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John Brunner

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Message par Tristram Lun 8 Aoû - 12:00

John Brunner
(1934 - 1995)


John Brunner John_b10

John Brunner, né le 24 septembre 1934 à Wallingford en Angleterre, est un écrivain britannique de science-fiction.
Il a écrit son premier roman, Galactic Storm, à 17 ans sous le nom de Gill Hunt mais n'a commencé à écrire de manière professionnelle que vers 1958. Il a débuté par des space operas conventionnels avant de se livrer par la suite à des recherches formelles qui déboucheront sur des romans plus ambitieux. Brunner dut alterner livres ambitieux et productions alimentaires.
Les thèmes développés dans ses romans se déroulent le plus souvent dans des univers dystopiques et cyberpunk. Invasion de la publicité, pouvoirs des médias et de la censure, pouvoir des multinationales, technologies, perte des repères des humains, profusion des armes, guerre urbaine, environnement sont des thèmes récurrents de ses romans les plus reconnus : la pollution (Le Troupeau aveugle), les violences raciales (L'Orbite déchiquetée), le péril informatique (Sur l'onde de choc) ou la surpopulation (Tous à Zanzibar).
Il a reçu le prix Hugo et le prix British Science Fiction en 1969 et le prix Apollo en 1973 avec Tous à Zanzibar (Stand on Zanzibar), considéré aujourd'hui comme un classique du genre. L'Orbite déchiquetée (The Jagged Orbit) a reçu le prix British Science Fiction en 1970.
En 1979, avec son épouse Marjorie, il fait partie des fondateurs du South Petherton folks and craft festival, un festival de musique folk organisé annuellement dans le village du Somerset où il s'était établi.
Sa santé a commencé à décliner dans les années 1980 surtout après la mort de sa femme en 1986. Il est mort le 26 août 1995 à Glasgow, en Écosse, d'un accident vasculaire cérébral alors qu'il participait à la 53e convention mondiale de science-fiction.

Œuvres :
Romans :
• Au seuil de l'éternité (Threshold of Eternity, 1957/1959)
• Les Négriers du cosmos (Slavers of Space, 1960)
• Stimulus (No Future In It, 1962)
• La Conquête du chaos (To Conquer Chaos, 1964)
• L'Homme total (The whole man / Endless Shadow, 1964)
• La ville est un échiquier (The Squares of the City, 1965)
• Le Long Labeur du temps (The Long Result, 1965)
• L'Ère des miracles (The Day of the Star Cities / Age of Miracles, 1965/1973)
• Les Productions du temps (The Productions Of Time, 1967)
• À l'ouest du temps (Quicksand, 1967)
• Tous à Zanzibar (Stand on Zanzibar, 1968)
• La Planète folie (Bedlam Planet, 1968)
• Le Traqueur d'étoiles (Catch a Falling Star, 1968)
• L'Orbite déchiquetée (The Jagged Orbit, 1969)
• À perte de temps (Times Without Number, 1969)
• Double, double (Double, Double, 1969)
• Malédiction sur nous ! (A Plague on Both your Causes, 1969)
• Noire est la couleur (Black Is The Color, 1969)
• Les Chimères de l'ombre (The Gaudy Shadows, 1970)
• L'Envers du temps (The Wrong End of Time, 1971)
• Le Dramaturge ou Les Dramaturges de Yan (The Dramaturges of Yan, 1971)
• Le Passager de la nuit (The Traveller in Black, 1971)
• À l'écoute des étoiles (The Stardroppers, 1972)
• Le Troupeau aveugle (The Sheep Look Up, 1972)
• Virus (The Stone That Never Came Down, 1973)
• Les Anges de l'ombre (More Things in Heaven, 1973)
• Alertez la terre (Give Warning To the World, 1974)
• Éclipse totale (Total Eclipse, 1974)
• Polymath (Polymath, 1974)
• La Toile de l'araignée / La Tangence des parallèles (Web of Everywhere, 1974 / The Infinitive of Go, 1980)
• Sur l'onde de choc (The Shockwave Rider, 1975)
• L'Empire interstellaire (Interstellar Empire, 1976)
• Le Jeu de la possession (Players At the Game of People, 1980)
• Les Dissidents d'Azraël (Manshape, 1982)
• Le Creuset du temps (The Crucible of Time, 1983)
• The Tides of Time (1984)

Nouvelles (sélection) :
• La Substance des songes, 1983 (Such Stuff, 1962)
• Le Dernier Homme seul, 1983 (The Last Lonely Man, 1964)
• Judas, 1975 (Judas, 1967)
• Les Vitanuls, 1967 (The Vitanuls, 1967)

(Wikipédia)

_________________
« Nous causâmes aussi de l’univers, de sa création et de sa future destruction ; de la grande idée du siècle, c’est-à-dire du progrès et de la perfectibilité, et, en général, de toutes les formes de l’infatuation humaine. »
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Message par Tristram Lun 8 Aoû - 12:12

Sur l'onde de choc

John Brunner Sur_l_10

Tome 4 de la tétralogie Noire :
Wikipédia a écrit:Un monde où règnent la surpopulation, l'eugénisme et le terrorisme dans Tous à Zanzibar (1968), la violence, la haine raciale et le complexe militaro-industriel dans L'Orbite déchiquetée (1969), la pollution, l'activisme écologique et les toutes-puissantes corporations dans Le Troupeau aveugle (1972), les réseaux informatiques, les virus et la manipulation de l'information dans Sur l'onde de choc (1974).
J’ai déjà lu le très recommandable Tous à Zanzibar :
« Pour être moderne, il ne suffit plus d’acheter aujourd’hui et de jeter demain.
Il faut acheter aujourd’hui et jeter aujourd’hui. »

« Le monde réel n’existait plus. Il s’éloignait de Donald comme les images fugitives d’un rêve : expression suprême du principe d’incertitude, déchirées par l’effort même tenté pour les saisir. »

« Nous sommes au courant de tout ce qui se passe à l’échelle de la planète, et nous n’acceptons plus que notre horizon limité circonscrive la réalité. Ce que nous retransmet la télé est bien plus réel. »
Nick Haflinger est un des surdoués pupilles de Randémont, « institut du génie », organisation fédérale des USA au XXIe qui forme l’élite intellectuelle propre à servir le pays, ou plutôt son gouvernement. Ce dernier promeut le « style-de-vie banane », hyper-informatisé et contrôlé par l’État, et Nickie échappe au système afin de ne pas devenir son instrument, ayant trouvé le moyen de changer d’identités, y compris pour les ordinateurs tous connectés.
« Créateur d’utopies, conseil en style-de-vie, spéculateur delphique, expert-saboteur en informatique, rationalisateur système et Dieu sait quoi encore. »
Avec une imagination éblouissante, Brunner narre ses mésaventures (il rencontre Kate, une étudiante fort intuitive, et surtout « sage », c'est-à-dire sensée ; il sera repris) tout en peignant dans cette dystopie un monde qui ressemble curieusement à ce qu’il tend vraiment à devenir de nos jours : un récit qui n’a pas pris une ride, malgré des inventions fort originales (d’un jeu, celui des tringles, et d’une danse, dite de « coley », aux cités marginales où les rescapés du grand tremblement de terre californien organisent des communautés « écotarciques » à l’écart du système global et liberticide – en passant par le Pavillon d’Eustache, service téléphonique de défoulement cathartique à l’abri du gouvernement, pour lequel Nick installe une « couleuvre » protectrice, genre de virus-firewall). C’est une brillante anticipation des hackers et lanceurs d’alerte (à une époque où Internet balbutiait).
« Les rumeurs étaient destinées à faire plaisir aux gens en leur faisant croire que le monde se portait vraiment aussi mal qu’ils en avaient l’impression. »

« Tout se passe comme si le paradoxe suivant était démontré : chacun ignore de quoi il retourne, mais tout le monde sait de quoi il s’agit. »

« Avec une certaine nostalgie, il racontait quelques anecdotes comiques sur les erreurs commises de son temps. La plupart provenaient du préjugé alors en vigueur selon lequel une certaine dose d’émulation est nécessaire pour obtenir des gens un maximum d’efficacité. Alors qu’au contraire, ce qui caractérise une personne douée de sagesse, c’est qu’elle voit tout de suite que l’émulation est une source de gaspillage de temps et d’énergie. »

« La possibilité de devenir qui vous vouliez au lieu d’être ce que vous étiez dans la mémoire des ordinateurs. »

« Autant vouloir prétendre que le mouvement de la mer qui polit les galets sur la grève leur rend un grand service parce qu’il est préférable pour un galet d’avoir des contours lisses plutôt que rugueux. Le galet ne se soucie pas de la forme qu’il a. Mais pour une personne, c’est une chose très importante. Et chaque vague que vous produisez réduit la variété de formes qu’un être humain peut revêtir. »

« En théorie, n’importe lequel d’entre nous a accès à plus d’informations que dans toute l’histoire du monde, et cela grâce à une simple cabine de viphone. […]
Malgré tout ce qu’on raconte sur le pouvoir "libérateur" du réseau informatique, la vérité est qu’il afflige la plupart d’entre nous d’une nouvelle raison de se précipiter dans la paranoïa. »

« Washington : hier. L’exercice du pouvoir personnel. Le privilège de la fonction. La réduction du consensus populaire à un unique porte-parole, écho d’une période où les gens d’une même communauté arrivaient à s’accorder parce qu’ils n’étaient pas assaillis par cent versions incompatibles des événements. »

« S’il existe un phénomène tel que le mal absolu, il consiste à traiter un autre être humain comme un objet. »

« UN : Notre planète est riche. Par suite, la pauvreté et la faim en sont indignes, et puisque nous avons les moyens de les supprimer, nous le devons.
DEUX : Nous appartenons à une espèce civilisée. Par suite, nul ne pourra désormais tirer de profit illicite du fait que, tous ensemble, nous savons plus de choses qu’un seul d’entre nous n’en peut connaître.
»

\Mots-clés : #politique #romananticipation #sciencefiction #social

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Message par Bédoulène Lun 8 Aoû - 19:18

tu as lu les précédents ?

j'aime bien la conclusion en gras !

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Message par Tristram Lun 8 Aoû - 19:45

Je pense n'avoir lu que Tous à Zanzibar _ mais j'ai l'intention de continuer, au moins dans la tétralogie Noire !

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Message par Bédoulène Mar 9 Aoû - 9:28

à te lire donc

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