Chamaco_VilaMatas

On sait que l’un des aspects les plus séduisants de la littérature est sa possibilité d’être une sorte de miroir qui avance ; un miroir qui, comme certaines horloges peut avancer.

Enrique Vila-Matas, Perdre des théories

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    Sylvie Aymard

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    tom léo

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    Sylvie Aymard

    Message par tom léo le Dim 2 Avr - 15:25

    Sylvie Aymard
    née en 1954




    Sylvie Aymard est née à Paris en 1954. Elle quitte Paris à 20 ans. Après des études en Arts Plastiques elle se consacre à la peinture. Elle écrit depuis son adolescence. Actuellement elle vit en Bourgogne entre l'Abbaye de Cluny où elle fut guide et la Roche de Solutré.(Saône et Loire)

    Bibliographie :

    2006 : Courir dans les bois sans désemparer
    2008 : Du Silence sur les mains
    2010 : La vie lente des hommes
    2013 : C'est une occupation sans fin que d'être vivant
    2016 : Débarassés du bonheur
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    tom léo

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    Re: Sylvie Aymard

    Message par tom léo le Dim 2 Avr - 16:05



    Débarassés du bonheur


    2016

    4ème de couverture (remanié!) a écrit:Servanne est une jeune fille d’aujourd’hui, issue d’un milieu aisé de Toulouse. Son existence semblait sans histoires jusqu’au drame qui la sépare de ses parents à l’adolescence. Elle se retrouve seule, désemparée, et va tomber entre les mains de Mundi, plus âgé qu’elle. Il  est arrivé à Marseille à cinq ans avec les siens, à la fin de la guerre d’Algérie. Adulte, il s’installe à Toulouse. C’est un aventurier charismatique au passé chargé. Il veut Servanne pour lui. Celle-ci, libre et exaltée, ne peut s’épanouir à côté de cet homme et lui échappe après cinq ans de vie commune. Elle s’enfuit, se cache, trouve un village perdu où elle essaye d’avoir une vie normale. Elle y rencontre Sandro…
    Réussiront-ces protagonistes enfin à être heureux ?

    REMARQUES :
    Servanne a bien une trentaine, mais elle n'a pas vraiment trouvé sa place à elle, sa façon de s'épanouir. A 18 ans, elle avait perdu ses parents lors d'un naufrage au Vietnâm. Et c'est l'ami de la famille de toujours, Mundi, (n'avait-il même pas été l'amant de la mère dans leur jeunesse à eux!?) qui va s'occuper d'elle, d'abord comme une sorte de père-tuteur, mais puis – avec des façons différentes de raconter le glissement de la relation vers autre chose – ils vont devenir amants. Amants, couple ? Ou bien manipulation, dépendance?

    Après cinq ans, Servanne sent qu'elle ne veut pas ou plus de ça, et elle quittera Mundi (pourquoi ces drôles de noms par ailleurs?). Elle se cache, change de portable etc, vit en cohabitation et quasimment fusionellement avec Hermine. Et puis ? Vers 2013/14 elle quitta cette vie aussi pour réjoindre le village de sa mère décédée : là, au pieds des Pyrenhées, elle tente une vie « normale ». Sera-t-elle trouvée, rattrapée par Mundi, encore si attaché à elle ? Et ce mystérieux Sandro qui vit dans une ferme isolée, qui est-il ? Quelle attirance exerce-t-il ?

    A mon goût l'auteure commence en se cherchant un style : elle lie des adjectifs aux substantifs, elle aligne des attributs, des descriptions qui parfois me semblent (plus que) bizarres. Le roman consiste de longues descriptions qui se veulent de « caractère ou de personne ». Et ainsi ce sera le cas un bon bout de chemin. On passe d'un(e) protagoniste à un(e) autre : Servanne, Mundi, la copine Hermine, les parents décédés, Sandro… Et parfois il me semblait que ces descriptions sont mis comme des blocs à coté l'une de l'autre. Et pas par ordre chronologique. Maintenant ceci peut devenir un vrai art littéraire et une beauté à deguster, mais ici c'est (trop) gratuit ?!
    Rarement des dialogues, rarement des vraies interactions entre deux ou des mises en commun de certains perspectifs qu'on a abordé l'un après l'autre. L'utilisation exagerée des adjectifs s'attenue un peu, et plus tard le roman gagne en lisibilité et fluidité.

    C'est comme si tout le roman de par sa forme est conçu pour encore autre chose qui viendrait après, comme une préparation. Perspectif et raisonnement valables. Les quelques dernières pages, je les trouvais intéressantes, mais peut-être beaucoup n'auront pas attendu jusqu'à là ? Bien sûr, il y a des bonnes trouvailles, descriptions, mais on ne passe pas ici par un chef d'oeuvre ?!

    "A force de bouger tu n'as pas le temps de vivre."
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    Re: Sylvie Aymard

    Message par Bédoulène le Dim 2 Avr - 20:42

    ce ne sera pas une priorité pour moi pour le moment, merci Tom Léo pour ton ressenti.


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    "Lire et aimer le roman d'un salaud n'est pas lui donner une quelconque absolution, partager ses convictions ou devenir son complice, c'est reconnaître son talent, pas sa moralité ou son idéal" Le Club des incorrigibles optimistes de J.M. Guenessia "

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    Re: Sylvie Aymard

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