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Gotthold Ephraïm Lessing

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Message par Dreep Sam 19 Nov - 18:18

Gotthold Ephraïm Lessing
(1729 - 1781)


Gotthold Ephraïm Lessing R11


Biographie :

Fils d’un pasteur et théologien réputé de Lusace, Lessing est l’aîné de dix garçons. Déjà lecteur assidu à douze ans, il entre dans la célèbre Fürstenschule (école du Prince) de Saint Afra de Meissen où il acquiert une bonne connaissance du grec, du latin et de l’hébreu. À cette époque, son admiration pour Plaute et Térence lui donne envie d’écrire des comédies. À l’automne 1746, il entre à l’université de Leipzig pour y étudier en théologie, mais ses vrais centres d’intérêt sont la littérature, la philosophie et l’art. Il se livre aux exercices qui développent la force et la souplesse du corps, fréquente le théâtre et se lie avec les comédiens. Après avoir étudié quelque temps la médecine et les mathématiques, il s’installe, en 1747 chez son cousin l’écrivain Mylius, un auteur comique avec qui il débute au théâtre.

Devenu l’ami des écrivains Mylius et Weiße, dont les opinions peu orthodoxes eurent sur lui de l’influence, son père, affligé de cette direction d’esprit, le rappela subitement auprès de lui. Après avoir reconnu que son fils avait acquis des connaissances solides et variées, il voulut lui faire reprendre ses études théologiques. Lessing retourna donc à Leipzig, puis passa à Berlin, où il resta trois ans, et à Wittemberg, où il étudie la philologie. En 1752, il obtient une maîtrise de lettres, ce qui lui permet de vivre de sa plume et il devient précepteur. Cette petite ville lui étant devenue insupportable, il retourne à Berlin en 1753 où il se lie étroitement avec Ramler, Nicolai, von Kleist, Sulzer, Sophie Charlotte Ackermann et surtout Mendelssohn, etc. De 1756 à 1758, il voyage en Angleterre.

Lessing fit ensuite à Leipzig un séjour de trois années, qui comptent parmi les plus actives et les plus fécondes de sa vie. En 1760, il accompagna, en qualité de secrétaire, le général de Tauenzien à Breslau, revint de nouveau à Berlin en 1765, et alla, deux ans plus tard, fonder à Hambourg un théâtre national, qu’il ne put soutenir deux ans, mais qui, malgré son insuccès, accrut sa réputation littéraire. Il essaya aussitôt, mais non moins infructueusement, de fonder une librairie savante à Hambourg. En 1769, il devient membre de l'Académie royale des sciences et des lettres de Berlin. Enfin, en 1770, il devint bibliothécaire et conseiller à Wolfenbüttel, où Ferdinand, le prince héréditaire de Brunswick, l’établit libéralement, en disant qu’il ne mettait pas Lessing au service de la bibliothèque, mais la bibliothèque au service de Lessing.

Dans la nuit entre le 14 et le 15 octobre 1771 il fut initié en Maçonnerie dans la loge "Zu den drei goldenen Rosen" (Aux trois Roses d'or) de Hambourg1,2

Il visita l’Italie vers cette époque. Ses dernières années furent remplies par des controverses théologiques, dans lesquelles il prit contre Goetze le parti de la tolérance. En 1776, Lessing avait épousé une veuve, Eva König, avec qui il était lié depuis plusieurs années, et qui mourut en 1778 en mettant au monde un enfant qui ne put vivre. À partir de ce moment, il devient dépressif et s’éteindra le 15 février 1781.
Bibliographie :

Théâtre

Les Juifs (1749)
Miss Sara Sampson (1755).
Faust (vers 1759)
Minna von Barnhelm (1767)
Emilia Galotti (1772)
Nathan le Sage (1779)

Essais

Traités sur la fable (1759)
Lettres sur la littérature moderne, 1759-1765.
Sur la réalité des choses en dehors de Dieu (Über die Wirklichkeit der Dinge ausser Gott, 1763)
Laocoon ou Des frontières respectives de la poésie et de la peinture
La Dramaturgie de Hambourg (1767-1769)
Comment les Anciens représentaient la Mort (1769)
Sur la preuve de la force et de l'Esprit (1777).
Ernst et Falk. Dialogues maçonniques (1778-1780)
L'Éducation du genre humain (1780)

Fables

Fables de Lessing en prose
Dreep
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Message par Dreep Sam 19 Nov - 18:20

Nathan le sage

Gotthold Ephraïm Lessing Nathan-le-sage

1187, Jérusalem : Francs et Ayyoubides se regardent en chiens de faïence. Saladin vient de gagner une bataille, s’ensuit une trêve. Voilà pour le contexte historique. Pour le reste, Lessing joue avec la chronologie et faisant jouer Saladin dans sa pièce, l’on doute beaucoup que le personnage soit similaire au modèle. D’ailleurs, tous (ou presque) les personnages sont étonnants, vivants et subtils ― plus subtils que des caricatures (un marchand juif, un templier, le sultan…) cela s’entend. On joue sur le décalage, on pointe le préjugé, mais ces personnages sont curieux pour l’image qu’ils renvoient : une image lumineuse ; un espoir qui paraît insensé pour l’époque des croisades ― Aufklarüng ! Lessing s’est nourri de Shakespeare mais aussi de Diderot (qu’il a traduit en allemand). Ses personnages discutent, se renvoient gaiement la balle sur des thèmes abstraits : peuple, vérité, dogmatisme, sentiment. Dire cependant que Lessing fait semblant d’ignorer la violence d’un temps serait aller trop vite en besogne, ce sont aussi des enjeux de morts et de guerre qui sont présents dans Nathan le sage, même s’ils paraissent s’écarter le temps d’une rencontre, d’un débat. Et ceux-ci ne sont pas si abstraits qu’ils sont déconnectés de la réalité : ce que vivent les personnages soit dans ce contexte historique, soit dans un contexte plus intime, qui prend le dessus. Il n’est pas rare qu’une remarque traverse les temps par sa pertinence, son universalité. Mais Lessing fait progresser le débat jusqu’à un certain point, jusqu’à ce qu’une intrigue sentimentale doit se dénouer, jusqu’à ce qu’un amour débordant doit donner cette couleur particulière à la pièce ― un rêve, tant pis s’il est naïf (et une certaine tournure pourrait presque le faire juger ainsi), une inspiration : cessons la lutte armée et commençons celle des arguments ! ou plus Lessingien encore : la tolérance religieuse, la fraternité.
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Message par Quasimodo Ven 25 Nov - 17:46

J'en ai vu une représentation très réussie il y a quelques années, et j'avais par ailleurs le projet de le lire. Merci pour cette piqûre de rappel, et pour ce commentaire alléchant !
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