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Juan Carlos Onetti

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Message par Tristram Ven 18 Mar - 10:58

Juan Carlos Onetti
(1909 – 1994)


Juan Carlos Onetti Onetti10

Juan Carlos Onetti, né le 1er juillet 1909 à Montevideo et mort le 30 mai 1994 à Madrid, est un écrivain uruguayen.
Il s'établit en 1930 avec son épouse d'alors, María Amalia Onetti, à Buenos Aires où ils survivent de petits travaux sur l'eau et où naît leur fils Jorge, en 1931. En 1934 il retourne à Montevideo. À partir de 1939, Onetti vit de journalisme, puis de littérature. Jusqu'en 1941, il est secrétaire de rédaction à la revue hebdomadaire Marcha, dans laquelle il impose une nouvelle orientation de la littérature sud-américaine. Son premier ouvrage, Le Puits (El pozo, 1939), contenant de sérieuses attaques contre William Faulkner et l'existentialisme, est considéré comme le premier roman moderne d'Amérique du Sud.
De 1941 à 1955, il vit de nouveau à Buenos Aires. En 1950 paraît La Vie brève (La vida breve), première partie du cycle Santa Maria (sur la ville fictive de Santa María). En 1951, sa troisième épouse lui donne une fille, Isabel María.
Onetti dirige, à partir de 1957, la bibliothèque municipale de Montevideo. Il est surveillé par la police uruguayenne à partir de 1964. En 1974, pendant la dictature militaire de Bordaberry, il est condamné à la prison (Colonia Etchepare), pour avoir participé à un jury organisé par l'hebdomadaire Marcha ayant décoré une nouvelle, El guardaespaldas (Le garde du corps) de Nelson Marras, critique envers la junte (il n'était d'ailleurs pas d'accord avec ce prix). Après sa libération, six mois plus tard, en 1975, il s'exile à Madrid, où il gagne sa vie comme serveur, portier, et vendeur.

Œuvre
Cycle romanesque Santa María
• La vida breve (1950), publié en français sous le titre La Vie brève, traduit par Alice Gascar, Paris, Stock, 1971 ; nouvelle édition, traduit par Claude Couffon et Alice Gascar, Paris, Gallimard, 1987
• El astillero (1961), publié en français sous le titre Le Chantier, traduit pat Laure Guille-Bataillon, Paris, Stock, 1967 ; nouvelle édition revue et corrigée, Paris, Gallimard, 1984 ; réédition, Paris, Gallimard, coll. « L'Imaginaire » no 615, 2011
• Juntacadáveres (1964), publié en français sous le titre Ramasse-Vioques, traduit par Albert Bensoussan, Paris, Gallimard, 1986

Autres romans
• El pozo (1939), publié en français sous le titre Le Puits, traduit par Louis Jolicœur, Paris, Christian Bourgois, 1985
• Tierra de nadie (1941), publié en français sous le titre Terre de personne, traduit par Denise Laboutis, Paris, Christian Bourgois, 1989
• Para esta noche (1943), publié en français sous le titre Une nuit de chien, traduit par Louis Jolicœur, Paris, Christian Bourgois éditeur, 1987
• Los adioses (1954), publié en français sous le titre Les Adieux, traduit par Louis Jolicœur, Paris, Christian Bourgois, 1985
• Para una tumba sin nombre (1959), publié en français, en un seul volume avec le recueil de nouvelles Tan triste como ella y otros cuentos sous le titre Les Bas-Fonds du rêve, traduit par Laure Guille-Bataillon, Abel Gerschenfeld et Claude Couffon, Paris, Gallimard, 1981
• La cara de la desgracia (1960)
• Jacob y el otro (1961)
• Tan triste como ella y otros cuentos (1959) (voir le titre ci-dessus)
• La muerte y la niña (1973)
• Dejemos hablar al viento (1979), publié en français sous le titre Laissons parler le vent, traduit par Claude Couffon, Paris, Gallimard, 1997
• Cuando entonces (1987), publié en français sous le titre C'est alors que, traduit par Albert Bensoussan, Paris, Gallimard, 1989
• Cuando ya no importe (1993), publié en français sous le titre Quand plus rien n'aura d'importance, traduit par André Gabastou, Paris, Christian Bourgois, 1994

Recueils de nouvelles
• Un sueño realizadoy otros cuentos (1951)
• El infierno tan temido y otros cuentos (1962)
• La novia robada y otros cuentos (1968), publié en français sous le titre La Fiancée volée, traduit par Albert Bensoussan, Paris, Gallimard, 1987
• Tiempo de abrazar y los cuentos de 1933 a 1950 (1974)
• Cuentos secretos. Periquito el Aguador y otras máscaras (1986)
• Presencia y otros relatos (1986), publié en français sous le titre Demain sera un autre jour, traduit par André Gabastou, Paris, Le Serpent à Plumes, 1994 ; nouvelle version augmentée, Paris, Le Serpent à Plumes, coll. « Motifs » no 142, 2002

Autres publications
• Réquiem por Faulkner y otros artículos (1975)
• Cuentos secretos. Periquito el Aguador y otras máscaras (1986)
• Periquito el aguador y otros textos, 1939-1984 (1994)
• Confesiones de un lector (1995)
• Cartas de un joven escritor (2009), correspondance avec Julio E. Payró

(Wikipédia)

_________________
« Nous causâmes aussi de l’univers, de sa création et de sa future destruction ; de la grande idée du siècle, c’est-à-dire du progrès et de la perfectibilité, et, en général, de toutes les formes de l’infatuation humaine. »
Tristram
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Message par Tristram Ven 18 Mar - 11:08

La Vie brève

Juan Carlos Onetti La_vie15

Buenos Aires au printemps : le narrateur, Juan Maria Brausen, écoute leur nouvelle voisine, la Queca, qui reçoit beaucoup d’hommes ; il songe à son épouse, Gertrudis, que le chirurgien ampute d’un sein, et au scénario qu’il a promis à son ami Julio Stein (son supérieur dans l’agence de publicité où il travaille, qui vit avec Miriam, ou Mami, une chanteuse sur le retour).
« Mon idée tenait toute dans la personne du médecin, que je nommai Díaz Grey », dans Santa Maria, ville de province au bord d’un fleuve, où il est passé une fois. Triste et préoccupé, il essaie d’écrire pour lutter contre son désespoir.
« Dans le cabinet de Díaz Grey-Brausen entrerait en souriant Gertrudis-Elena Sala [… »
Tandis que Gertrudis tente de surmonter sa mutilation, puis s’absente pour séjourner chez sa mère, il essaie d’imaginer la suite de l’histoire de Díaz Grey, et le mari de la séduisante Elena à laquelle le médecin délivre de la morphine. Il se présente chez sa voisine, la Queca, sous le nom d’Arte et se fait casser la figure par une de ses accointances, Ernesto ; Lagos, le mari d’Elena, les lance sur la piste d’Oscar Owen, un gigolo anglais qui partagea leur vie. Bientôt, renvoyé de son emploi et subsistant de son indemnité de licenciement, Brausen fréquente assidûment la Queca, « chienne saoule » qui rit et répète « Le monde est fou ». Il la méprise et la bat, jusqu’à ce qu’Ernesto la tue ; Brausen organise la fuite du meurtrier et part avec lui, vers Santa Maria. Apparaît Raquel, la sœur cadette de Gertrudis, personnage vaguement annoncé de loin, venue de Montevideo où Brausen la séduisit lorsqu’il y vivait, de même que Gertrudis qui s’y est retirée, autre pôle géographique du roman où il alla avec la Queca. Parallèlement, Díaz Grey continue de vivre dans sa ville imaginaire (Elena s’est suicidée), Santa Maria (où il a sa statue équestre de général…) ; la fusion réel et fiction s’installe et s’accroît, si bien qu’on ne sait pas toujours ce qui appartient à la réalité objective, au passé ou à l’imagination qui se dédoublent. Le thème de « choisir une vie nouvelle » est récurrent. La vie est brève est une chanson, une discrète récurrence aussi. Il y a également un caméo de l’auteur, « l’homme à tête d’enterrement ». Le roman se termine dans l’ambigüité du Carnaval.
Le livre est surtout riche en méditations existentielles sur les souvenirs, les femmes, soi, une renaissance, un sens aux choses, la solitude et le désarroi, ancrés dans le quotidien par la prégnance des odeurs.
« C’est peut-être ce qu’on comprend avec l’âge, peu à peu, sans s’en rendre compte. Nos os le savent peut-être et quand nous sommes résolus et désespérés, au bord du grand mur qui nous emprisonne et qu’il serait aisé de sauter si c’était possible ; quand nous sommes presque prêts à admettre que, finalement, seul le moi a de l’importance car il est l’unique chose qui nous ait été indiscutablement confiée ; quand nous entrevoyons que seul notre propre salut peut être un impératif moral, qu’il est le seul élément moral ; quand nous réussissons à respirer par une lézarde imprévue l’air natal qui vibre et appelle de l’autre côté du mur, à imaginer l’allégresse, le mépris et l’aisance ; alors peut-être sentons-nous peser, comme un squelette de plomb, cette conviction que tout malentendu est supportable jusqu’à la mort, hormis celui que nous parvenons à découvrir en dehors de nos circonstances personnelles, en dehors des responsabilités que nous pouvons rejeter, attribuer ou détourner. »
J’ai pensé à Cortázar, à Sábato et à Camus.

\Mots-clés : #absurde #amour #ecriture

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Message par Bédoulène Ven 18 Mar - 12:50

merci Tristram, j'étais persuadée, à tort donc, qu'Onetti avait un fil.

J'ai lu le Puits et je comptais y revenir à cet auteur.

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"Prendre des notes, c'est faire des gammes de littérature Le journal de Jules Renard

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