui envoie des courants perturbateurs sur les nerfs soudain à vif de tout le village ; et le seul remède, c’est la connaissance. L’ignorance, quand on y pense, hante d’autres forêts. »



Mots-clés : #polar
par Tristram
le Sam 18 Mai - 20:57
 
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Sujet: Edith Pargeter (Ellis Peters)
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Vues: 267

Edith Pargeter (Ellis Peters)

(Merci aux petites mains qui ont mis en forme soin pseudonyme comme il le fallait !)

Un cadavre de trop

Tag polar sur Des Choses à lire Un-cad10


Ce roman policier "soft", comprendre non sanguinaire, a été trouvé dans une boîte à livre, quel joli cadeau du hasard : j'ai beaucoup apprécié le lire.

L'intrigue :

(Wikipedia)
"Étienne de Blois et Mathilde l'Emperesse se disputent le trône d'Angleterre.
En août 1138 (du 22 au 27), Étienne, roi d'Angleterre de fait,
assiège Shrewsbury défendue par Guillaume Fitz-Alan,
qui tient la ville pour Mathilde, assisté de Arnulf de Hesdin,
présenté comme son oncle.
La place résiste une semaine, c'est trop et tous les membres de la garnison vaincue sont pendus.
Guillaume Fitz-Alan parvient toutefois à prendre la fuite.

Aux moines de l'abbaye de Shrewsbury, échoit le soin de s'occuper des morts. Frère Cadfael, Sherlock Holmes du Moyen Âge, constate alors, avec stupeur qu'il y a un cadavre de trop. Qui plus est, les traces que porte ce cadavre sont différentes de celles que laisse une exécution par pendaison où le supplicié a les mains liées. Frère Cadfael veut rendre justice à cet homme et à sa famille.

À noter qu'en lieu et place d'un classique tribunal, l'épilogue de cette enquête est un jugement de Dieu, combat à l'outrance. "

Combat très bien écrit d'ailleurs .
Je lis ici et là que cette auteure que je ne connaissais pas se documentait énormément et que la caractéristique de ses romans moyen-ageux est la précision à tous points de vue.
C'était tout à fait dépaysant, en effet,
le moine a une psychologie absolument réjouissante, humaniste et rusé, bonhomme et bourru, tous les ingredients pour séduire . Son adversaire est paré de toute subtilité ce qui rend leur pas de deux vraiment subtil et porteur de valeurs .

L'intrigue ne suspend pas l'haleine, dans le sens où nous n'errons pas dans d'affreuses spéculations : en cela c'est vraiment soft, en effet on découvre quasiment en même temps que les personnages les étapes, pour autant c'est toujours très bien amené et surtout l'occasion de dépeindre les protagonistes avec finesse.
Je recommande triplement pour ceux que l'époque et le genre attirent. J'ai adoré, ça a été un moment de détente merveilleux.

Le contexte de guerre civile est bien rendu, évidemment il est aussi l'occasion d'observer comment des troubles terribles malmènent les éthiques individuelles.


Mots-clés : #historique #moyenage #polar
par Nadine
le Lun 13 Mai - 19:40
 
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Sujet: Edith Pargeter (Ellis Peters)
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Andrea Camilleri

Tag polar sur Des Choses à lire 517fuu10


Je viens de terminer "la première enquête de Montalbano" dans lequel livre comme le note Arabella sont rassemblées 3 enquêtes.

La 1ère enquête porte sur l'assassinat d'animaux dont la grandeur augmente à chaque "crime", mais un écrit laissé par  l'assassin dirige Montalbano vers une évidence : la prochaine victime sera humaine.

La deuxième enquête de Montalbano se déroule à Vigatà où il vient d'être muté. L'instinct du Commissaire lui fait suivre une jeune fille dont le regard absent et la présence dans l'enceinte du Tribunal l'intriguent. La jeune fille se confit finalement au Commissaire et il parviendra avec habileté à faire "tomber" des "mafiosi" pour leurs actions répréhensibles.

La dernière enquête concerne l'enlèvement d'une fillette de 3 ans et là aussi des "mafiosi" sont impliqués.

L'écriture m'a réjouie; de la truculence et verve.  Les expressions du midi qui traduisent certains mots me sont familières et ne m'ont donc pas étonnées. Je pense que les Siciliens qui sont aussi du Sud ont peut-être la même façon imagée  de s'exprimer  même si les termes sont différents.

Les repas du Commissaire et son bonheur de manger sont de bons moments dans cette lecture.

Je ne pense pas qu'il eut fallu dramatiser les attitudes ou langage des membres du Commissariat par rapport aux actions mafieuses. C'est avec habileté et dans le souci de préserver, les témoins et les habitants de Vigatà que le Commissaire a choisi d'oeuvrer pour résoudre et mener à bien ses enquêtes.


(récupération de 2009)
Mots-clés : #polar
par Bédoulène
le Sam 11 Mai - 10:52
 
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Sujet: Andrea Camilleri
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Andrea Camilleri

La forme de l'eau

Tag polar sur Des Choses à lire La_for10


Pino et Saro, « jeunes géomètres dûment dépourvus d’emploi de géomètre », exercent le métier de « ramasse-poubelles » sur un terrain vague malfamé, le Bercail, qui sert de lieu des divers trafics de Vigatà, Sicile orientale. Ils découvrent un collier de valeur, puis le cadavre de l'Ingénieur Luparello, personnalité politique en vue…
« …] introduction des forces vierges et non souillées par la politique (comprenez : non encore mises en examen) [… »

C’est la première apparition du commissaire Montalbano ‒ un commissaire qui n’est pas à un manquement près, allant jusqu’à jouer le « dieu de quatrième ordre »…

À propos du titre :
« Un jour, je vis que mon ami avait mis sur le bord d’un puits une écuelle, une tasse, une théière, une boîte à lait carrée, toutes pleines d’eau à ras bord, et qu’il les observait attentivement. " Qu’est-ce que tu fais ? " je lui demandai. Et lui, à son tour, me posa une question : " Quelle est la forme de l’eau ? – Mais l’eau n’a pas de forme ! dis-je en riant. Elle prend la forme qu’on lui donne." »

C’est une sorte d’allégorie pour imager comme on peut faire interpréter l’apparence, et même les faits.

J’ai apprécié le style, abrupt, les brèves séquences qui se succèdent, les tours de phrases et le vocabulaire dialectal, l’ancrage sicilien du roman, une certaine érudition dans les références :
« …] avec le vieux questeur Burlando, qui était un ami, une dizaine de jours auparavant, ils avaient parlé d’un livre d’Ariès, Histoire de la mort en Occident, que tous deux avaient lu. Le questeur avait soutenu que chaque mort, même la plus abjecte, conservait toujours son caractère sacré. Montalbano avait rétorqué, et il était sincère, que dans chaque mort, fût-ce celle du pape, il ne réussissait à voir rien de sacré. »

(Au fait, j'ai aussi lu Histoire de la mort en Occident, essai d'Ariès, et comme je m'en souviens, je me permets de le recommander...)

Mots-clés : #polar
par Tristram
le Sam 11 Mai - 0:23
 
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Sujet: Andrea Camilleri
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James Crumley

La Danse de l'ours

Tag polar sur Des Choses à lire Danse-10


(Lu dans la première traduction, celle de François Lasquin)
Milodragovitch (Milo) est dans le rôle de l’enquêteur anti-héros ‒ poncif archétypal du détective privé (avec ici la coke en prime) qui fonctionne toujours parfaitement (le limier est d’ailleurs un des stéréotypes les plus puissants ‒ et des plus anciens ‒ dans la littérature).
Action donc : les péripéties rebondissent densément. Montana, environnement ? pas beaucoup plus qu’une toile de fond…
Assez primaire au départ, le personnage principal parvient cependant à une certaine aversion à la violence et aux abus en tous genres (peut-être tardivement, mais en tout cas en alternative bienvenue au manichéisme habituel).
Voici un extrait du conte benniwah liminaire (la seconde version est celle du traducteur Jacques Mailhos) :
« Toujours, les ours trouvaient avant les Indiens les arbres creux où les abeilles font leurs nids, les éventraient, dévoraient les rayons et dérobaient le miel avec leurs langues râpeuses et leurs griffes acérées. Et les abeilles étaient tout le temps en colère parce que ces pauvres ours ne connaissaient pas la fumée sacrée qui sert à les amadouer, parce qu’ils ne savaient pas qu’ils auraient dû chanter des chants de grâces afin de se faire pardonner d’elles et parce que, pis que tout, les ours étaient voraces et prenaient toujours tout le miel sans rien laisser pour les abeilles. Les ours savaient tout du miel, mais ils ne savaient rien des abeilles, et voilà pourquoi les Indiens n’avaient pas de douceur dans leurs tipis. »

« Les ours trouvaient toujours les arbres à abeilles avant les Indiens ; ils les éventraient, mangeaient les rayons de miel, et volaient le miel avec leurs griffes pointues et leurs langues râpeuses. Et les abeilles étaient toujours en colère, parce que les ours, ces pauvres âmes, ne connaissaient pas le secret de la fumée sacrée qui rend les abeilles amicales, et les ours ne connaissaient pas les chants d'action de grâce qui auraient pu pousser les abeilles à leur pardonner, mais pire que tout, les ours souffraient de cupidité et ils prenaient toujours tout le miel, sans rien laisser aux abeilles. Les ours connaissaient le miel mais ils ne connaissaient pas les abeilles, et voilà pourquoi les Indiens n'avaient plus aucune douceur dans leurs tipis. »

Par contre, la proximité avec Jim Harrison est lointaine…
« ‒ Le monde s’en va en couille, mon colonel…
‒ Je vous demande pardon ?
‒ … si le fait de payer cash est suspect a priori.
‒ Ce monde, ce n’est pas nous qui l’avons fait, Milo. Mais nous sommes bien forcés d’y vivre. »


Mots-clés : #polar
par Tristram
le Sam 4 Mai - 0:20
 
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Sujet: James Crumley
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