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Pierre Louÿs

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Pierre Louÿs Empty Pierre Louÿs

Message par Dreep Sam 29 Mai - 9:12

Pierre Louÿs
(1870 - 1925)

Pierre Louÿs Pierre11

Pierre Louÿs est le fils de Pierre Philippe Louis et de sa deuxième épouse, Claire Céline Maldan, petite-fille de Louise Junot, sœur du duc d'Abrantès, et du docteur Sabatier, médecin de Napoléon. Il est peut-être en réalité le fils de Georges Louis, son demi-frère, diplomate en Égypte, puis ambassadeur de France en Russie, fils né d'une première union de leur père. Jusqu'à ce que la mort les sépare, ils échangeront une correspondance quasi quotidienne.
Louÿs fait ses études à l'École alsacienne de Paris, où il se lie d'amitié avec son condisciple André Gide. Il rédige ses premiers textes durant son adolescence et tient un journal. Encore jeune homme, il commence à s'intéresser au mouvement littéraire du Parnasse, fréquentant les poètes emblématiques, Leconte de Lisle, José-Maria de Heredia (dont il épousera en 1899 la plus jeune fille, Louise). Il évolue aussi dans le réseau symboliste, mais Gide écrivait en 1892 : « Louÿs n'est pas symboliste du tout. »

Pierre Louÿs fonde en 1891 la revue littéraire La Conque, où sont publiées les œuvres d'auteurs parnassiens et symbolistes, des maîtres servant de modèles, comme Mallarmé, Moréas, Leconte de Lisle ou Verlaine, mais également de jeunes poètes encore inconnus comme Valéry, André Gide et Louÿs lui-même.
poésie:
Son premier recueil de poésies, Astarté, paraît en 1891 à compte d'auteur, puis aux Art indépendants Chrysis ou la cérémonie matinale en 1893, Poésies de Méléagre, traduction, en 1893, Lêda ou la louange des bienheureux ténèbres en 1893, La maison sur le Nil ou les Apparences de la Vertu en 1894, Scènes de la vie des courtisanes de Lucien de Samosate, traduction, en 1894, et la même année Les Chansons de Bilitis qui reste son œuvre la plus connue, et un exemple de mystification littéraire. En effet, Louÿs a fait passer ces poèmes pour une traduction d'une poétesse grecque contemporaine de Sappho.

Ce recueil de courts poèmes en prose est marqué par les influences du Parnasse hellénisant et du symbolisme avec un profond goût de la sensualité, du bucolique (dans sa première partie) et de l'érotisme élégant. Les évocations naturelles et précieuses y côtoient ainsi des scènes érotiques. Ces poèmes inspirèrent certains musiciens, dont Claude Debussy qui en tira trois compositions, avec la collaboration amicale de Louÿs.
romans:
Son premier roman, Aphrodite (mœurs antiques), est publié en 1896 au Mercure de France. D'un style associant raffinement extrême, évocations sensuelles et décadentisme recherché, il est, selon Yves-Gérard Le Dantec, « le drame sans remède d'une adolescence passée à la recherche de l'amour vrai ». Ce roman connaît un grand succès, aussi bien dans les milieux littéraires post-parnassiens qu'auprès du grand public, grâce à un article louangeur de François Coppée.

Son roman suivant, La Femme et le Pantin (1898), inspiré des mémoires de Casanova, se déroule à l'époque contemporaine. Soulignant les aspects dramatiques de la sensualité, il est souvent considéré comme le chef-d'œuvre de Louÿs, avec Trois filles de leur mère. Dans un style plus sobre que celui des œuvres précédentes, il allie pessimisme et cruauté mentale dans une atmosphère complexe d'affects torturés. De ce livre seront tirés d'abord une pièce de théâtre, La Femme et le Pantin, écrite par Pierre Louÿs et Pierre Frondaie, créée en décembre 1910, puis un drame musical, Conchita (1911) de Maurice Vaucaire et Carlo Zangarini sur une musique de Riccardo Zandonai, puis plusieurs films, La Femme et le Pantin, de Jacques de Baroncelli avec Conchita Montenegro (muet, 1929), La Femme et le Pantin (The Devil is a Woman) de Josef von Sternberg avec Marlène Dietrich (1935), La Femme et le Pantin de Julien Duvivier avec Brigitte Bardot (1959), et Cet obscur objet du désir de Luis Buñuel avec Fernando Rey et Carole Bouquet (1977).
Avec François Coppée et d'autres artistes et hommes de lettres (dont José-Maria de Heredia, Jules Verne, les peintres Edgar Degas, Auguste Renoir, le compositeur Vincent d'Indy, etc.), il est membre de la Ligue de la patrie française, anti-dreyfusarde modérée. Il écrit encore un ouvrage d'une ironique grivoiserie, Les Aventures du roi Pausole. À partir du début du xxe siècle, accablé de difficultés financières, Louÿs a beaucoup de mal à écrire et plus encore à publier. Il donne alors essentiellement des recueils d'articles et de nouvelles teintées de fantastique comme celles du recueil Sanguines, publié en 1903, qui fait apparaître Honoré de Balzac dialoguant avec un de ses personnages : Esther Gobseck.

Après 1906 il écrit très peu, mais vers 1917 fait paraître Isthi (publié sans nom d'auteur à quelques centaines d'exemplaires), Poétique et surtout son chef-d'œuvre lyrique, le Pervigilium mortis, longtemps resté inédit. Ses Derniers vers, très amers, ne sont pas non plus publiés de son vivant. En 1919, il publie dans la revue littéraire Comœdia un article intitulé « Molière est un chef-d'œuvre de Corneille », annonçant avoir mis au jour une supercherie littéraire, qui est à l'origine du débat de la paternité des œuvres de Molière.
curiosa, bibliophilie:
Tout au long de sa vie, Louÿs a écrit un très grand nombre de curiosa, doublant notamment ses œuvres publiées d'une version érotique. D'autres textes, souvent ironiques, reprennent sous une forme coquine, voire pornographique, des œuvres sérieuses comme les quatrains de Pybrac ou le Manuel de civilité pour les petites filles à l'usage des maisons d'éducation. Il a également raconté ses difficiles relations avec les trois filles Heredia et leur mère dans Trois filles de leur mère, publié sous le manteau après sa mort, puis officiellement dans le catalogue de Jean-Jacques Pauvert.

Grand connaisseur de la littérature ancienne, Pierre Louÿs était aussi un bibliophile, qui possédait une bibliothèque de plus de 20 000 volumes (dont des unica). Passionné de bibliographie, il publia plusieurs articles sur ces questions et rédigea des milliers de fiches qu'il céda à son ami Frédéric Lachèvre, auteur d'une Bibliographie des recueils collectifs de poésies publiés de 1597 à 1700 qui fait encore référence aujourd'hui. Frédéric Lachèvre a lui-même publié les lettres qu'il a reçues de Pierre Louÿs, après la mort de ce dernier sous le titre, Pierre Louÿs et l'histoire littéraire (Paris, 1925).
La fin de sa vie est difficile ; ruiné, paralysé et atteint de cécité partielle, il vit ses dernières années retiré dans la solitude. Mort d'une crise d’emphysème, il est inhumé à Paris, au cimetière du Montparnasse.
vie privée:
Il avait épousé, en 1899, la plus jeune fille de José-Maria de Heredia, Louise, après avoir été l'amant de sa seconde fille, Marie, épouse d'Henri de Régnier. À partir de 1917, il a vécu avec Aline Steenackers (1895-1979), épousée en 1923. Elle lui donne possiblement trois enfants : Gilles (Paris, 6 janvier 1920), Suzanne (Paris, 27 janvier 1923) et enfin Claudine (née en 1924), dont postérité. L'œuvre de Pierre Louÿs est entrée dans le domaine public en 2000.

Bibliographie :

- Astarté, 1891
- Chrysis ou la cérémonie matinale, 1893
- Lêda ou la louange des bienheureuses ténèbres, 1894
- Ariane ou le chemin de la paix éternelle, 1894
- La Maison sur le Nil ou Les apparences de la vertu, 1894
- Les Chansons de Bilitis, 1894
- Danaë ou le malheur, 1895
- Aphrodite mœurs antiques, illustrations de A. Calbet, 1896
- La Femme et le Pantin, illustré par Juan Cardona, 1898
- Byblis changée en fontaine, illustré par Jacques Wagrez, 1898
- Les Aventures du Roi Pausole, 1901
- Sanguines, 1903
- Archipel, 1906
- La Femme et le Pantin, pièce en 4 actes de Pierre Louÿs et Pierre Frondaie, 1910
- Isthi, 1916
- Pervigilium Mortis (non publié), 1917
- Poëtique, 1917

Posthumes
- Manuel de civilité pour les petites filles à l'usage des maisons d'éducation, 1926
- Trois filles de leur mère, 1926
- Pybrac, 1927
- Histoire du roi Gonzalve et des douze princesses, 1927
- Douze douzains de dialogues ou Petites scènes amoureuses, 1927
- Psyché, 1927 avec une finale la fin de Psyché par Claude Farrère
- Poésies nouvelles (1928, éditions Montaigne)
- Au Temps des Juges, 1933
- L'Île aux dames, ébauche pour un roman érotique
- Manuel de Gomorrhe, 1991
- Son journal est publié après sa mort et complété en 2003 (Mon Journal (20 mai 1888-14 mars 1890)
- Pierre Louÿs est l'auteur d'une correspondance dont une partie a déjà été publiée avec Claude Debussy, Paul Valéry et André Gide, son frère Georges
- Louis (Mille Lettres inédites de Pierre Louÿs à Georges Louis 1890-1917) ou (Correspondance inédite, éd. Jean-Paul Goujon, Champion, 2006)
-  L'homme de pourpre (éd. Le Castor Astral, complilation des recueils Sanguine et L'Archipel)
- Oeuvre érotique, enrichie de poèmes indédits
- Paroles : accompagnées de quinze photographies anonymes

source : Wikipédia
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Message par Dreep Sam 29 Mai - 9:14

Je ne retrouve pas de critique que j'aurais écrite sur l'un de ses livres, hélas. Pas lu depuis cinq ans... Mais il faut lire Pierre Louÿs. En voilà un qui a puisé autant dans sa vie que dans sa tête pour parler d'érotisme et de pornographie, de façon érudite et hilarante. Il voulait tout classer, tout répertorier, tout parodier. Un polygraphe assez unique en son genre. Et un des meilleurs poètes de la langue française qui soit avec Les Chansons de Bilitis, son meilleur livre.
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Message par Jack-Hubert Bukowski Sam 29 Mai - 11:37

En attendant une première critique de livre :

«VERS LES YEUX DES SIRÈNES»

Qu'on déserte la ville! que nul rallume

L'autel! nous laisserons à tout jamais, ce soir,

Les dieux horribles de la terre, et dans le noir

Nous partirons, suivis par un frisson d'écume...

La nef impérieuse à travers l'amertume

Bondira, tranchant l'eau du fil de son coupoir

Et nous nous pencherons sur la proue, à l'espoir

De vos terribles voix, déesses de la brume!

Grands poissons glauques d'où fleurissent des corps blancs,

Nus miroirs de la lune et des flots nonchanlants,

Vous qui chantez vos yeux dans les algues,
Sirènes!

Quand nous aurons touché vos bouches, vous pourrez,

D'un signe seulement de vos doigts adorés,

Délivrer dans la mort nos âmes plus sereines.
Jack-Hubert Bukowski
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Message par Tristram Sam 29 Mai - 14:49

Oui, goût de l'antique et des femmes, jusqu'à cocufier Curnonsky, le gastronome émérite, et s'en vanter :
« …] ta maîtresse
Tresse
Ses cheveux fins, épais, lourds, blonds,
Longs »
Pierre Louÿs, « Consolation à Curnonsky »

_________________
« Nous causâmes aussi de l’univers, de sa création et de sa future destruction ; de la grande idée du siècle, c’est-à-dire du progrès et de la perfectibilité, et, en général, de toutes les formes de l’infatuation humaine. »
Tristram
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Message par Dreep Sam 10 Juil - 19:41

Le Crépuscule des Nymphes

Pierre Louÿs Md306710

Cinq contes où la mythologie antique fait l'objet d'une reprise par Pierre Louÿs (ce ne sera pas la seule fois, loin s'en faut), où presque tous les personnages raconteront chacun leur tour l'une des histoires du livre. Presque, c'est-à-dire trois des quatre corinthiennes et seulement l'un des trois jeunes hommes qui leur tiennent compagnie...* étrangeté s'il en est venant de Pierre Louÿs, le seul conte raté de ce Crépuscule des Nymphes, est celui du jeune homme (La maison sur le Nil, ou les apparences de la vertu). Nombreuses sont les figures féminines, chez Pierre Louÿs, qui possèdent un ascendant sur les hommes, ou qui exaltent la fascination à plusieurs facettes que l'écrivain éprouvait pour elles. Aux vues des destins, triste et cruels, qui attendent les protagonistes féminins de ces contes, l'on pourrait dire que cette fois-ci, c'est uniquement en tant que conteuse qu'elles ont l'avantage. Elles foulent les terres sacrées d'Ovide avec un lyrisme qui frôle le talent de Bilitis. Le point essentiel dans Le Crépuscule des Nymphes est plutôt l'acmé que constituent ces jouissances éphémères, plaisirs des sens qui se mêlent à celui des larmes ; des conteuses qui, en dépit des vicissitudes, tendent toutes vers un bonheur secret.

*: reste un cinquième conte, celui de Thrasès qui est certes "il" mais n'est du reste pas humain.


\Mots-clés : #contemythe
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