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Alejandro Rossi

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Message par bix_229 le Mer 17 Jan - 18:19

Alejandro Rossi
(1932-2009)

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Alejandro Rossi, né à Florence en 1932, vécut et travailla au Mexique depuis les années 1950. Ses essais, ses chroniques et ses nouvelles ont été rassemblés dans plusieurs recueils traduits en anglais, en allemand et en français. Aux Editions Gallimard ont déjà paru avec succès Pluie de janvier (2000) et Un café avec Gorrondona (2001). Pour Edén (Vie imaginée), il a reçu en 2006 à Mexico le prestigieux prix Xavier Villaurrutia.
Il est décédé en 2009.
source : Babelio

Bibliographie française

- Pluie de janvier. - Gallimard, 2000
- Un café avec Gorrondona. - Gallimard, 2001
- Edéen. Vie imaginée. - Gallimard, 2009
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Message par bix_229 le Mer 17 Jan - 19:46

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Alejandro Rossi : Edén. Vie imaginée - Gallimard

Lorsqu'on se penche sur son passé, en particulier sur son adolescence, les souvenirs sont d'autant plus lointains qu'ils remontent à des dizaines années en arrière.
Dans ce cas, si on songe à les publier, mieux vaut choisir délibérémment l'infidélité et la fiction.
En tout cas c'est la solution qu'a choisie Alejandro Rossi en les publiant sous le titre : Eden. Vie imaginée.

Né en Italie d' un père florentin et d' une mère vénézuélienne, il ne cessera au gré des évènements de voyager de pays en pays.
Son personnage, qui lui ressemble étrangement, se nomme selon le lieu et le moment, Alessandro ou Alejandro. Le plus souvent Alex.
Ces différences ne s'expliquent pas uniquement par la fantaisie mais par un véritable problème d'identité.

Si Alex finit par passer de longues vacances en famille à l'hôtel Eden, en Argentine, c'est qu' on est à la fin des année 40, et que l'hôtel était un asile à l'abri des évènements.
Mais avant d'y parvenir la famille fit de nombreux détours dans d'autres pays d'Amérique latine au gré de la parentèle.

Alex navigue ainsi entre des pays différents, des langues ayant en commun l'espagnol, des personnages nombreux.
Et donc, les souvenirs vont et viennent et s'entrechoquent selon le flux de la mémoire, plutôt qu' au fil de la chronologie.
Les points fixes sont le père, la mère, le frère. Alex les aime et les admire tout en étant clairement conscients de leurs défauts et leurs faiblesses.
Le père est un cavaleur, épris d'art hippique, mais il ne monte pas que les bourins !
La mère est intelligente, sensuelle et très belle. Est-elle sage ou non, Alex a des doutes.
En tout état de cause, ils forment un couple volcanique qui s'étripe volontiers mais qui vit quand même en bonne intellligence, au gré des événements qui ressemblent à des vacances.

L'Hôtel Eden porte bien son nom. Une sorte de paradis peuplé d'exilés de luxe. D'amis, de parents, de connaissances, pitoresques, parfois intelligents, porteurs de connaissances et d'un vécu cosmopolite.
Souvent améliorés.
L'Hôtel Eden marquera un passage important dans l'adolescence d'Alex et un moment privilégié pour ses amités et ses amours débutantes.
Pour son identité vagabonde.

Il est évident que les souvenirs d' Alex sont fluctuents, lambeaux d'îles et d'îlots à la dérive ou disparus. Et que les pièces que l'auteur met en place ressemblent aux pièces d'un puzzle.
Qu'importe pour le lecteur ! Les pièces rapportées s'emboîtent et dorment un tableau d'ensemble bigarré mais plutôt cohérent, vivant et drôle...

Et comme il est imaginé, s'il ne vous convient pas, vous pouvez toujours l'améliorer !

mots-clés : #exil
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Message par Bédoulène le Mer 17 Jan - 20:16

merci Bix ! un livre pour ceux qui aiment imaginer ou se perdre dans celle des autres

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