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Valery Larbaud

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Message par Tristram Mer 30 Mar - 13:22

Valery Larbaud
(1881 – 1957)

enfance - Valery Larbaud Valery10

Valery Larbaud est un écrivain français, poète, romancier, essayiste et traducteur, né le 29 août 1881 à Vichy, ville où il est mort le 2 février 1957. Il a écrit également sous les pseudonymes : A.-O. Barnabooth, L. Hagiosy, X. M. Tourmier de Zamble.
La fortune familiale (son père était propriétaire de la source Vichy Saint-Yorre) lui assure une vie aisée qui lui permet de parcourir l’Europe à grands frais. Paquebots de luxe, Orient-Express, Valery Larbaud mène la vie d'un dandy et se rend dans les multiples stations thermales pour soigner une santé fragile dès ses jeunes années. Quand il revient à Vichy, il reçoit ses amis, Charles-Louis Philippe, André Gide, Léon-Paul Fargue et G. Jean-Aubry qui fut son biographe.
Larbaud écrit ses premières œuvres dès l'enfance, commence à rédiger son premier journal intime à quinze ans, et à dix-sept ans, alors qu'il revient de son voyage en Russie pour étudier au lycée Théodore-de-Banville, il écrit le Petit manuel d’idéal pratique où il prétend étudier un enfant, Milou, lequel représente « des troubles intérieurs et révoltes secrètes de l’enfance ». Il reviendra sur ses premiers textes dans le recueil Enfantines.
Son roman Fermina Márquez, consacré aux amours de l'adolescence et souvent comparé au Grand Meaulnes d'Alain-Fournier, obtient quelques voix au Goncourt en 1911.
Larbaud parle anglais, allemand, occitan, italien, portugais et espagnol. Il fait connaître les grandes œuvres étrangères comme Samuel Butler, dont il est le traducteur, ainsi que James Joyce dont il est correcteur-superviseur pour la traduction d’Ulysse, laquelle, réalisée principalement par Auguste Morel à partir de 1924, continue jusqu'en 1929.
Dans son ouvrage Jaune, bleu, blanc, il révèle sa pensée politique où il souhaite des États-Unis d'Europe, avec des États membres qui correspondent aux « vraies nations » du continent, dont un pour les Occitans.
Ayant dépensé toute sa fortune, il doit revendre ses propriétés et sa bibliothèque de quinze mille volumes en 1948 (qu’il avait fait relier selon leurs langues : les romans anglais en bleu, les espagnols en rouge, etc.).
Atteint d'hémiplégie droite et d'aphasie en 1935, il passe les vingt-deux dernières années de sa vie cloué dans un fauteuil, incapable de prononcer une autre phrase que : « Bonsoir les choses d'ici-bas ».

Œuvres

Romans et nouvelles
• Fermina Márquez (1911)
• A.O. Barnabooth (1913) : journal fictif.
• Enfantines (1918)
• Beauté, mon beau souci... (1920)
• Amants, heureux amants (1921)
• Mon plus secret conseil... (1923)
• Allen (1927)
• Jaune bleu blanc (1927) : ensemble de nouvelles, notes et poésies
• Caderno (1927), illustré par Mily Possoz
• La Rue Soufflot, romance pour l'éventail de madame Marie Laurencin, (1943)
• Une Nonnain, (1946), frontispices et bandeaux de Maurice Brianchon
• Le Vaisseau de Thésée, (1946), frontispices et bandeaux de Maurice Brianchon
• Portrait d'Éliane à quatorze ans (1944)
• 200 chambres, 200 salles de bains, illustré de 10 gravures au burin par Jean Émile Laboureur, J. Gondrexon éditeur, 1927

Poésies
• Poèmes par un riche amateur (1908)
• Les Poésies de A. O. Barnabooth, 1913
• Dévotions particulières (1941)
• Ode à une blanchisseuse (1949)

Essais
• Ce vice impuni, la lecture. Domaine anglais (1925) : ensemble d'études sur la littérature anglophone réunies par Valery Larbaud lui-même
• Notes sur Racan (1928)
• Aux couleurs de Rome (1938)
• Ce vice impuni, la lecture. Domaine français (1941)
• Questions militaires (1944)
• La Modernisation de l'orthographe des textes anciens (1944)
• Chez Chesterton (1949)
• Sous l’invocation de saint Jérôme (1944)
• Lettre d'Italie, Paris, Allia, 1996, 64 p.

Correspondance
• Lettres à André Gide (1948)
Publications posthumes : journal et correspondance
• Journal inédit (tome I, 1954 ; tome II, 1955).
• Journal, 1931-1932, D'Annecy à Corfou, Éditions Claire Paulhan, 1998.
• Journal 1934-1935, Valbois - Berg-Op-Zoom - Montagne Ste Geneviève, Éditions Claire Paulhan, 1999.
• Journal, édition définitive, Gallimard, 2009.
• Du navire d'argent, (2003)
• Notes pour servir à ma Biographie (an uneventful one), Éditions Claire Paulhan, 2006.
• Valery Larbaud & A.A.M. Stols, Correspondance (1925-1951), Éditions des Cendres, 1986.
• Valery Larbaud & Jacques Rivière, Correspondance 1912-1924, Éditions Claire Paulhan, 2006.

(Wikipédia)

_________________
« Nous causâmes aussi de l’univers, de sa création et de sa future destruction ; de la grande idée du siècle, c’est-à-dire du progrès et de la perfectibilité, et, en général, de toutes les formes de l’infatuation humaine. »
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Message par Tristram Mer 30 Mar - 13:27

Fermina Márquez

enfance - Valery Larbaud Fermin10

Deux jeunes Américaines (d’Amérique latine, tant ce continent ne se résume pas aux USA : elles sont Colombiennes), viennent passer leurs après-midis, chaperonnées par leur tante Mama Doloré, au collège Saint-Augustin, illustre établissement recevant beaucoup de riches descendants hispanophones, pour soutenir leur petit frère interne, Paco (Paquito, Francisco). L’aînée, Fermina, très réservée et pieuse, suscite malgré elle une compétition d’élèves séduits par sa beauté. Joanny Léniot, le fort en thème, calculateur, laborieux, ambitieux et antipathique, entre en concurrence avec Santos Iturria, « le héros du collège », hardi et émancipé, et obtient de lui tenir compagnie.
« Eh bien, lui-même, comme César, était destiné à être admiré des hommes et à être aimé des femmes. Il était indigne de lui d'admirer et d'aimer en retour. Ou bien, peut-être, aimerait-il ; mais il ne pourrait aimer qu'une captive, c'est-à-dire la femme humiliée et suppliante qui se traîne à vos pieds, et qui vous baise craintivement les mains. Oui, mais cette femme-là se trouve-t-elle ailleurs que dans les romans dont la scène est aux colonies ? »

« Joanny devait appliquer à cette tentative de séduction toute sa patience méthodique, tout son entêtement studieux de bon élève. Il lui fallait calculer froidement, surveiller les événements, guetter les occasions… »
Le monde de l’enfance est sensiblement rendu, sans doute observé avec des réminiscences personnelles de la scolarité de l’auteur (le narrateur est aussi un bon élève du collège) :
« Joanny pensa qu'il devait, à son tour, lui confier ses plus secrètes pensées. Depuis longtemps il souhaitait de les dire à quelqu'un. Il avait renoncé de bonne heure à découvrir son cœur à ses parents. Nos parents ne sont pas faits pour que nous leur découvrions nos cœurs. Nous ne sommes pour eux que des héritiers présomptifs. Ils n'exigent de nous que deux choses : d'abord, que nous profitions des sacrifices qu'ils font pour nous ; et ensuite, que nous nous laissions modeler à leur guise, c'est-à-dire que nous devenions bien vite des hommes, pour prendre la suite de leurs affaires ; des hommes raisonnables qui ne mangeront pas le bien si péniblement acquis. « Ah ! chers parents ! nous deviendrons peut-être des hommes ; mais nous ne serons jamais raisonnables. » – On dit cela, jusqu'à vingt ans, parce qu'on se croit né pour de grandes choses. »
Après avoir promu l’empire romain comme idéal et célébré son propre génie, Joanny rompt avec la chica, qui perd sa ferveur religieuse et ses exaltations d’humilité et de piété pour s’éprendre de Santos.
Camille Moûtier, un petit malheureux brimé par les « taquins » (le harcèlement scolaire n’est pas nouveau), s’est aussi amouraché de la belle, et pour s’en rapprocher sympathise avec son frère.
Devenu adulte, le narrateur visite les ruines du collège – et de leur jeunesse.
Le style est d’une grande simplicité ; le ton rappelle furieusement Le Grand Meaulnes (à peine postérieur), et devrait plaire aux afficionados de ce dernier.

\Mots-clés : #amour #education #enfance #jeunesse

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Message par Bédoulène Mer 30 Mar - 17:45

merci Tristram, pas trop envie de réminiscences enfance en ce moment

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Message par Tristram Mer 30 Mar - 17:49

Moi non plus, mais il y a des amateurs sur le forum !

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