Des Choses à lire
Visiteur occasionnel, épisodique ou régulier pourquoi ne pas pousser la porte et nous rejoindre ou seulement nous laisser un mot ?

Après tout une communauté en ligne est faite de vraies personnes, avec peut-être un peu plus de liberté dans les manières. Et plus on est de fous...


Je te prie de trouver entre mes mots le meilleur de mon âme.

Georges Brassens, Lettre à Toussenot

Des Choses à lire
Visiteur occasionnel, épisodique ou régulier pourquoi ne pas pousser la porte et nous rejoindre ou seulement nous laisser un mot ?

Après tout une communauté en ligne est faite de vraies personnes, avec peut-être un peu plus de liberté dans les manières. Et plus on est de fous...


Je te prie de trouver entre mes mots le meilleur de mon âme.

Georges Brassens, Lettre à Toussenot

Le deal à ne pas rater :
ASOS : -20% dès 30€ d’achat
Voir le deal

Walt Whitman

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Walt Whitman Empty Walt Whitman

Message par Dreep Sam 1 Mai - 18:17

Walt Whitman

Walt Whitman 616x5110

(1819 - 1892)

Whitman nait le 31 mai 1819 dans une ferme de West Hills, New York (en) près de l'actuelle South Huntington (en), à Long Island, second des neuf enfants de Louisa Van Velsor, d'origine néerlandaise, et de Walter Whitman, Sr., d'origine anglaise. Sa famille déménage à Brooklyn en 1823. Après six ans de scolarité primaire, il entre comme apprenti dans un atelier d'imprimerie. Autodidacte, il lit alors Homère, Dante et Shakespeare.

Après deux ans d'apprentissage, Whitman se rend à New York pour y travailler dans différents ateliers d'imprimerie.

Après l'incendie de son imprimerie, il commence une carrière en tant qu'instituteur dans une classe unique à Long Island de 1836 à 18415. Parallèlement, il fonde et édite le journal The Long-Islander (devenu le Long Islander News) dans la ville de Huntington en 1838 et 1839. En 1841, il quitte l'enseignement pour embrasser une carrière de journaliste et d'éditeur à plein temps à New York. Il rédige en outre des articles pour des magazines populaires et des quotidiens et écrit des discours politiques. En 1840, il participe à la campagne de réélection du président des États-Unis Martin Van Buren qui est battu par William Henry Harrison.

Les discours politiques écrits par Whitman attirèrent alors l'attention de la société du Tammany Hall, qui lui confie la rédaction de nombreux journaux, parmi lesquels aucun ne devait jouir d'une longue publication. Pendant deux ans, il est rédacteur pour l'influent Brooklyn Daily Eagle8 en pleine guerre d'Annexion du Texas, il y écrivit : « Oui, le Mexique doit être sévèrement châtié. Que nos armes soient désormais portées de manière à apprendre au monde entier que, bien que nous n'aimions pas les querelles, l'Amérique sait comment frapper et connaît les moyens de s'étendre. ») ; toutefois, à la suite d'une scission au sein du Parti démocrate, il fut relevé de ses fonctions pour avoir soutenu le Parti du sol libre, parti opposé à l'extension de l'esclavage à l'Ouest. Après l'échec de ses tentatives pour fonder un journal Free Soil, il fut ballotté d'un emploi à l'autre. Entre 1841 et 1859, Walt Whitman édita un journal (The Crescent) à La Nouvelle-Orléans, en Louisiane, deux à New York et quatre autres à Long Island. À La Nouvelle-Orléans, il découvrit le marché aux esclaves qui se tenait régulièrement dans cette ville à cette époque. C'est là qu'il se mit à écrire des poèmes et bientôt cette activité supplanta toutes les autres. Les années 1840 virent les premiers fruits de son long travail sur les mots, avec la publication d'un certain nombre de nouvelles à partir de 1841 et du roman Franklin Evans publié à New York un an plus tard, qui faisait partie du mouvement en faveur de la tempérance. Mais c'est surtout la nouvelle The Child's Champion qui fut publiée en 1842 et souvent republiée depuis et qui est à présent considérée comme le plus important de ses premiers ouvrages. Elle établit le fondement théologique d'un thème qui tiendra à cœur à Whitman toute sa vie, à savoir le profond pouvoir rédempteur de l'amour.

La première édition de Feuilles d'herbe fut auto-publiée en 1855, l'année même où le père de Whitman mourut. À cette époque, le recueil se composait de douze longs poèmes sans titre. Il n'y eut pas, ou presque, de réaction du public ni de critique. Un an plus tard, Whitman publia une seconde édition qui comprenait une lettre de félicitations de Ralph Waldo Emerson et vingt poèmes supplémentaires. Emerson appelait depuis longtemps à l'émergence d'une poésie américaine, affranchie de l'influence européenne ; Leaves of Grass le comblait.

Après la guerre de Sécession, Walt Whitman fut engagé au département de l'Intérieur (ministère chargé de la gestion des terres fédérales) en tant que clerc. Toutefois, lorsque James Harlan, le secrétaire de l'Intérieur (ministre), découvrit que Whitman était l'auteur du scandaleux Leaves of Grass, il le congédia sur-le-champ.

À sa sixième édition en 1881, le recueil de poèmes s'était épaissi. Whitman jouissait alors d'une réputation plus importante et l'édition fut vendue à un grand nombre d'exemplaires, ce qui permit à Whitman d'acheter une demeure à Camden, dans le New Jersey.

Whitman pendant toute sa vie sera un démocrate convaincu, il fut le secrétaire général du Parti démocrate de New York, opposé à l'esclavage, il quitte le Parti démocrate pour adhérer au Parti du sol libre.

Whitman décède des suites d'une pneumonie le 26 mars 1892, après avoir achevé la révision de Feuilles d'herbe (Leaves of Grass). Parmi les causes de sa mort, est incriminé un régime basé sur des produits laitiers, notamment le punch au lait, à l'époque le lait était souvent trafiqué avec du plâtre, et la santé des vaches laitières n'était pas vérifiée, ainsi, il semblerait que Walt Whitman ait consommé du lait issu de vaches atteintes de tuberculose.

Whitman repose au Harleigh Cemetery (en), à Camden dans le New Jersey, aux côtés de membres de sa famille dans une crypte à flanc de colline qu'il avait conçue.

Bibliographie :

Poésie

Feuilles d'herbe (1855-1891)
Comme un oiseau puissant sur ses libres ailes et autres poèmes (1872)
Deux ruisseaux (1876)
Poèmes et proses inédits (1921)
Ô Capitaine, mon capitaine!
Chanson sur moi

Prose

Franklin Evans ou l'Alcoolique, roman, (1842)
Vie et aventures de Jack Engle (Life and Adventures of Jack Engle), roman, (1852)
Départ à Paumanok (1855)
Perspectives démocratiques (1871)
Echantillons de jours et recueils (1882-1883)
Rameaux de novembre (1888)
Voyage au Canada (1904)
Correspondance avec Anne Gilchrist (1918)
La Moisson des forces (1920)
L'Atelier de Walt Whitman (1928)
Je m'assois et regarde (1932)
Texte sur la guerre civile (1933)
Dreep
Dreep

Messages : 983
Date d'inscription : 08/12/2016
Age : 28

  • Revenir en haut
  • Aller en bas

Walt Whitman Empty Re: Walt Whitman

Message par Dreep Sam 1 Mai - 18:19

Feuilles d'herbes (1855)

Walt Whitman Feuilles-d-herbegf

Whitman a écrit plusieurs livres mais en a surtout écrit un plusieurs fois, Feuilles d’herbe (Leaves of Grass) avec des élagages, de nombreux ajouts dans les éditions successives. Un livre qui ne cessera de prendre de l’ampleur mais qui, déjà dans sa première version (1855), concerte une infinité d’éléments dans un tout à la fois démesuré et organique. Les longues listes de ses poèmes n’oublient personne, puisque Feuilles d’herbe est un livre sur l’être, humain ou non-humain ; ses listes semblent raconter une histoire à chaque occurrence, décrivent chaque individus comme des cosmos englobant le tout. Dit comme cela, cela peut paraître gargantuesque, mais le recueil s’organise autour d’un centre humain, un homme qui rit : Whitman lui-même. Whitman qui nous propose un jeu sur la mesure, la casse ou l’étudie. S’il s’étonne de la grandeur des plus petites choses, l’immensité elle-même ne lui paraît pas si immense. Dans un rire triste ou joyeux décrypte tous les mouvements du corps et du cœur pour en examiner la beauté (l’être et le faire sont une seule et même chose), raconte aussi l’horreur de l’Histoire. Dans Feuilles d’herbes, le corps étranger n’existe pas, puisque ces poèmes incluent même ce qui semblent leur être opposé, antithèse.

Walt Whitman a écrit:Do I contradict myself?
Very well then. . . . I contradict myself;
I am a large. . . . I contain multitudes.
Je me contredis ?
Eh bien soit . . . . je me contredis ;
Je suis vaste . . . . j’ai en moi multitudes.

Tel est aussi Feuilles d’herbes, fait d’allers-retours entre une idée et son contraire, mais sans jamais perdre en intégrité, entre ce qui est naturel et « non-naturel », entre le mot et la chose qu’il désigne, entre « toi et moi » puisque Walt Whitman instaure dans ses vers libres un perpétuel dialogue entre lui et son lecteur, un sentiment de proximité. Une forme de souplesse où tout ― tout ce qu’il cite ― s’accorde dans une symbiose vitale, peut-être impermanente mais toujours sur le recommencement.
Dreep
Dreep

Messages : 983
Date d'inscription : 08/12/2016
Age : 28

  • Revenir en haut
  • Aller en bas

Walt Whitman Empty Re: Walt Whitman

Message par Tristram Sam 1 Mai - 18:31

Merci Dreep d'avoir corrigé cette impardonnable omission !
Et c'est vrai qu'il y a quelque chose de rabelaisien dans cette volonté totalisante, ses listes et son rire.
« Ces pensées sont en fait celles de tous les hommes à toutes les époques et dans tous les pays, elles ne me sont pas particulières,
Si elles ne sont pas vôtres aussi bien que miennes, elles ne sont rien ou à peu près,
Si elles ne sont pas l’énigme et la solution de l’énigme elles ne sont rien.
Voici l’herbe qui pousse partout où il y a de la terre et partout où il y a de l’eau,
Voici l’air commun à tous qui baigne le globe. »
Walt Whitman, « Feuilles d’herbe »
« Whitman, et j’insiste sur ce fait, est à la fois l’homme moderne qui vécut de 1819 à 1892 et celui qu’il aurait voulu être sans y parvenir, et aussi chacun de nous, et chacun de ceux qui peupleront la planète. »
Jorge Luis Borges, préface à Feuilles d’herbe

_________________
« Nous causâmes aussi de l’univers, de sa création et de sa future destruction ; de la grande idée du siècle, c’est-à-dire du progrès et de la perfectibilité, et, en général, de toutes les formes de l’infatuation humaine. »
Tristram
Tristram

Messages : 12495
Date d'inscription : 09/12/2016
Age : 64
Localisation : Guyane

  • Revenir en haut
  • Aller en bas

Walt Whitman Empty Re: Walt Whitman

Message par Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


  • Revenir en haut
  • Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

 Des Choses à lire :: Lectures par auteurs :: Écrivains européens de langues anglaise et gaéliques


 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum