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Georges Brassens, Lettre à Toussenot

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9 résultats trouvés pour ancienregime

Nicolas Edme Restif de la Bretonne

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Les nuits de Paris

Paris, juste avant la révolution de 1789. C'est ce que nous donne à voir ce roman écrit juste avant les événements susdits : on voit Paris comme à travers un trou ; un trou dans la nuit et dans le temps. J'imagine que les lecteurs parisiens (ou connaissant bien les rues de Paris) seront plus chanceux que les lecteurs de province dont je fais partie. Il n'est pas tant question des personnalités qui ont l'habitude de peupler le récit national de cette période que du petit monde ― marquises ou clochards ― qui agitent les nuits de la capitale. Seulement, et on peut ou le déplorer ou s'en amuser, ce trou a une forme très précise. La forme d'une silhouette, d'abord. Silhouette d'un narrateur mêle-tout et aventurier, silhouette du spectateur nocturne s'appelant lui-même hibou. Mieux ou pis : la silhouette de Restif de la Bretonne lui-même : au lieu de s'effacer, sa figure se précise, on le voit mieux lui que Paris... c'est dire que ce conteur fait de l'ombre à son sujet, au beau milieu de la nuit ! Mais on s'y habitue, un coup il déride, un autre coup il ennuie. On suit un auteur dans ses digressions sentimentales, politiques, philosophiques, jusque dans ses délires projectifs à propos de l'année 1888 et de tout l'Histoire de France qui a précédé cet année de grâce (l'année 2440 de Louis-Sébastien Mercier, pourrait être la suite logique de l'année 1888 de Restif, n'oublions pas d'ailleurs que les deux auteurs s'appréciaient). Bref. On suit bon an mal an un auteur qui a fait absolument ce qu'il a voulu de son livre.


Mots-clés : #ancienregime #lieu
par Dreep
le Lun 21 Sep - 18:52
 
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Sujet: Nicolas Edme Restif de la Bretonne
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Charles Sorel

Histoire comique de Francion

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On peut parfois subir le contrecoup d’un effet de routine ou trouver qu’il y a une structure trop rigide dans ces livres aux récits imbriqués ; mais je crois que peu de livres ont été conçus avec une liberté aussi jubilatoire comme l’a été Francion (et ce même en dépit des ajouts et retouches postérieurs Sorel lui-même). C’est l’antithèse complète du Décaméron, par exemple. On emprunte plusieurs chemins, dans le roman de Charles Sorel, on s’attarde, on s’y perd un peu, jamais complètement. Un rêve et son interprétation, des idées de romans comme autant de « petits diablotins », des pointes aussi subtils que cruels sur la littérature et la société de son temps ; si tous les épisodes et toutes les parties ne sont pas au même niveau, on est tenu par cette énergie incroyable de Francion, sorte de Casanova picaresque, qui ne poursuit aucun but précis, mais rien d’autres que des désirs, un appétit sans cesse renouvelé. De toute évidence, Charles Sorel a lu énormément de livres, il s’en nourrit, de Lucien à Rabelais, il devance aussi bien La Bruyère ou Cyrano de Bergerac (je parle de l’écrivain). En soi, la personnalité de Francion, ce n’est pas ce qu’il y a de plus intéressant (Hortensius est plus drôle) même s’il y a une certaine empathie de la part de Sorel. Son roman regorge d’idées, et dans un style grand siècle légèrement adapté, c’est parfois éblouissant.

Honnêtement je le recommande Tag ancienregime sur Des Choses à lire 2126147062


Mots-clés : #ancienregime
par Dreep
le Mer 12 Aoû - 13:41
 
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Thomas Browne

Les Urnes Funéraires

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Un livre qui m’éloigne beaucoup de mes sentiers battus : essai du dix-septième anglais…! Bon mais alors des écrivains que j’estime particulièrement en parlaient (Sebald par exemple et sans doute Laurence Sterne), et la référence, à force d’être répétée, en est devenue obsédante… Et non le sujet n’a rien de rebutant, rappelle-toi, me dis-je quand tu étais petit et curieux, les questions que tu posais aux adultes : « Le dernier à mourir sur terre, qui est-ce qui l’enterrera ? » ou ta crainte de sacrément t’ennuyer là où tu seras censé rester pour toujours ? Parce qu’en effet Thomas Browne ne parle pas que de cendre, en fait il parle de beaucoup de choses et c’en est presque étonnant de ne le voir jamais dévier de son sujet. Il nous en met un peu plein la vue avec ses citations et ses connaissances, étant un « fou d’érudition » et c’est dit-on quelque-chose qui se trouve assez souvent chez les essayistes anglais de l’époque.

Sur l’écriture il me semble que la traduction fait que le livre est plus accessible qu’à un anglais l’original. Quelque chose du rythme doit être restitué, ses longues phrases ponctuées assez souvent de point virgule. On imagine ce texte déclamé d’une voix d’outre-tombe, à certains moments (surtout dans le dernier chapitre) d’un souffle impressionnant. Il faut bien sûr y revenir, c’est vraiment court et nettement moins abscons qu’on se l’imagine, certaines phrases pourraient passer pour des aphorismes, d’autres sont des envolées poétiques, en fait, on ne le lit pas vraiment comme un essai.

Lu le 12 avril 2019


Mots-clés : #ancienregime #essai #mort




Lettre à un ami

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Contrairement à ce que pourrait laisser penser le titre, le destinataire de cette « lettre » n’existe pas. Il n’y a rien dans le texte de Thomas Browne, qui détermine l’identité de cet « ami ». Un ami inconnu, donc ? Quiconque. Lettre à un ami ressemble à une allocution, à vrai dire, ce serait le discours rêvé à l’occasion d’un enterrement…! Chez cet écrivain dont l’œuvre a eu une immense importance (tout anglais cultivé se devait d’en posséder un exemplaire chez lui) la mort est un sujet de prédilection. Urnes funéraires, tombes, momies, restes de toutes sortes comme les dents ou le crâne, à croire que Thomas Browne aurait rêvé de tenir celui de Yorick (Hamlet, Shakespeare) dans sa main… Il y a une lucidité, pour ne pas dire une science dans l’approche de Thomas Browne, dans une langue très claire, et parfois même assez amusante (en tout cas la traduction de Marc Kuszel est admirable). Le moraliste chez T. B. veut que l’on vive sans passion ni plaisirs vains pour mieux se préparer à sa fin ― ce qui n’est pas tout à fait ma manière d’envisager les choses, mais bon ― le poète cherche à fondre la vie et la mort dans un seul temps. Un temps comme suspendu.

Thomas Browne a écrit:…nous vivons parmi les morts, et toute chose est ou doit être ainsi avant de devenir notre nourriture. Et Cardan, qui rêvait qu’il discourait avec son père sur la lune, n’en a inféré aucune interprétation mortelle : et même rêver que nous sommes morts ne constituait pas un fantasme condamnable aux yeux de l’ancienne onirocritique, car ce songe signifiait la liberté, la vanité de nos inquiétudes, et l’exemption des tourments qui pouvaient nous agiter et qui étaient inconnus des morts.


par Dreep
le Mar 11 Aoû - 21:37
 
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Aphra Behn

Oroonoko

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Parce qu’il est beau, parce qu’il est fort et intelligent, parce qu’il a eu une vie extraordinaire, Aphra Behn souhaite écrire l’histoire d’Oroonoko, originaire de Cormantine (extrême-ouest du Ghana actuel). Il y a sûrement aussi l’envie de renouveler le genre picaresque, de la part de cette dramaturge britannique du XVIIe siècle. Beaucoup de péripéties en l’espace de quelques lignes et les réactions émotionnelles qu’elles suscitent : colère, tristesse, joie, amour. Des rencontres où ce que dégage un personnage, ses intentions cachées ou sincères sont en relief. Pendant une bonne partie du livre, le récit d’aventures supplante l’ancrage historique et politique. On pourrait alors dire que si on parle de l’esclavage, pas un des personnages ne s’oppose à l’idée de l’esclavage (pas même Oroonoko, qui ne veut simplement pas être esclave lui-même). Seulement, la fin et seulement la fin, contredit ce que je viens de dire  clown . L’écriture reste quelquefois un peu aride toutefois, mais c’est très court.


Mots-clés : #ancienregime #esclavage
par Dreep
le Mar 11 Aoû - 19:06
 
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César Aira

Canto castrato

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Le Micchino est un sopraniste castrat loué par toute l’Europe du dix-huitième siècle ; avec sa suite dont Herr Klette son impresario, il va de Naples la lumineuse à Vienne l’ennuyeuse puis Saint-Pétersbourg la glacée, et finalement à Rome, chez le pape.
Le virtuoso est « très grand, svelte, avec des yeux immenses et des pommettes fuselées, comme celles de tous les castrats », et a « une aura comme de superbe indifférence, de suprême sûreté de lui » ; c’est un personnage mystérieux, ambigu de la haute société de ce dix-huitième capricieux, extravagant, de plus piqué d’espionnage.
« Aucune autre cour d’Europe n’aurait alors pu réunir autant de personnages de haut rang sous le même toit, la même nuit, sauf celle de Versailles, qui ne comptait pas : elle était le modèle. La politique de prébende de quatre générations de Habsbourg n’avait pas engendré sans douleurs cette aisance sociale. Après avoir acquis une certaine importance numérique, les nobles s’étaient fondus en un ensemble pour lequel rien n’importait que l’apparence : le faste apprêté de leurs expressions, l’émail nacré de la perfection qui les distinguaient du commun n’avaient pas d’autre origine. »

« …] ici, tout n’était que trompe-l’œil, mirage impénétrable : vivre à Vienne, c’était renoncer à la profondeur de la vie en faveur de celle de la vue ; c’était se placer sous l’empire de la perspective, du "style viennois". »

Toute l’histoire gravite autour des personnages fabuleux que sont les castrats (qui se font même remplacer incognito sur scène, tel le Mogano) :
« Puis vint la surprise de la voix. Elle était parfaite, suprêmement jeune, limpide, et d’une puissance inouïe. Tout ce que l’on avait entendu jusqu’à présent au théâtre n’était plus que poussière et cendre. Elle était parmi nous, la très-réelle, l’irremplaçable, la grande voix qui avait le pouvoir de briser verres et verrières, sensuelle jusqu’à l’inconcevable, exquise jusqu’au plus profond de ses inflexions abyssales, et pure comme les éthers les plus subtils des hauteurs où nulle émanation, jamais, n’est parvenue. »

Ce roman plaira sans doute plus aux amateurs de l’art lyrique :
« Zeus était un baryton hollandais aux yeux de crapaud. Les basses-tailles étaient à la mode, indubitablement ; une des modes innombrables qui venaient du Nord. Dans leur manie de nouveauté, les musiciens allemands décadents avaient même juché les basses sur scène, ce qui du point de vue de la lyrique était une aberration, car c’est la couleur de la voix qui commande l’équilibre entre l’attention que requiert l’écriture et la distraction qu’entraîne le sentiment, équilibre sans lequel il n’est point d’opéra. »

La troisième partie, en Russie, où l’intrigue se noue et l’action commence vraiment, est rendue par les lettres (contradictoires) à Herr Klette ("bardane, pot de colle") retenu à Trieste par une crise de goutte, du compositeur wallon Lionello Venutti et d’Amanda, sa fille unique, « un égoïsme incroyable, une frivolité inexcusable », paranoïaque persécutée par l'abominable baron Denis, son époux amateur de thé…
Amanda :
« En Russie, la disposition des branches, sur les arbres, est telle que la neige s’y accumule en quantités impressionnantes, sans doute pour empêcher que le sol ne reçoive plus de poids qu’il n’en peut supporter. »

Lionello Venutti :
« Nous traversions la ville de Pierre le Grand, et je pensais : c’est la dernière fois.  La lune nous présentait tous les palais l’un après l’autre, avec sa candeur inexorable et lente, et tout, dans l’ombre, se révélait impossible. Je ne reviendrais jamais dans cette ville, et les motifs, pour l’éviter, ne me feraient pas défaut… Elle n’existait plus sans moi. Je compris qu’elle était le reflet d’un songe, qui ne pouvait subsister sans un rêveur. C’était en ce rêveur que je me changeais en m’en allant ; il commençait à se raconter notre histoire. »

Apparemment bien documenté, autant historiquement qu’en géographie (j’ai reconnu Naples ‒ mais pas Vienne et Saint-Pétersbourg, où je ne suis jamais allé), ce roman baroque me paraît ne pouvoir être rapproché que de ceux de Leo Perutz (et de certains films de Fellini) ; difficile à définir, on pourrait dire qu’il est étrange sans sembler se départir du réel. Et résonnent curieusement quelques assertions bizarres :
« Parler de politique ou de mode, ça revient au même. Tout change sans cesse. Rien ne se répète, car tout est réel. »

« Plus rien, de nos jours, n’est mû par une cause unique. Je me demande ce qu’attendent les effets, pour se multiplier à leur tour. »


Mots-clés : #ancienregime #musique
par Tristram
le Dim 10 Mai - 16:05
 
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Richard Wagamese

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Les étoiles s'éteignent à l'aube

Roman initiatique d'un adolescent d'ascendance indienne qui accompagne un père qu'il n'a pas connu pour son dernier voyage. Deux hommes à des âges différents de la vie mais tous deux en manque d'une partie d'eux-mêmes. Tous les oppose, le jeune homme droit dans ses bottes et débrouillard, serein, fort ; l'autre malade, alcoolique avec beaucoup d'ombres dans son passé. On trouve aussi la figure calme du tuteur, la femme et la mère à l'aura quasi mystique... et la nature. On respire le  grand air canadien comme si on y était.

Il faut rajouter encore la guerre et un regard cru sur la vie rude des travailleurs des minorités (locales)... et insister sur l'alcoolisme. Beaucoup de thèmes donc qui se retrouvent mélangés dans ce voyage à pieds et à cheval, cette quête d'identités individuelles et collectives : familiale... et plus, la transmission se retrouvant aussi dans un autre geste, celui du tuteur et d'autres rares présences.

Tout fait beaucoup mais ça reste "sensible" et loin d'être sans intérêt, cependant je dois me reconnaître plus à l'aise, indulgent en fait, après avoir lu la petite biographie de l'auteur qui en a un petit peu ch... des deux côtés de la barrière en ayant fait du bon du moins bon et il faut lui reconnaître d'abord ce mélange là : du bon et du moins bon, de ce que peuvent cacher les apparences et tout ce qui peut exister derrière les appréhensions, les blocages ou les rancunes. Ce n'est pas si binaire que ça en a l'air et le temps existe, les mots aussi (parait-il). Alors le regret est dans la forme à l'américaine, très maîtrisée mais très formatée.

Ne pas oublier le bon, l'évidence de moments de lecture, "tourne page",  etc.


Mots-clés : #addiction #amérindiens #ancienregime #guerre #initiatique #nature #relationenfantparent
par animal
le Mar 7 Jan - 20:52
 
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Sujet: Richard Wagamese
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Mikhaïl Boulgakov

Le roman de monsieur de Molière

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Il s'agit d'une biographie romanesque, où l’importance du vécu dans la création chez le fameux dramaturge m’a marqué ; il est vrai que la part de l’observation, sans même parler d’autobiographie, ne peut être que majeure chez un satiriste, a fortiori doué d'autodérision.
Passage notoire chez les précieuses ridicules, terrain particulièrement propice à l’ironie de Boulgakov :
« Il y eu Bossuet, qui se rendit par la suite célèbre en ne laissant pas passer un cadavre de quelque renommée en France sans prononcer sur la tombe de celui-ci un sermon inspiré. »

En connaisseur, Boulgakov se permet une appréciation personnelle :
« Molière avait bien raisonné : les censeurs du roi ignorent que tous les remaniements qu’on peut apporter à une œuvre ne changent pas d’un iota son sens profond et n’affaiblissent en rien l’indésirable influence qu’elle peut avoir sur le spectateur. »


Mots-clés : #ancienregime #biographie #historique #théâtre
par Tristram
le Ven 16 Aoû - 13:09
 
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Marie de Rabutin-Chantal, Marquise de Sévigné [Madame de Sévigné]

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Nicolas Foucquet

Les lettres à Monsieur de Pomponne (novembre et décembre 1664) valent reportage sur le procès du Surintendant Nicolas Foucquet, qui exerça cette charge de tout premier plan de 1653 jusqu'à son arrestation (à Nantes en septembre 1661).

L'on s'aperçoit, avec autant de liberté que Madame de Sévigné puisse s'en permettre, de tout ce qui fut ourdi contre l'accusé; le complot est tramé par Colbert, dans le camp des pro-Foucquet mis à mal par cette triste affaire on retrouve, outre Madame de Sévigné, Bussy-Rabutin dont il vient d'être question, La Rochefoucauld (oui, celui des Maximes), La Fontaine, etc...

D'emblée, Foucquet est sur la sellette,  s'y asseoir signifie qu'on assiste à son procès en qualité de coupable convaincu, autrement on répond debout, derrière le "Barreau".  
Foucquet, si l'on en croit Madame de Sévigné, répond avec beaucoup d'adresse à ses accusateurs, certains en notoire collusion avec ceux qui ont tout intérêt à le voir condamner, en particulier avec le Chancelier, homme de main et de paille de Colbert.
On croise aussi D'Artagnan, le vrai, un Monsieur d'Ormesson (est-ce un ancêtre de l'écrivain ?), on observe qu'un fait quasi-miraculeux (Madame Foucquet mère, très pieuse, donna un emplâtre à la Reine qui se trouva guérie de son mal) plaide autant si non plus que d'habiles réponses en faveur de Foucquet. Quelques déballages et autres assauts à fleurets mouchetés, avec tout le passé récent de la Fronde qui plane sur l'audience, sont susceptibles d'intéresser quiconque n'est pas indifférent à l'Histoire.

Au final Foucquet sauve sa tête et, mécontent de la sentence d'exil prononcée, le Roi fait ajouter l'emprisonnement à l'exil, à la citadelle de Pignerol, enclave française située dans le Piémont italien, en ne laissant pas la possibilité à son épouse de le rejoindre, ce qui scandalise Madame de Sévigné.
Et, pour faire bonne mesure, le Roi fait éparpiller toute la famille de Foucquet hors de Paris.



Mots-clés : #ancienregime #historique #justice #politique #regimeautoritaire #temoignage
par Aventin
le Jeu 15 Aoû - 8:30
 
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Sujet: Marie de Rabutin-Chantal, Marquise de Sévigné [Madame de Sévigné]
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Nathalie Azoulai

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Titus n’aimait pas Bérénice

Alors je suis mitigée. J’ai apprécié toute la partie sur la biographie de Racine dont je ne connaissais pas la vie. Elle écrit bien cette histoire. C’est subtil et elle sait bien nous faire remonter dans le temps. Mais dès qu’elle parle de la romance de Titus et Bérénice, elle tombe dans une sentimentalité grossière et plate.

Le fait que Bérénice se console en lisant du Racine, en se plongeant dans l’histoire de sa vie est intéressant mais je n’ai compris le lien qu’à moitié. Mes amis très intelligents pourraient peut-être m’éclairer ? S’ils l’ont lu.

Mais enfin tout le monde a le droit de se consoler comme il peut et ce doit  pas toujours être logique.


Mots-clés : #amour #ancienregime #théâtre
par Pia
le Lun 15 Avr - 8:01
 
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Sujet: Nathalie Azoulai
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