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Herman Melville

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Message par bix_229 le Jeu 26 Avr - 16:01

Excellente interprétation, Hanta !
Elle est plausible.
Mais elle ne tient pas assez compte de la personnalité de l'avoué, celui qui embauche Bartelby. Un philantrope, un humaniste.
Il se rend compte à quel point Bartleby est différent des autres employés plutôt mal armé. Mais il veut lui donner une chance.
Et même, s' il se rend compte de son inaptitude et de son inexplicable résistance,
il continue à le défendre à diverses reprises. On pourrait dire contre lui-même.
Je crois qu'il  y a quelque chose à creuser dans ce type de relation.
Bartleby ne peut exister en tant que Bartleby que face à l'avoué.
Un type d' homme qui ne s'arrête pas aux apparences. Qui essaie de comprendre et de justifier, peut-être parce qu'il sent qu'il y a chez son employé une intégrité morale qui le dépasse et qu'il admire sans forcément la comprendre.
Mais Bartleby est un personnage atypique et ambivalent, et qui ne se réduit pas, surtout pas, à une explication et à une interprétation seulement.

C'est aussi le cas de Wakefield, l'inoubliable personnage de Hawthorne.
Cet homme banal, une sorte de monsieur-tout-le-monde, quitte un jour le foyer conjugal pour aller vivre pendant vingt ans dans un appartement proche de son foyer, inconnu de tous.
Vila-Matas a bien fait de s' occuper de ces cas limites qui m'ont toujours intrigué. Et qui sont plus courants qu'on ne le croit dans la vie courante.
Sauf qu' on n'y prête pas attention ou qu'on se contente en parlant d' eux de se visser un doigt sur la tempe.
Folie ? C' est vite dit.
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Message par Hanta le Jeu 26 Avr - 22:07

Eh bien justement pour moi l'avoué n'est qu'humaniste que grâce à Bartleby. Il n'est que résigné auparavant laissant aller une routine rassurante et se créant des des excuses pour ne rien faire, c'est lui finalement qui au début "préfère ne pas". Meleville semble dire que le réel humanisme la réelle existence est dans l'action et que la passivité n'est qu'une sorte de stoïcisme dépassionné.
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Message par Tristram le Lun 21 Oct - 13:45

Omoo : récits des mers du Sud

autobiographie - Herman Melville - Page 2 Omoo10

Dans cet ouvrage, on apprendra grâce à l’auteur (et pas aux éditeurs) que ce récit forme la suite de Taïpi Typee »).
Sur un ton de l’aveu-même de l’auteur « familier », ce récit autobiographique présente la vie sur « un très vieux trois-mâts barque d’un beau gabarit, jaugeant plus de deux cents tonneaux et de construction américaine », à la marche « vive et folâtre », mais dans un état franchement misérable (nourriture, rats, cancrelats).
« J’appris plus tard que nos aliments avaient été achetés à Sydney par les armateurs, à une vente aux enchères de vivres maritimes avariés. »

« Le navire entier était dans un triste état ; mais le poste, lui, ressemblait au creux d’un vieil arbre pourrissant. Complètement humide et décoloré, le bois se montrait par endroits mou et poreux ; de plus, le cuisinier ne se gênait pas pour venir taillader les bittes et les couples à coups de hache et de scie afin de se procurer des copeaux pour allumer son feu. Au-dessus de notre tête, les entremises étaient noires de suie et l’on pouvait y déceler de gros trous calcinés, souvenirs laissés par des marins ivres au cours d’un précédent voyage. D’en haut, on entrait par une planche munie de deux taquets, qui descendait obliquement de l’écoutille, simple ouverture dans le pont. Comme nous manquions de panneau à glissière pour la fermer, le prélart temporaire qui était censé le remplacer, offrait une bien faible protection contre les embruns projetés au-dessus des bossoirs : aussi, dès qu’il y avait un soupçon de brise, notre retraite se trouvait lamentablement inondée. S’il tombait un grain, l’eau se déversait en nappes, cascadait, éclaboussant brutalement tout le poste ; puis, rejaillissant entre les coffres, elle nous arrosait de ses jets comme une fontaine. »
L’existence est rude, la compagnie fruste et « inhumaine », même si le rire est souvent de mise.
Melville nous entretient notamment de son ami, le docteur Long Ghost, médecin du bord démissionnaire… mais la diversité de l’équipage occasionne une remarquable galerie de portraits (y compris d’autres figures hautes en couleur) ! Tel Salem (du nom du port américain où il embarqua), beach-comber :
« Ce terme est en vogue parmi les marins du Pacifique. Il s’applique à certains personnages errants qui, sans rester attachés d’une façon permanente à un même navire, prennent la mer de temps à autre sur un baleinier pour une croisière de courte durée, mais sous condition d’être libérés sur leur demande, n’importe où, la première fois que l’ancre sera mouillée. Cette clique se compose principalement de gaillards insouciants et fantasques attachés au Pacifique, et ne rêvant jamais de doubler le cap Horn pour revenir un jour chez eux. De là vient leur mauvaise réputation. »
Et justement une (sorte de) mutinerie survient ; j’ai trouvé fort intéressant d’être documenté sur le Round Robin, la pétition en forme de roue :
« Juste au-dessous de la supplique, je traçai une circonférence dans laquelle devaient s’inscrire nos noms, – car le principal objectif d’un Round Robin est de disposer les signatures en étoile, afin que personne ne puisse être désigné comme étant le promoteur de la pétition. »

autobiographie - Herman Melville - Page 2 Round_11

Puis Melville nous présente plusieurs îles polynésiennes vues par un marin embarqué dans les années 1840 sur les mers du Sud.
Publié en 1847, l’ouvrage renferme nombre de considérations sur la rivalité Anglo-saxon/Français, sur celle des missionnaires protestants et catholiques (les premiers avec leur inquisitoriale milice des bonnes mœurs). Et, sans grande surprise, avec la religion on aborde la dégradation de la société indigène par disparition des coutumes.
« Mais, avant de poursuivre, je veux que vous compreniez bien que tout ce que je dis, ici et plus loin, ne tend absolument pas à nuire aux missionnaires ou à leur doctrine : je désire seulement montrer les choses sous leur jour actuel. »

« En vérité, les marins se font de ces païens nus une idée qui dépasse l’entendement. Ils les tiennent à peine pour des humains. Mais il est à remarquer que plus les hommes sont ignorants et vils, plus ils méprisent ceux qu’ils jugent leurs inférieurs. »

« C’était dans l’ensemble une race gaie, pauvre et sans dieu. »
Les deux compères jouiront d’une musarderie curieuse :
« Le titre de l’ouvrage – Omoo – est emprunté au dialecte des îles Marquises ou, entre autres sens, ce mot signifie un vagabond, ou mieux, un homme qui erre d’île en île, comme certains indigènes désignés par leurs concitoyens sous le vocable de Taboo Kannakers. »
A ce propos, Kanaka est le terme qui désigne les indigènes chez les étrangers ("Canaques").
Vagabonder dans une région tropicale, où les indigènes sont extrêmement hospitaliers, est une sinécure :
« Je ne puis m’empêcher de glorifier ici les avantages très supérieurs qu’offrent les contrées tropicales aussi bien aux simples vagabonds comme nous, qu’aux sans-le-sou en général. Dans ces climats bénis, les gens éprouvent naturellement moins de besoins et il est facile de satisfaire ceux qui sont indispensables. On peut se passer complètement de combustible, de toit et même, si cela vous plaît, de vêtements. Quelle différence avec nos rudes latitudes nordiques ! »
Mais, finalement, « la nostalgie de la grande houle » est la plus forte, même si Melville préfère « rentrer plus agréablement au pays par petites étapes. »


Mots-clés : #autobiographie #aventure #temoignage #voyage

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Message par Bédoulène le Lun 21 Oct - 15:35

astucieux le round Robin !

merci Tristram, ça donne envie de voyage et de connaître ces marins.

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Message par Tristram le Lun 21 Oct - 15:41

C'est typiquement la lecture dépaysante (sauf si on vit en Polynésie _ Bonjour @Marie) !

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Message par animal le Lun 21 Oct - 21:22

hmmm... ça m'aidera ptet à me lancer après la baleine un de ces quatre matins, ou soir.

le round-robin je ne le connaissais qu'en principe d'allocation de ressources. Shocked

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Message par Tristram le Lun 21 Oct - 21:32

A l'origine, le round-robin (ruban rond) est une pétition des paysans français du XVIe qui évite de révéler le(s) meneur(s). Il a revêtu bien d'autres significations, comme celle de la sorte de "cadavre exquis" où les auteurs de science-fiction états-uniens écrivent un livre à plusieurs mains...
https://fr.wikipedia.org/wiki/Round-robin

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Message par animal le Lun 21 Oct - 21:36

je me coucherai moins bête autobiographie - Herman Melville - Page 2 4143857945

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Message par Bédoulène le Mar 22 Oct - 14:13

merci pour le lien Tristram

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Message par Tristram le Jeu 6 Fév - 0:33

https://www.franceculture.fr/conferences/institut-francais-de-la-mode/herman-melville-pour-un-etre-sensible-la-pitie-souvent-est-souffrance
55', Céline Curiol sur "comment dire non (sans le dire)", ou la résistance passive (du copiste qui ne veut plus copier _ mais occupe les lieux), le refus, le renoncement "en puissance".

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Message par animal le Mar 26 Mai - 21:18

En guise d'apéricube : https://tindeditions.wordpress.com/2013/04/08/voyage-en-eaux-troubles-melville-et-ses-traducteurs/

J'ai lu la troisième, de Philippe Jaworski.

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Message par Bédoulène le Mar 26 Mai - 21:31

3ème traduction ?

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Message par Tristram le Mar 26 Mai - 21:42

Toujours captivant, ce problème de traduction-interprétation.

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Message par animal le Mar 26 Mai - 21:49

Extrait de l'article : "il existe deux traductions en français. La première (chronologiquement parlant) est de Jean Giono, aux éditions Gallimard. La seconde est d’Armel Guerne, chez Phébus."

Celle de Philippe Jaworski est dans le Quarto que j'ai (et Pléiade logiquement).

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Message par Bédoulène le Mer 27 Mai - 12:21

ah! mais il va te falloir lire les 3 traductions pour estimer la meilleure autobiographie - Herman Melville - Page 2 3761541388

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Message par animal le Ven 29 Mai - 21:15

autobiographie - Herman Melville - Page 2 55232410

Moby-Dick ou le Cachalot (je prends le titre comme sur la couverture).

Ne serait-ce que prendre les choses dans l'ordre est déjà compliqué. Lu en Quarto la matière qui précède : biographie, de l'auteur, larges extraits de ce qui va suivre ou présenter déjà la chasse à la baleine... puis ces "extraits" qui vont bien partie du livre lui-même et prennent déjà quelques pages, tout cela donne déjà de quoi penser, s'interroger. Dans l'ombre les figures mythiques que l'on connait sans avoir lu le livre : Achab, "la baleine".

Mais rentrons dans le vif du sujet : Les deux (ou trois ?) premiers chapitres sur les 135 (de mémoire) qui arrivent sont "chiants à l'extrême". D'un coup pourtant on se trouve à l'aube d'un roman d'aventure initiatique (ou l'inverse). Il y a du mystère, une pointe d'humour et l'appel du large pour un jeune homme éduqué mais sans le sous. Et puis ça marche avec le sauvage Quiqueg, vigoureux harponneur des îles, avec sous-entendus possibles ?

Mais mais mais... peut-être sommes nous déjà passée par une étrangeté prégnante, des accents fantastiques que nous rentrons dans l'autre vif du sujet : la partie documentaire et revendiquée comme telle. Elle ne s'interdit pas l'humour mais (encore ?) vous y êtes pour un cours appuyé sur la et les baleines, morphologie, comportement, chasse, commerce, vie à bord... et le cachalot ! Mais n'allons pas trop vite (comme dirait X de France Inter) parce que quand on se dit que "non mais j'étais parti pour un roman d'aventure" on quitte ces chapitres pourtant pas inintéressant  qui "tranchent" pour retrouver la trame du récit, un peu beaucoup plus loin sur la carte... à moins qu'on ne soit en plein Shakespeare ?

Ceci dit le rocambolesque brutal et éreintant de la chasse à la baleine en impose autant que le baroque décor du Pequod de Nantucket (c'est le bateau ! c'est important non ? mais c'est dit dès le début, on ne s'embarque pas sur un navire armé par trois loustics chelous dont Achab sans connaître son nom quand même ?).

Et puis il y a une vie sociale en mer, sur le navire entre le capitaine et ses seconds (presque) et entre les autres membres... Et cette scène fédératrice du doublon cloué au mât promis à celui qui signalera le premier la baleine blanche ! Enfin, ça n'empêche pas de se replonger régulièrement et largement dans le cours de baleine.

On alterne donc les ambiances et les manières, d'ailleurs le point de vue d'Ismaël le narrateur est troqué contre les pensées des autres protagonistes, toute une palette d'humanités, d'attitudes face au destin (mais c'est une alternance différente, qui n'est pas découpée en chapitre). Donc c'est long, la construction ne rime pas à grand chose mais malgré tout (en un seul mot, pour compenser) ça passe, on ne s'ennuie pas (alors qu'on le devrait ?). Pourtant les références incessantes sont écrasantes, pourtant on se demande quand il va enfin se passer quelque chose...

Peut-être que la liberté de ton et l'anomalie que représente ce livre et son aura ? ou tout simplement quelque chose d'improbable caché dans chaque lecteur ? ou la trame, l'attente qui survit à toutes ces exubérances ? ou autre chose encore ?

Difficile de dire quels sont les enjeux pour l'auteur ou pour le lecteur. Et occasion de rappeler que ce mythe, celui du livre encore plus que celui du cachalot blanc, est initialement un monumental flop. Ce a quoi on peut trouver mille et une raison... qui pour la plupart justifie probablement sa place, contre nature ?, au pays des classiques.

Le fait que ça tienne pour le lecteur que j'ai été pendant ces quelques semaines m'est une énigme et je reconnais volontiers avoir perdu de vue l'intensité ou l'intention originale du texte, c'était trop pour moi, les changements de registres m'ont perturbé, ça devenait artificiel. L'ambition inconnue, la dimension leviathanesque a quelque chose du bouquin de bonhomme dans toute sa vanité (pas obligé de teinté ça en péjoratif), c'est fascinant c'est vrai, et l'imperfection flagrante en fait partie. Et la vraie surprise est là, bien que réussir à passer les deux premiers chapitres soit déjà une surprise. En route, au fil des pages et des chapitres, franchement le duel Achab vs Le Cachalot, je l'ai perdu de vue, je n'ai pas eu le titillement de l'attente du dénouement. Ca devient une formalité noyée dans le reste.

On peut pourtant le charger de significationS le dénouement de cette poursuite aveugle, de cette vengeance, on peut même y ajouter leur point matériel de départ : le business de l'huile de baleine ou le goût de l'aventure, ça ne suffit pas expliquer.

En y repensant la présentation du texte n'explique pas vraiment non plus. Aujourd'hui, quelques jours après avoir refermé le livre (et sans avoir lu tous les compléments, textes consacrés au livre, j'ai lu Blanchot et je ne sais plus qui), ce qui me reste c'est son côté composite "anormal", mélange des formes, l'énigme du "ça passe" alors que je n'étais pas loin d'attendre le contraire, la surprise et aussi, car il ne faut pas oublier les évidences, des images de cette entreprise hors normes dont l'objet est un animal, une part du vivant hors nomes qui ne peut se dérouler que dans le hors norme de l'océan. Les parties documentaires peuvent être 'chiantes' (quoique), n'empêche les images viennent de là au moins autant que du reste.

Peut-être à mettre sur le compte de la part autobiographique de cette brique qui a apparemment été difficile à écrire, tout du moins à assembler, car ça aussi il faut le rappeler : en mer et après les baleines il l'a été. Ce mélange improbable c'est le sien. Ce mélange social et ethnique des matelots ce n'est pas rien non plus. Il y a une force "libre" pour pousser cette forme difficile à saisir, qui ne s’embarrasse pas des genres (autre allusion ?).

Possible aussi que l'animal lecteur du 21ème siècle lise "trop tard" pour pouvoir saisir ce qu'il lit vraiment, ça fait partie du jeu.

Cet affrontement néanmoins ? Peut-être, mais avec des références bibliques et historiques qui m'échappent malgré les notes de bas de page... et malgré  la démesure, l'emphase perpétuelle, aujourd'hui ce n'est pas ce qu'il me reste de ma lecture.

Débrouillez-vous avec ça (et il en manque dedans) et avec ce livre que j'aurais du mal à recommander spontanément.

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Message par Quasimodo le Ven 29 Mai - 22:00

Héhé, très chouette commentaire, qui méritait l'attente Very Happy
Je crois que c'est fait pour moi. Ça tombe bien, on me l'a offert il n'y a pas si longtemps.

Que penses-tu de cette traduction, au regard de l'article que tu as posté il y a quelques jours ? Plus proche de Giono ou d'Armel Guerne, à vue de nez ?

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Message par Quasimodo le Ven 29 Mai - 22:03

J'ai été attrapé par ces hameçons, entre autres :

@animal a écrit:sa place, contre nature ?, au pays des classiques.
@animal a écrit:Peut-être que la liberté de ton et l'anomalie que représente ce livre et son aura ? ou tout simplement quelque chose d'improbable caché dans chaque lecteur ? ou la trame, l'attente qui survit à toutes ces exubérances ? ou autre chose encore ?
@animal a écrit:Le fait que ça tienne pour le lecteur que j'ai été pendant ces quelques semaines m'est une énigme

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Message par animal le Ven 29 Mai - 22:36

@Quasimodo a écrit:Que penses-tu de cette traduction, au regard de l'article que tu as posté il y a quelques jours ? Plus proche de Giono ou d'Armel Guerne, à vue de nez ?
D'Armel Guerne sans aucun doute. C'est d'ailleurs le parallèle avec Shakespeare qui m'a fait rechercher quelque chose et surtout des extraits/exemples. C'est que je n'ai lu que La Tempête de Shakespeare et non sans frustration ayant trouvé que la langue, trop chargée, ne véhiculait la fluidité et la mobilité de l'originale (ce que j'en connais par les films de/avec Orson Welles ou des extraits). Ca ferait trop pour moi en VO directement (déjà Rabelais en "VF" youpi les contresens...) mais j'aimerais bien y retourner en version bilingue à Shakespeare.

Bref devant l'étalage, je me suis posé la question de la tonalité d'ensemble : littéraire enluminé ou plus rustique ? Je me sens plus à l'aise avec les exemples de la traduction de Giono peut-être ou tout simplement ma sensibilité va plus dans ce sens. Cependant c'est pour ça que j'ai bien aimé cet article, la tendance personnelle du lecteur est une chose, la traduction en est une autre. La certitude est que le travail est plus que conséquent ! Je crois en tout cas qu'il donne un accès sincère à ce gros morceau de littérature pas très claire.

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Message par Bédoulène le Sam 30 Mai - 7:52

ce livre est considéré "jeunesse" mais à lire ton commentaire l'accessibilité m'interroge (combien de pages ?)

(le vieil homme et la mer en compensation ?)

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