Des Choses à lire
Visiteur occasionnel, épisodique ou régulier pourquoi ne pas pousser la porte et nous rejoindre ou seulement nous laisser un mot ?

Après tout une communauté en ligne est faite de vraies personnes, avec peut-être un peu plus de liberté dans les manières. Et plus on est de fous...


Je te prie de trouver entre mes mots le meilleur de mon âme.

Georges Brassens, Lettre à Toussenot

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Julio Cortázar

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Message par Tristram Dim 20 Déc - 15:01

Octaèdre

fantastique - Julio Cortázar - Page 3 Octazo10

Octaèdre : huit faces/ nouvelles, autant de regards dérangeants projetés sur notre étrange quotidien.

Liliana pleurant
Notes écrites d’un moribond sous forme de flux de conscience : ses proches, anticipation de ses funérailles et souvenirs.
« Se pencher pour allumer la cigarette qui tremblait entre ses doigts, attendre simplement, sans parler, savoir qu’il n’y aurait peut-être pas de paroles, que Liliana ferait un effort pour avaler la fumée et qu’elle l’exhalerait avec un gémissement, qu’elle se mettrait à pleurer avec des hoquets, du fond d’un autre temps, sans éloigner son visage de celui d’Alfredo, sans se refuser, pleurant en silence rien que pour lui maintenant, du fond de tout le reste qu’il saurait comprendre. Inutile de murmurer des choses trop connues, Liliana pleurant c’était le terme, le bord à partir duquel allait commencer une autre façon de vivre. »
Les pas dans les traces
Un critique écrit la biographie d’un poète mort jeune et devenu légendaire, qui s’avère duplice.
« Après tout, la poésie de Claudio Romero était trop vraie pour qu’une meilleure connaissance de sa genèse pût l’amoindrir. »
Manuscrit trouvé dans une poche
Témoignage écrit d’un curieux passager du métro parisien, au plan de squelette ou d’arbre « mondrianesque » (ainsi qu’excellent rendu des comportements standards des usagers).
« La règle du jeu était celle-ci, un sourire dans la vitre et le droit de suivre une femme et d’attendre désespérément que son parcours coïncide avec celui que j’avais choisi avant chaque voyage [… »
Il manque « correspondre » avec une jeune femme, mais reviennent les araignées de la crampe dans le puits de l’estomac...

Été
Un cheval surgit dans la nuit, perturbant « les multiples infimes délicates cérémonies conventionnelles du couple ».

Là mais où, comment
Le scripteur nous explique comme il rêve de son ami Paco, mort il y a trente et un ans, mais même de jour le revoit près de mourir, « d’une mort indéfiniment remise ».

Lieu nommé Kindberg
Rencontre d’une auto-stoppeuse : ce qui arrive selon qu’on part plus ou moins tôt…

Les phases de Severo
Veillée funèbre autour de Severo agonisant, avec ses phases des sueurs, puis des sauts, des papillons, des numéros, des montres et du sommeil final.

Cou de petit chat noir
De nouveau le métro parisien, où cette fois des mains gantées se rencontrent, et jouent sans qu’on y puisse rien, indépendamment, comme étrangères aux personnes. (Le thème de la rencontre, souvent ratée ou fugace, entre le narrateur et une femme dans la foule est récurrent chez Cortázar).

Un recueil idoine pour apprécier les longues phrases caractéristiques, à la fois pressées et soigneusement construites, de celui qui demeure un grand novateur dans l’écriture.

\Mots-clés : #nouvelle

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Message par Bédoulène Dim 20 Déc - 15:22

merci Tristram ! j'ai Cortazar une fois !

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Message par Bédoulène Dim 20 Déc - 15:24

merci Tristram, j'ai dans ma pal papier "Nous l'aimons tant, Glenda" et je crois que je l'ai lu (?)

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Message par Tristram Mer 14 Avr - 14:06

Un certain Lucas

fantastique - Julio Cortázar - Page 3 Un_cer10

Recueil de textes brefs, la plupart tournant autour d’un certain Lucas : absurde, fantastique, humour, poésie, rêve (et même cauchemar), questionnement métaphysique, invention (y compris de mots), autobiographie aussi sans doute ; Cronopes et Fameux vient à l’esprit, sans être surpassé. J’ai surtout pensé à Un certain Plume, de Michaux, qui pourrait être un modèle, et en tout cas participe du même esprit.

\Mots-clés : #absurde #fantastique #nouvelle

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Message par Tristram Mer 6 Avr - 12:51

Tous les feux le feu

fantastique - Julio Cortázar - Page 3 Tous_l10

La première nouvelle, L'autoroute du Sud, est excellente. Un embouteillage gigantesque bloque cette autoroute peu après Fontainebleau un dimanche après-midi, et il durera plusieurs jours, plusieurs saisons même puisqu’après la canicule les automobilistes connaîtront la neige. Identifiés par leurs véhicules respectifs, plusieurs conducteurs et passagers se trouvent réunis et subsistent ensemble. Issus de différents milieux, ils forment peu à peu une communauté en rapport avec les groupes voisins, s’organisent autour d’un chef naturel, cherchent eau et nourriture, s’entraident, certains s’aiment, ou meurent. De cette expérience casuelle et incongrue, inepte et rageante, de voitures faites pour rouler et qui sont immobilisées sans recours, Cortázar bâtit une histoire convaincante, qui fait parfois sourire, et en dégage toute l’absurdité.
Incipit :
« Au début, la jeune fille de la Dauphine aurait bien voulu compter les heures, mais l’ingénieur de la 404 n’en voyait pas l’intérêt. »
La santé des malades raconte comment, dans une famille de Buenos Aires, pour la protéger on cache à la maman malade la mort de son fils, puis celle de sa sœur, dans une comédie savamment ourdie qui bientôt ne la convainc plus vraiment.

Réunion : débarquement guérillero dans la souffrance, avec che.

Mademoiselle Cora : c’est la jeune infirmière qui s’occupe d’un plus jeune garçon encore, fort materné et pudique, qui va être opéré de l’appendicite. Toute la narration est constituée de flux de conscience enchaînés, pensées intimes ou formulées, sans que soient toujours séparés les personnages, et sans que jamais le lecteur ne doute duquel il s’agit. Au début l’infirmière est détachée, d’ailleurs elle couche avec le chirurgien ; mais l’opération se passe mal, et elle s’attache de plus en plus à son patient. Ce texte est de nouveau une admirable réussite.
« Il doit croire que je suis sa mère, ils croient tous ça, c’est monotone à la fin. »

« Non, écoute, Maria-Luisa peut entrer, non pas ici, Martial. Naturellement, monsieur n’en fait qu’à sa tête, je t’ai déjà dit que je ne veux pas que tu m’embrasses quand je suis au travail, ce n’est pas bien. On dirait que nous n’avons pas toute la nuit devant nous, grand stupide. Allez, va-t’en. Va-t’en je te dis, ou je me fâche. Brute épaisse, idiot. Oui mon chéri, à tout à l’heure. Bien sûr que oui. À la folie. »
L'île à midi : un steward survole régulièrement une petite île grecque, et un jour il s’y rend. Il décide d’y demeurer, jusqu’à ce qu’à midi passe l’avion.

Directives pour John Howell : entré par hasard dans un théâtre londonien, il est absurdement contraint de jouer un rôle dans la pièce où une comédienne lui demande discrètement son secours ; il s’enfuit, faillissant – « C’est toujours la même chose ».

Tous les feux le feu : deux histoires intimement croisées, le cruel proconsul faisant mourir au combat le gladiateur qui a reçu un sourire de sa femme, l’amante remplacée par une cruelle qui lui annonce elle-même son éviction, une sorte de décompte sur la ligne téléphonique, une fin commune dans l’incendie.

L'autre ciel : le narrateur est partagé entre son existence familiale et professionnelle de courtier en Bourse rangé, et ses promenades dans le passage Güemès du Buenos Aires de son adolescence et la galerie Vivienne de Paris où il fréquente amicalement Josiane, une prostituée − son « ciel de stuc et de guirlandes » « retrouvé ». Un mystérieux tueur, Laurent, un énigmatique « Sud-Américain » hantent les lieux ; le personnage principal tente vainement de combiner ces deux parts de sa vie.
« …] je fus envahi par quelque chose qui était comme un abandon, le sentiment indéfinissable que les choses n’auraient pas dû se passer ainsi, que quelque chose en moi était en train de menacer le monde des galeries et des passages, ou pis encore, que mon bonheur en ce monde avait été un prélude trompeur, un piège fleuri, comme si l’une des frises de plâtre m’avait tendu une guirlande de fleurs fausses (et j’avais déjà pensé cette nuit que les événements se tressaient comme les fleurs d’une guirlande) [… »
De nouveau un texte fort habilement ourdi, par un magistral écrivain des univers entremêlés.

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Message par animal Mer 6 Avr - 19:56

Pourquoi pas !

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Message par Bédoulène Mer 6 Avr - 20:00

merci Tristram, je note !

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Message par Tristram Mer 6 Avr - 20:09

Pour lire tous azimuts, il me semble que c'est de la bonne qualité ; maintenant, les goûts personnels restant ce qu'ils sont...

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