Nos lectures d'octobre
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Re: Nos lectures d'octobre
Riel, celui que je vais chercher quand il faut rire alors que la vie est une belle saloperie.
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Etre dans le vent, c'est l'histoire d'une feuille morte.
Flore Vasseur
topocl- Messages : 8177
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Re: Nos lectures d'octobre
Pour démarrer le confinement, un polar :l'île des chasseurs d'oiseaux de Peter May
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Flore Vasseur
topocl- Messages : 8177
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Re: Nos lectures d'octobre
Ah ! Oui...Tristram a écrit:Quasimodo, ta question ne porte pas sur RIEL, si ?!

Tiens, c'est intéressant... (À ajouter au fil de conseils pour le confinement ?)topocl a écrit:Riel, celui que je vais chercher quand il faut rire alors que la vie est une belle saloperie.
Quasimodo- Messages : 5431
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Re: Nos lectures d'octobre
(Bix l'y a déjà mis...)Quasimodo a écrit:(À ajouter au fil de conseils pour le confinement ?)
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« Nous causâmes aussi de l’univers, de sa création et de sa future destruction ; de la grande idée du siècle, c’est-à-dire du progrès et de la perfectibilité, et, en général, de toutes les formes de l’infatuation humaine. »
Tristram- Messages : 14947
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Re: Nos lectures d'octobre
Misère de moi ! C'est pas faute d'avoir vérifié cette fois-ci !
Quasimodo- Messages : 5431
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Re: Nos lectures d'octobre
Le temps où nous chantions de Richard Powers est un chef-d'œuvre, mais La passion secrète de Fjordur et autres racontars de Riel Jorn constitue un contrepoint salutaire :
« Seul Valfred quitta l’orchestre en cours de route. Son instrument était constitué de huit bouteilles remplies et accordées sur chaque ton de la gamme. Au plus grand désespoir de Doc, il se trouva que Valfred avait du mal à garder les accords intacts toute une soirée. Quand on examina son instrument à la recherche de la cause, on découvrit que les bouteilles ré et fa avaient été remplies d’eau-de-vie et non pas d’eau pure, et que Valfred, en faisant ses gammes, avait bu de son instrument, de telle sorte que le ré était devenu fa dièse et le mi bémol un la. Valfred reçut un avertissement, mais le scandale se répéta et il fallut se résoudre à l’expulser. »
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Tristram- Messages : 14947
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Re: Nos lectures d'octobre
Lecture de dernier jour : Réflexions sur la question antisémite de Delphine Horvilleur. Lecture instructive : l'antisémitisme vu du point de vue des textes sacrés et de la tradition rabbinique. Bien aimé les égratignures de fin d'ouvrage envers l'extrême droite et gauche (!)
Invité- Invité
Re: Nos lectures d'octobre
Je sèche sur Le dévoilement des effets du paysages (c'est très intéressant, et beau, mais trop compliqué et hermétique pour mon cerveau d'ourson ?) et j'entame Eaux fortes de Buenos Aires de Roberto Arlt.
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Keep on keeping on...
Re: Nos lectures d'octobre
Secrètement a écrit:Lecture de dernier jour : Réflexions sur la question antisémite de Delphine Horvilleur. Lecture instructive : l'antisémitisme vu du point de vue des textes sacrés et de la tradition rabbinique. Bien aimé les égratignures de fin d'ouvrage envers l'extrême droite et gauche (!)
j'aimerais bien voir des extraits des égratignures ! merci !
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"Prendre des notes, c'est faire des gammes de littérature Le journal de Jules Renard
"Il n'y a pas de mauvais livres. Ce qui est mauvais c'est de les craindre." L'homme de Kiev Malamud
Bédoulène- Messages : 20028
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Re: Nos lectures d'octobre
Après 2 livres remarquables : Pour vos cadeaux : Jean Rouaud et Le Rapport de Brodie : Borges,
California dream : Ismet Prcic.
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bix_229- Messages : 15439
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Re: Nos lectures d'octobre
Il m'attend depuis des années et je vais profiter de ce temps qui s'arrête (mais je ne le mets pas sur le fil "conseils légers pour confinement", plutôt sur celui où on s'inflige):
L'hécatombe des fous ; La famine dans les hôpitaux psychiatriques français sous l'Occupation de Isabelle von Bueltzingsloewen
L'hécatombe des fous ; La famine dans les hôpitaux psychiatriques français sous l'Occupation de Isabelle von Bueltzingsloewen
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Flore Vasseur
topocl- Messages : 8177
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Re: Nos lectures d'octobre
@Bédoulène : je fais ça dès que j'en ai le temps (d'ici, demain, a priori
)

Invité- Invité
Re: Nos lectures d'octobre
merci, pas de presse !

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Bédoulène- Messages : 20028
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Re: Nos lectures d'octobre
Je l'aime beaucoup D.H. Un bel exemple d'intelligence, de sensibilité et de modération !Un exemple trop isolé...Secrètement a écrit:Lecture de dernier jour : Réflexions sur la question antisémite de Delphine Horvilleur. Lecture instructive : l'antisémitisme vu du point de vue des textes sacrés et de la tradition rabbinique. Bien aimé les égratignures de fin d'ouvrage envers l'extrême droite et gauche (!)

bix_229- Messages : 15439
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Re: Nos lectures d'octobre
Les évasions particulières de Véronique Olmi
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Flore Vasseur
topocl- Messages : 8177
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Re: Nos lectures d'octobre
Curzio Malaparte, Le Soleil est aveugle
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Tristram- Messages : 14947
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Re: Nos lectures d'octobre
Je me plonge dans « White » de Bret Easton Ellis.
Diogène- Messages : 707
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Re: Nos lectures d'octobre
@Bédoulène : D. Horvilleur a séparé en cinq chapitres son propos, les quatre premiers sont très informatifs (via l'étude des mythes rabbiniques), mais a contrario, le cinquième, intitulé "L'excepsion juive", se propose d'étudier les "actualités" antisémites.
Elle cite par exemple le pamphlet d'Houria Bouteldja Les Blancs, Les Juifs et nous, qui dit en gros que le Juif a été contaminé par l'Occident et qu'il s'est "blanchi". Les Juifs sont l'avant-garde de la tentative de fragmentation d'après cette thèse. Horvilleur montre que c'est un topos antisémite, celui de désigner les Juifs comme obstacle à "l'élan unificateur". Et dans cette optique, elle dénonce les discours identitaires et les "nous" communautaires qui empêchent le "je" singulier de s'exprimer et de s'émanciper.
La vision communautaire du monde est à l'oeuvre à bien plus large échelle : elle fait du prisme "dominants/dominés" ou "privilégié/colonisé" le nouveau critère d'un jugement valide sur un groupe ou un individu. Dans cette grille de lecture, le Juif est à nouveau le lieu ou le nom d'une exclusion. [...] De communautés ou des groupes humains, telles que les femmes ou les personnes LGBT, mériteraient par leur histoire ou au nom de discriminations passées ou présentes une attention particulière, contrairement à d'autres individus appartenant à des groupes identifiés comme dominants ou oppresseurs, à commencer par les hommes blancs et hétérosexuels. [...] Cette "culture de la victime" constitue simultanément une négation d'un principe universel de droit : nul ne peut être accusé d'une faute qu'il n'a pas commise personnellement. Nul individu ne porte la faute collective attribué à ses ancêtres, au nom de son ethnie, de sa couleur ou de son sexe.
Elle critique aussi le nous comme étant un abus de langage avec une confusion entre les sphères individuelle et collective, dans une vision communautaire où l'individu n'est plus que l'histoire de son groupe. Pareil avec la convergence des luttes, qu'elle voit comme un discours de pureté, où la tentation du tout se profile.
Elle interroge le fait que dans le discours d'une partie de l'extrême gauche, les Juifs sont immanquablement identifiés comme un collectif de dominants, de privilégiés :
"Pourquoi la revendication d'une souveraineté territoriale, d'une autonomie politique ou culturelle, est-elle légitime quand elle émane de toute minorité ethnique sauf quand il s'agit des Juifs ? Pourquoi tant de groupes féministes ont-ils fait de la libération de la Palestine le "coeur battant du nouveau féminisme", l'épicentre de la lutte ? Quand la célèbre égérie de la Marche des femmes, Linda Sarsour, déclare en 2017 qu'on "ne peut être à la fois féministe et sioniste", elle suggère que tout combat contre l'aliénation des femmes se doit d'être "antisioniste", et fait de la femme juive sioniste l'exception de son combat [...] Ce néoféminisme entend-il se consolidier dans l'abandon "exclusif" des femmes juives au profit de toutes les autres ? Et pourquoi donne-t-il pour seule définition au mot "sioniste", le nom d'une entreprise colonialiste ou ultra-nationaliste dans laquelle tant de femmes (dont l'auteur de ces lignes) ne se reconnaissent pas ? Les identités et les définitions réduites à leurs caricatures ; la négation des individus au profit de catégories qu'ils incarnent ; tout cela produit un étrange cocktail : certains sont coupables pour ce qu'ils sont et d'autres innocents quoi qu'ils fassent. La seule convergence des luttes qui vaille n'est-elle pas un combat simultané pour la protection des vulnérables, en tant qu'individus, la défense des opprimés et l'accès à la responsabilité de chacun ; pas simplement en tant que membre d'un clan ou d'un camp, mais en tant que sujet capable d'exercer un regard critique sur son histoire et sur sa tradition, pour engager une action politique sur le monde ?"
Elle cite par exemple le pamphlet d'Houria Bouteldja Les Blancs, Les Juifs et nous, qui dit en gros que le Juif a été contaminé par l'Occident et qu'il s'est "blanchi". Les Juifs sont l'avant-garde de la tentative de fragmentation d'après cette thèse. Horvilleur montre que c'est un topos antisémite, celui de désigner les Juifs comme obstacle à "l'élan unificateur". Et dans cette optique, elle dénonce les discours identitaires et les "nous" communautaires qui empêchent le "je" singulier de s'exprimer et de s'émanciper.
La vision communautaire du monde est à l'oeuvre à bien plus large échelle : elle fait du prisme "dominants/dominés" ou "privilégié/colonisé" le nouveau critère d'un jugement valide sur un groupe ou un individu. Dans cette grille de lecture, le Juif est à nouveau le lieu ou le nom d'une exclusion. [...] De communautés ou des groupes humains, telles que les femmes ou les personnes LGBT, mériteraient par leur histoire ou au nom de discriminations passées ou présentes une attention particulière, contrairement à d'autres individus appartenant à des groupes identifiés comme dominants ou oppresseurs, à commencer par les hommes blancs et hétérosexuels. [...] Cette "culture de la victime" constitue simultanément une négation d'un principe universel de droit : nul ne peut être accusé d'une faute qu'il n'a pas commise personnellement. Nul individu ne porte la faute collective attribué à ses ancêtres, au nom de son ethnie, de sa couleur ou de son sexe.
Elle critique aussi le nous comme étant un abus de langage avec une confusion entre les sphères individuelle et collective, dans une vision communautaire où l'individu n'est plus que l'histoire de son groupe. Pareil avec la convergence des luttes, qu'elle voit comme un discours de pureté, où la tentation du tout se profile.
Elle interroge le fait que dans le discours d'une partie de l'extrême gauche, les Juifs sont immanquablement identifiés comme un collectif de dominants, de privilégiés :
"Pourquoi la revendication d'une souveraineté territoriale, d'une autonomie politique ou culturelle, est-elle légitime quand elle émane de toute minorité ethnique sauf quand il s'agit des Juifs ? Pourquoi tant de groupes féministes ont-ils fait de la libération de la Palestine le "coeur battant du nouveau féminisme", l'épicentre de la lutte ? Quand la célèbre égérie de la Marche des femmes, Linda Sarsour, déclare en 2017 qu'on "ne peut être à la fois féministe et sioniste", elle suggère que tout combat contre l'aliénation des femmes se doit d'être "antisioniste", et fait de la femme juive sioniste l'exception de son combat [...] Ce néoféminisme entend-il se consolidier dans l'abandon "exclusif" des femmes juives au profit de toutes les autres ? Et pourquoi donne-t-il pour seule définition au mot "sioniste", le nom d'une entreprise colonialiste ou ultra-nationaliste dans laquelle tant de femmes (dont l'auteur de ces lignes) ne se reconnaissent pas ? Les identités et les définitions réduites à leurs caricatures ; la négation des individus au profit de catégories qu'ils incarnent ; tout cela produit un étrange cocktail : certains sont coupables pour ce qu'ils sont et d'autres innocents quoi qu'ils fassent. La seule convergence des luttes qui vaille n'est-elle pas un combat simultané pour la protection des vulnérables, en tant qu'individus, la défense des opprimés et l'accès à la responsabilité de chacun ; pas simplement en tant que membre d'un clan ou d'un camp, mais en tant que sujet capable d'exercer un regard critique sur son histoire et sur sa tradition, pour engager une action politique sur le monde ?"
Invité- Invité
Re: Nos lectures d'octobre
merci Secrètement, en effet très significatifs les "égratignures"
le premier extrait me rappelle ce que j'ai entendu sur france-culture dans l'interview de Bruckner
le premier extrait me rappelle ce que j'ai entendu sur france-culture dans l'interview de Bruckner
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"Il n'y a pas de mauvais livres. Ce qui est mauvais c'est de les craindre." L'homme de Kiev Malamud
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