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Louise Erdrich

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Message par Invité Lun 9 Mar - 21:10

Ce qui a dévoré nos coeurs

psychologique - Louise Erdrich - Page 2 Louise10

Désormais affronter la beauté, être petit en elle, respirer bouffée après bouffée d'un air si doux, engendrait parfois sa propre forme de panique. A laquelle, après un certain temps, il donna un nom, la culpabilité.

C'est un tambour, objet rituel indien, qui est l'élément principal de ce récit.
Faye et sa mère, Elsie, ont pour métier de réaliser des inventaires lors des décès, des successions, des déménagements pour établir une liste des biens susceptibles d'être vendus ou encore rescencer ceux qui pourraient avoir une certaine valeur financière.
Elsie est une indienne née sur la réserve, obligée, lorsqu'elle était enfant,  d'aller dans un pensionnat religieux où il lui était interdit de parler sa langue de naissance ou de garder sa culture d'origine. Aussi, Faye est-elle littéralement envouûtée lorsqu'elle découvre le tambour lors d'une de ses visites chez un récent défunt : elle le subtilise et en compagnie de sa mère, retourne à la réserve pour faire parler les anciens au sujet de cet objet.
C'est donc cette quête et l'histoire de ce tambour que ce roman raconte : pourquoi a-t-il été fabriqué ? Par qui ? A quels rites est-il voué ? Quels sont ses éventuels pouvoirs ?
Objet vénéré au siècle précédent, rédempteur du destin d'un homme, respecté pour ses pouvoirs, faisant se rejoindre deux époques et une même culture d'une même nation indienne qui ne cesse de se battre contre la pauvreté, la solitude, la perte, la mort : Et si le rythme de ce tambour était le battement des coeurs de ceux qui souffrent ?

La vie te brisera. Personne ne peut t'en protéger, et vivre seule n'y réussira pas davantage, car la solitude, et son attente, te brisera aussi. Tu dois aimer. Tu dois ressentir. C'est la raison pour laquelle tu es sur cette terre. Tu es ici pour mettre ton coeur en danger. Tu es ici pour être engloutie.


Mots-clés : #amérindiens #mort #traditions

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Message par bix_229 Lun 9 Mar - 21:48

Belle citation ! Merci, Janis ! Tu donnes envie de lire ce livre !


Dernière édition par bix_229 le Mar 10 Mar - 13:03, édité 1 fois
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Message par Quasimodo Mar 10 Mar - 10:06

Ça me semble idéal pour commencer avec cette autrice dont j'entends parler depuis trop longtemps !
Merci pour ton commentaire janis, je tâcherai de le trouver. Wink
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Message par Bédoulène Mar 10 Mar - 10:13

merci Janis, c'est bien tentant (trop tentant ; si je pouvais acheter du temps !)

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Message par simla Mer 11 Mar - 5:10

psychologique - Louise Erdrich - Page 2 Index15

Le jeu des ombres

"Quand Irène America découvre que son mari, Gil, lit son journal intime, elle en commence un autre qu'elle met en lieu sûr. C'est dans ce nouveau carnet qu'elle livre sa vérité sur son mariage et sur sa vie tandis qu'elle utilise l'ancien pour se venger de son mari et s'amuser à ses dépens."

Une guerre psychologique s'ouvre dans un couple amour/haine....une famille de trois enfants, dont les parents sont Irène le modèle favori de Gil, le mari et peintre renommé...une personnalité trouble....sujet aux accès de violences....tous deux d'origine amérindienne....avec un passé familial pas simple....

C'est un bon roman, bien construit, comme un thriller.... on s'attend toujours au pire.....la tension monte au fil des chapitres....la narration est extrêmement bien maîtrisée......

Peut-on à force de voyeurisme et de représentation d'un être humain....le déstabiliser ....comme les indiens qui pensaient qu'on volait leur âme en les peignant ou en les photographiant ? Le déposséder de son identité en quelque sorte.... ???

( Georges Catlin est  un artiste-peintre américain spécialisé dans la représentation des Indiens d'Amérique ainsi que de leurs us et coutumes.
1796-1872)

Extrait :

Aux Etats-Unis, le travail de George Catlin ne plaisait pas, il fit donc emballer et embarquer toute sa collection sur un navire à destination de Londres, où il exposerait et donnerait des conférences. Il laissa sa famille à grand regret, mais emporta un curieux trésor. A bord, une cage contenait deux grizzlis qu'il avait capturés quand ils étaient, selon ses propres termes, 'pas plus gros que mon pied". Les oursons étaient maintenant presque adultes. Catlin avait l'intention de les exposer, eux aussi.

Les deux grizzlis, dont le rayon d'action habituel couvre des centaines de kilomètres et qui comptent certainement parmi les créatures les plus puissantes au monde, étaient enfermés, sur le pont supérieur d'un bateau à voiles, dans une cage en fer de la taille d'une petite chambre à coucher..........Si les ours n'étaient pas devenus fous avant d'avoir pris la mer, le voyage leur fit certainement perdre la raison.......... Ce fut encore pire pour les ours, une fois arrivés à Londres, où ils se retrouvèrent entourés à tous moments par une foule qui les bombardait de cailloux pour les entendre brailler et gronder................. Enfin, sans grand discernement, il notait "qu'en raison des foules qui les entouraient sans cesse et pour lesquelles ils avaient la plus grande aversion, ils semblèrent dépérir chaque jour, jusqu'à ce que l'un meure d'extrême dégoût...et l'autre, souffrant de symptômes semblables, ajoutés peut-être à la solitude et au désespoir, quelques mois plus tard."

Irène avait écrit sur des fiches ses réflexions concernant cet épisode. les ours étaient morts de dégoût d'avoir été regardés sans cesse; Plus elle y songeait, plus une telle mort était logique. Elle paraissait légitime. Les gens semblaient avoir oublié combien il est affreux d'être regardé ; puis elle commença à s'imaginer qu'en livrant ainsi son image, à force d'être regardée, sans relâche, en quelque sorte elle se tuait de dégoût......"

Les deux principaux personnages, Irène et Gil, montrent leur côté sombre au fil des pages....leurs enfants complètement aspirés par leurs personnalités rayonnantes et destructrices à la fois....

Bref, pas très gai, mais qui m'a impressionnée.....en bien évidemment.


Mots-clés : #famille #psychologique
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Message par Bédoulène Mer 11 Mar - 7:33

merci Simla !

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Message par Tristram Ven 29 Jan - 13:17

La Chorale des maîtres bouchers

psychologique - Louise Erdrich - Page 2 La_cho11

À la fin de la Première Guerre mondiale, le jeune Fidelis Waldvogel rentre du front et rencontre Eva, la fiancée enceinte de son ami mort au combat, et l’épouse. Puis, quittant l’Allemagne défaite, il part en Amérique, avec une valise de saucisses fumées pour payer le voyage (et ses couteaux de boucherie) jusqu’à Argus, Dakota du Nord, où Eva et Frank le rejoindront. Ils rencontreront ensuite Cyprian Lazarre l’équilibriste et sa partenaire Delphine, Roy le père ivrogne de cette dernière, et son amie d’enfance Clarisse l’embaumeuse. Les protagonistes hauts en couleur sont souvent remarquables, comme Un-Pas-Et-Demi la chiffonnière, mais « Tante » est caricaturale.  
Au début, Fidelis paraît être le personnage principal (qui sera plutôt Delphine), et semble trop parfait :
« Avant de le rencontrer, elle sentit sa présence, tel un afflux de courant électrique dans l’air lorsque les nuages sont bas et que la foudre passe en bondissant sur la terre. Puis elle sentit une pesanteur. Un champ de gravité lui traversa le corps. Elle essayait de se lever, de chasser cette sensation, lorsqu’il remplit brusquement tout l’encadrement de la porte. Puis il entra et remplit toute la pièce.
Ce n’était pas sa taille. Il n’était pas extraordinairement grand, ni large. Mais de lui émanait une puissance, comme s’il contenait un homme plus grand tassé à l’intérieur. Ou était-ce, pourquoi pas, qu’il était bourré de hurlements d’animaux ? C’était peut-être ses épaules musclées, ou son silence attentif. »
C’est un roman à la fois classique et original sur le rêve américain, relevé de quelques scènes épouvantables et surtout de bizarreries dont on ne sait si elles sont des maladresses dues à la traduction :
« …] il devait abattre une truie primée appartenant aux Mecklenberg, et la décréer en côtelettes, filet, jambons, jarrets, pieds en saumure, lard maigre, bacon et saucisses. »

« D’un coup de talon, il referma avec soin la porte derrière eux, puis déposa Delphine sur le couvre-lit jaune d’or, froid et glissant. »
Il y a une évidente part d’inspiration puisée par Erdrich dans son vécu (mari allemand, etc.), et la Seconde Guerre mondiale sera un dilemme pour les États-Uniens d’origine allemande ; le livre critique par moments la société états-unienne.
« Une réclame pour du chewing-gum laissant entendre qu’une tablette dans chaque lettre combattrait la solitude, et aviverait même les facultés d’observation des troupes. "Voilà comment nous sommes dans ce pays, cria-t-elle. La destruction est une façon de vendre du chewing-gum !" »
Les odeurs (pas forcément agréables) sont prégnantes.
« Elle sentait les érables, les pins, le suintement de la rivière plutôt que l’odeur crue, primitive et caverneuse des bœufs que l’on ouvre. »
Certaines observations psychologiques me paraissent douteuses :
« Par contraste, Clarisse réservait sa précision à son métier et négligeait sa maison, tenait les lieux dans un état de désordre féminin. »
Erdrich a une sensibilité particulière, qui occasionne de beaux passages.
« En entrant dans la cuisine d’Eva, quelque chose de profond arriva à Delphine. Elle ressentit une fabuleuse expansion de son être. Prise de vertige, elle eut l’impression d’une chute en vrille et puis d’un silence, à la façon d’un oiseau qui se pose. »
On peut s’interroger sur une influence amérindienne de sa perception du monde.
« Si je meurs, ne soyez pas trop tristes, leur recommanda-t-elle, la mort n’est qu’une partie de choses plus vastes que ce que nous pouvons imaginer. Nos cerveaux entament simplement ce qui est grand, pour apprendre comment faire des choses telles que voler. Et après ? Vous verrez, et vous verrez que votre mère fait partie du plan d’ensemble. Et je serai toujours composée de choses, et les choses seront toujours composées de moi. Rien ne peut se débarrasser de moi parce que je suis déjà contenue dans le motif. »
Mais j’ai regretté une certaine outrance, et une sorte de manque de cohérence dans l’ensemble.
Il me semble que l’œuvre de Louise Erdrich s’apparente à celle de Joyce Carol Oates (mais je n’ai pas assez lu celle-ci pour être affirmatif), ou plus largement à Jean-Christophe Grangé et consorts (même remarque).

\Mots-clés : #famille #immigration #viequotidienne #xixesiecle

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Message par animal Ven 29 Jan - 18:29

cadeau :

he was to kill a prize sow belonging to the Mecklenbergs and de-create her into rib chops, tenderloin, hams, hocks, pickled feet, fatback, bacon, and sausages.

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Message par Tristram Ven 29 Jan - 18:37

Oui, mot à mot ; je ne sais pas si "de-create" est aussi employé aux USA que "décréer" en français. En tout cas, au mieux c'est original comme concept.

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Message par simla Sam 30 Jan - 0:44

Non Tristram...je ne pense pas que le style et les thèmes de Louise Erdrich dans ses romans (la plupart excellents) s'apparente de près ou de loin à la génialissime J.C.Oates au style inimitable, aux sujets divers et variés (alors que le thème récurrent de Louise Erdrich est celui des indiens..du moins en toile de fond) ...J.C.Oates est tout simplement éblouissante....incroyable, admirable, étonnante....en un mot : exceptionnelle Laughing Laughing


Dernière édition par simla le Sam 30 Jan - 22:46, édité 1 fois
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Message par Tristram Sam 30 Jan - 1:03

Bon, je vais reprendre ma copie (lecture de JCO)...

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Message par Bédoulène Sam 30 Jan - 14:59

mais ne pas écarter Erdrich tout de même !

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Message par simla Sam 30 Jan - 22:50

Non bien sûr Bédoulène, Louise Erdrich est excellente aussi..mais dans un genre différent....quoique ses romans tous axés sur les indiens me saoulent un peu parfois.... mais c'est une grande auteure aussi évidemment.... Smile
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Message par Bédoulène Dim 31 Jan - 10:01

les indiens ont justement besoin que l'on les défende et se souvienne !

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