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Yves Bonnefoy

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Message par Aventin le Dim 1 Déc - 7:04

Yves Bonnefoy
Né à Tours le 24 juin 1923, décédé à Paris le 1er juillet 2016.

Yves Bonnefoy Bonnef11

Biographie:

Né de parents originaires du Lot et de l’Aveyron, un père ouvrier monteur aux ateliers de chemins de fer, et une mère institutrice. Après des études de mathématiques dans les classes préparatoires du lycée Descartes de Tours et à l’Université de Poitiers, il s'installe en 1943 à Paris afin de se consacrer à la poésie, la philosophie et l'histoire de l'art.
Il étudie alors [la philosophie et l’histoire des sciences] à la Sorbonne, auprès de Jean Wahl et de Gaston Bachelard. Malgré une période de proximité avec le surréalisme, il s’en éloigne vite, refusant en 1947 de signer le manifeste de l’Exposition internationale du surréalisme.
Dans les années cinquante il effectue, grâce à des bourses, divers voyages en Italie – ce qui l’amène ensuite à suivre le séminaire d’André Chastel à l’École pratique des Hautes Études. Puis il est durant trois années attaché de recherches au CNRS, menant une étude de la méthodologie critique aux États-Unis.

La vie d'Yves Bonnefoy est marquée par son enfance à Tours, ponctuée par ses vacances: c'est à Toirac qu'il les passe, dans la maison de ses grands-parents maternels. Pour lui, cet endroit est un exil, 'le vrai lieu'.
Mais la mort de son père en 1936 bouleverse sa vie. Alors âgé de treize ans, il se lance à fond dans les études et ne retourne plus à Toirac.
Le surréalisme le séduit alors, et lui sert d'évasion, mais il s'en détache en 1947.
Parallèlement, Yves Bonnefoy travaille également sur des traductions, notamment de Shakespeare. Depuis 1960, il est régulièrement convié par les universités françaises et étrangères.
En 1981 il est nommé à la chaire d'Études comparées de la fonction poétique au Collège de France où il enseigne jusqu'en 1993.
Outre de nombreuses réflexions philosophiques, Yves Bonnefoy est une figure majeure de la poésie contemporaine française.

En 1946, Yves Bonnefoy crée la revue surréaliste La Révolution la Nuit, dans laquelle il publie un fragment de l'un de ses poèmes, Le Coeur-Espace. Entre 1966 et 1972, il fut le co-rédacteur de la revue L'Éphémère.

C'est en 1953 qu'Yves Bonnefoy publie son premier recueil de poèmes, intitulé Du mouvement et de l'immobilité de Douve. Le poète continuera de publier ses poésies jusqu'en 2010.

En 1955, avec le scénariste Roger Livet, il réalise un court métrage, Royaumes de ce monde, au sujet de l'annonciation dans la peinture. Ce film remportera le grand prix des premières journées internationales du court-métrage.

L'œuvre de Bonnefoy fut récompensée de multiples prix : le prix des critiques en 1971, le grand prix de poésie de l'Académie française en 1981, le prix Kafka en 2007, et bien d'autres.

Source: wikipoèmes.com

Bibliographie:

Poésie & récits:

Traité du pianiste (1946)
Anti-Platon (1947)
Du mouvement et de l'immobilité de Douve (1953)
Hier régnant désert (1958)
Pierre écrite (1958), avec Raoul Ubac
Pierre écrite (1965), différent du précédent8
L'Arrière-pays (1972)
Dans le leurre du seuil (1975)
Rue Traversière (1977)
Poèmes (1947–1975) (1978)
Là où retombe la flèche (1986)
Ce qui fut sans lumière (1987)
Récits en rêve (1987)
La Vie errante, suivi de Une autre époque de l'écriture (1993)
Début et fin de la neige (1995)
L'Encore Aveugle (1997)
La Pluie d'été (1999)
Le Théâtre des enfants (2001)
Le Cœur-espace (2001)
Les Planches courbes (2001)
Traité du pianiste et autres écrits anciens (2008)
Le Grand Espace (2007)
Aller, aller encore (2008)
La Longue Chaîne de l'ancre (2008)
Deux scènes et notes conjointes (2009)
Raturer outre (2010)
L'Heure présente (2011)
Chemins ouvrant9, avec Gérard Titus-Carmel, Éditions L'Atelier contemporain (2014)
Ensemble encore suivi de Perambulans in noctem (2016)
L'Écharpe rouge (2016)



Essais:

Peintures murales de la France gothique (1954)
L'Improbable (1959)
Arthur Rimbaud (1961)
La Seconde Simplicité (1961)
Un rêve fait à Mantoue (1967)
Rome, 1630 : l'horizon du premier baroque (1970), prix des Critiques 1971
L'Ordalie (1975)
Le Nuage rouge (1977)
Trois remarques sur la couleur (1977)
L'Improbable, suivi de Un rêve fait à Mantoue (1980)
Entretiens sur la poésie (1980) ; augmenté : Entretiens sur la poésie (1972-1990) (1990)
La Présence et l'Image (leçon inaugurale au Collège de France) (1983)
La Vérité de parole (1988)
Sur un sculpteur et des peintres (1989)
Alberto Giacometti, biographie d'une œuvre (1991)
Alechinsky, les Traversées (1992)
Remarques sur le dessin (1993)
Palézieux (1994), avec Florian Rodari
Dessin, Couleur et Lumière (1995)
La Journée d'Alexandre Hollan (1995)
Théâtre et Poésie : Shakespeare et Yeats (1998)
Lieux et Destins de l'image (1999)
La Communauté des traducteurs (2000)
Baudelaire : la tentation de l’oubli (2000)
L'Enseignement et l'Exemple de Leopardi (2001)
Breton à l'avant de soi (2001)
Poésie et Architecture (2001)
Sous l'horizon du langage (2002)
Remarques sur le regard (2002)
Des oiseaux et des mots, en introduction à Compagnies, de Stéphane Crémer (2003)
La Hantise du ptyx (2003)
Le Poète et « le flot mouvant des multitudes » (2003)
Le Nom du roi d'Asiné (2003) Commentaire du poème de Georges Séféris
L'Arbre au-delà des images, Alexandre Hollan (2003)
Goya, Baudelaire et la Poésie, entretien avec Jean Starobinski (2004)
Feuillées, avec Gérard Titus-Carmel (2004)
Le Sommeil de personne (2004)
Shakespeare & the French Poet, Chicago, University of Chicago Press 2004)
L'Imaginaire métaphysique (2006)
La Stratégie de l’énigme, (2006)
Goya, les peintures noires, Bordeaux, William Blake & Co, (2006)
Dans un débris de miroir, Galilée, (2006)
L’Alliance de la poésie et de la musique, (2007)
Ce qui alarma Paul Celan, Galilée (2007)
La Poésie à voix haute, La Ligne d'ombre (2007)
Le Grand Espace, Galilée (2008)
Notre besoin de Rimbaud, Seuil (2009)
La Communauté des critiques, Presses universitaires de Strasbourg, (2010)
Pensées d'étoffe ou d'argile, Coll. Carnets, L'Herne (2010)
Genève, 1993, Coll. Carnets, L'Herne (2010)
La Beauté dès le premier jour, Bordeaux, William Blake & Co (2010)
L'Inachevable, Entretiens sur la poésie, 1990-2010, Albin Michel (2010)
Le Lieu d'herbes, Galilée (2010)
Le Siècle où la parole a été victime, Mercure de France, (2010)
Sous le signe de Baudelaire, Gallimard, (2011)
Plusieurs raisons de peindre des arbres, avec Agnès Prévost, Éditions de Corlevour (2012)
Le Digamma, Galilée (2012)
Orlando furioso, guarito. De l'Arioste à Shakespeare, Mercure de France (2013)
L'Autre Langue à portée de voix, Le Seuil (2013)
Portraits aux trois crayons, Galilée (2013)
Le Graal sans la légende, Galilée (2013)
Le Siècle de Baudelaire, Seuil (2014)
L'Hésitation de Hamlet et la décision de Shakespeare, Seuil (2015)
La Poésie et la gnose, Galilée (2016)
Entretien avec Natacha Lafond et Mathieu Hilfiger, sur la question du livre, précédé de « Yves Bonnefoy ou la responsabilité poétique » par Pierre Dhainaut, Le Bateau Fantôme [archive], (2016)
Alexandre Hollan : Quelques réflexions 1985-2015, éditions L'Atelier contemporain, (2016).

(+ des traductions, catalogues d'exposition, articles, conférences, cours, etc...)

Source: wikipedia
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Message par Aventin le Dim 1 Déc - 7:11

Yves Bonnefoy 31n8v610

Dans le recueil Les planches courbes (2001), le poème éponyme:

Les planches courbes

L’homme était grand, très grand, qui se tenait sur la rive, près de la barque. La clarté de la lune était derrière lui, posée sur l’eau du fleuve. A un léger bruit l’enfant qui s’approchait, lui tout à fait silencieusement, comprenait que la barque bougeait, contre son appontement ou une pierre. Il tenait serrée dans sa main la petite pièce de cuivre.

"Bonjour, monsieur", dit-il d’une voix claire mais qui tremblait parce qu’il craignait d’attirer trop fort l’attention de l’homme, du géant, qui était là immobile. Mais le passeur, absent de soi comme il semblait l’être, l’avait déjà aperçu, sous les roseaux. "Bonjour, mon petit, répondit-il, qui es-tu ?

-Oh, je ne sais pas dit l’enfant.

- Comment, tu ne sais pas ? Est-ce que tu n’as pas de nom ?”

L'enfant essaya de comprendre ce que pouvait être un nom . "Je ne sais pas" dit-il à nouveau assez vite .

"Tu ne sais pas mais tu sais bien ce que tu entends quand on te fait signe , quand on t'appelle?

-On ne m'appelle pas .

-On ne t'appelle pas quand il faut rentrer à la maison , quand tu as joué dehors et que c'est l'heure pour ton repas , pour dormir ? N'as-tu pas un père ? Une mère ? Où est ta maison ? Dis-moi ."

Et l'enfant de se demander maintenant ce que c'est qu'un père , une mère ou une maison .

"Un père , dit-il , qu'est-ce que c'est ?"

Le passeur s'assit sur une pierre près de sa barque . Sa voix vint de moins loin dans la nuit . Mais il avait eu d'abord une sorte de petit rire .

"Un père ? Eh bien, celui qui te prend sur ses genoux quand tu pleures, et qui s’assied près de toi le soir lorsque tu as peur de t’endormir, pour te raconter une histoire. "

L'enfant ne répondit pas .

"Souvent , on n'a pas eu de père , c'est vrai , reprit le géant comme après quelque réflexion . Mais alors il y a ces jeunes et douces femmes , dit-on , qui allument le feu , qui vous assoient près de lui , qui vous chantent une chanson. et quand elles s'éloignent , c'est pour faire cuire des plats , on sent l'odeur de l'huile qui chauffe dans la marmite.

-Je ne me souviens pas de cela non plus ", dit l'enfant de sa légère voix cristalline . Il s'était approché du passeur qui maintenant se taisait ; il entendait sa respiration égale , lente . "Je dois passer le fleuve , dit-il , j'ai de quoi payer le passage ."

Le géant se pencha , le prit dans ses vastes mains , le plaça sur ses épaules , se redressa et descendit dans sa barque qui céda un peu sous son poids . "Allons , dit-il . Tiens toi bien fort à mon cou !" D'une main il retenait l'enfant par une jambe , de l'autre , il planta la perche dans l'eau . L'enfant se cramponna à son cou d'un mouvement brusque , avec un soupir . Le passeur put prendre alors la perche à deux mains , il la retira de la boue , la barque quitta la rive , le bruit de l'eau s'élargit sous les reflets , dans les ombres .

Et un instant après un doigt toucha son oreille . "Écoute , dit l'enfant, veux-tu être mon père ?" Mais il s'interrompit aussitôt la voix brisée par les larmes .

"Ton père ! Mais je ne suis que le passeur ! Je ne m'éloigne jamais d'un bord ou de l'autre du fleuve .

-Mais je resterais avec toi , au bord du fleuve.

-Pour être un père il faut avoir une maison, ne comprends-tu pas ? Je n'ai pas de maison , je vis dans les joncs de la rive .

-Je resterais si volontiers auprès de toi sur la rive .

-Non , dit le passeur , ce n'est pas possible . Et vois , d'ailleurs !"

Ce qu'il faut voir , c'est que la barque semble fléchir de plus en plus sous le poids de l'homme et de l'enfant , qui s'accroît à chaque seconde . Le passeur peine à la pousser en avant . L'eau arrive à hauteur du bord , elle le franchit , elle emplit la coque de ses courants , elle atteint le haut de ses grandes jambes qui sentent se dérober tout appui dans les planches courbes . L'esquif ne coule pas , cependant , c'est plutôt comme s'il se dissipait , dans la nuit , et l'homme nage maintenant , le petit garçon toujours agrippé à son cou . "N'aie pas peur, dit-il, le fleuve n'est pas si large, nous arriverons bientôt.

-Oh, s'il te plaît, sois mon père ! Sois ma maison !

- Il faut oublier tout cela, répond le géant, à voix basse. Il faut oublier ces mots. Il faut oublier les mots."

Il a repris dans sa main la petite jambe, qui est immense déjà, et de son bras libre il nage dans cet espace sans fin de courants qui s'entrechoquent, d'abîmes qui s'entrouvrent, d'étoiles.


Dit par l'auteur lui-même:


______________________________________________________________________________________________________________________________________________________________

Texte faiblement chargé en prosodie, on peut l'estimer à peu près dépourvu d'apprêts, d'enjolivements.
Est-il, néanmoins, constitutif de poésie ?
Question d'archivage, de classement, de définition stricte ou plus relâchée, mais aussi de point de vue, sans doute.

Bien que situé vers la fin de recueil, il en a un rôle pivot. Nous avons là un rappel au père, dans ces espèces de limbes mi-imaginaires ou rêvées (sans surréalité), mais à expression concrète: le père, la ou les pierre(s) -on peut y voir le pondéreux-, l'eau sont omniprésents dans ce recueil.

À l'entame, l'enfant est-il mort ?
Oui, certainement, si l'on se remémore l'obole (une pièce de cuivre, en général, comme ici) que plaçaient les Anciens grecs sous la langue des défunts, afin qu'ils acquittassent le trajet de la traversée du Styx auprès de Charon, le passeur, en quelque sorte le taxi d'Hadès.
Oui, certainement encore, par ce qu'on peut extrapoler de l'indication amnésique (pas de nom, pas de père, pas de mère), suggérant que le temps de la vie terrestre est révolu.

Mais: Il y a refus de l'enfant, qui veut au fond rester là, dans l'entre-deux, sur les berges de la mort et de la vie. Et qui formule une demande considérable, qui ne paraît pas spontanée, mais calculée, et qui est de l'ordre de la paternité adoptive auprès du géant passeur.  

Vu sous un autre angle, mais non, l'enfant est en vie. Sinon le géant n'aurait guère été surpris qu'il ne se remémore ni son nom, ni son père, ni sa mère. Il ne l'aurait guère questionné, ni marqué la moindre surprise, s'il avait été le passeur menant de la rive de la vie à la rive de la mort.  

Si nous ne sommes pas sur les rives de la mort, avec le passeur qui y mène (littéralement: au bord du tré-pas), comment ne pas songer alors à l'histoire de saint Christophe ?

La Tradition nous dit qu'il s'agissait d'un géant vivant en Asie Mineure aux alentours des années 250. Il s'était établi passeur d'une rivière. Il transporta un jour un enfant qui, au fur et à mesure de la traversée, devint de plus en plus lourd, au point qu'il ne pouvait plus le porter. L'enfant lui dit alors qu'il était le Christ portant le poids du monde.

Sauf que l'enfant-Christ, en quelque sorte chargé de mission céleste et portant le poids du monde, n'eût pas été désemparé, sa piécette à la main, à demander au passeur d'être, dorénavant, son père de substitution.

Le pondus in mundo, disais-je ?
Mais alors ne peut-on voir dans cet équipage enfant + géant s'enfonçant, comme terrassés, le Titan Atlas, condamné par les dieux de l'Olympe à porter le poids du monde après la défaite des siens ?  
Mais non, Atlas est posé sur du stable, il n'a pas les pieds sur un esquif empli d'eau et qui se dérobe (qui se "dissipe", dit Bonnefoy).

Idem, imaginer dans ce texte la moindre allusion à la barque des morts de Râ, solaire et aérienne, des Anciens égyptiens peut être tentant, sauf que, sauf que...l'au-delà et la demeure des dieux étaient, pour eux, situés sous terre.
Dès lors "s'enfoncer" n'a plus la terrible connotation du texte de sombrer, en toute hypothèse de ne pas parvenir à l'au-delà...

Revenons au texte, nous en sommes là, à ce point de tension et de perplexité, à la fois de non-retour et de faible perspective d'avancer, l'enfant réitère sa supplique désespérée une dernière fois, déchirante, le géant a une réponse qui se veut définitive, terrible à écrire pour qui fait, comme Bonefoy, profession de Lettres: il faut oublier les mots...  

Jusqu'au bout le texte demeure ambigu, la petite jambe qui est immense déjà nous ramène plutôt à Christophe, l'espace sans fin de courants qui s'entrechoquent, d'abîmes qui s'entrouvrent, d'étoiles peut bien sûr suggérer une allégorie de l'au-delà, mais aussi tout simplement figurer la vie terrestre, les épreuves et les beautés de celle-ci, avec le géant-guide tâchant d'avancer, lié à l'enfant grandissant...

-Oh, s'il te plaît, sois mon père ! Sois ma maison !

- Il faut oublier tout cela, répond le géant, à voix basse. Il faut oublier ces mots. Il faut oublier les mots."

Il a repris dans sa main la petite jambe, qui est immense déjà, et de son bras libre il nage dans cet espace sans fin de courants qui s'entrechoquent, d'abîmes qui s'entrouvrent, d'étoiles.





Mots-clés : #contemythe #poésie
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