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Jardins littéraires

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Message par bix_229 Sam 13 Juil - 18:08

Le jardin perdu de Geoffrey Firmin, le héros de Au dessous du volcan est définitivement perdu pour lui.
Dans sa préface, Maurice Nadeau écrit :

Au centre du tourbillon, dans cette zone de calme où l'air parait raréfié parce qu'il est aspiré de tous côtés, se tient le Consul, Geoffrey Firmin.
Il souffre, il délire, il cherche à se fuir, il appelle au secours. Sans nul doute, il expie une faute mystérieusedont il n'est peut-être pas responsable mais qu'il lui faudra assumer jusqu'en ses ultimes conséquences, jusqu'au châtiment.
Quand l'ange exterminateur enfin se présente, sous l'aspect sordide d'un policier d'occasion, dans une nuit trouée d'éclairs, à la porte d'une "cantina" où la débauche tient compagnie à l'abjection, alors vient le pardon.
Geoffrey Fermin meurt réconcilié avec lui-même et avec le monde.

Il est inutile d’être d'accord ou non avec les interprétations multiples qui foisonnent à propos du livre et de son héros tragique.
Mais tellement humain.
Ne cherchons nous pas en vain nous aussi le jardin perdu de l'enfance ?
Ne nous demandons pas pourquoi et comment nous vivons et souffrons et quelle faute expions-nous, condamnés à mort dès la naissance, - le sachant - et voués malgré tout à continuer, malgré tout ?
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Message par bix_229 Dim 14 Juil - 16:29

Jean Loup Tressard a consacré son oeuvre à la terre, aux terroirs, à leur évolution. Au plaisir de parler de ce qu'il aimait a succédé la dénonciation de ceux qui ont transformé l'agriculture en agro-pollution meurtrière et en désastre écologique.
Dans on dernier livre, Verdure, il étudie les étapes et les raisons de ce désastre.

Après avoir décrit sa campagne au fil de nombreux récits, Jean-Loup Trassard, à partir des années 1970, s’est inquiété, en plein remembrement administratif, de la destruction du bocage construit par des siècles d’agriculture. C’est donc une défense des ruisseaux, des arbres et des haies qui est proposée ici avec des textes publiés sur une quarantaine d’années dans diverses publications (du journal municipal au magazine national). Au fil du temps, ses préoccupations environnementales (comme il ne dit pas) vont se colorer d’une colère non dissimulée : qu’il n’y ait plus de grenouilles dans l’eau, ni d’oiseaux dans les arbres n’empêche aucun d’entre nous de vaquer à ses occupations… Continuons donc à tuer ces vies inutiles et à peler la Terre comme si elle n’était après tout qu’une pomme !
Le Temps qu'il fait éd.

Mais son oeuvre est aussi un témoignage d'un temps pas si ancien, qu'il a connu et dont il a suivi les étapes au fil des années.



Jardins littéraires - Page 4 Taupie10

Conversation avec la taupier. - Le temps qu'il fait



Le taupier louait ses services dans les fermes et travaillait entre le ciel d’hiver et la terre souvent boueuse à délivrer des taupes le terrain agricole. Jean-Loup Trassard a longuement interrogé celui qu’il connaissait depuis l’enfance.
Ce solitaire, tant démuni, est plus misérable sans doute qu’un domestique agricole mais plus libre. Pourtant, la bouche pleine d’un silence terreux, il s’empêche de dire à table ce qu’il a vu dans la campagne. Il ne peut parler que du temps, des péripéties du métier.
Au récit que fait l’homme de son existence, de ses moyens pour prendre les taupes, de sa quotidienne pensée pour les deviner en leurs galeries (est-ce avec les taupes encore qu’il joue aux cartes le soir ?), l’auteur noue ses propres images. Surgissent alors, furtifs, cernés de haies touffues, quelques caractères paysans, des éclats de voix saisis à travers le bois épais des portes, l’austère vie des fermes, inchangée depuis des temps immémoriaux, désormais presque disparue.
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Message par bix_229 Mer 17 Juil - 17:12

Jardins littéraires - Page 4 Morant11
L'Ile d'Arturo : Elsa Morante

L’Île d’Arturo d'Elsa Morante est une histoire d’amours et l’histoire d’un amour. L’amour d’Arturo pour son île. Sauvage et ensorceleuse, l’île retient ses habitants dans les mailles de ses charmes et sortilèges. Ses plages sablonneuses et désertes, ses eaux poissonneuses, ses criques secrètes, ses sentiers de chèvres, escarpés et caillouteux, sont autant de mirages pour le jeune Arturo qui grandit solitaire sur cette terre lumineuse, et néanmoins emplie de mystères. Cette terre, c’est Procida, dans la baie de Naples, avec, tout en bas, dans l’abri de sa conque, son petit port de pêcheurs. Et ses navettes quotidiennes pour assurer la liaison avec Naples. Et en haut, perché sur la dernière cime de ses à-pics volcaniques, une forteresse imprenable, les remparts inquiétants d’un pénitencier.
C’est dans cet univers que grandit Arturo. En totale empathie avec la constellation dont il se croit, longtemps, l’étoile la plus véloce et la plus irradiante. Les liens qui unissent Arturo enfant à son île, à ses rivages, au rythme de ses saisons, à ses haleines chaudes, à ses impétuosités, est un lien viscéral, indéfectible, indissoluble. Le lien qui unit un fils à sa mère, le seul lien profond qui relie l’enfant à la vie. Car Arturo a perdu sa mère au moment de sa naissance et c’est Procida, l’île au nom de magicienne, qui se substitue dans les limbes flous de l’imagination d’Arturo à l’image trouble de la défunte. Quant au père d’Arturo, Wilhelm Gerace, c’est un homme cynique et fantasque, que l’imagination bouillonnante et chevaleresque de l’enfant a érigé en héros. Peu soucieux du sort de son fils, le trouble aventurier s’éclipse pour de longues semaines de la Maison des « guaglioni* », sa demeure ancestrale. Le père, ardemment désiré, ardemment attendu, ardemment aimé et haï, possède seul le privilège d’aller et venir de l’île au continent et du continent à Procida, de s’absenter et de ressurgir à sa guise. Unique cordon ombilical fantaisiste et tenace que l’enfant, soudain devenu grand, se décidera à couper. Au prix de terribles souffrances et de cruelles et douloureuses désillusions.Profondément ancré dans les grands mythes de la Méditerranée, L’Île d’Arturo est un roman cosmique où terre, ciel et mer se marient en de subtiles et harmonieuses combinaisons. Qui offrent à Arturo l’illusion, longtemps préservée, d’un paradis des origines. Un paradis de l’enfance qui s’étire dans la durée et dans des rituels apparemment immuables, à valeur d’éternité. Mais il en est de Procida comme de tant d’autres terres paradisiaques. De violentes transformations viennent égratigner, contrarier, détruire les rêves d’Arturo. Qui s’effritent et se brisent les uns après les autres, mis à mal par l’intrusion de personnages satellites qui greffent leurs histoires et leurs sensibilités sur celles d’Arturo. Arturo n’est plus le centre de l’espace mythique et inviolé qui était le sien jusqu’alors. Destitué, rejeté, exclu du monde incompréhensible des adultes et de leurs intraduisibles affects, il ne reste plus à l’adolescent qu’à partir. À se séparer de sa terre maternelle. Désormais cruellement hostile.

Terre des femmes

L'Ile d'Arturo, c'est aussi  l'ile de Procida, proche de Capri et d'Ischia.
Je n'ai pas souvenir qu'il soit question d'un jardin.
Mais l'enfance d'Arturo est un état de grace, un paradis provisoire qui
est aussi un jardin.
Et ce jardin, il suffit de l'imaginer et de l'inventer à son gout. Et c'est ce que
j'ai fait.
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Message par bix_229 Mar 23 Juil - 21:19


Charles Trenet aussi parlait aussi jardin. Enfin il le chantait.
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Message par bix_229 Mer 28 Aoû - 17:57

On continue avec les jardins littéraires.

Jardins littéraires - Page 4 Eloge-10

"Et si on s’inspirait des « chercheurs en vie alternative » de Notre-Dame-des-Landes ? Aux côtés d’une dizaine d’intellectuels, Virginie Despentes raconte ce qu’elle doit à la ZAD, elle qui ne s’y est jamais rendue et qui, malgré sa vie urbaine, se sent « concernée » par « le travail de recherche des zadistes ». Parce que ces néo-artisans-paysans défendent « une zone lexicale », pour que certains mots (résistance, utopie, aventure collective…) « fassent encore partie de nos imaginaires ». Parce qu’ils ont démontré qu’on pouvait habiter le territoire sans l’abîmer et y ont inventé un formidable terrain d’expérimentation à ciel ouvert. Et c’est sans doute ce qui a effrayé l’Etat, tant en France l’expérimentation reste un point aveugle de l’action publique. En attendant, même si, regrette l’afroféministe Amandine Gay, l’écologie demeure trop « blanche », des ZAD continuent à éclore. Et les précieuses et « non rentables » mauvaises herbes, à prospérer."  Télérama

Les textes ne sont pas littéraires, mais ceux qui les ont écrits sont des écrivains. B
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Message par bix_229 Dim 1 Sep - 16:02

Tom Leo nous fait connaitre un nouveau jardin littéraire prometteur.

Jardins littéraires - Page 4 Bertin10
Charles Bertin
La Petite dame dans son jardin de Bruges
 Actes Sud
 
"Charles Bertin, qui est né en 1919, a rêvé de sa grand-mère, morte depuis un demi-siècle. Au matin, ce rêve lui est apparu comme le signe qu'il fallait sans délai rendre visite à la petite dame en son jardin de Bruges.

Dans la manière d'un tissage aux laines délicates se compose alors, au fil du voyage, un portrait d'une tendresse si sensible et d'une véracité si évidente que nul ne saurait lire ces pages sans aller aussitôt à ses propres souvenirs, ni sans ressentir, à l'exemple de Charles Bertin, l'effroi de revoir si bien sans jamais pouvoir franchir le glacis qu'impose la mort."

Actes Sud
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