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Haroldo Conti

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Message par bix_229 le Lun 18 Mai - 16:56

Haroldo Conti
1925/1976?
Haroldo Conti Harold10


Haroldo Conti  est né en 1925 à Chacabuco dans la Province de Buenos Aires. Enlevé dans la nuit du 8 mai 1976 par des hommes à la solde du du régime
dictatorial du sinistre Videla et autres militaires sanguinaires, il est porté disparu. Comme tant d'autres.
Garcia Marquez le tenait en grande estime. Et, c'est vrai qu'à la lecture de Mascaro, le chasseur des Amériques, on constate de  véritables affinités
entre eux.

Je cite l'article de Claude Couffont, remarquable traducteur de l'espagnol et qui connaissait l'auteur. ce qu'il en dit est éclairant et émouvant.

Un grand " disparu " : Haroldo Conti
• Un cirque qui rend le peuple à la vie

"ON prononce leurs noms et le cœur se serre. Rodolfo Walsh, Haroldo Conti : les " disparus " argentins. Je n'ai pas connu Haroldo Conti, mais je revois Rodolfo Walsh, nerveux, enthousiaste, incisif, en janvier 1968 à La Havane, où nous faisions partie avec Arguedas, Max Aub, Semprun, José Revueltas et quelques autres, du jury des prix littéraires de la Casa de las Americas.

J'imagine Conti différent, plus rêveur et plus émerveillé, tel que ses lettres, à partir de 1973, me le révélèrent. Il n'avait pas encore cinquante ans. Il enseignait le latin dans un collège de son quartier. Il collaborait avec foi à la revue Crisis qu'Eduardo Galeano, l'auteur des Veines ouvertes de l'Amérique latine, expulsé de Montevideo, venait de créer et dirigeait à Buenos-Aires.

Crisis était un organe de combat qui fustigeait les manœuvres politiciennes, l'académisme des intellectuels, l'arrogance des écrivains, " de ces types qui se prennent trop souvent pour des dieux ou des êtres illuminés par la providence et choisis pour les grands destins ", comme l'affirmait son fondateur.

Ses rêves, cet homme épris de nature et d'harmonie, et qui connaissait comme personne les rives et les courants du Parana, les coins ignorés des îles, la vie de chaque pêcheur et de chaque barque, les secrets des choses et des gens de la région, les cristallisait depuis dix ans dans ses contes (Tous les étés, Avec d'autres gens) et dans ses romans (Sud-Est, Autour de la cage, En vie). En 1975, le Prix Casa de las Americas était attribué à son roman Mascaro, le chasseur des Amériques.

Mais déjà une menace se précise. On murmure que son nom figure sur une liste d'" agents subversifs " que détiennent les forces armées. L'Équateur l'invite à donner des conférences. Il refuse de quitter l'Argentine, mais termine ainsi une lettre qu'il envoie alors à Garcia Marquez : " Voici mon adresse, en espérant que je serai toujours en vie. " Il a loué, dans le quartier de Villa Crespo, rue Fitz-Roy, une rassurante maison d'allure campagnarde, et il y vit, entouré de colombes, de chiens, de chats, de fleurs, avec Marta, sa femme, Myriam, la petite fille que celle-ci a eue d'un premier mariage, et Ernesto, le bébé qui vient de naître."

Traductions françaises

- La Ballade du peuplier carolin. - La Dernière goutte, 2018
- Mascaro, le chasseur des Amériques. - La Dernière goutte, 2019
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Message par bix_229 le Lun 18 Mai - 17:07

Haroldo Conti Mascar10

Je n'ai plus le livre que j'ai du rendre  à la bibli, mais je ne voudrai surtout pas passer sous silence un livre aussi passionnant, créateur d'images et de personnages inoubliables. Et aussi un projet courageux et exemplaire à l'époque où il a été écrit.

"Lorsqu’il décide de quitter son modeste village de pêcheurs, Oreste ne se doute pas encore que sa vie est sur le point de suivre un nouveau cours. Car le destin met bientôt sur sa route Mascaró, cavalier noir porteur de messages mystérieux, ainsi que le Prince Patagon, artiste majestueux, exubérant, solaire. Et quand le Prince prend Oreste sous son aile et lui propose de racheter un vieux cirque miteux pour fonder le Grand Cirque de l’Arche, la magie opère : dans les bourgades misérables qu’il traverse, le cirque présente des spectacles grandioses et fait souffler un vent de fantaisie et de joie. Grâce à la petite troupe de vagabonds célestes qui le compose, un émerveillement libérateur allume des étoiles dans les yeux des spectateurs et fait renaître l’espoir. Jusqu’au jour où ce cirque subversif finit par attirer l’attention des autorités.

Avec ce roman lumineux, Haroldo Conti célèbre l’amour de la vie et l’art qui réenchante le monde, et nous rappelle qu’aucun pouvoir, aussi absurde et répressif soit-il, n’empêchera jamais les hommes de rêver de liberté."

La Dernière goutte.

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Paul Klee : Cirque ambulant, vers 1940
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