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Louis-Ferdinand Céline

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Message par opoponax Mar 8 Déc - 20:30

bonjour
voyage au bout de la nuit figure dans ma biblio, à côté de l'usage du monde, Nicolas Bouvier, et Suttree de Cormac Mac Carthy, certainement les trois que je choisirais si je devais n'en choisir que trois, pour les relire encore
C'est difficile de dépasser une première mauvaise impression, il m'arrive aussi de péjorer une oeuvre après quelques infos qui ne sont pas à l'honneur de l'auteur, et en l'occurrence, je suis heureuse d'avoir lu Céline avant d'avoir lu des infos sur l'homme, j'ai pu ainsi apprécier son oeuvre, avec bienveillance, grand intérêt, et je trouve dommage de se priver de le lire, pour ce qu'Il a été.
Ca m'oblige à remettre en question, régulièrement, mes à-priori, et mes préjugés: nous ne sommes que de pôvres zumains...



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Message par Chamaco Dim 28 Mar - 21:28

« moi j'aime pas la guerre parce que la guerre ça se passe à la campagne et la campagne ça m'emmerde » Celine cet extrait dans l'Horloger de Saint Paul de Tavernier (une affiche sur un mur)
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Message par Quasimodo Dim 28 Mar - 21:29

Héhé. Je l'ai vu aujourd'hui premiereguerre - Louis-Ferdinand Céline - Page 7 1304972969
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Message par Chamaco Dim 28 Mar - 21:32

Là c'est sur Netflix, sur que cette phrase attire l'attention, elle a un petit goût des années 60-70
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Message par Invité Mer 14 Avr - 14:35

Georges Perros, dans ses critiques à la NRF s'est penché sur Normance, le billet me semble assez nuancé, quelques piques mais au fond une forme d'admiration.

Céine est sans doute le seul écrivain burlesque — un Jarry méchant — de la littérature actuelle. Il écrit comme on respire quand on est en colère sans perdre pour autant l'envie de rire.

J'aime bien cette image du Jarry méchant, pour caricaturer Céline. Mais ce dernier n'a que peu goûté la critique de Perros, voilà ce qu'il en dit dans une lettre à Paulhan :
A ce propos la critique de Normance si favorablement annoncée, fut un bel exemple de sous-chiasse à la sauvette, torchée en un 1/3 de page !

premiereguerre - Louis-Ferdinand Céline - Page 7 1390083676

Mais Céline, comme d'autres, était un personnage, et parfois peut-être lui-même ne savait plus qui il était vraiment ?
Voilà ce qu'en pensait Marcel Aymé :

Il s’est créé autour de la personne de Céline une mauvaise légende dont il est en partie responsable, n’ayant rien fait pour la détruire et s’étant même plu à l’entretenir. C’est celle d’un homme violent, hargneux, implacable dans ses haines comme dans ses antipathies, avide d’argent, ennemi de son pays, celle aussi d’un démolisseur anarchisant et d’un pessimiste se délectant de l’être. Bien que les apparences plaident parfois pour elle, une pareille légende est aussi éloignée que possible de la vérité.

Roger Nimier :

Il est très naturel de ne pas aimer Céline. On peut le trouver un peu précieux ou bien trop oratoire. Mais il est également permis de l'aimer. De toute façon, il est très mal connu. On l'accuse injustement d'avoir écrit et inventé des gros mots pour le plaisir, quand il lançait seulement des invectives, au sens grec : exhortations au combat contre les puissances néfastes de la vie.

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Message par Tatie Mer 14 Avr - 21:24

Pour le "personnage" joué, consciemment ou non, on peut le rapprocher de Houellebecq aussi.
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Message par Invité Mer 14 Avr - 21:37

Tatie a écrit:Pour le "personnage" joué, consciemment ou non, on peut le rapprocher de Houellebecq aussi.

Ah oui ? Pour ma part je n'ai pas l'impression que Houellebecq se soit construit un personnage et en ait joué, ou qu'il se soit fait rattraper par un personnage littéraire, je le trouve assez raccord entre ses différentes facettes. Contrairement à Céline. Je pensais aussi à Bukowski, qui s'était fait rattraper quelque peu par son personnage, par ce que les autres attendaient de son personnage.

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Message par ArenSor Jeu 5 Aoû - 18:23

Du nouveau sur Céline. Et du lourd...
Un article dans "Le Monde" révèle la réapparition des manuscrits disparus de l'appartement de Céline lorsque celui-ci s'est enfui précipitamment en Allemagne en juin 1944. Y figure notamment tout le manuscrit de "Casse-Pipe" et d'autre ouvrages. A terme, cette découverte risque de bouleverser tout le corpus célinien.
A suivre...
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Message par Dreep Mer 20 Oct - 13:14

Voyage au bout de la nuit

premiereguerre - Louis-Ferdinand Céline - Page 7 91cguolskil

Je ne peux pas oublier qu’il s’agit pour moi d’un second voyage célinien, d’une deuxième fois, longtemps remise à plus tard, dans un mélange d’attente craintive et de hâte prolongée depuis la fin de l’adolescence. J’ai envie de comparer les deux lectures : la première était énervante, épuisante mais tout sauf anodine. Le style rugueux et gueulard de Céline m’a fait un effet indéniable. Quel jugement devais-je porter sur cet effet, et donc sur Voyage au bout de la nuit, je n’ai pas voulu le savoir à l’époque (et j’ai eu grand tort ― je me souviens toutefois que mon impression était assez négative, à chaud). Cette seconde expérience m’étonne, car j’y ai trouvé une relative douceur. Bien sûr celle-ci est mélangée à beaucoup d’ordures, de cris, ainsi qu’une dose d’ironie connue de tous. Les blagues scatologiques, tout ça… On est d’accord. Céline ― Bardamu parle tout seul : il raconte ET il commente à coups de petites phrases, de mots assassins ou de petits points. Ceux-là s’espacent sur une longue narration, mais surtout sur une mélancolie qui sourd de plus en plus, et parfois avec des phrases très justes :

Louis-Ferdinand Céline a écrit:Les choses auxquelles on tenait le plus, vous vous décidez un beau jour à en parler de moins en moins, avec effort quand il faut s’y mettre. On en a bien marre de s’écouter toujours causer… On abrège… On renonce… Ça dure depuis trente ans qu’on cause… On ne tient plus à avoir raison. L’envie vous lâche de garder même la petite place qu’on s’était réservée parmi les plaisirs… On se dégoûte… Il suffit désormais de bouffer un peu, de se faire un peu de chaleur et de dormir le plus qu’on peut sur le chemin de rien du tout. Il faudrait pour reprendre de l’intérêt trouver de nouvelles grimaces à exécuter devant les autres… Mais on n’a plus la force de changer son répertoire. On bredouille. On se cherche bien encore des trucs et des excuses pour rester là avec eux les copains, mais la mort est là aussi elle, puante, à côté de vous, tout le temps à présent et moins mystérieuse qu’une belote.

Je n’oublie pas non plus le voyage de Bardamu pour l’Afrique, qui m’a remis un je-ne-sais-quoi du Bateau ivre en tête. Si, je sais, en fait. Le sens de l’adjectif, métaphorique, tendant à rendre toute cette traversée étrange, irréelle… et dans tout le roman c’est potentiellement le cas d’ailleurs : tout prend vie ou la vie elle-même prend la forme d’un glaviot.

Plus j’avançais dans Voyage au bout de la nuit, plus son titre a pris pour moi un sens particulier. C’est-à-dire quelque chose de très erratique, d’incertain. Les époques se confondent ou pour être plus juste, sont balancées dans une seule et même nuit. Les transitions sont détruites sous le flot des déblatérations tandis que l’on progresse, parce que la nuit est longue et surtout parce qu’il n’y a pas de destination, pas de fin. À moins que tout le Voyage en soit une.
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Message par Tristram Mer 4 Mai - 19:50

Les manuscrits retrouvés (par un résistant ?) commencent à paraître...
https://www.telerama.fr/livre/les-tresors-de-guerre-ou-l-aventure-d-un-manuscrit-inedit-de-louis-ferdinand-celine-7010186.php (pour les abonnés) ; aussi « Céline. Les manuscrits retrouvés », exposition à la Galerie Gallimard, 30-32, rue de l’Université, Paris 7e, du 6 mai au 16 juillet.

_________________
« Nous causâmes aussi de l’univers, de sa création et de sa future destruction ; de la grande idée du siècle, c’est-à-dire du progrès et de la perfectibilité, et, en général, de toutes les formes de l’infatuation humaine. »
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Message par Tristram Mer 1 Juin - 12:37

Guerre

premiereguerre - Louis-Ferdinand Céline - Page 7 Guerre10

Premier jet, qui a bénéficié de quelques reprises, d’un roman situé dans la bi(bli)ographie de Céline entre Voyage au bout de la nuit (ou Casse-pipe) et Guignol’s Band (en fait avant Londres, un autre manuscrit retrouvé) ; il vient de publier le premier et aurait mis de côté ce manuscrit-ci pour se consacrer à l’écriture de Mort à crédit. Autobiographie, ou autofiction d’une vie (et d’une œuvre) qui rôde autour de la haine de la guerre et de l’humanité en général.
Le brigadier Ferdinand Destouches, seul rescapé d’une compagnie anéantie pendant la première guerre mondiale, reprend conscience dans la douleur sur la ligne de front, puis regagne l’arrière où il sera soigné dans des hôpitaux de campagne.
« J’ai attrapé la guerre dans ma tête. Elle est enfermée dans ma tête. »

« De penser, même un bout, fallait que je m’y reprenne à plusieurs fois comme quand on se parle sur le quai d’une gare quand un train passe. Un bout de pensée très fort à la fois, l’un après l’autre. C’est un exercice je vous assure qui fatigue. À présent je suis entraîné. Vingt ans, on apprend. J’ai l’âme plus dure, comme un biceps. Je crois plus aux facilités. J’ai appris à faire de la musique, du sommeil, du pardon et, vous le voyez, de la belle littérature aussi, avec des petits morceaux d’horreur arrachés au bruit qui n’en finira jamais. Passons. »

« Ma torture de tête je l’entendais bien fort dans la campagne si grande et si vide. Je me faisais presque peur à m’écouter. Je croyais que j’allais réveiller la bataille tellement que je faisais du bruit dedans. Je faisais à l’intérieur plus de bruit qu’une bataille. »

« Deux jours ont dû passer, avec plus de douleurs encore, d’énormes bruits dans ma grosse tête, que de vie véritable. C’est drôle que je me souviens de ce moment-là. C’est pas tant que j’ai dégusté que je me rappelle, que d’être plus responsable de rien du tout comme un con, plus même de ma bidoche. C’était plus qu’abominable, c’était une honte. C’était toute la personne qu’on vous donne et qu’on a défendue, le passé incertain, atroce, déjà tout dur, qu’était ridicule dans ces moments, en train de se déglinguer et de courir après ses morceaux. Je la regardais moi la vie, presque en train de me torturer. Quand elle me fera l’agonie pour de bon, je lui cracherai dans la gueule comme ça. Elle est tout con à partir d’un certain moment, faut pas me bluffer, je la connais bien. Je l’ai vue. On se retrouvera. On a un compte ensemble. Je l’emmerde. »

« C’est l’instinct qui trompe pas contre la mocherie des hommes. »

« C’est écœurant quand on a vu pendant des mois les convois d’hommes et de tous les uniformes défiler dans les rues comme des bancs de saucisses, kakis, réserves, horizons, vert pomme, soutenus par les roulettes qui poussent tout le hachis vers le gros pilon pour con. »
Tandis qu’alentour on agonise, Ferdinand tombe sous la coupe de l’infirmière L’Espinasse, qui le sonde et le branle, mais aussi le protège. Lui qui exècre tout le monde (y compris ses parents), sympathise avec Bébert/Cascade le petit proxénète parisien, qui devient pour lui une sorte de modèle d’« affranchi », jusqu’à ce qu’il fasse venir sa femme (et soit fusillé pour automutilation).
« La voilà donc ici débarquée son Angèle sans avertir un matin dans la salle Saint-Gonzef. Il m’avait pas menti, elle était bandatoire de naissance. Elle vous portait le feu dans la bite au premier regard, au premier geste. Ça allait même d’emblée bien plus profond, jusqu’au cœur pour ainsi dire, et même encore jusqu’au véritable chez lui qui n’est plus au fond du tout, puisqu’il est à peine séparé de la mort par trois pelures de vie tremblantes, mais alors qui tremblent si bien, si intense et si fort qu’on ne s’empêche plus de dire oui, oui. »
La libido tient une grande place dans l’histoire, peut-être une réaction à la mort si proche.
« Ça m’était dur à cause de mon bras qui me faisait presque hurler quand je serrais fort et mon oreille qui se remplissait de bruit à en exploser quand je me congestionnais la physionomie. Quand même je bandais, c’était le principal. »
Et bien sûr le cynisme.
« C’est le canon, vers juillet 15 il s’est rapproché de plus en plus, qu’était devenu gênant. Fallait parler souvent très fort dans la carrée, tout fort pour s’entendre, répéter les cartes. »
Quant à la vision misogyne et raciste (Céline emploie le terme « bicot »), à la surabondance des injures, il ne faut pas avoir connu (au moins voici quelques décennies) une chambrée à l’armée pour s’en étonner. Je préfère souligner l’autoportrait de l’homme aux incessants bourdonnements dans la tête (Céline n’a pas reçu une balle dans l’oreille, mais a effectivement été médaillé et déclaré handicapé à 70%).
« Y avait d’énervant que les oiseaux dont les cris ressemblent tant aux balles. »
Sans doute trop inachevé pour atteindre la puissance d’autres de ses livres, demeure l’expression de la rage d’un blessé de l’existence.

\Mots-clés : #autobiographie #guerre #premiereguerre

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Message par Bédoulène Mer 1 Juin - 23:31

merci Tristram, jamais lu encore, mais j'avais prévu Voyage au bout de la nuit.

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Message par Tristram Ven 22 Juil - 2:30

https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/l-invite-e-des-matins/guerre-de-celine-surprise-d-un-succes-en-librairie-avec-alban-cerisier-et-nicolas-offenstadt-2281181
(43', vidéo disponible.) Céline, indispensable aussi dans sa figuration de la guerre (malgré les efforts pathétiques des intervenants pour se mettre personnellement hors de cause).

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Message par Bédoulène Ven 22 Juil - 11:15

j'écouterai plus tard, quand il fera moins chaud !

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Message par ArenSor Mer 3 Aoû - 16:06

Tristram a écrit:
Sans doute trop inachevé pour atteindre la puissance d’autres de ses livres, demeure l’expression de la rage d’un blessé de l’existence.

\Mots-clés : #autobiographie #guerre #premiereguerre

Même conclusion.
En ce qui concerne l'émission de France Culture, je suis du même avis que Nicolas Offenstadt et trouve la préface inappropriée.
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Message par Dreep Jeu 13 Oct - 12:02

Mort à Crédit

premiereguerre - Louis-Ferdinand Céline - Page 7 Mort-a-credit

Quatre ans après Voyage au bout de la nuit, Céline semble plus radical dans son style. Plus d'amertume dans la gueulante, en sus de ses relents acides : l'ironie célinienne brocarde la bêtise, le bas-corporel, la besogne, parfois d'une simple tournure ou d'une réflexion lapidaire. Avec humour. Les petits points s'exclament, se multiplient, chamboulent la syntaxe, celle-ci s'illustrant de mots qu'on n'emploie plus guère de nos jours... c'est ce qui par ailleurs rend cette langue assez fascinante. Seulement, il y a un "hic", Mort à Crédit me laisse partagé, vu la diminution de mon enthousiasme, tandis que je le lisais, surtout par rapport au Voyage. Je me demande si ce style n'est pas davantage rodé ― trop rodé ― que radical. Céline n'épargne ni rien ni personne, tant et si bien que faute d'une cible précise, la raison d'être de cette prose est d'attaquer avec style, mais, en dépit de son rythme impeccable, celui donne l'impression de faire du surplace à force de répétitions. Ces bouts de phrases qui racontent rien du tout, cette complaisance un peu facile dans la variété des expressions possibles ont failli m'endormir, à certains moments. Cela dit si ce deuxième roman souffre pas mal de longueurs, cette "musique" particulière reste à l'esprit non sans le contaminer un petit peu.
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