Des Choses à lire
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Georges Brassens, Lettre à Toussenot

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179 résultats trouvés pour psychologique

Arthur Schnitzler

Mademoiselle Else

Tag psychologique sur Des Choses à lire - Page 5 Sm_cvt10
Oui admirable ..... mais surtout pour moi dérangeant : Schnitzler réussit avec grand talent( à travers son procédé littéraire qui consiste à écrire la pensée de son héroine) à exposer l'état névrotique grave de cette jeune jouvencelle ! On rentre dans le cheminement chaotique des émotions ambivalentes de celle ci : lucidité criante face aux fragilités familiales mêlée à des contradictions fortes concernant son attitude face à la gente masculine , conscience de cette monnaie d'échange dont elle est l'objet et qui "tue" son appartenance à cette famille qui la livre en pâture sans scrupules...... révoltée et flattée à la fois .....consciente du pouvoir de son pouvoir d'attraction sur les hommes et sachant en jouer avec volupté avec le sentiment de culpabilité qui découle de ce plaisir ......
C'est d'hystérie dont il s'agit dans ce portait (appelée aussi histrionie par la suite ) : le narcissisme maladif , la relation au père dans le schéma oedipien , la sexualité refoulée , le besoin constant d'attirer l'attention dans la théatralisation et se sentir le centre du monde , le mouvement tumultueux des émotions toujours dans les extrêmes ......
oui admirable .....bien que ce ne soit pas une vraie lecture plaisir .....
Néanmoins je pense que je ne résisterai pas à l'envie de découvrir Schnitzler à travers d'autres ouvrages .........

Commentaire rapatrié


mots-clés : #psychologique
#sexualité
par églantine
le Sam 19 Aoû - 22:08
 
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Sujet: Arthur Schnitzler
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Hermann Ungar

Mince, j'avais oublié que le fil existait déjà, occasion néanmoins pour en remettre une couche :

Tag psychologique sur Des Choses à lire - Page 5 97829012
Enfants et meurtriers

quatrième de couverture a écrit: Salué dès sa parution en 1920 par Thomas Mann comme « l’aube d’un très grand talent » Enfants et meurtriers, premier livre d’Hermann Ungar, se compose de deux récits « Histoire d’un meurtre », description minutieuse de l’enfance d’un criminel, une enfance piétinée, sans amour où la solitude et la honte sont telles que l’assassinat seul l’apaise alors. « Un homme et une servante », le second récit, retrace la vie d’un orphelin humilié par sa condition, sa frustration sociale et sexuelle, sa relation obsessionnelle pour la servante de l’hospice et qui ne trouve d’issue que dans la cruauté et la mortification.

Ces deux textes antérieurs aux Mutilés, moins démonstrativement ignobles dans l'ensemble et plus facilement identifiables sont attachés à l'enfance. Une enfance où les frustrations et une violence sociale et humaine transforment ce qu'il pourrait y avoir d'amour en un refuge de haine et de méchanceté,  non sans quelques hésitations et questionnements. On peut aussi dire vengeance, et cruauté.

Si la lucidité de ces témoignages (il s'agit de témoignages-confessions des intéressés à la première personne) ne cherchant ni pardon et ni excuses ne rejettent pas le lecteur, si le "malin plaisir" de l'auteur à aller fouiller les recoins sombres de l'âme humaine (et à écrire des trucs potentiellement bien crades) ne l’écœure pas, c'est que son talent est déjà là. Progression des récits, détails, caractères et que la tension entre une lueur fragile et le besoin bestial de refuge dans un rapport de force sont parfaitement bien racontés et expliqués.

Un petit mot sur la deuxième nouvelle, Un homme et une servante, qui aborde en plus en sombre et désillusionné l'émigration en Amérique et un mélange d'ascension sociale et d'industrialisation. Un élargissement de l'horizon et une autre preuve de la sagacité de l'auteur...

Moins horrible que les Mutilés malgré des passages difficiles, une autre lecture marquante (ça fait réfléchir là où se crée le malaise) et encore un superbe petit livre de la Petite Bibliothèque Ombres...

mots-clés : #psychologique
par animal
le Ven 18 Aoû - 19:07
 
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Sujet: Hermann Ungar
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Ian McEwan

Expiation

Tag psychologique sur Des Choses à lire - Page 5 Cvt_ex10

Briony, treize ans, aperçoit depuis sa fenêtre sa sœur qui se déshabille et qui plonge dans la fontaine. Son amie d’enfance regarde sa soeur, et Briony le regarde la regarder. Elle n’est pas certaine de comprendre ce qui se déroule. Mais la confusion, la transformation engendrée par cette scène la pousseront à commettre un crime.

Première fois que je lis un roman de Ian McEwan, et je suis frappée par son écriture qui réveille de lointains échos de psychologie cognitive : ce n’est pas une personne qui approche, mais une forme que le personnage interprète d’abord comme ceci, puis comme cela, jusqu’à comprendre : c’est une personne qui approche… et on change les points de vue, et la même scène est réécrite comme un ensemble différent de cognitions. J’ai trouvé marquant ce découpage de la pensée et de la sensation.

Si j’ai adoré le début, j’ai commencé à m’ennuyer vers le milieu : seconde guerre mondiale, on suit l’un des personnages, mobilisé en France. Je regrette un certain goût de déjà-lu sur toute cette section (un goût de déjà-lu que la fin justifie en partie, mais qui m’a tout de même embêtée). Mais le roman se raccroche à un récit à mon sens plus intéressant, du point de vue d’une infirmière, de l’arrivée des blessés de guerre à l’hôpital.

La fin laisse rêveur.

À lire vos commentaires, je serais bien tentée d’en emprunter un autre


mots-clés : #deuxiemeguerre #psychologique
par Baleine
le Lun 14 Aoû - 18:28
 
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Sujet: Ian McEwan
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Henning Mankell

Profondeurs

Tag psychologique sur Des Choses à lire - Page 5 Profon10


Véritable "coup de coeur "pour moi : L'athmosphère si particulière de ces pays Nordiques nous ensorcelle et comme il est bon de s'y laisser aller (sachant qu'on peut en ressortir !)
Dans ce monde glacé , sombre , où les jours et les nuits semblent se ressembler ,au début de la première guerre mondiale , le capitaine LTS part en mission pour fonder les fonds de la mer Baltique et approfondir les connaissances des voies maritimes .
D'emblée ,ce qui se dégage de ce personnage c'est cette obsession du contrôle : des distances , des mesures , des profondeurs , des relations humaines ....... Toute sa vie ne semble avoir de sens que dans cette volonté névrotique de tout maîtriser : Très vite l'auteur nous laisse deviner qu'une enfance douloureuse dans la relation avec son père est à l'origine de la construction de cette personnalité inquiétante , dénuée de sentiments donnant accès à des comportements étranges , sans affect la plupart du temps, avec quelquefois des réactions démesurées  face à la circonstance ( à un moment il gifle l'un des marins sous ses ordres ne supportant de le voir "la morve au nez" ..... conscient de son geste inconsidéré malgré tout il se justifiera en disant que l'homme en question "ne travaillait pas correctement ")
La rencontre avec une femme sur une petite île alors qu'il est mission sur la Baltique ouvre une brèche en lui qui dès lors ne va cesser de s'agrandir jusqu'à devenir le véritable gouffre abyssal qu'il recherche depuis toujours : la folie s'empare de lui, ses mensonges creuseront sa tombe ............acculé à aller au bout de lui -même , devenant de plus en plus monstrueux , seule la mort le délivrera de cette prison intérieure ; une phrase clé dans le roman :
"mais la distance ne comptait pas , seule la proximité avait un sens "

: il avait passé sa vie à mesurer les distances , la notion de proximité n'existait pas pour lui .........Besoin de se couper de ce père avec lequel les relations furent douloureuses , il était devenu un être , insensible , mécanique , cassant et enfermé dans son monde au bord de la psychose ..
Je n'ai pas pu m'extirper de ma lecture , prise dans les filets de cette écriture magique .........

Com rapatrié


mots-clés : #psychologique
par églantine
le Mer 9 Aoû - 0:12
 
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Sujet: Henning Mankell
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Yukio Mishima

Puisqu'on parle de lui sur le fil Kawabata, il mérite bien son fil. Un homme aux multiples visages, qui a marqué beaucoup de monde avec son suicide spectaculaire.
Mais c'est surtout un immense écrivain, dont je m'attèle à lire l'oeuvre complète, du moins ce qui nous a été traduit.

J'ai commencé par son recueil de nouvelles Pèlerinage aux trois montagnes, que j'avais trouvé tout bonnement génial. Puis, j'ai lu presque tout ce que j'ai pu trouver.

Un peu de récup pour commencer : (je n'ai pas encore lu La mer de la fertilité, mais les deux romans ci-dessous méritent d'être ses plus connus, à mon goût tant ils sont forts).  

Tag psychologique sur Des Choses à lire - Page 5 51rvez10

Le pavillon d'or:


C'est une lecture forte, qui marque le lecteur que je suis.
Mais j'ai bien du mal à en parler.
Car j'ai le sentiment de ne pouvoir mettre des mots sur les émotions, et qu'également des choses m'échappent.
Bien que l'on dise que Mishima a un côté occidental, et plus facilement accessible pour nous que d'autres écrivains japonais, je suis persuadé que ce chef-d'oeuvre est difficilement compréhensible.
De par la philosophie orientale (Bouddhisme zen et shinto) qui embrasse le récit.
On peut voir plein d'explications pour tenter d'expliquer les motivations du personnage central, mais pourtant il m'est à penser qu'il demeure de l'inexplicable.

C'est un roman esthétique, philosophique, graphique, poétique, haletant, voire oppressant.
Comment comprendre la relation de Mishima à la Beauté? Le caractère éphémère de son paroxysme?

Parti d'un fait divers, Mishima a fait très fort avec ce roman. Son écriture est sublime, et le message très complexe.
L'histoire du chat qui vient dans un monastère est répétée plusieurs fois, et est totalement déroutante. C'est ici je crois que la difficulté se pose.

Sinon plus personnellement, j'ai pris plaisir à retourner virtuellement dans Kyoto, Mishima dépeint à la perfection tous ces lieux magiques, tous ces temples qui parsèment l'ancienne cité impériale.






Tag psychologique sur Des Choses à lire - Page 5 51oguu10

Confession d'un masque:


Premier succès de Mishima, un roman de jeunesse, mais qui plante le décor pour les suivants. Un personnage central en proie aux troubles de l'âme, torturé. Ici, le thème central est l'homosexualité refoulée, qui rejaillit toujours en dépit des efforts pour correspondre à la norme.
A contrario de ce que j'ai pu lire sur le fil, il y a bien une histoire dans ce roman, avec des chapitres, des personnages, etc.
Si le style est plus ou moins fluide, il n'est pas si aisé de progresser, et de suivre la pensée de l'auteur, qui derrière le personnage central, nous livre peu ou prou une autobiographie.
C'est parfois déroutant, et effrayant, cette fascination pour le corps des jeunes éphèbes, et surtout ce fantasme de leur mise à mort sanguinolente.
Le personnage arbore également un masque face à la guerre, qu'il occulte autant que possible, se réfugiant dans la routine, et parfois la retrouve, et tout ce qu'il souhaite alors, c'est mourir, qu'un bombardement ne le délivre de ses souffrances.

Tag psychologique sur Des Choses à lire - Page 5 Mishim11


mots-clés : #identitesexuelle #psychologique
par Arturo
le Mar 8 Aoû - 16:41
 
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Sujet: Yukio Mishima
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NATSUME Soseki

Clair-obscur

Tag psychologique sur Des Choses à lire - Page 5 Clair_10


Parce que c'est un roman dense , à multiples interprétations ,
Parce que je ne suis pas familière de la littérature japonaise ,
parce que je ne possède suffisamment de connaissance de la culture et histoire du japon ,
Ma lecture n'apportera qu'un prisme que je ressens fortement réducteur mais malgré tous ces bémols , elle fut riche , dense , étonnante , et me porte à penser que je continuerai à poursuivre dans la découverte de l'oeuvre de Soseki .
Clair-Obscur , c'est 500 pages sur du "presque rien" .

D'intrigue , on ne retiendra que l'interminable délitement d'un couple de jeunes mariés , qui , à l'occasion d'une hospitalisation du jeune mari pour une opérations bénigne , se trouvera  confronter à une avalanche de questionnements sur la fondation de leur union , sur leur sentiment ou non sentiment respectifs , sur le vrai et le faux de leur engagement  .
Tout cela s'élabore dans une progression du récit d'une lenteur qui peut décourager mais nécessaire pour faire apparaitre la palette infinie de nuances à peine perceptibles dans ce qui relie et délie les personnages de ce roman . Car plus de psychologie individuelle avec des archétypes tranchés , ce que nous propose Soseki , c'est une réflexion complexe sur les interdépendances entre les êtres et les mouvements intérieurs qui en découlent . Si Nobuko et son mari Tsuda vivent une période d'incertitude au sein de leur couple les acculant à quelque introspection souvent inconsciente , l'entourage n'est pas à négliger dans l'impact , volontaire ou non qu'ils auront dans le devenir de ce couple .

Dans un enchevêtrement d'une densité et complexité soutenues , Soseki met en scène , souvent dans une forme de presque théâtralité, les va et vient du conscient et de l'inconscient , la mouvance psychique intérieure confrontée à la réalité de l'autre , l'oscillement constant entre plusieurs plans de réalité , l'insaisissabilité d'une vérité puisque toujours en déplacement dans une remise en question constante , les petites mesquineries et arrangements avec son petit quant à soi et avec les autres , les évitements qui nous rattrapent par un contour mal défini et qui nous poussent à avancer …

Dans l'art de la minutie et du détail descriptifs où rien n'est laissé au hasard , où chaque détail porteur d'un élément de connaissance ou de non connaissance dans la fuite du temps , ce roman pourtant inachevé , dissèque avec une exigence et une profondeur rare , l'inextricable complexité de l'être humain dans sa psychologie mais aussi et surtout l'impermanence de celle-ci dans son rapport au monde et aux autres .
Clair-obscur , "Je t'aime , je t'aime pas " , "je suis généreux , mais je suis égoiste ", "je suis tout et son contraire " ," je "qui surfe sur la vague dans les contradictions inconscientes .
Et aussi étrange que cela puisse paraitre , le génie de Soseki n'est pas s'en me rappeler celui d'Henry James dans leur finesse et précision d'analyse attachées aux menus détails révélateurs de la nature humaine et de ses méandres .
D'autres parts , certains personnages et leur rôle  m'ont fortement rappelé les romans de Dostoïevski.
Et si parallèle je puis faire avec une forme cinématographique , je retrouve des similitudes avec l'approche de Nuri Bilge Ceylan et son chef-d'oeuvre Winter-sleep .


mots-clés : #psychologique
par églantine
le Dim 6 Aoû - 10:19
 
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Sujet: NATSUME Soseki
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Patrick Flanery

Absolution

Tag psychologique sur Des Choses à lire - Page 5 Images11

On est en Afrique du Sud, un pays qui est loin d'avoir pansé toutes ses plaies, où la violence et la misère sont telles que chacun se barricade à l'abri de tous types de systèmes de sécurité. Sam est engagé pour écrire la biographie de Clare, écrivain à succès, connue pour ses prises de position contre l'apartheid et dont la fille, ancienne  militante de la lutte armée, disparue depuis 20 ans, hante les jours et les cauchemars. Les deux protagonistes portent en eux de lourds secrets ayant à voir avec la culpabilité, qu'ils ne lâcheront qu'aux dernières pages.

Ne venez pas apprendre ici l'histoire de l'Afrique du Sud, l'auteur reste centrée sur les destins individuels,  écartelés entre le bien et le mal, la faute et le pardon. Son intrigue va de révélation en révélation, d'aveux en remises en question de la vérité,  qui nuancent habilement cette  brillante réflexion sur l'engagement, la sincérité et le libre-arbitre. Le livre aurait sans doute gagné à moins chercher la performance : Flanery multiplie les points de vue, les époques et enchevêtre habilement réalité, fiction et mémoire, dans un exercice de haute voltige, qui, sans pourtant décourager le lecteur, fait perdre au récit un degré d'intensité.


mots-clés : #psychologique
par topocl
le Dim 25 Juin - 18:11
 
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Zeruya Shalev

Ce qui reste de nos vies
Tag psychologique sur Des Choses à lire - Page 5 Zeryua10


Je découvre Zeruya Salev à travers ce roman qui reçut en 2014 le Pris Fémina étranger .
Il m'aura fallu plus de temps que prévu pour venir à bout de ce roman fleuve , qui n'en finit pas de s'enrouler autour de lui-même tout en avançant quand même , parce que le mouvement qui nous rapproche de la fin est intrinsèque à la vie .

Et c'est de cela dont elle parle Zeruya Shalev , à travers une dizaine de personnages liés par le sang , ou le hasard des rencontres .
C'est au chevet d'Hemda qui attend dans une semi conscience sa fin prochaine que débute l'histoire .En Israel .
Et commence , à travers un flux de réminiscences pour cette vieille Hemda , une forme d'acceptation ? de résilience ? de réconciliation avec soi et avec les autres ?
Par ce personnage central ,, nous remonterons le cours de l'eau ( à l'image de ce lac qui hanta toute l'enfance de la petite Hemda , mais la poursuivra toute sa vie dans un schéma fortement névrotique associé à un manque , à l'image d'un père aussi , à l'absence d'une mère , à l'incapacité à trouver sa place dans le Kibboutz sans pouvoir trouver pour autant son équilibre ailleurs ...) , nous suivrons le parcours de sa descendance ... Dina ,la sacrifiée sur l'autel maternel et qui avance péniblement à l'aube de sa ménopause en remettant tout en question , Avner , le surprotégé en revanche ,(par voie de conséquence , pour faire équilibre bien-sûr ), avocat des Bédouins ( à travers ce personnage , on appréhendera une facette d'Israel et des blessures sociales de cette terre de violence , la voix politique engagée de ce roman ) , mais aussi l'enfant de Dina , les conjoints respectifs , les rencontres déterminantes pour chacun d'eux dans leur projection , bouffée d'oxygène que de vivre de façon ponctuelle par une forme de procuration et s'ouvrir par cette brèche vers un ailleurs jusque là insoupçonné et peut-être rebondir ( vous savez : "rien n'est gratuit dans la vie , il n'ya pas de hasard !!! Hum hum ....)
Alors oui , bien évidemment chacun s'y retrouvera ....On pourra apprécier un temps la force pugnace de l'auteure à vouloir soulever le voile et nous rendre à nous-mêmes , pauvres mortels englués dans la complexité des relations interpersonnelles , du tissage psycho-générationnel auquel personne n'échappe ...

On pourrait se sentir emporter par des envolées lyriques plutôt bienvenues au départ , mais glissant très rapidement dans l'effet de saturation , tout comme le ton de questionnement existentiel qui éveille le lecteur à ses propres errances et douleurs avec une certaine habileté et finesse psychologique mais qui n'aboutit qu'à une forme totalement indigeste par accumulation , répétitions , scansions stériles .
Malgré ses qualités de clairvoyance , d'esprit d'analyse certain , la forme oppressante de l'écriture plonge le lecteur dans un magma de ruminations s'entrelaçant sur des centaines de pages , et le souffle en apnée , on en ressort lessivés et pas forcément convaincus .

Une sorte de volonté acharnée à vouloir démontrer les conditionnements issus du passé familial , mais aussi de l'histoire ( la grande histoire , celle d'un peuple ), de la force souvent implacable de l'histoire familiale et de la complexité à trouver l'ouverture pour prendre en main sa propre destinée , en se délestant de ce qui nous paralyse ....et toutes ces perspectives vues et revues dont nous abreuvent les méthodes de développement personnelles et certains psychiatres très en vogue ( et qui ont le méritent d'apporter une approche accessible à tous et ainsi d'ouvrir quelques portes malgré tout , qu'ils en soient remercié ) alourdit considérablement l'ensemble de l'oeuvre , n'atteignant pas son lectorat potentiel .

Lecture comme d'habitude hautement subjective . Que j'assume .


mots-clé : #psychologique  #famille
par églantine
le Dim 4 Juin - 14:27
 
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Giuseppe Tomasi de Lampedusa

Tag psychologique sur Des Choses à lire - Page 5 Lamped10

Le guépard

Autant  que du prince de Salina,  c'est du sort de toute cette  famille de l' aristocratie sicilienne, face à un monde en mutation, que nous entretient Tomasi di Lampedusa : or et décadence, éclat et nostalgie. Et si les bouleversements politiques (qui pour le lecteur resteront une simple toile de fond)  sont assez durs à avaler, au moins par toute une culture de l'alliance et de l'hypocrisie sociale, les biens seront-ils préservés.

Tomasi di Lampedusa déploie une prose aussi chatoyante que les intérieurs luxuriants, aussi caressante que les robes sophistiquées  pour un portrait sans concession de cette déchéance qui n’est autre que celle de sa famille, et qui est vécue par Le Guépard avec un mélange d'arrogance et d'humilité. Car au-delà son irascibilité,  sa suffisance et sa nostalgie, il est traversé d'interrogations, de doutes et de compréhension, pétri d'une humanité  complexe, cachée derrière une façade imperturbable sévèrement élaborée par l'héritage de son milieu. Sous les fastes, c'est bien d'un roman de l'intime qu'il s'agit, d'un intime tourmenté, finalement surprenant  dans une société en vase clos où l'individu s'efface face à la tradition.

La grande surprise que j'ai eue à lire ces pages, c’est de découvrir à chaque page, derrière la noblesse et l'ambition de l'auteur, une tender ironie, un humour subreptice qui font comme une connivence avec les personnages et surtout avec  leur narrateur.


mots-clés : #famille #psychologique
par topocl
le Mer 24 Mai - 18:51
 
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Sujet: Giuseppe Tomasi de Lampedusa
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Fabrice Colin

Blue Jay Way

Tag psychologique sur Des Choses à lire - Page 5 Colinj10

Un thriller un peu atypique que celui proposé par Fabrice Colin puisqu'il s'étend sur 550 pages sans que jamais vraiment le lecteur sache si l'action a démarré ou si nous sommes encore dans une fiction, dans le fantasme du narrateur… C'est à la fois très étonnant et un peu lassant au bout du compte.

Julien est un jeune franco-américain complètement désabusé, dont le père mort dans l'avion s'écrasant sur le Pentagone le 11 septembre laisse une place fantomatique dans la vie. Totalement hors circuit après une séparation amoureuse qui le laisse sur la pente d'une dépression chronique, le jeune homme dont la tête est malgré tout bien faite, est invité par une grande écrivaine américaine à devenir le chaperon de son fils, lequel survit mal à une expérience de télé-réalité produite par son propre père.

Si le thriller de Colin a un intérêt (mais ce n'est pas le seul) c'est bien celui de nous montrer ce que la modernité (postmodernité ?) américaine fait des cerveaux de sa jeunesse : totalement azimuté par les drogues, l'alcool et l'argent facile, vivant dans un luxe indécent, s'appropriant un racisme d'élite écœurant, le jeune Ryan est un être brisé avant l'âge, sans profondeur, anéanti et vivant une relation particulièrement violente avec son père, inlassablement branché à des substituts de personne (son téléphone) et ne prenant jamais vraiment part à une vie normale (vivante).

Et si le livre devait porter un sous-titre il serait sans doute : Tuer le père, puisque l'ensemble des enjeux se situe dans les relations difficiles (impossibles) entre un fils et son daron.

Mais pas seulement. Puisque Colin nous propose également une réflexion, que j'ai trouvé particulièrement alambiquée, sur la manipulation mentale, la manière dont un psychopathe est capable de diriger à distance les pulsions et les impulsions des êtres. Et Colin lorgne également du côté de la question de la fiction, puisque le lecteur n'est jamais vraiment sûr de la 'réalité' de la narration. Ce que lui raconte Julien arrive-t-il vraiment dans la vie du livre ou bien ne s'agit-il que de littérature ?


J'ai regretté que Fabrice Colin ne développe pas plus les personnalités (pourtant très atypiques) des personnages secondaires (y compris celui d'Ashley, sorte de midinette pas si conne que ça et par qui le drame arrive). J'aurais aimé aussi, passer peut-être un peu moins de temps à boire des bières le long de la piscine surplombant L.A. et plonger un peu plus la tête dans les saletés des uns et des autres. Il n'en reste pas moins que ce roman se lit tout seul et qu'il laisse un certain goût désagréable lié à notre contemporanéité connectée, sa déshumanisation programmée et l'impossibilité physique de se toucher vraiment.


mots-clés : #polar #psychologique
par shanidar
le Mar 23 Mai - 17:15
 
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Alain Blottière

Comment Baptiste est mort
Prix Décembre, Prix Jean-Giono

Tag psychologique sur Des Choses à lire - Page 5 Images97

Baptiste, 14 ans, a été enlevé avec sa famille par des djihadistes qui réclamaient une rançon. N'en est revenu que YumaÏ, jeune homme seul et sans âge, perversement manipulé, pour adhérer, servir, croire en la cause comme un enfant-soldat. Par l'humiliation et la terreur, la faim et la soif, la fascination, la violence et le rare bercement, tout cela panaché avec la drogue et les éppreuves, ses ravisseurs on fait de lui cet être méconnaissable, que lui même n'arrive pas à identifier.

Il répond à la compassion solidaire d'un psychologue dans des dialogues étouffants, intermittents, semés de pauses et de silences, tirés au cordeau, écrits comme des poèmes haletants entre les blancs de la page. Il se remémore seul des bribes dans sa chambre, pour reconstruire une histoire où se disputent les secrets, l'amnésie, la distorsion. Une histoire de haine et de folie à laquelle il ne trouve aucun sens.

Alain Blottière écrit un suspense sec et compassionnel tout à la fois, dense,  qui raconte une impitoyable histoire dans une extraordinaire maîtrise du discours, de l'émotion et des non-dits.


mots-clés : #psychologique
par topocl
le Sam 13 Mai - 14:08
 
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Gaïto Gazdanov

Tag psychologique sur Des Choses à lire - Page 5 Le-spe10

Le spectre d'Alexandre Wolf


Originale : Призрак Александра Вольфа (Russe, 1947)

Description de l'ouvrage chez amazon.fr, raccourci a écrit:Années trente : un Russe, émigré à Paris, confie le secret qui parasite son existence. À l’âge de 16 ans, alors qu’il servait dans l’armée des « blancs » monarchistes de Wrangel contre les révolutionnaires bolcheviques et les esquadrons libres, il a tué un homme. C’était le dernier été du conflit. Épuisé par les batailles, il s’assoupit quelques secondes contre un arbre. Quand il se réveilla, son groupe de partisans avait disparu. Tout à coup, un cavalier sur un immense cheval blanc surgit et le menaça de son fusil. Il sortit alors son revolver, visa et tira. Le cavalier s’effondra. Depuis la scène le hante.

Des années plus tard, le narrateur découvre dans une nouvelle anglaise écrite par un certain Alexandre Wolf, cet épisode fondamental de sa vie relaté au détail près! L’homme qu’il croyait avoir tué, seul susceptible de connaître son histoire, serait-il en vie ? Il décide alors de retrouver ce Wolf pour se défaire une fois pour toutes du fardeau qui l’accable. Il se rend en Angleterre pour mener l’enquête. L’éditeur du recueil le reçoit avec réticence et lui assure qu’il ne peut s’agir de l’individu qu’il recherche. Déçu, le narrateur rentre à Paris.

Mais le spectre n’a pas fini de le tourmenter et le rattrape à tous les détours de son existence...


REMARQUES :
C'est lors de sa parution en Allemagne après une soixantaine d'années que mon attention s'est portée sur ce livre qui, bizarrement, a connu pareillement une nouvelle traduction et édition dans la même année chez Viviane Hamy. Ce que'on pouvait en entendre et en lire m'attirait, et... : à juste titre !

On pourrait certes résumer ce livre à partir de son action, avec une perspectif chronologique en partant de la guerre civil dans le Sud de la Russie et l'événement central qui va être raconté déjà sur les premiers pages, jusqu'au lieu essentiel du roman, le Paris du milieu des années 30. C'est là qu'après le passage infructueux à Londres et chez l'éditeur, le narrateur rencontre une femme russe exilée et tombe amoureux d'elle. Et pas seulement qu'il va connaître des gens qui ont été proche de cet Alexandre Wolf, mais finalement il va aussi le rencontrer en personne.

Ce fil de narration est en soi riche et digne d'être lu. C'est assez original. D'accord. Mais finalement il me semble certain que ce roman ne veut pas juste nous raconter une suite d'actions, mais qu'il s'agit de nous faire voir cette vie intérieure, les souffrances d'une vie qui ont pensé d'avoir commis « une meurtre », même si cela avait été dans des conditions de guerre et à peine condamnable devant un tribunal séculier. L'événement hante le narrateur, il ne peut pas s'en défaire. Jamais il a pu s'en remettre des implications et des questionnements intérieurs : comme si sa vie avait été empoisonnée. Et dans la description minutieuse du vécu intérieur il est très vrai que l'auteur pourrait rappeler la finesse psychologique d'un Dostoïevski.

Et puis, ne découvre-t-il pas par l'éditeur et puis par l'ami de Wolf (Wossnessenski) que Wolf a connu, connaît un pareil empoisonnement de sa vie ? Ceci mène vers des considérations sur les parallèles entre ces deux vies, leurs ambiguïtés, voir la vie en double-face. Derrière les actions je vois avant tout l'auto-analyse constante (et celle des autres) du narrateur. Les idées énoncées sont fortes,  très impressionnantes !

Quand commence une histoire d'amour tout autre avec Hélène, la Russe mystérieuse, nous et lui pourront penser dans un premier temps à un changement de sujet, mais aussi à une guérison de l'âme. Il connaîtra par l'amour un ancre qui dévie son attention qui fut tellement liée à l'événement central. Un nouvel avenir ? Sens d'un amour ?

Ne trouve-t-on pas comme un des sujets centraux du livre la futilité de tout, l'apparente absurdité, la mort comme instance finale ?

Même s'il y a une dizaine de chapitres (dans mon édition allemande), séparés par quelques points, il s'agit néanmoins dans mon esprit d'un texte coulant d'un bout à un autre. Ceci ne signifie pas absence de rupture ! On pourrait probablement parler d'environ quatre sujets assez différents, mais ceux-ci commencent des fois au détour d'une phrase, sans annonce particulier !
Aussi nous trouvons des constructions de phrase assez tordues : des fois j'étais convaincu à la première lecture qu'il y a là une faute de la traductrice ou de la lecture de correction. Mais non : à la deuxième lecture on voit le sens, on fait comme une respiration et on continue. Dans cette nouvelle traduction allemande la langue m'a vraiment plu énormément : cela laisse deviner un original russe très... original. C'est à espérer et à croire que Viviane Hamy a mis de la peine à une bonne traduction.  Je savais que Gazdanov a travaillé à plusieurs reprises sous des pseudonymes. Mais je ne comprends pas pour l'instant pourquoi Viviane Hamy s'est décidée pour celui de Alfredo Gaito... ?!

Quelle bonne découverte d'un auteur et d'un œuvre dont j'avais rien entendu parlé jusqu'à là. Et j'ai eu l'intention de continuer cette piste !

Invitations à humer et à se délecter !


mots-clés : #psychologique
par tom léo
le Sam 29 Avr - 16:03
 
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Sujet: Gaïto Gazdanov
Réponses: 15
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Richard Powers

Tag psychologique sur Des Choses à lire - Page 5 Powers10

La chambre aux échos

Je est un Autre, affirmait Rimbaud en une phrase lapidaire et glaciale. Reprenant à son compte cette assertion, Richard Powers dissèque le Moi avec l'idée que tout Je est une fiction, une histoire que l'on se raconte à soi-même aussi bien qu'aux autres. Nous ne sommes que dispersion cherchant à se rassembler à travers une narration du Moi, le Moi étant constitué d'une infinité de Moi qui interagissent les uns sur les autres, avec des effets réels mais aussi des instants-miroirs, des fictions de fictions, des narrations enchâssées ad libitum les unes dans les autres.
Arrivé à ce stade, on ne peut que s'interroger sur notre capacité autofictionnelle, sur notre réalité, sur la manière dont notre cerveau classe, range, déforme, reformule notre quotidien. Exit la comparaison entre le cerveau et l'ordinateur puisque nos connexions neuronales sont capables de tordre la réalité pour l'intégrer à nos croyances… Oui, notre cerveau nous ment !

A travers les récits d'une quête d'identité, celle de Mark (à la mémoire fracturée depuis un très grave accident de camion), celle de Karin (la sœur de Mark qu'il prend pour un sosie et qui ne sait plus très bien qui elle est, cherchant dans le regard des autres la Karin qui pourra plaire à chacun), celle de Gerald Weber, célèbre neurologue dont la vie va imploser, et celle de tous les autres personnages plus ou moins secondaires (Barbara qui n'est pas ce qu'elle est, Daniel et sa quête d'identité sexuelle, Karsh et sa capacité de caméléon à trouver bon ce qui est détestable, Bonnie et les potos de Mark), tous sont à la fois ce qu'ils montrent et ce qu'ils sont : menteurs, affabulateurs, arrangeurs de petites histoires, exactement comme la plupart d'entre nous avec nos sornettes, nos secrets, nos silences.

Ce roman se lit avec délectation, avec le plaisir du galet prisonnier, comme d'autres milliers de galets, d'une plage de galets, que les vagues ratissent, écrasent, massent et caressent, agitent dans le bruit perpétuel d'une marée insatiable. Il y a dans ce roman la houle de l'océan et son lent balancement, le temps qui file très doucement, le plaisir d'être à flot et d'entendre une longue et lente et lénifiante histoire qui nous vient de cette région de l'Amérique, ce trou paumé, ce no man's land (seulement connu des ornithologues) qu'est la Platte River, le Nebraska et Kearney… Rien de bien alléchant et pourtant… et pourtant quel bonheur éprouvé à cette lecture que je rêvais éternelle, tournant mollement les pages dans l'attente d'un vol époustouflant de grues, de cette danse sauvage et de ce cri préhistorique, qui soudain me transportaient ailleurs, dans l'éblouissement d'un temps suspendu, dans la reconnaissance de l'inconnu, dans les méandres chaloupés d'une écriture tenace, visant à l'exhaustivité.

Tag psychologique sur Des Choses à lire - Page 5 Munier10

Alors oui, il y a dans ce roman des longueurs et des répétitions, des embranchements bizarres et des interrogations fulgurantes, des questionnements à n'en plus finir, des dissections de la pensée en gestation et des amours changeantes mais c'est justement cette vie-là, tellement banale et si peu à la fois qui m'a totalement envoûtée.

Merveilleuse lecture de ce roman de l'introspection, avec la machine-cerveau disséquée et les petites pirouettes d'un humour qui laisse au coin des yeux les pattes d'oie sauvage d'un rire diffus…

Magique…

Photo : Vincent Munier


mots-clés : #psychologique
par shanidar
le Ven 28 Avr - 14:17
 
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Sujet: Richard Powers
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Wallace Stegner

En lieu sûr

Tag psychologique sur Des Choses à lire - Page 5 En-lie10

Où l’on retrouve Wallace Stegner, toujours aussi charmeur, avec ses thèmes favoris (la nature rédemptrice, la femme aimante et toujours là quand il le faut, affronter la mort , la maladie dans la dignité, la vie qui triomphe, la fidélité en amours et amitié) mais cette fois -ci les personnages sont fondamentalement sympathies, finis les grincheux misanthropes et ronchonneurs

J’ai passé quelques jours en compagnie de ses quatre personnages, et je ne suis pas près de les oublier. Wallace Stegner semble obéir ici à la requête d’un de ses personnages :
« Oh, écoute ! me répondit Charity. C’est vrai, quoi ! L’art et la littérature ont de ces modes ! Pourquoi ne laisses-tu pas de côté tous ces trucs auxquels s’intéressent tant d’auteurs contemporains ? Pourquoi ne pas écrire quelque chose sur un être humain bon, gentil, présentable, qui mènerait une existence normale dans un environnement normal et s‘intéresserait à ce à quoi s’intéressent la plupart des gens ordinaires – la famille, les enfants, leur éducation-, un livre qui serait à la fois divertissant et édifiant ? »


J’ajoute que ce livre serait aussi tendre, drôle et passionnant !

C’est l’histoire d’une amitié. Larry et Sally, Charity et Sid, deux couples de jeunes universitaires, qui veulent dévorer la vie à pleines dents, connaissent un coup de foudre d’amitié dès leur première rencontre en 1938. Les deux premières parties du livre racontent comment ils se sont passionnément aimés au fil des années, les uns pauvres et les autres riches, partageant les fêtes, les promenades, les pique-niques, leur amour de la musique et de la poésie, se réjouissant des succès des uns et des autres, s’épaulant dans les difficultés . C’est une description très réjouissante de l’amitié et de l’insouciance des jeunes années (i faut se rappeler que l’un des livres de Wallace Stegner, La Vie Obstinée, s’appelle en anglais All the Little Live Things). Ils ont un côté intellectuel, les deux hommes écrivent poèmes, romans ou nouvelles, et c’est l’occasion de réflexions passionnantes sur le métier d’écrire et qu’est ce que la littérature. Mais ils sont aussi pleins de vie et ouverts aux autres. Des enfants viennent combler les deux couples. Les meilleurs moments se passent dans la maison familiale de Charity, où cela grouille de vie, où l’emprise de la nature chère à Stegner transforme le quotidien en paradis. Par moments, il y a des choses qui les séparent, Charity est très déterminée, veut tout régenter et faire le bien de chacun sans se soucier de si cela lui plait ou non. Mais l’amitié est ce qu’elle est, il forment un sacré quatuor.

La vie ne les épargne pas , Sally est atteinte de Polio et perd l’usage des deux jambes, chacun des hommes après des périodes de chômage, trouve du travail dans un état différent des Etats Unis, et si les rencontres sont plus rares, ils s’écrivent et restent dans le cœur les uns des autres

En 1972, ils ne se sont pas vus depuis 8 ans. Charity appelle ses amis d’urgence car elle est atteinte d’un cancer. Ils n’hésitent pas à se rendre à son chevet, et Larry nous raconte ces retrouvailles dans la troisième partie.
Cette partie est tout bonnement bouleversante , la vie est passé et ils se retrouvent intacts et changés. Avec des sentiments tout aussi forts chacun a creusé son sillon, et Charity qui se meurt veut toujours mener son monde.

« Le temps ne l’a pas fait baisser d’intensité, la maladie n’a contribué qu’à augmenter sa puissance en watts. Elle éclaire comme un projecteur. »


La souffrance de chacun est en même temps exprimée et contenue, c’est absolument magnifique. J’ai arrêté de lire deux chapitres avant la fin pour me remettre un peu avant de finir ce roman magnifique.
Ce retour en arrière (le livre est sous forme de flash-back) d’un homme vieillissant sur sa vie est assez nostalgique, sa vie n’a pas été facile à perpétuellement entourer son épouse infirme, il y a eu beaucoup de renoncements, mais c’est un homme très positif et qui décrit à merveille les moments heureux de sa vie, et sait continuer à s’en réjouir et s’attarder aux chances qu’il a eues ; malgré les difficultés, il est heureux de ce qu’il a vécu. C’est un hymne à la fidélité en amitié et en amour, mais cela n’ a rien d’austère ou de raisonneur.


Petite citation pour vous mettre en appétit

« Comment à partir d’existences aussi paisibles que celles-ci, faire un livre qui trouverait des lecteurs ? Où se trouvent les éléments dont se saisissent les romanciers et qu’attendent lesdits lecteurs ? Où sont la grande vie, le gâchis criant, la violence, la dépravation, les désirs de mort ? Où sont les infidélités petites-bourgeoises, les promiscuités, les divorces convulsifs, l’alcool, les barbituriques, les week-ends d’égarement ? Où sont les haines, les ambitions politiques, les appétits de pouvoir ? Où sont la vitesse, le bruit, la laideur, tout ce qui nous fait ce que nous sommes et fait que nous nous reconnaissons dans la fiction ?
Les êtres dont nous sommes en train de parler sont les vestiges d’une époque plus paisible. Ils ont été en mesure d’acheter leur tranquillité et de mettre du champ entre eux et la hideur industrielle ; ils vivent une partie de l’année à l’abri des murs de l’université et passent le reste au milieu d’un berceau de verdure. Leur intelligence et leur tradition civilisée les protègent de la plupart des tentations, indiscrétions, vulgarités et emballements qui empoisonnent et perturbent la vie du commun. »



(commentaire rapatrié)


mots-clés : #amitié #mort #psychologique
par topocl
le Mar 18 Avr - 11:26
 
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Sujet: Wallace Stegner
Réponses: 85
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Agustina Bessa-Luis

Le confortable désespoir des femmes

Tag psychologique sur Des Choses à lire - Page 5 Confor10


Originale : O Mosteiro (Portugais, 1980)

CONTENU :
Métaillié (raccourci) a écrit:Ce roman est fait de croisement, de digressions fulgurantes sur deux thèmes principaux : la marche du jeune Belchior vers la réalité de son rapport à la terre, alors que toute son éducation était programmée pour le « succès inutile du monde », et le sebastianisme, ce messianisme portugais qui attend le retour de Don Sebastiao disparu au cours d'une bataille inutile et perdue, au Xvème siècle.

Ces deux leitmotive se déceloppent dans l'atmosphère étouffante d'une famille de cinq femmes dont Augustina Bessa Luis fait des portraits incroyables de justesse et de pénétration.


REMARQUES :
En cinq grands chapitres de 48 à 78 pages serrés, en soi plus sous-divisés et plutôt « ininterompus », c'est bien l'histoire de Belchior qui est racontée. Il est fils de Salvador, lui-même de la fratrie des Teixeira qui compte encore cinq sœurs, l'une plus éclectique que l'autre. Belchior avait grandi en ville, à Porto, mais il va retourner, après la fin de sa vie de couple, dans la campagne et le domaine familial. L'histoire se déroule sur plusieurs générations, voire époques de l'histoire, avec des retours dans un passé même lointain, et une forme de désordre de bouts d'approches. L'écriture consiste pas tellement dans des dialogue très developpés et fréquents, ou des « actions » nombreuses, mais me semble presque une suite ininterrompue de portraits, de traits caractéristiques de la vie intérieure de ses protagonistes. Une approche très « psychologique », mais qui vire dans une description souvent vécue comme difficile, élaborée, voire sèche, même si extrêmement perspicace. Il faut aimer ce genre de livre très dense. Ce n'est pas le pur plaisir d'une lecture fluide, mais demande un engagement, une attention soutenue. Pour ce lecteur-là ce sera une découverte intéressante, introduisant pas seulement dans la vie de quelques personnes détachées d'un environnement concret, mais aussi encadré par l'histoire portugais, certaines données typique qui apparaissent en filigrane.

Il y a des éléments qui laissent penser que l'auteure insère la petite histoire dans la grande, dans les changements historiques. Nous sommes aussi héritiers d'un passé : certainement vrai dans d'un pays à l'histoire immense.

Pendant une grande partie le narrateur apparaît de temps en temps discrètement. On devine qu'il est impliqué. Quand est-ce qu'il va faire l'entrée en scène ? Pour le lecteur ayant cherché des infos sur la vie de l'auteure, il reconnaît toute de suite certaines données qui pourrait la mêler intimement avec cette histoire : Le nom de famille, Teixeira, est aussi un de Bessa Luis ! Elle vivait une grande partie de sa vie, comme Belchior, à Porto…. Son père avait vécu un temps en Amérique Latine, tout comme Salvador...

Je dois avouer d'avoir abandonné. Pas qu'il s'agit d'un mauvais livre: j'y vois des qualités. Mais après une dizaine de jours de lecture, je suis à peine à 130 pages de 300. Il faut dire que ce sont des pages ultraserrées qui ailleurs auraient pris 500, probablement. Donc, pas ma longeur préférée... Mais il y a autre chose : une lecture difficile, malgré des qualités indéniables, surtout dans ses descriptions "psychologiques". Mais cela dépasse guère l'énumération de ces descriptions et a pour moi quelque chose de "sec", de très difficile à digérer.
Vu que je n'ai pas énormement de temps pour la lecture et que je peine ainsi, j'ai décidé d'arrêter. Donc il s'agit ici d'un début de fil pour lancer le partage…


mots-clés : #historique #psychologique #religion
par tom léo
le Dim 16 Avr - 10:19
 
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Sujet: Agustina Bessa-Luis
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Annie Ernaux

L'occupation

Tag psychologique sur Des Choses à lire - Page 5 Annie-10


Bien évidemment chez Annie Ernaux , l'occupation ne renvoie pas à l'histoire ...Ou plutôt si , à la sienne d'histoire . Comme toujours tant son besoin de tournicoter autour de son nombril semble devenu au fil du temps une nécessité hurlante.
Et dans ce texte incisif , tranché , raboté de tous côtés pour n'en laisser qu'un essentiel , ce besoin impérieux d'écriture cathartique se fait plus nu et violent que jamais .
L'occupation pour Annie Ernaux , c'est celle de "L'autre" .
"L'autre "qui a pris sa place aux côtés de l'homme . Son homme . Celui qu'elle a laissé pourtant .
"L'autre" c'est une construction imaginaire mais qui deviendra sa raison de vivre un temps . Supplantant la passion amoureuse . C'est une autre passion , la jalousie .
Elle s'en nourrit avec délectation . Elaborant tout un tas de scénarii pour vivre la volupté de la douleur .
C'est une femme blessée dans son amour-propre sombrant en conscience dans la folie , la déraison , le sordide , l'indignité , le bas-fond de son soi qu'Annie Ernaux décrit cliniquement dans une forme de mise à distance , d'objectivation .
"Je m'efforce seulement de décrire l'imaginaire et les comportements de cette jalousie dont j'ai été le siège , de transformer l'individuel et l'intime en une substance sensible et intelligible que des inconnus , immatériels au moments où j'écris s'approprieront peut-être "
"Ce n'est plus mon désir, ma jalousie , qui sont ces pages , c'est du désir , de la jalousie et je travaille dans l'invisible" .

........Oui n'empêche que c'est quand même d'elle qu'elle parle .
Cette prétention que celle d'offrir au lecteur une forme de purification à travers son acte de confession laique , au delà des oripeaux de la bonne ou mauvaise conscience m'a paru le comble du narcissisme et de l'arrangement avec son quant- à- soi .



mots-clés : #psychologique
par églantine
le Sam 8 Avr - 17:03
 
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Sujet: Annie Ernaux
Réponses: 79
Vues: 2580

Peter Stamm

J'avais lu Septs ans il y a quelques années, et je n'avais pas aimé du tout. Outre le personnage, antipathique au possible, j'avais eu beaucoup de mal à adhérer au style. Comme topocl, j'ai été déçue alors que l'idée de départ était prometteuse.
Ce que j'en avais dit à l'époque :

Tag psychologique sur Des Choses à lire - Page 5 Images25

Sept ans

Avec Sept ans, Peter Stamm s'est attaqué à un sujet mille fois rebattu, celui du triangle amoureux. Il parvient pourtant à trouver un angle d'approche original pour traiter la genèse de ce drame ordinaire, et ses conséquences plus singulières.

Alex, l'homme de ce trio, est aussi le narrateur ; incapable de choisir entre deux femmes, il passe son temps à battre sa coulpe, du moins en apparence. Mais il revient au lecteur de ne pas se laisser embobiner par son récit, forcément partial. Durant toute la lecture, j'ai eu le sentiment que cet homme essayait de me manipuler. La culpabilité, le remords, la honte qu'il dit éprouver ne m'ont jamais parus réels ; son insistance à les évoquer semble autant destinée à amadouer le lecteur qu'à se convaincre lui-même... Pourtant, rien ne change dans son attitude, non pas par faiblesse de caractère, comme il aimerait nous le faire croire, mais plutôt parce qu'au fond, tout cela lui convient très bien.
Pensez donc, il dispose de deux femmes utilisables à l'envi : l'une belle et intelligente pour épater la galerie et construire une vie de couple basée sur le paraître et l'entente intellectuelle ; et l'autre soumise (étonnamment soumise !), cachée parce qu'elle ferait tâche dans le "beau monde", mais idéale pour assouvir tous ses fantasmes charnels.
D'ailleurs, parfois, Alex se trahit : après s'être comporté comme le dernier des derniers, au lieu de ses sempiternels remords qui sonnent si faux, il avoue éprouver un sentiment… de liberté.

Pour mieux se dédouaner, Alex ne cesse d'insister sur la froideur apparente des deux femmes de sa vie, de leurs sentiments cadenassés. En est-il réellement ainsi ? Peter Stamm parsème son récit d'indices, parfois ténus, et laisse au lecteur le soin de reconstituer le puzzle. A chacun sa vision… Pour ma part, je n'ai vu qu'un narrateur trop plein de lui-même pour remarquer les multiples signaux envoyés par les deux femmes… qui ne sont pas elles-mêmes exemptes de défauts, de lâcheté, de mystère. Evidemment.

J'ai prodigieusement détesté Alex, sa veulerie, son égoïsme, son indifférence à tout ce qui n'était pas son petit nombril. J'ai passé mon temps à espérer un sursaut de la part de ces femmes qu'il avait séduites sans vraiment en faire l'effort, et qui ne méritaient probablement pas un tel goujat.
Pour autant, alors que tous les arguments étaient réunis pour rendre cette lecture addictive et passionnante, elle s'est révélée poussive. Le talent de Peter Stamm est indéniable. Mais son style si particulier me paraît plus approprié au genre de la nouvelle qu'à celui du roman. Après un début prometteur, l'écriture dépassionnée, "blanche", a fini par me lasser prodigieusement.
Tout cela manquait singulièrement de passion, de souffle. De chair, en somme, ce qui est somme toute dommage pour un livre qui en décrit les tourments…

(Commentaire récupéré)


mots-clés : #psychologique
par Armor
le Sam 25 Mar - 15:07
 
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Sujet: Peter Stamm
Réponses: 6
Vues: 600

Amanda Coplin

L'homme du verger

Tag psychologique sur Des Choses à lire - Page 5 L_homm10

C'est un homme qui a vécu seul , de nombreuses années , à l'aube du XXème siècle dans une vallée isolée de l'Oregon, apportant ses soins attentifs à ses vergers. Le jour où deux gamines, toutes deux enceintes, viennent roder vers chez lui, cela réveille sans doute la blessure de sa jeune soeur jadis disparue, et il tente peu à peu de les apprivoiser, de leur apporter le soutien qu'elles en veulent pas forcément. Toute sa vie va être désormais lié à elles, et à l'enfant qui survit, dans une dévotion fervente où sa bonté intérieure se révèle.

Amanda Coplin nous livre au fil d'une quinzaine d'années leurs relations à la fois  complexes et touchantes, dans cette nature lumineuse et apaisante, par petites touches discrètes , sensibles, où l'amour affleure sous les silences.
C'est un livre doux et paisible, malgré des péripéties douloureuses, attachant, auquel il manque peut-être une petite étincelle.

(commentaire récupéré)


mots-clés : #psychologique #nature
par topocl
le Sam 25 Mar - 14:04
 
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Sujet: Amanda Coplin
Réponses: 7
Vues: 432

Thomas Mann

Tonio Kröger

Tag psychologique sur Des Choses à lire - Page 5 Tonio-10

Tonio Kröger, depuis son enfance jusqu'à son expérience adulte d'écrivain-poète plus ou mois reconnu, ne cesse d'être écartelé entre l'art et la vie, la sensibilité et l'action, la bourgeoisie et l'insouciance, la mélancolie et la joie.
Thomas Mann décrit les émois, réflexions et interrogations de ce jeune homme maladroit, incertain, voué à la solitude. le monde lui reste définitivement étranger, observant dans l'ombre des êtres incompréhensibles mais captivants,  alternativement fasciné et méprisant.

Malgré cette cruelle distance, il n'en demeure pas moins observateur hors pair des femmes et des hommes, dans leur futilité comme dans leur passion, de sa ville austère d'Allemagne du Nord, de la mer déchaînée, de la sauvagerie des paysages danois. Et c'est avec une compassion admirative qu'on partage les interrogations aussi douloureuses qu'intransigeantes de cet éternel adolescent .

Quelques passages un peu lourds n'empêchent pas une réelle poésie à ce cours récit, partiellement autobiographique,  d'un romantisme assumé.


mots-clés : #psychologique
par topocl
le Dim 19 Mar - 17:46
 
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Sujet: Thomas Mann
Réponses: 20
Vues: 1333

Véronique Olmi

Cet été là

Tag psychologique sur Des Choses à lire - Page 5 Tylych45

Comme chaque année, trois couples d'amis passent le 14 Juillet au bord de la mer, en Normandie. C'est un rite immuable et léger. Une parenthèse joyeuse.
Cet été-là, pourtant, un adolescent inconnu surgit et s'immisce dans leur petit groupe pour raviver, peut-être malgré lui, des culpabilités anciennes, des blessures, des secrets. En quelques jours, le destin de ces êtres va basculer.
Cet été-là est un roman sur la fragilité des existences que l'on voudrait heureuses - mais dont les failles se creusent au rythme des mensonges et des compromis. C'est un roman vrai sur la solitude, lorsque le temps a passé, lorsque la lucidité a remplacé l'insouciance, et les doutes la jeunesse. Etre un homme. Etre une femme. Sait-on seulement ce que c'est ? Et comment l'on y parvient ?


Véronique Olmi signe encore cet opus sous une plume qui se veut investigatrice.
Les failles toujours et encore sont exploitées avec justesse , la mise en scène de toute vie est mise en avant , pour autant , les coulisses de chacun d'entre nous reprennent un jour leur juste place , la lumière, afin d'exister réellement .

Faire tomber le masque de la comédie afin d'accepter les tragédies de la vie , voilà la plus grande difficulté de tout à chacun.
Si l'écriture de Véronique Olmi se veut beaucoup plus fluide en comparaison à "la pluie ne change rien au désir" celle-ci reste pour autant toute aussi belle et mélancolique.
Les atmosphères d'orages et de pluie décrites dans ses livres reflètent dans un autre registre , nos propres chamboulements internes , effaçant une fois pour toute le maquillage estompant notre propre visage.
mots-clés : #psychologique
par Ouliposuccion
le Dim 19 Mar - 12:55
 
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Sujet: Véronique Olmi
Réponses: 11
Vues: 708

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