Des Choses à lire
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Georges Brassens, Lettre à Toussenot

La date/heure actuelle est Mer 13 Nov - 6:11

5 résultats trouvés pour solidarite

Daniel de Roulet

10 petites anarchistes

Tag solidarite sur Des Choses à lire Index14

Au XIXème siècle, elles partent du Jura suisse  où les hommes et la vie les ont déçues, ces 10 jeunes femmes qui vont, avec une belle bande d’enfants,  tenter de vivre une utopie anarchiste en Amérique du Sud. L’exil, le climat, la rudesse des mâles, la difficulté de la tâche, l’amour, la mort, vont les éliminer une à une en dix  chapitres ouvertement placés sous la  férule d’Agatha Christie. Mais elles auront vécu – et partagé par ce roman - une belle aventure tout à la fois politique et humaine : d’amitié, de coopération .


Mots-clés : #amitié #conditionfeminine #immigration #politique #social #solidarite #xixesiecle
par topocl
le Jeu 3 Oct - 11:15
 
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Sujet: Daniel de Roulet
Réponses: 3
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Howard Fast

Tag solidarite sur Des Choses à lire Memoir10

Mémoires d'un rouge

Encore un commentaire qui ne rendra pas justice à la somme de choses qu'on trouve dans le livre. Surtout qu'il a du métier ce Howard Fast dont je ne connaissais pas le nom, les environ 550 pages de ses mémoires passent avec une facilité déconcertante.

On démarre fort avec un jeune homme qui rêve de s'engager contre le nazisme et qui se retrouve presque à regret à travailler comme un damné à la préparation des bulletins d'information qui seront diffusés dans toutes l'Europe occupée.

On découvre ensuite derrière ce patriotisme un parcours assez dur : très jeune il a dû travailler, se battre aussi et à côté de ça il a réussi malgré tout à lire, et à écrire. L'obsession après avoir juste ce qu'il faut pour se loger et se nourrir avec ses frères et leur père.

De rencontre en rencontre il se démène et accepte l'importance de sa tâche, stimulé aussi par sa place au cœur du système et de l'information. Néanmoins il veut partir, se confronter à la réalité de la guerre. Ce qui ne se fera pas comme il l'espérait. Ses penchants "à gauche" ou pro-russes alors que le conflit va toucher à sa fin dérangent et son départ se fera pour l'Afrique du Nord avant l'Inde.

Patriotisme toujours, et pacifisme encore plus fort face aux absurdités et injustices de la guerre. Nous voilà partis dans un vrai voyage qui vient nourrir l'homme et ses convictions. Il y a des pages très fortes là-dedans aussi.

De retour aux Etats-Unis les années difficiles pour les communistes et sympathisants sont là. D'auteur à succès il devient persona non grata. Procès, refus des éditeurs... Condamnation et montage de sa propre maison d'édition. Prison, campagnes politiques, meetings, récoltes de fonds pour les plus démunis, combat contre le racisme des années difficiles mais riches encore. La mise en place du maccarthysme et de mascarades judiciaires aux frais du contribuable sont décrites dans l'ombre non pas des écoutes et tracas incessants causés par un FBI envahissant mais plutôt dans la tension entre le parti communiste et ses lignes directrices et le sentiment d'injustice car au fond il reste et est volontairement ce qu'on pourrait un "bon américain" avec des idéaux indéboulonnables de liberté.

Des pages assez incroyables encore. Il faut aussi parler de la menace d'une troisième guerre mondiale avec la menace atomique mais aussi de l'antisémitisme et des rumeurs d'une URSS de moins en moins idyllique. Ne pas oublier les tentatives de lynchages ?

C'est dense, très dense, très riche et avance vers l'inévitable ras le bol d'un parti qui s'est peut-être d'abord plombé lui-même à force de rigidité et de dogmatisme aveugle. Désillusion ? Ptet ben que oui, ptet ben que non.

Après tout pour Howard Fast ce qu'on lit c'est sa volonté mais soutenue par les rencontres, sa femme, ses enfants et les amis d'un jour ou de toujours, ce sont aussi ses chroniques au Daily Worker et surtout surtout l'indépendance et la liberté de penser, de s'exprimer et d'aider.

Et il y a les images et idéologies qui sont mises en lumière dans le livre avec leurs reflets d'aujourd'hui...

Mots-clés : #autobiographie #documentaire #guerre #justice #politique #racisme #social #solidarite #universdulivre
par animal
le Jeu 26 Sep - 14:08
 
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Sujet: Howard Fast
Réponses: 13
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Andrzej Szczypiorski

Tag solidarite sur Des Choses à lire La_jol10


La Jolie Madame Seinman. - De Fallois

Madame Seinman est jeune et jolie. Très jolie. Et ses yeux sont très bleus. Mais elle est juive et en 1943, dans Varsovie occupée par les nazis cela équivaut à un arrêt de mort.
Elle a pourtant un excellent faux passeport. Mais lorsqu'on l'arrête, elle commet une erreur fatale.
Heureusement pour elle, elle a des amis qu'elle ne savait pas.
Madame Seinman n'est qu'une des protagonistes de cette histoire tragique, pleine d'atrocités, mais aussi de solidarités quasiment miraculeuses. Une sorte de chaine mystérieuse les lie, qui tente de sauver ce qui peut l'être encore.
Quelques vies sauves et inespérées.

Le ghetto de Varsovie résiste encore mais sera finalement écrasé dans le sang.
Dans l'ombre, la Résistance polonaise essaie de s'organiser.

Le récit est exempt de tout naturalisme. Sans doute, parce que le narrateur a du recul sur l'évènement. Et il a tendance à mettre en évidence les destins croisés de personnages de tous milieux, dont les plus émouvants sont de jeunes ados, dont l'un est juif et l'autre polonais, un juge et Mme Seinman..
Le style est limpide et d'une seule coulée et se lit avec facilité et plaisir.


Mots-clés : #deuxiemeguerre #solidarite
par bix_229
le Dim 8 Sep - 18:33
 
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Sujet: Andrzej Szczypiorski
Réponses: 1
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Jocelyne Saucier

Il pleuvait des oiseaux

Tag solidarite sur Des Choses à lire Cvt_il10
Originale : Français (Quebec/Canada, 2011)

CONTENU :
1996 : Dans les larges étendues du Canada, une photographe est à la recherche d'Edward (ou Ted, Ed) Boychuck, l'un des derniers témoins des « Grands Feux » des années 1911-16 (voir aussi par exemple : http://voyagesontario.com/points-interets/le-grand-incendie-de-1916 ), en vue d'un réportage et une exposition de portraits de ces survivants. Mais c'est trop tard : quand elle arrive devant des baraques isolées, loin de tout, Boychuck était mort depuis juste une semaine. Ses compagnons des dernières années, vivant plus ou moins proche, mi-éremite, mi se tenant compagnie, se montrent plutôt pas impressionnés par cette mort, mais en font plutôt des blagues. L'arrivée de la photographe (qui demeurera sans nom) est presque vécue comme une intrusion, même si elle est sous le charme de ces vieillards loufoques. Mais qu'est-ce qui s'est vraiment passé ? Et pourquoi est-ce que ces trois avaient décidé de vivre dans un tel éloignement du monde ?

Plus tard apparaît encore une femme d'âge avancée, tante d'un des hommes qui sert comme intermédiaire entre les hommes et la ville. Cette femme va remuer les habitudes des uns et des autres et apporter une touche de féminité dans cet univers masculin. Et au bout, ce sera aussi une histoire d'amour...

REMARQUES :
Je suis tombé sur ce livre par la récommandation de notre bibliothècaire, et en plus il y avait une histoire de discerner/découvrir le Prix France-Québec (que ce livre a finalement gagné!). Je me suis laissé avoir et je n'ai pas regretté.

Les chapitres différents sont introduits – en français même différents par le choix de lettres en italique – par des espèces de vues panoramiques. Les trois premières parties seront racontées par trois différents acteurs (la photographe et deux des personnages intermédiaires entre le camp et le monde extérieur), avec leur vues sur le déroulement des choses, leur connaissance des « trois vieux ». Puis un narrateur omniscient (première personne) qui va, en partie chronologiquemment, mais aussi avec des regards en arrière, parler d'éléments divers.

En 1996 Tom a 86 et Charles déjà 89 ans. Avec Ed ils étaient plus ou moins longtemps ensemble dans cet écart du monde et il doit y avoir des raisons. Ed avait été le premier à s'installer : il avait survécu le grand feu de Matheson de 1916, sujet (Leitmotiv) qui revient plusieurs fois au cours du roman. Il s'est retiré plus tard dans sa vie ici et travaillait pendant des mois sans grand contact extérieur sur ses peintures. Aussi chez les autres il a du y avoir des raisons diverses qui les a menées dans cet isolement choisi. Pas seulement par haine envers l'espèce humaine, mais partiellement même « chassés » de la communauté. Et il y a des raisons différentes qui poussent alors des hommes (et ici plus tard aussi une femme) à chercher la solitude relative. Fuite ? Protection ? Calme ?

Vers les nouveaux arrivants il peut y avoir une méfiance : est-ce qu'il ou elle va déranger l'ordre de cette cohabitation ? Le mépris, est-il justifié ? Peu à peu l'histoire nous revèle ce cheminement, et pendant des moment on pourrait bien se sentir un peu sur une mauvaise piste et se faire désorienter par une espèce de jeu avec les genres : au début il y a même une allusion qui laisserait craindre le pire (un crime) ! L'installation de la vieille Gertrude – qui avait été internée injustement pendant 60 ans dans un asyle psychiatrique ! - va bousculer l'ordre et remuer ces vieux messieurs. Et des sentiments naissent. Oui, le grand âge n'empêche pas de tout une histoire d'amour à naître. Dont il sera question, comme aussi du sujet de la liberté (de quoi ? Pour quoi?), et du vieillissement, la dignité, la mort.

Un bon roman, une belle histoire d'amour tardif, mais aussi un témoignage sur ces grands feux si dévastateur au Canada, surtout dans les années 10 du XXème siècele. Et le titre n'a d'un coup rien de symbolique : derrière une formulation quasiment poètique se cache une dure réalité qui me rappelait un autre roman, allemand, sur les incendies de Dresde : dans la chaleur inimaginable il pleuvait littéralement des corps calcinés d'oiseaux...


Mots-clés : #amour #catastrophenaturelle #solidarite #vieillesse
par tom léo
le Sam 15 Juin - 18:08
 
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Sujet: Jocelyne Saucier
Réponses: 8
Vues: 176

Aminata Sow Fall

La Grève des bàttu (1979)

Tag solidarite sur Des Choses à lire 5182sp10

Kéba-Dabo avait pour tâche, en son ministère, de " procéder aux désencombrements humains ", soit : éloigner les mendiants de la Ville en ces temps où le tourisme, qui prenait son essor, aurait pu s'en trouver dérangé. Et son chef, Mour Ndiaye, a encore insisté : cette fois, il n'en veut plus un seul dans les rues ; et ainsi fut fait. Mais les mendiants sont humains, et le jour où, écrasés par les humiliations, ils décident de se mettre en grève, de ne plus mendier, c'est toute la vie sociale du pays qui s'en trouve bouleversée. A qui adresser ses prières ? À qui faire ces dons qui doivent amener la réussite ?
Avec humour, avec gravité aussi, Aminata Sow Fall dénonce dans ce roman les travers des puissants et donne un visage aux éternels humbles, du Sénégal ou d'ailleurs.


Cette quatrième de couverture m'avait attiré. Sujet intéressant et lecture un peu dépaysante au programme.
Malheureusement je n'ai pas franchement accroché à l'écriture. Trop descriptif et narratif peut-être. Ça manque de style pour moi, et j'ai eu du mal à m'intéresser au fond du coup. Fond qui ne m'a pas paru non plus extraordinaire,
Ah je suis dur.
Livre qui devrait plaire à d'autres lecteurs je pense. cat


Mots-clés : #humour #social #solidarite
par Arturo
le Mar 11 Juin - 13:23
 
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Sujet: Aminata Sow Fall
Réponses: 4
Vues: 421

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