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Antoine Blondin

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Message par Aventin le Ven 1 Nov - 8:15

@Quasimodo a écrit:Je ne saurais pas bien lequel choisir pour une première approche. Les Enfants du bon Dieu peut-être ?
L'Europe buissonnière conviendrait bien, à mon humble avis, Monsieur Jadis peut-être encore mieux (ça dépend si tu souhaites découvrir d'abord le styliste, ou le personnage et le styliste remarquable en même temps).

@Quasimodo a écrit:Ça commence à faire un beau panorama (il ne te manque que Monsieur Jadis, Aventin ?)
Voilà-voilà, ça vient, servi chaud !

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Monsieur Jadis ou l'école du soir

Antoine Blondin - Page 2 Blondi10
Antoine Blondin, époque capillairement verlainienne.


Roman, 1970, 190 pages environ.

Il n'y a pas qu'en matière chevelue que Blondin peut ressembler à Verlaine.
Aux vers faciles, indignes de lui a-t-on avancé (et j'opine tout-à-fait avec cette sentence), du décadentiste au déclin, on est tenté de mettre en parallèle l'écriture alimentaire pour Blondin, dans L'Équipe dont il est une plume poids-lourd, en effet il couvre rien moins (excusez du peu !) que cinq Jeux Olympiques, plusieurs Tournois des cinq nations en rugby, et vingt-sept Tours de France pour le compte du quotidien (et j'ai ouï-dire que ses articles furent tonitruants et à succès, très démarqués de la presse sportive, on sort du style télégraphique et informatif, si Blondin se déplace ou si on déplace Blondin, c'est pour raconter, pour narrer des histoires, pas pour donner la dernière mouture du score ou du classement).

Et puis il y a l'alcool. Lequel coulait déjà à flot dans Un singe en hiver. L'équivalent de la fée verte de l'ex-Parnassien, on ne sait pas toujours ce que c'est - Blondin ne semble pas avoir une boisson attitrée en particulier, qui soit à ce point de prédilection.

L'infaillible œil d'accipitridé de l'éminent Grand Citateur du forum, Tristram, n'a pas manqué d'isoler ce verdict de Blondin, sans appel:
on boit pour être ensemble mais on est saoul tout seul.


Monsieur Jadis, qui est Blondin lui-même et dont il parle à la troisième personne du singulier, est un danseur extrême sur glace mince. Au petit jour elle cède et, à je ne sais combien de reprises dans ce livre, Jadis-Blondin se trouve embarqué au commissariat, placé en cellule, ceinture et lacets ôtés. Jamais pour de longs séjours, type Mons pour l'auteur de Sagesse, non, ça s'arrange toujours assez vite.

Dans Monsieur Jadis, l'auteur nous livre peut-être davantage de son drame personnel, toujours avec beaucoup de retenue, de pudeur, et c'est troussé si aimablement que l'on ne va pas s'apitoyer, le plaindre, du moins dans un premier temps, ni même le livre fraîchement achevé et refermé, oui, même quand ses deux fillettes, qui devaient passer la Noël chez lui, trouvent porte close et s'en retournent, Jadis-Blondin s'étant malencontreusement assoupi en les attendant, lui qui avait tant préparé cette fête: même là, le comique de situation l'emporte.
C'est un but recherché par l'écrivain, je n'en doute pas une seconde, lequel entend faire passer un bon moment à son lecteur et c'est louable, pas si facile comme objectif somme toute.

D'où toutes ces situations cocasses, le foutraque du personnage de Jadis, ses excellents acolytes (alcoolytes ?), comme Mademoiselle Popo, inénarrable, un grand personnage, ou bien son pote écrivain Roger Nimier, associé à Blondin au mouvement littéraire dit des Hussards: ça n'a pas raté, Blondin m'a donné envie de lire Nimier dont je n'ai jamais parcouru une page, oui, même le fameux Hussard bleu.

En illustration, l'entame, toujours du très très haut-niveau pour parler comme un chroniqueur sportif à deux centimes (tout à l'opposé de vos articles en la matière, donc, cher Antoine, si j'en crois la rumeur); est-il possible de dire qu'on vient de se faire plaquer et flanquer à la porte aussi pudiquement ?

Monsieur Jadis savait qu'il ne passerait pas la nuit. Du moins sur le divan d'Odile. Dans quelques instants, il se retrouverait de l'autre côté de la porte, sans s'être vu partir.
Sur la nappe, à peine desservie, son rond de serviette, anneau patiemment conquis, plus subtil qu'une alliance, lui rappelait que l'amour est un demi-pensionnaire. Ainsi Odile en avait-elle décidé. Ils étaient de ces amants qui peuvent dire: "nous prenons nos repas ensemble". C'était déjà beau et plutôt chaste. Il eut été peu digne de bramer. Pour ménager l'avenir, il pliait sa serviette.
 Dans la cuisine, Odile brisait de la vaisselle avec mauvaise foi, en s'écriant: "Regarde ce que tu me fais faire !"; ensuite ce fut: "Il vaudrait mieux me laisser seule"; enfin cette constatation déchirante: "Je suis toute seule..." qui bouleversait chaque fois Monsieur Jadis [...]

Sur la formidable Mademoiselle Popo (et "l'art fantastique de la gaie déchéance", qui sied à Blondin), ce passage solaire bien que cellulaire (matinée au mitard après ivresse et diverses peccadilles, précédent un rendez-vous crucial d'une mondanité littéraire à laquelle Blondin est convié pour la toute première fois) - comment rendre le glauque sombre et le sordide abject légers, il y faut une plume pas ordinaire:
...La drôlerie de la chose, reprit Popo, parce qu'enfin, notre aventure pourrait s'intituler: Ne te promène donc pas tête nue...Je ne t'entends pas rire ? Songe que tu vas pouvoir raconter tout ça chez Madame Washington-Post, tu vas avoir un succès fou de taulard. À ta place j'en remettrais encore dans le genre existentialiste et visqueux. Si seulement, je pouvais t'arranger un peu, tu serais comme l'ambassadeur de la nuit. J'espère que ton œil prend tournure...

  Monsieur Jadis avait oublié ce coquard, contracté dans les tourbillons du panier à salade. Passant sa main sur sa paupière, il ressentit une légère douleur qui ne le renseigna pas sur le volume ni sur la couleur. Pourquoi Popo s'ingéniait-elle à lui parler ainsi, sinon pour lui communiquer par gentillesse son art fantastique de la gaie déchéance ?
- Il me faudrait une glace, répondit-il.
- J'aimerais être cette glace, dit-elle par-dessus le mur.
- Et toi, comment es-tu ?
- Heureuse, je te l'ai dit, de t"avoir un peu pour moi toute seule. Et sais-tu ce que je pense ? c'est que les gens qui sont comme nous en ce moment devraient se retrouver automatiquement mariés devant le commissaire du bord. À la sortie, on ferait un gueuleton extraordinaire, uniquement composé d'apéritifs, puisque tu ne manges rien...J'ai une idée ! C'est idiot d'en arriver là, mais si on demandait à pisser ensemble pour pouvoir se regarder ? ...
- Ensemble !
- Je veux dire en même temps. (Elle rit.)
[...]
Monsieur Jadis estimait que s'il leur restait une chance d'être libérés avant le déjeuner, il y avait intérêt à ne pas faire de vagues.
  Un peu plus tard, après le même cérémonial de sons et de lumières qu'ils avaient déjà connu, quelques agents envahirent à nouveau le corridor où ils étaient parqués. Cette fois, Monsieur Jadis, qui feignait de les ignorer, sembla retenir davantage leur attention.
- Montre-toi un peu, qu'on voie si tu es présentable.
 Il s'approcha, porté par un vague espoir. "Ça va, hein ?" murmurèrent-ils. À ce moment, Popo se mit à glapir:
- Et mon cul, il est présentable ?
- Pourquoi pas ? fit le plus rougeaud. Les gars, on pourrait peut-être procéder à une reconstitution du crime ?
- Faudrait y mettre le prix, dit Popo.
Ils se transportèrent d'un bloc vers la cellule voisine et Monsieur Jadis n'eut plus devant les yeux qu'une surface verte et délavée, sur laquelle se projetait l'ombre de ses barreaux.
- De toute façon, dit une voix, après ce que tu as fait dans la rue, tu n'as rien à perdre à te montrer un peu rigolote avec les collègues. Eux aussi, ils demandent à voir.
- Mais lui, à côté, il n'a rien fait, plaida Popo.
- Tiens, justement, son cas se discute à l'heure qu'il est; alors sois gentille...
- Non, dit Monsieur Jadis. Popo, ne bouge pas !
- Mon vieux, répondit-elle, on file pour la rançon de Duguesclin avec ce qu'on a sous la main. Si ça amuse ces gros cochons...Parce que là, vous reconnaîtrez que vous êtes bien des dégueulasses...
       




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Message par Quasimodo le Ven 1 Nov - 12:41

Eh bien, je crois qu'on n'a pas de fil plus complet Very Happy

...et je me décide pour ce truculent Monsieur Jadis et pour cette éblouissante Mademoiselle Popo
(les extraits sont vraiment puissants !)

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Message par bix_229 le Ven 1 Nov - 13:00

J'aimerais bien, comme vous, etre à l'orée de la connaissance de Blondin ou de
tout autre d'alors.
Rien ne vaut la fraicheur des débuts. En amour comme en lecture.
En ces temps-là meme la mélancolie était douce, et sinon, il y avait le vin
partagé avec les amis, Blondin, Pirotte et Vialate...
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Message par Aventin le Ven 1 Nov - 18:54

@Quasimodo a écrit:Eh bien, je crois qu'on n'a pas de fil plus complet Very Happy

(Pour compléter la bio de la page 1)
Il reste Ma vie entre les lignes, Le muscle et la plume, et un recueil de nouvelles que j'ai lu sans avoir grande envie de partager cette lecture, Les quat' saisons: je crois que c'est à peu près tout.
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Message par animal le Sam 2 Nov - 20:08

Bibliographie mise à jour. cat

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Message par Aventin le Sam 2 Nov - 20:34

Antoine Blondin - Page 2 1252659054 Animal

Parfait, ça, il m'en reste plein à lire Antoine Blondin - Page 2 3064796832
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Message par Tristram le Jeu 7 Nov - 13:55

L'œil d'accipitridé local ne peut qu'abonder : merci Aventin pour faire revivre l'oeuvre de cet auteur décidément si sensible...

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Message par Aventin le Sam 18 Juil - 16:52

Certificat d'études

Antoine Blondin - Page 2 Blondi11
Portraits ou plutôt études (voir le titre), 1977, 235 pages environ.

Portraits assez profonds, avec l'art de coupler des auteurs, a minima de se servir du portrait précédent pour introduire le suivant. L'ensemble est fort agréablement troussé, dans une langue classique honorable parce que sans le moindre pédantisme, et est parsemé de cet humour dont Blondin, il faut en convenir, a scrupule à se départir.

Son étude (son cas clinique ?) d'ouverture, Baudelaire, est juste magistral. S'ensuivent des pages un peu étonnantes sur Dickens, une brève apparition de Pierre Mc Orlan enchaîné sur de touchantes petites choses sur Édith Piaf,
Petit Louis ne représente certes pas la sécurité, mais une minute de chaleur, bonne à prendre.
Les jeunes gens qui s'aiment font la dînette dans des boîtes de conserves usagées.
Le soir, Édith s'introduit clandestinement dans la chambre du garçon et se couche sous son lit. Le matelas n'est pas si épais qu'ils ne finissent par avoir un enfant.
À seize ans, Édith Gassion se retrouve dans la rue, serrant contre son torse dérisoire une petite fille à son image, qui mourra deux ans plus tard. Elle habite à Belleville avec une copine, la journée se passe à chanter à la terrasse des cafés, à la grille des soldats, dans les cours. Chassée par les serveurs, traquée par les agents, traînant son lourd boulet d'enfants de la balle, nourrie au biberon de vin rouge, c'est ainsi qu'elle rencontre Leplée.

  Du pavé jusqu'au haut du pavé, de la Môme Piaf à Édith Piaf, de la caricature exécrable à l'art le plus consommé, la pente est dure à gravir (...).  
Mais ne traînons pas: une évocation de Cocteau passe avec fugacité (qui a en commun avec Édith Piaf la matinée de leur décès), de Cocteau le mythologue on embarque pour Homère sans savoir s'il a formellement existé, filons, Jacques Perret nous attend, faisons halte chez Alexandre Dumas.

Souffle repris, la course panoramique continue avec un passage outre-Rhin, le temps d'évoquer Goethe, puis un bien étrange rapprochement entre Alfred de Musset et James Dean, avec George Sand en toile de fond du premier.
Antoine Blondin se fait caressant, émouvant même à l'heure de présenter Francis Scott Fitzgerald. On sent une connivence, pas seulement alcoolique.
Comment lui reprocherait-on d'avoir cherché dans l'existence privée des compensations désordonnées, provoquant les dangers, s'étourdissant de fêtes, précipitant son automobile dans des étangs, mettant le feu à ses appartements en compagnie de Zelda, cette jeune épouse somptueuse qui l'accompagne partout à cent à l'heure ?
Il lui fallait frapper vite et fort.

Passons chez un peu connu, si ce n'est un inconnu: O. Henry, qu'évidemment, comme ça vient de m'arriver, vous aurez envie de lire séance tenante après les blondiniennes appréciations sur sa vie, son œuvre.
Détour par le grand Balzac, celui du mémorable Cousin Pons avant de plonger dans des pages remarquables sur Verlaine et Rimbaud, en clôture d'ouvrage.  
Curieux (ou pas) d'ouvrir par Baudelaire et de refermer par Rimabud-Verlaine.
Même s'il manque, à mon humble avis, le troisième trublion (Germain Nouveau), pour avoir parcouru bien des pages biographiques, au rigorisme scientifique ou à l'apologétique à trémolos, je m'étonne de découvrir si tard ces très remarquables évocations de Rimbaud et de Verlaine.
Y entrent beaucoup de fraîcheur, pas mal de justesse sans doute (du moins tout cela sonne si cohérent...), chapeau bas !
Chez Verlaine, l'homme descend su songe et tend à y retourner en vertu d'une insatisfaction essentielle.

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Message par bix_229 le Sam 18 Juil - 17:05


Mixed salad ? ça m'a l'air fourre tout un peu négligé... ¨Pour payer l'apéro ?
Mais si on arrive à retrouver le style de Blondin, c'est déjà bien.
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Message par Tristram le Sam 18 Juil - 17:29

C'est un recueil de petits essais "critiques", donc forcément disparate, mais je confirme l'intérêt de cette lecture.
« Il remet, parfois à demain, mais il remet sans cesse son ouvrage sur le métier, il cherche l'équilibre, ce déséquilibré, l'harmonie, la nuance ; il est l'élève de Boileau, comme dit François Porché : il est classique. Un divorce irrémédiable s'est installé entre le désordre de sa vie et l'ordre presque trop scrupuleux auquel il prétend dans son œuvre. »
Antoine Blondin, « Baudelaire mais… », in « Certificats d'études »

« On reconnaît le génie créateur, porteur d'univers, à l'impossibilité d'isoler totalement un de ses ouvrages de l'ensemble de l'œuvre. »
Antoine Blondin, « Un piéton qui aide à traverser  », in « Certificats d'études »

« On considère à tort Balzac comme un peintre minutieux et véridique, comme un romancier réaliste et objectif. Empruntons quelques phrases à Kléber Haedens : "Balzac, c'est justement tout le contraire. Ses héros ne sont pas étrangers à lui-même : ils sortent de sa vie nocturne, marqués de signes puissants qui les arrachent à l'humanité courante. Ce qui saisit dans ses romans, c'est leur aspect étrange et leur démesure […]. Balzac se tient constamment à la limite où son univers particulier rencontre le monde naturel des apparences […]. Balzac est le plus grand poète du roman français." (Une histoire de la littérature française.) »
Antoine Blondin, « Les deux pigeons  », in « Certificats d'études »
Le piéton, c'est Dickens, et les deux pigeons, le cousin Pons et Schmucke...

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